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L'ETOILE de NORMANDIE, le webzine de l'unité normande
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8 octobre 2014

Edouard PHILIPPE: HAVRAIS ET NORMAND

Sur l'excellent site 76 actu on trouvera un bel entretien donné par Edouard PHILIPPE, le député-maire UMP du Havre qui réaffirme son attachement à l'unité normande, développe ses projets pour la ville du Havre et remet quelques pendules normandes à l'heure notamment vis à vis des Fabiusiens haut-normands qui sont capables de concilier socialisme et égoïsme territorial...


 

http://www.76actu.fr/avenir-de-la-ville-reunification-de-la-normandie-notre-interview-du-maire-du-havre_94091/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=avenir-de-la-ville-reunification-de-la-normandie-notre-interview-du-maire-du-havre

 

Le Havre
Avenir de la ville, réunification de la Normandie : notre interview du maire du Havre

Édouard Philippe, député-maire du Havre, a accordé une longue interview à 76actu. Quels sont ses projets pour la cité Océane, que pense-t-il de la grande Normandie ? Entretien.

Dernière mise à jour : 07/10/2014 à 16:51

Édouard Philippe, maire du Havre.©Eric Houri.

Édouard Philippe, député-maire du Havre. (©Eric Houri)

76actu : En mars 2014, vous avez été élu dès le premier tour des élections municipales du Havre, avec 52,04% des voix. Six mois après, l’opposition paraît bien sonnée…
Édouard Philippe
 : Après une séquence électorale comme celle-ci, ce n’est pas complètement anormal que l’opposition soit marquée. J’ai été réélu à 52 %. J’ai fait trois fois plus que n’importe quel groupe de l’opposition. Je comprends qu’elle soit sonnée…

Vous êtes un maire de droite, également engagé à l’échelle nationale (avec Alain Juppé) dans une ville historiquement marquée à gauche…
Je n’ai jamais rien caché. Tout le monde sait que je suis membre de l’UMP, et que je soutiens Alain Juppé. La question est plutôt de savoir si ce que nous faisons pour Le Havre est bien. Je revendique et assume mes choix et je ne me laisse pas guider par des considérations partisanes. Je ne me fais dicter mes actions politiques par personne.

« Mon engagement pour Alain Juppé est ancien »

Vous n’avez pas peur, justement, d’être trop engagé au niveau national avec Alain Juppé, le candidat « qui monte » à l’UMP ?
Je suis maire du Havre avant tout ! Je consacre aussi le mardi et le mercredi à l’Assemblée nationale, à mon poste de député. J’essaye de faire mon travail correctement. Je ne crois pas que cela nuise à mon travail au Havre. Le fait d’être député de l’opposition me permet de faire avancer des dossiers. Mon engagement pour Alain Juppé est ancien, et j’y crois très profondément, mais il ne m’empêche pas d’être maire du Havre.

Parlons de vos grands projets pour Le Havre. Quelles priorités aujourd’hui ? L’aménagement du quai Southampton ?
Le quai Southampton est à l’origine de la création du Havre. C’est un quartier que je connais bien, car j’y ai grandi. La raison d’être du Havre, c’est le port, et le quai, c’est l’interface entre la ville et le port. C’est un endroit qui est très sous-utilisé, au sud de la ville. Un front bâti qui est très long (plus de 10 hectares), plus long que la porte Océane. C’est un immense espace un peu délaissé, un peu vide, avec des petits bâtiments, et peu de choses finalement. L’idée, c’est de le transformer, de lui redonner un souffle, d’en faire un espace culturel, touristique, et portuaire. Le quai doit devenir un atout.

« Le quai Southampton, un endroit très sous-utilisé »

Avez-vous des éléments d’architecture à dévoiler, déjà ?
Nous travaillons avec le Grand port maritime du Havre qui est propriétaire des terrains. L’essentiel, c’est de récupérer l’usage de ces espaces. Est-ce que l’on s’en servira pour y présenter de l’art contemporain, avec des grandes statues, ou des espaces verts ? On peut déjà exclure l’idée d’une construction massive. On peut sans doute imaginer une utilisation plus conforme à l’espace urbain, se servir de l’espace Graillot, jouer la complémentarité avec le musée Malraux (MuMa). Tout ça se travaille. Ce que j’aimerais, c’est qu’en 2017, on puisse déjà voir quelque chose. D’ici la fin du premier trimestre 2015, nous aurons choisi un architecte qui s’occupera du projet.

Une idée d’un budget pour ce projet d’envergure ?
On sait que cela sera cher, car les terrains sont immenses. C’est pour cela également que nous savons qu’il ne sera pas terminé en 2017. Rome ne s’est pas faite en un jour ! Ce quai là non plus…

Et avec le GPMH, quels rapports entretenez-vous ? Vous récupérerez facilement les terrains ? 
Tout se passe bien. Le port a fait un très bon travail, nous avons déjà collaboré ensemble dans le passé, comme sur le quartier Saint-Nicolas, ou encore les Docks. Il y a une vraie conviction que l’on peut bien travailler ensemble.

« Des orchestres symphoniques au Volcan »

Autre projet de taille : la rénovation du Volcan. Le budget est respecté ?
On est dans les clous, oui. Le site Niemeyer est unique et c’est un projet qui a coûté très cher lors de sa construction. L’architecture a beaucoup vieilli, et il y avait un certain nombre de problèmes à régler. On a repris complètement le site tout en respectant l’idée de l’architecte. Il a fallu également le remettre aux normes, en matière d’acoustique, par exemple. On pourra désormais produire des spectacles musicaux de très grande qualité, et notamment pour les orchestres symphoniques. La place basse, elle, n’a jamais vraiment vécu. Elle s’est rapidement transformée en trou noir, et ce n’était plus un lieu de vie.  Il n’y avait pas une bonne utilisation des espaces publics. Nous allons récupérer un site incroyablement transformé, avec un accès à une nouvelle bibliothèque. Le théâtre ouvrira en janvier 2015, la médiathèque en septembre.

