URGENCE NORMANDIE: Monsieur le président, je vous écris une lettre que vous lirez peut-être...
Si vous en avez le temps. Monsieur le président, je ne veux pas la défaire, ma terre qui a vu la guerre et mourir tant de pauvres gens...
Quelques mots empruntés à la chanson du déserteur de Boris VIAN pour introduire ce qui suit non sans rappeler à tous que le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" invite tous les Normands à venir commémorer le sacrifice des populations normandes pendant le Débarquement, le 6 JUIN 2014 à 9H00 AUTOUR DE LA TOMBE DE LA VICTIME CIVILE INCONNUE DU BOMBARDEMENT DE CAEN dans l'enceinte du CHATEAU DUCAL au chevet de la chapelle Saint Georges: nous formerons un cercle nous mettrons des petits drapeaux normands sur la pelouse et un petit écriteau:
1944 / 2014
REFORME TERRITORIALE:
LA NORMANDIE REFUSE d'être sacrifiée une seconde fois
Voici la lettre que nous allons envoyer vendredi 30 mai à la présidence de la République, palais de l'Elysée, 55 rue du Faubourg Saint Honoré, 75008 PARIS:
Collectif citoyen et républicain
« Bienvenue en Normandie »
20 place Maurice Fouque
14000 CAEN
A l’attention de Monsieur le Président de la République
Caen, le 28 mai 2014
Objet : La Normandie, un passé prestigieux, un présent contrarié mais un avenir possible
Monsieur le Président,
Lors d’un précédent courrier (réf. PDR/SCP/BEAR/C010116), notre collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie » apportait son soutien à votre volonté d’engager avec courage les grandes réformes structurelles dont notre pays a le plus grand besoin : nous formulions l’espoir que la réforme territoriale qui sera prochainement présentée devant le Parlement, puisse nous permettre d’être plus efficace et d’approfondir la démocratie sur nos territoires en assumant enfin complètement l’idée de région en France. Nous vous avions rappelé que la réunification de la Normandie divisée en deux régions administratives, héritage de la période d’Après Guerre, était le cas d’école le plus simple et le plus clairement identifié.
Cependant, à la veille des commémorations internationales du Débarquement de 1944 sur les plages normandes et avant la cérémonie du 6 juin prochain au Mémorial de Caen qui rendra enfin hommage au sacrifice des victimes civiles normandes pour la Libération de l’Europe de la barbarie nazie, nous avons le devoir de vous faire part de notre inquiétude, pour ne pas dire de notre indignation, quant à l’annonce qu’il soit sérieusement envisagé de remiser au musée des antiquités institutionnelles, l’idée d’une région normande unifiée sous prétexte de l’intégrer dans une grande région « Littoral Nord Ouest » dont on ne sait si le chef-lieu serait à Lille ou à Rouen.
Permettez-nous de vous rappeler, avec le plus grand respect dû à votre fonction, mais aussi avec émotion et gravité, que les Alliés en 1944 n’ont pas débarqué sur le « Littoral du Nord-Ouest » (comme d’ailleurs pouvait le dire le commandement militaire de l’occupant allemand) mais en « Normandie », un nom qui bénéficie d’une notoriété et d’un prestige exceptionnels dans le Monde entier et qui contribue au rayonnement international de la France.
Pourquoi gâcher ce bien public régional normand exceptionnel par sa qualité dans une « grande région » qui prend le risque de confondre l’idée de territoire régional (clairement identifié par la géo-histoire et un potentiel économique ou métropolitain) et l’idée d’espace de coopération inter-régionale qui pourrait être animé par un préfet inter-régional car il ne faudrait pas davantage confondre la carte des collectivités avec celle de l’organisation de l’Etat central sur les territoires.
Durant tout l’été 2014, la Normandie, ce « visage de majesté de la France ouvert sur le Monde » comme le dit Jules Michelet avec sa belle précision lyrique, va accueillir le Monde pour célébrer les valeurs universelles qui nous sont les plus chères avec l’accueil des chefs d’Etat pour le 70ème anniversaire du D.Day (avec la présence de la Reine d’Angleterre Elizabeth II par ailleurs toujours officiellement « duc de Normandie » pour les îles anglo-normandes) parce que la « Normandie » oblige à la Paix et à la Réconciliation. Mais notre région normande, accueillera aussi à la fin de cet été les Jeux Equestres Mondiaux.
