Régionales : Fillon appelle à régionaliser le scrutin
une Brève tombe sur le prompteur.. : le premier ministre Fillon régionalise... l'élection régionale ! Un changement de stratégie gouvernemental majeur.
François Fillon invite les électeurs "à se prononcer sur leur région" lors des élections régionales des 14 et 21 mars, un mot d'ordre en contradiction avec les consignes initiales de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat a changé de stratégie en annonçant fin janvier qu'il ne s'impliquerait pas dans la campagne des régionales - "ce n'est pas le rôle du président" - alors qu'il avait invité le 30 novembre les candidats à nationaliser l'enjeu en assumant les "choix structurants" de sa politique. Depuis lors, les chefs de file de la majorité présidentielle ont déconnecté leur campagne des thématiques nationales face à des sondages défavorables. "Les Français vont choisir pour cinq ans ceux qui vont diriger leur région, alors parlons des régions et ne cherchons pas à faire dire aux électeurs ce qu'ils n'ont pas dit", souligne le Premier ministre dans une interview publiée vendredi par Nice-Matin/Var-Matin/Corse-Matin

illustration; une girouette réalisée artisanallement en Normandie à Etrepagny (Eure-27)
"Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent" disait Edgar Faure.
. François Fillon, désormais en première ligne dans la campagne de la majorité présidentielle, participera vendredi soir à un meeting à Toulon (Var) aux côtés du chef de file régional, l'UMP Thierry Mariani, et du secrétaire d'Etat à la Défense, Hubert Falco, tête de liste du Var. "Dans cette campagne, j'invite les Français à se prononcer sur leur région", insiste le chef du gouvernement. Les sondages prédisent une forte poussée en faveur de la gauche au élections régionales. La droite, qui détient deux des 22 régions métropolitaines, a révisé ses ambitions à la baisse: elle espère conserver l'Alsace et la Corse mais croit toutefois en ses chances dans le Centre, en Champagne-Ardenne et en Franche-Comté. "Dans cette élection, tout est à conquérir mais tout est possible! Les électeurs n'appartiennent pas aux partis et il n'y a pas de fief", estime François Fillon.