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L'ETOILE de NORMANDIE, le webzine de l'unité normande
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27 octobre 2012

LANGUE NORMANDE: Ch'est mem dreit et j'y tyi !


L'Etoile de Normandie revient sur la question des langues régionales en France:

"la francisation de la Flandre s'accompagne, non seulement d'un mépris pour ses paysans incultes mais aussi de rapines et de pillages de la part de la troupe... " Michel de COSTER, p.73, "la mise au pas par la France jacobine", in "Les enjeux des conflits linguistiques, le français à l'épreuve des modèles belge, suisse et canadien" (L'Harmattan, Paris 2007)

 

La France, depuis le moment fondateur "jacobin" et révolutionnaire, se définit comme une République "une et indivisible dont la langue officielle est le français" tout en ayant signé la charte européennes des langues régionales. Patois, français régional ou langues régionales à part entière? Hormis le flamand au Nord, le breton à l'Ouest, l'alsacien à l'Est, l'italien de Nice, le catalan de Perpignan et le basque au Sud-Ouest, considérées comme des langues étrangères en France, la reconnaissance des autres langues régionales de France est encore bien difficile... 

La langue normande (et plus largement le "normand-picard") qui est pourtant l'une des langues fondatrices du français d'aujourd'hui, peine à être reconnue: cela témoigne de l'éparpillement actuel de la Normandie repliée sur la sphère locale et "métropolisée" par la puissante région parisienne...

Eh pourtant! L'identité culturelle et linguistique de la Normandie existe, elle n'est pas encore morte: l'identité normande a les défauts de ses qualités aussi, c'est que cette identité n'est pas identitaire au sens qu'elle se définit par la recherche d'une origine ethnico-linguistique qui excluerait ceux ou celles qui ne seraient pas concernés par cette origine...

Plus que jamais, il faut affirmer que la NORMANDIE c'est POLITIQUE et qu'il nous faut donc une POLITIQUE POUR LA NORMANDIE!

Florestan

 

Men dreit ch’est men dreit et mei j’y tyi

(mon droit c’est mon droit et j’entends le faire valoir)

Billet de Jean-Philippe JOLY

 Nous ne reviendrons pas ici sur le bien fondé ou pas de la charte sur les langues régionales, et minoritaires…son application en France jacobine et académique reste une  vue de l’esprit, au moins à court terme, surtout pour les langues d’Oil dont le crime est justement d’être d’Oil et donc proche du français. En outre son application serait compliquée mais surtout n’apporterait pas grand chose aux langues d’oil qui n’ont rien à faire par exemple d’un bi-linguisme des documents administratifs, nous sommes bien loin de ça !!

 En ce qui concerne le normand, on ne lui retiendra jamais le caractère de langue régionale, cette langue d’oil à l’origine du français et de l’anglais, en partie, n’a le droit qu’à un …cachez ce « patois que je ne saurai voir. Or… patois toi même, c’est le français qui un est « patois- esperanto » des langues d’oil, ne confondons pas…mais allez dire cela de nos jours.

Un certain V.Hugo qui on le sait est le dernier des  patoisants a écrit ceci, « prisonnier volontaire » il est vrai, dans les îles anglo-normandes, peut être était-il devenu fou:

 O vous tous ! Braves normands des îles de la Manche, qui rougissez de parler comme on parlé vos pères, et qui faites enseigner l’anglais à vos fils, vous qui ôtez à vos rues leurs vieux noms français pour leur donner des noms britanniques…votre patois (à cette époque ce n’était pas péjoratif et la définition totalement différente de l’ actuelle), vos père de Normandie sont morts pour le répandre en Angleterre, en Sicile…et jusque sur le tombeau du Christ. .Car ils savaient que perdre sa langue c’est perdre sa nationalité, et qu’en apportant leur idiome, ils portaient avec eux leur patrie. Oui, votre patois est vénérable, car le premier poète qui l’a parlé a été le premier des poète français (Wace).