Aussi, nous regrettons vivement que certains responsables politiques régionaux, membres de votre majorité présidentielle, peinent, pour des raisons qui leur sont propres, à se saisir des réalités régionales qui existent en France pour en assumer tous les aspects à commencer par l’évidente présence d’identités régionales fondées sur la culture, l’histoire et la géographie et qui font de la France, une et indivisible, un grand corps vivant : les populations refuseront d’adhérer à des ensembles territoriaux strictement technocratiques, car la Normandie, la Bretagne, la Picardie existent déjà dans les pratiques sociales et la vie économique par delà des découpages institutionnels trop souvent artificiels.
Les régions ne sont donc pas que des circonscriptions soumises au bon vouloir de la classe politique : si tel était le cas, l’actuel divorce entre la population française et la classe politique n’en serait que plus grand ! C’est la raison pour laquelle, il nous apparaît extrêmement peu judicieux de transformer en région une circonscription électorale européenne qui fut le 25 mai dernier, le terrain de jeu favori du Front National alors que le nom héroïque de « Normandie » nous oblige au combat contre les idées d’extrême droite de xénophobie ou d’europhobie…
En conséquence, nous refusons fermement et la société civile normande dans son ensemble, la dilution de la Normandie dans un ensemble plus vaste car ce ne sont pas les projets qui font des régions, ce sont de vraies régions qui font les projets : Après son sacrifice douloureux d’il y a 70 ans pour la Liberté de l’Europe, la Normandie divisée est encore dans un Après-Guerre marqué par une reconstruction inachevée. Les populations normandes d’hier et d’aujourd’hui méritent, en conséquence, le plus grand respect et une vraie reconnaissance d’autant plus qu’en Normandie nous n’avons pas l’habitude de pratiquer la violence verbale ou physique pour défendre les intérêts de notre région…
La dissolution de la Normandie dans un ensemble plus vaste qui poserait plus de problèmes qu’il n’apporterait de solutions serait, tout simplement, une véritable faute morale.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de nos salutations respectueuses.
P/o le collectif citoyen et républicain
« Bienvenue en Normandie »
Et pour demeurer dans le symbole le plus... explosif ou percutant:
Environ 500 personnes devront être évacuées, au Havre, le jeudi 12 juin 2014, à 7h30, pour le désamorçage d’une bombe anglaise de 230 kg. Ce qu'il faut savoir.
Dernière mise à jour : 30/05/2014 à 11:40
Une bombe anglaise de 230 kg a été découverte à proximité du chemin rural, dans le quartier du Grand Hameau, au Havre. Cet engin, datant de la Seconde Guerre mondiale, a fait l’objet d’une expertise immédiate par les services du déminage de la Sécurité civile. En attendant sa neutralisation définitive, des mesures de protection écartant tout danger ont été prises, « celles-ci consistent en un maintien de l’engin sous la terre », précisent les autorités.
Pour permettre le désamorçage de la bombe « dans des conditions de sécurité absolues », les habitants de la zone comprise dans un rayon de 400 mètres devront être évacués. La zone d’évacuation :
Les habitants de la zone comprise dans un rayon de 400 mètres devront être évacués.
L’évacuation de la population (environ 500 personnes) concernée sera organisée le jeudi 12 juin 2014 à 7h30.
Aucune personne ne devra se trouver dans la zone de sécurité après 8h45 », préviennent les autorités. Un courrier a été adressé à chaque riverain concerné. La réouverture de la zone devrait intervenir dans le courant de l’après-midi.
L’évacuation de la population ne bénéficiant d’aucun moyen de transport sera assurée par un bus affrété tout spécialement pour l’occasion par la Ville du Havre.
La Ville du Havre met également en place un dispositif d’accueil dès 7h30 au gymnase Claude Bernard, au 65 rue Hannès Montlairy.
Les personnes malades, alitées ou à mobilité réduite sont invitées à se faire connaître au plus tôt, en appelant le numéro vert 0800 35 10 11, afin d’organiser leur prise en charge dans les meilleures conditions.
D’importants renforts de sécurité seront mis en place pour assurer le bon déroulement des opérations et la surveillance des habitations tout au long de l’opération. Durant la matinée, des informations sur l’avancée puis la fin de l’opération de déminage seront diffusées sur l’antenne de radio France Bleu Haute-Normandie, sur les fréquences 95.1 et 100.1 », indique également la préfecture de Seine-Maritime.