Les comptes de la chambre des métiers bas-normande sont dans le rouge: FAUDRAIT FUSIONNER... Non?!
Le choc de simplification résonne dans les discours, claque au fond des rapports, notamment ceux de la Cour des comptes... Le déficit public de l'Etat explose: sale temps pour ces doublons inutiles et tous ces prébendiers parasites qui ont tant prospéré sur le dos de la bête !

La fête est fini! On ne se gobergera plus... Les chambres de commerce ont compris la nécessité de fusionner: les entreprises et les industries normandes auront enfin un interlocuteur unique et organisé à l'échelle pertinente de la Normandie, 6ème région de France en part de PIB: ce sera fait en 2016. Mais un récent rapport remis au gouvernement par Jean-Jack Queyranne, président PS de la région Rhône-Alpes, a montré que des milliards d'euros d'argent public allaient dans les mains des responsables consulaires sans pour autant bénéficier aux entreprises. Sur cette base, le gouvernement a décidé de baisser drastiquement sa subvention de fonctionnement au mouvement consulaire, à charge pour lui de faire les rationalisations nécessaires pour être aussi plus efficace: le projet de fusion des chambres consulaires normandes n'en est donc que plus pertinent!
Ce qui rend encore plus absurde sinon ridicule la situation des chambres des métiers et de l'artisanat qui continuent de s'adresser aux seuls artisans tout en ignorant ou presque les chambres consulaires qui ont l'habitude de travailler avec les entreprises d'une certaine taille: ne faudrait-il pas fusionner les chambres de métiers avec les chambres consulaires dans le cadre d'une Normandie économique qui sera enfin réunifiée dans trois ans?
Une assemblée générale convoquée mardi 17 septembre doit valider un plan d’économies pour la Chambre de métiers de Basse-Normandie. Des suppressions de postes sont envisagées. Une perte de plus d’un million d’euros est prévue dans le budget 2014. La chambre compte plus de 200 employés et 15 000 artisans en dépendent. Chez le personnel, l’inquiétude est vive. La baisse des ressources publiques, les problèmes générés par la fusion des chambres départementales et des tensions sur le management sont évoqués pour expliquer cette situation. Le plan d’économies doit être décidé dans les deux prochains mois.