 De nos jours il n’a pas été entendu . Et ce ne sont pas pour autant les élus locaux, dont pour beaucoup les parents étaient locuteurs, qui ont l’intention d’aider le normand à survivre. Au contraire ils lui paieront, pour solde de tout compte, un enterrement de première classe. Déjà ils préparent le linceul en « encourageant » de loin et du bout des doigts dédaigneux : le collectage par exemple, mais sans un sou. Hypocrisie. Gloire aux anciens qui parlent le patois (terme devenu discriminant, voire insultant  depuis la fin du xix eme), bientôt ils ne nous casseront plus les oreilles avec leur « français archaïque » mais pourtant riche d’un vocabulaire que le français n’a plus.  Ce terme de patois permettant à l’EN de ne pas reconnaître son enseignement soit dit en passant. Ignorance vis à vis des jeunes qui veulent sauver et développer une langue ici via d’autres vecteurs, certes plus coûteux et surtout plus visibles, voire anti-républicains, allez savoir  mes pauvres électeurs!

 Voici la douce parole d’un élu pour justifiez l’aide chez les uns et les pouquettes veudes ichin (les poches vides chez nous): Il y a, chez nos voisins bretons, une cohésion autour de leur drapeau, renforcée par des siècles de vie difficile, qui a créé une diaspora soudée par ses racines.

La vie devient difficile en Normandie alors une recherche de cohésion n’est pas vaine ! Mais en Normandie il est hors de question de dépenser à si mauvais compte.

Jugez plutôt la paroles de l’élu toujours : En Normandie, terre d’opulence, la tradition est devenue "folklorique" et l'assimilation à la culture mondialisée a dilué le sentiment d'appartenance.

 Allons donc circulez , le musée c’est tout droit et le cimetière juste derrière.

Sauf qu’en Normandie il  y a actuellement 4 groupes chantant en normand (et deux en préparation), plus un groupe à Jersey, c’est à dire le double des  gallos et le triple des picards (aide toi …donc). En Normandie il existe une littérature abondante et sans cesse renouvelée des dictionnaires et des grammaires qui ont du mal à se faire éditer.Les élus sont peu de chose dans ce mouvement. Ils peuvent accompagner et encourager des actions positives, mais, surtout en ces périodes de disette, ils ne doivent pas dépenser l'argent public en mesures sans lendemain. C'est avant tout à la société civile de prendre en main le problème.

 Passez devant vous tomberez dans la fosse avant nous !  Et qu’accompagnent –ils en fait ? Rien car ils ne s’intéressent pas à ce qui ne se traduit pas en bulletin de vote bien lourd au fond de l’urne !

 Ailleurs on en rigole :

 Budget Bretagne Brezhoneg et Gallo : CHAMPION DU MONDE !

 2012 = 6.6 Millions d'€ 

(+ 7, 7 % en ces temps de disette !!!) source CR Bretagne

EDITION

Brezhoneg

Gallo

nouveaux ouvrages

 

 

langue 100 %

50 % impression HT

idem

 

plafond 3000 € /livre

idem

bilingue

25%

idem

 

plafond 1500 € /livre

idem

réedition

 

 

langue 100 %

25%

idem

 

plafond 1500

idem

bilingue

12,50%

idem

 

plafond 750

idem

 

En principe dans le budget énoncé plus haut…

 

Budget Basque

 

1.6 M€

 

Budget Corse

 

2 M€ (4 permanents)

 

Budget Picardie

 

2012 = 195 000 € de budget général (office de langue)

20 000 € alloués en Mai dernier pour la création littéraire (toujours la disette…)

4 pages régulièrement, dans la Voix du Nord

 

Budget langue d’OC  spécifique Limousin = 47 000 €

 

Budget Champagne Ardennes = 2 250 €

 

Budget Normandie :  zéro 

l’OPULENCE NORMANDE SANS DOUTE!

 

Pour l’enseignement n’en parlons pas, il reste deux classes en Cotentin pour faire « bien »  et qui se débrouillent seules quand dans d’autres régions l’argent déborde. Pas d’article dans les journaux sauf l’EVEIL. Une utilisation forcenée du mot patois à la place de langue ou  simplement parler.

 Ainsi en Normandie on le voit l’argent est très bien employé. On le constate : les jeunes partent et la région n’attire pas plus que ça, sauf pour nous imposer des industries polluantes ou des amateurs de vaches sous les pommiers…silencieuses et regardant des trains à petite vitesse.

