En fin d'après-midi, les représentants du personnel ont enfin reçu le courrier du ministre engagent formellement l'Etat à financer le projet de reprise des salariés.
« L’État s’engage à contribuer au bouclage financier du projet de reprise portée par les salariés, à hauteur de 2,5 millions d’euros. » Signé Emmanuel Macron. Ce courrier synonyme de bouée de sauvetage pour l'abattoir AIM de Sainte-Cécile (Manche) est arrivé aux syndicalistes ce samedi en fin d'après-midi.
L'apport de l'État doit boucler le projet de Scoop (société coopérative et participative), avec la reprise de 206 salariés sur 357. Mardi, les syndicalistes seront sereins pour aller une nouvelle fois au tribunal de commerce. Lundi, ce sera l’AG des salariés puis la reprise. « L’abattage reprend lundi. Nous disons à nos clients de nous faire confiance et de revenir vers AIM », termine Thierry Peigné, de la CGC.
Commentaire de Florestan:
C'est une bonne nouvelle pour l'emploi dans la filière agro-alimentaire normande.
Mais on ne fera pas l'économie d'un changement radical de modèle: la crise de l'actuel modèle agro-industriel est patente à tout point de vue (social; environnemental mais aussi culturel...).
L'avenir n'est qu'à des productions agro-alimentaires de la plus haute qualité possible: la Normandie agro-alimentaire occupe déjà ce créneau (cf. le succès d'image de notre région au dernier salon international de l'agriculture de Paris).
L'affaire AIM nous donne l'occasion concrète de passer du discours à la réalité pour sauvegarder l'emploi dans nos territoires !
Bonne nouvelle, justement, du côté du tribunal de commerce de Coutances:
http://www.tendanceouest.com/actualite-99793-abattoirs-aim-reprise-partielle-276-emplois-sauves.html
Les syndicalistes d'AIM avec le courrier d'Emmanuel Macron en mains, accompagnés de leur avocate Elise Brand et de François Dufour, vice-président du conseil régional. | Christophe Leconte