« Je n’augmenterai pas les impôts sur ce mandat »

D’un côté, vous avez décidé de ne pas augmenter les impôts, de l’autre, vous avez des projets plutôt conséquents… Comment parvenez-vous à jongler ?
Le budget de la Ville, c’est 350 millions d’euros. Les travaux du Volcan resteront dans l’enveloppe financière que l’on s’était fixée. Je n’augmenterai pas les impôts sur le mandat qui vient. Ce qui est un effort considérable, car les subventions de l’État ont largement diminué. Une des recettes principales des collectivités territoriales, c’est la Dotation globale de fonctionnement (DGF). Entre 2008 et 2014, elle est passée de 68 à 61 millions. Cela fait moins 10 % en six ans. Entre 2014 et 2017, le DGF va passer de 61 à 45 millions, une baisse de 25%. Un véritable coup de vis !
Mon objectif, malgré tout, c’est de conserver un niveau d’investissement élevé, même s’il est moins élevé que le mandat précédent. C’est pourquoi il faut faire très attention. Je veux conserver une structure financière saine pour la ville. Quand je suis devenu maire, j’ai par exemple fait le choix de ne pas construire la tour Nouvel, car je savais que cela allait peser dans le budget, sur le long terme…

Les 500 ans du Havre, en 2017 : « un aspect festif, et un rôle de promotion »

Les 500 ans du Havre, ce sera en 2017. Vous avez des projets avec la compagnie de théâtre Royal de Luxe, notamment ?
Nous avons beaucoup travaillé avec Jean Blaise, directeur artistique et créateur de grandes manifestations, à Nantes, pour savoir ce que l’on pourrait faire dans le cadre de cet anniversaire. Il y a une histoire entre Le Havre et Royal de Luxe, mais rien n’est pas encore décidé pour 2017. Il faut bien comprendre que l’anniversaire ne sera pas seulement un spectacle, c’est aussi l’occasion d’expliquer ce que l’on veut faire,  montrer l’image de la ville, ce que l’on est. Il faudra cultiver les deux aspects : il y aura un aspect festif, et un rôle de promotion.

« J’ai toujours été favorable à une seule Normandie, ce n’est pas le cas de tous »

Promotion dans une grande Normandie ! Cela avance ? Vous avez promis de vous jeter dans le bassin du commerce, si cette réunification se faisait…
Et je tiendrai parole ! J’ai toujours dit que j’étais favorable à une seule Normandie, ce qui n’est pas le cas de tout le monde ! Le président du Conseil régional de Haute-Normandie, par exemple, a commencé par nous expliquer que ce n’était pas indispensable… et finalement, il y est venu ! La division de la Normandie est absurde. 
J’ai voté la loi portant sur la réforme territoriale, sans hésiter. Je ne dis pas que j’aime l’intégralité de cette loi, mais si elle passe une deuxième fois en relecture, je la revoterai. Je ne me suis pas prononcé sur la question de la capitale, car il faut parler de cela sérieusement. Mon sentiment, c’est qu’aucune des villes n’a une taille critique pour assumer toutes les fonctions d’une capitale à elle seule, contrairement à Bordeaux ou Lyon dans d’autres régions. Caen, Rouen et Le Havre sont trois pôles, tous légitimes. Ces trois pôles doivent travailler pour développer au mieux la Normandie dans son ensemble.

Président de cette grande Normandie, une éventualité ?
Je suis maire du Havre, et j’en suis heureux. Je resterai donc maire du Havre. On ne peut pas tout faire.

« Le préfet de Seine-Maritime obéit aux collaborateurs de Laurent Fabius »

Concernant le pôle métropolitain ? Où en est ce projet que vous portez ?
Ce pôle de l’estuaire de la Seine avance. Un pôle métropolitain permettrait d’organiser au mieux des politiques d’intérêts publics. Il y a des gens qui ont envie de travailler ensemble, et ils doivent pouvoir le faire. Je remarque simplement que c’est l’un des seuls projets métropolitains que l’État a refusé d’aider… Ce projet a été retoqué parce que le préfet de Seine-Maritime obéit aux collaborateurs de Laurent Fabius… et je pense qu’ils s’en mordent les doigts aujourd’hui. Ça se fera. Je le pense sincèrement.

Cela ne risque pas d’être vu comme une nouvelle structure, alors que l’État veut s’attaquer au millefeuille administratif ?
C’est une association, un pôle qui doit aider à la coordination entre les villes, comme Lisieux, Fécamp, Pont-Audemer, ou encore Deauville. C’est tout. La cohérence est là. Le jour où l’on veut créer un événement, cela sera simplifié. En France, on a un vrai problème à faire travailler les gens ensemble…

Un mot sur le football…Et les récents changements au Hac ?
Le HAC est aujourd’hui 6e de Ligue 2. C’est prometteur. Ce qui m’intéresse, c’est comment fonctionne le club, ce qu’il produit en ville… et qu’il paye son loyer à l’Agglomération, propriétaire du stade !

Le Stade Océane, un bel outil, est assez calme, pendant les matches et en dehors ?
Je ne suis pas responsable de la programmation sportive ou artistique du Stade Océane. C’est le HACqui gère le stade. Si je peux aider, je le fais, comme cela a été le cas avec la Fédération Française de Rugby ou avec l’équipe des anciens du Réal Madrid. Je le fais discrètement parce que c’est souvent une condition de l’efficacité. Mais chacun son métier…

Le Havre, 76
Briac Trébert
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