 

A lire :

www.bretagne.fr/.../rapport-d-actualisation-de-la-politique-linguistique..

 

René Merle (historien méridionale, et défenseur de la langue d’Oc, non engagé vis à vis de la charte). La France est un curieux pays, où dans certains milieux «  cultivés  » il convient presque de s’excuser de ne pas être monolingue franco-français. Les mêmes milieux où tout est fait pour que, «  réalisme  » et mimétisme faisant loi, les chers enfants deviennent des bilingues anglo-américain/français. Plus sérieux est l’argument qui renvoie le défenseur d’une langue minoritaire vers sa liberté : «  Mais qui vous empêche de la parler ? Nous ne sommes pas en Turquie…  » Certes. Je peux aimer faire du sport, et qui donc pourrait m’en empêcher ? Mais je préfère faire du sport en disposant de stades, de salles appropriées, de collectifs de jeux, d’échanges… N’en va-t-il pas de même en matière culturelle, et donc en matière de langues minoritaires ? C’est à cette demande, me semble-t-il, que devraient s’intéresser les collectivités publiques à tous les niveaux, du local au national.

 Délégation générale aux langues de France :

Le recensement de 1999 a révélé que 26 % des adultes vivant en France avaient pratiqué dans leur enfance une langue autre que le français : l’alsacien (660 000 personnes), l’occitan (610 000), les langues d’oïl (580 000), le breton (290 000) de manière habituelle, et pour chacune de ces langues, un nombre au moins égal de locuteurs occasionnels. La transmission des langues de France n’est cependant presque plus assurée dans le cadre familial, et dépend aujourd’hui surtout de leur enseignement et de leur créativité dans le domaine artistique.

Exemple du CG 64 :

Notre département, fort des différentes entités culturelles qui le composent, mène une politique linguistique déterminée en faveur de ses deux langues régionales : le basque et le béarnais/gascon/occitan.

  • l’euskara est une des langues vivantes les plus anciennes d’Europe et repose sur des structures grammaticales totalement distinctes de celles des langues voisines. Le Conseil général en impulsant la création de l’Office Public de la Langue Basque (OPLB) est passé à la phase supérieure d’un engagement amorcé en 1999 en faveur d’une langue parlée par environ 70 000 personnes en France.
     
  • la langue béarnaise/gasconne – que connaissent environ 60 000 personnes dans le département - s’intègre dans l’ensemble occitan (première langue régionale de France par le nombre de locuteurs). L’Assemblée départementale a approuvé à l’unanimité, en juin 2005, le Schéma d’aménagement linguistique « INICIATIVA ». Celui-ci se décline en un Contrat territorial d’action linguistique (2007-2010) : ce programme opérationnel porte aussi bien sur la promotion de la langue que son enseignement, sa diffusion dans la presse, l’édition et les radios ou sa présence dans la vie publique.

En interaction étroite avec sa politique linguistique, le Conseil général apporte un soutien spécifique aux manifestations culturelles valorisant les langues et cultures régionales : musiques et danses traditionnelles, carnavals ou pastorales qui sont des expressions artistiques et culturelles ancestrales.

Montrer l’exemple

Enfin, le Département déploie depuis 2006 un effort particulier dans ses propres domaines d’intervention afin de s’impliquer dans la promotion des langues régionales dans la vie sociale (signalétique, cours de langue pour les agents départementaux, présence des langues dans le magazine départemental, …).

 Post scriptum :

 Fête annuelle de la Bretagne  189 600 euros

 Fête centenaire de la Normandie     500 000 euros (bas-normands)

 Conclusion : il vaut mieux avoir une grande gueule et critiquer la France que de se taire et jouer au bon français.

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Commentaires
H
Eun ti boujou por veir si j'sieus ben reçu su L'Etoile.Eud'pis 4 mois ,est raide long!!!
Répondre
C
il y a des minoritaires mieux lotis que les autres!!!<br /> <br /> <br /> <br /> il y a des élus qui aiment se complaire dans le "négatif" et le manque de courage.
Répondre
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  • Le webzine des Normands pour contribuer à la renaissance concrète de la Normandie après la fin, au 1er janvier 2016, d'une division administrative funeste décidée par l'Etat central jacobin en 1956, sans l'avis de nos concitoyens!
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