La priorité pour l'UMP, la réunification de la Normandie
Conférence de presse de Bruno Lemaire et Jean-François Le Grand, têtes de liste UMP aux élections régionales en Haute et Basse-Normandie, mardi 12 janvier, à Honfleur.
La réunification vue par un J-F Le Grand et B. Le Maire
door TENDANCERADIO
POLITIQUE. Réunifier avant de choisir une capitale : pour les candidats UMP et NC, il y a urgence à unir les deux Normandie. Ils proposent cinq projets et une consultation dès 2011.
«C'est la différence entre les paroles et les actes ». A deux mois du premier tour des Régionales, Bruno Le Maire (UMP) veut être dans le camp de ceux qui agissent. Pour cela, avec Catherine Morin-Desailly, tête de liste Nouveau centre en Seine-Maritime, et Jean-François Le Grand, candidat UMP en Basse-Normandie, il table sur un thème qu'il juge capital : la réunification des deux Normandie à l'horizon 2014.
Quelle capitale ? « Il faut d'abord réunifier »
« Ce n'est pas un argument de campagne, explique Bruno Le Maire, c'est une conviction de fonds d'un élu haut-normand qui souffre de cette aberration administrative et qui ne comprend pas que rien n'a été fait depuis des années. Les présidents des deux régions parlent de cette réunification, mais elle n'a pas avancé d'un centimètre ». « Alain Le Vern a manqué son destin, ajoute Catherine Morin-Desailly. Il aurait dû profiter des circonstances favorables des six dernières années pour avancer ».
Dans « une lettre d'engagement », Bruno Le Maire et Jean-François Le Grand fixent leur méthode : le lancement de cinq « grands » projets en 2010, une consultation des Normands en 2011, avant une proposition de loi destinée à valider la réunification que le chef de l'Etat avait appelée de ses vœux, fin 2008.
Et pour Bruno Le Maire, « il n'y a pas une journée à perdre ». « C'est un enjeu majeur », ajoute Jean-François Le Grand, qui, jusqu'à présent, plaidait pour une « Basse-Normandie armoricaine ». « Mais cette attirance pour le Grand Ouest n'est pas l'avenir. S'associer avec ce qui sera le « Finistère » de l'Europe n'est pas productif. Notre avenir est normand », juge Jean-François Le Grand. Cet avenir, selon les deux têtes de listes, doit reposer sur cinq piliers : la création d'un Centre interrégional universitaire de formation supérieure et de recherche, « Normandie Université », sans plus de précision sur le siège ; un Contrat interrégional de transports multimodaux ; un syndicat interrégional pour la couverture numérique haut débit ; une Agence interrégionale pour l'innovation - « la Haute-Normandie est en retard », estime Bruno Le Maire ; une Agence pour le rayonnement et la promotion de la Normandie, « Normandie Galerie », « afin de valoriser l'identité normande, l'une des plus belles de France », estime le candidat haut-normand.
Et la future capitale ? « Depuis des années, cette question est posée comme préalable et la réunification n'est pas faite. Il faut d'abord réunifier et la question viendra après », explique Bruno Le Maire.
Il voit dans cette méthode « une différence majeure avec les autres candidats ». « Il faut sortir du verbe et aller à l'action. Le Grand Paris appelle une grande Normandie, estime Jean-François Le Grand. Le choix de la capitale se posera ensuite ».
Stephane Siret - Paris-Normandie
