Le flou demeure quand à l'avenir de la ligne Paris-Rouen-Le Havre.
France 3 Baie de SeineLe projet d'une nouvelle ligne à grande vitesse Paris-Rouen-Le Havre est sur les rails. Pourtant, son avenir semble incertain. Les déclarations ce mercredi 11 juillet du nouveau ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, ne rassurent pas vraiment.
« Abandonner certains projets »
Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a déclaré qu’« il ne sera pas possible de réaliser tous les projets d'infrastructures de transport annoncés par le précédent gouvernement ». « Il faudra en abandonner certains », a averti Jérome Cahuzac.
Jérôme Cahuzac s'est notamment interrogé sur l'intérêt de prolonger certaines lignes de TGV « pour un gain de temps marginal », alors qu'il serait peut-être plus urgent de consacrer cet argent à l'entretien des lignes ferroviaires secondaires.
Faire des choix
Ces propos du ministre délégué au budget s'accordent avec le rapport « situation et perspectives des finances publiques » du 2 juillet de la Cour des comptes. Il stipule que l’Etat doit trouver 10 milliards d’euros pour boucler le budget 2012. Au vue de la situation des finances publiques, « la France doit faire des choix et établir des priorités » dans ses investissements.
Le député-maire du Havre avait déjà exprimé ses craintes avec la nomination de Cécile Duflot au ministère de l'égalité des territoires et du logement, « Lorsqu’elle est venue au Havre, elle a déclaré être opposée au projet de construction d’une ligne nouvelle. », avait alors rappelé Edouard Philippe.
Commentaire de Florestan:
Combien de fois faudra-t-il répéter à tous y compris et surtout aux journalistes que le projet de LNPN n'est pas une ligne TGV / LGV classique mais un projet innovant pour la desserte du premier réseau régional de villes du Bassin Parisien avec une "grande vitesse de proximité " (250km/ h maxi)
Faire l'erreur politique grave de renoncer à ce projet de LNPN serait à la fois condamner la Normandie à n'être plus qu'un angle mort à l'ouest de Paris et renoncer au renouvellement du modèle ferroviaire français:
Et on dira alors que le changement c'est dans... cinq ans!

