Debout la République mais pas encore debout les Normands
Dans Paris-Normandie de ce-jour :
POLITIQUE. Brigitte Brière conduira une liste « Debout la République », le parti de Nicolas Dupont-Aignan. Objectif : faire fructifier le résultat des européennes.
Sa décision est prise. Pour les régionales, puis les cantonales de 2011, où elle sera candidate dans le 6e canton de Rouen. Pour l'heure, encouragée par Nicolas Dupont-Aignan, le président de « Debout la République », mouvement politique qu'il a fondé il y a une quinzaine de mois après avoir claqué la porte de l'UMP, Brigitte Brière conduira en mars une liste « gaulliste » en Haute-Normandie.
Née au Havre,
cette Rouennaise d'adoption sera tête de liste en Seine-Maritime. Dans
l'Eure, des contacts sont en cours pour confier la campagne à un
militant se revendiquant lui aussi de la tradition « gaulliste ». « DLR
» s'appuiera-t-il sur Guy Auzoux, qui est parti en dissidence par
rapport au tandem Le Maire-Morin-Desailly (notre édition d'hier) ?
L'hypothèse n'est pas écartée… En tout cas, pour Brigitte Brière, qui a
adhéré au RPR jusqu'à la naissance de l'UMP, pas question de « laisser
orphelins les électeurs qui nous ont fait confiance aux européennes ».
A l'époque, la liste souverainiste avait obtenu un peu plus de 2,7 %
dans la région.
Cherchant à se détacher de ce que Nicolas
Dupont-Aignan appelle « le condominium » de l'UMP et du PS, « Debout La
République » présentera au moins trois listes en France (Ile-de-France,
Lorraine et Haute-Normandie). Dans la région, Brigitte Brière entend
faire campagne autour de quelques thèmes, comme les transports en
commun, la nécessité de développer l'apprentissage des jeunes en
matière de formation ou encore le projet - controversé - de terminal
méthanier à Antifer. « Pourquoi venir dénaturer nos plages et faire
prendre des risques aux habitants ? », s'interroge Brigitte Brière, à
propos de ce dossier. Pour l'évoquer, elle a convié Nicolas
Dupont-Aignan à venir à Etretat, le 4 février.
ST. S.
region2010
MHAP : on retiendra que la candidate ne parle pas de la réunification. OK, elle aborde les risques d'un terminal méthanier à Antifer mais oublie aussi le projet de Uralchem.