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L'ETOILE de NORMANDIE, le webzine de l'unité normande
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11 mai 2015

Mardi 12 mai 2015 Université Populaire de CAEN: UNE METROPOLE CAPITALE REGIONALE FEDERATIVE, MODE D'EMPLOI

Depuis 2010, nos amis du collectif des Quinze géographes universitaires normands étudient les modalités pratiques pour mettre en oeuvre la solution innovante, originale et réaliste d'une métropole capitale régionale "fédérative" à partir du réseau Caen-Rouen- Le Havre...

Le débat toujours aussi vif sur la future capitale régionale normande se décante enfin grâce au filtre (philtre?) du désormais célèbre amendement Tourret suite à la désignation annoncée de Rouen comme "chef lieu provisoire" (préfecture) par le Gouvernement: la seule solution réaliste d'un compromis équilibré et partagé entre Caen et Rouen fait désormais consensus tant à gauche et à droite. En outre, le succès de la soirée caennaise du 28 avril dernier (1500 personnes rassemblées au Mémorial) a fait progresser la qualité du débat avec, en autres, l'invitation faite par le philosophe Michel Onfray de remettre à l'honneur les idées "fédéralistes" normandes... Le clochemerle s'épuise donc (quelques derniers boutes feux s'interrogent encore sur la localisation future de l'exécutif régional normand entre les deux sites actuels de l'abbaye aux Dames et de la caserne Jeanne d'Arc).

Cet acharnement à secouer le cocotier de la "capitale" ne doit pas nous faire oublier la grande forêt (la jungle?) du projet normand qu'il reste encore à parcourir et à décrire (les élections étant dans moins de huit mois maintenant...)

Le moment vient donc d'avoir enfin le débat sérieux, à savoir, l'exposé objectif et exhaustif des données du problème et de ses solutions: l'expertise du collectif des Quinze géographes universitaires normands acquise depuis plus de quatre ans maintenant sur le sujet qui va déterminer tous les autres éléments d'un projet régional normand authentique, prend désormais toute sa valeur !

C'est enfin le moment de venir nombreux écouter les porte-paroles du collectif des Quinze, de prendre connaissance des solutions possibles et d'en débattre avec eux.

MARDI 12 MAI 2015

18h00 - 20h00

Auditorium du Musée des Beaux Arts de Caen

(entrée libre et gratuite)

SEMINAIRE NORMANDIE

UNIVERSITE POPULAIRE de CAEN

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INVENTER UNE METROPOLE CAPITALE REGIONALE FEDERATIVE

POUR TOUS LES NORMANDS

Mode d'emploi pour construire un nouvel espace vécu...

 

Avec les géographes du collectif des QUINZE


 

Dans les pages de Paris Normandie (édition du 11 mai 2015), le collectif des Quinze a fait paraître ce manifeste que nous avons le plaisir de reproduire sur l'Etoile de Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/3137111/region/collectif-des-geographes-pourquoi-la-metropole-normande-est-capitale#.VVCwk5OjbK9

Collectif des géographes normands : « Pourquoi la métropole normande est capitale »

Collectif des géographes normands : « Pourquoi la métropole normande est capitale »

 

Selon les géographes normands, « l’espace normand a été pris dans une logique de dépendance économique structurelle vis-à-vis de l’Île-de-France »

 

«Depuis plusieurs mois, l’échéance de la fusion des deux régions normandes s’accompagne de crispations géopolitiques sur le choix de la future capitale. Si la plupart des commentateurs de la vie publique régionale admettent la nécessité d’un partage équitable des tâches de direction entre Caen et Rouen, position que nous avions nous aussi défendue dès 2014, beaucoup se livrent aussi à des querelles de préséance révélatrices de la difficulté de beaucoup d’acteurs à réfléchir à l’échelle de la nouvelle région.

Relativiser la question de la capitale administrative:

Rouen doit-elle concentrer les principales fonctions décisionnelles, le chef-lieu de la préfecture et le siège du Conseil Régional, et laisser à Caen des fonctions limitées en matière d’éducation, de recherche et d’animation culturelle comme le suggèrent certains élus haut-normands ? Cette hypothèse nécessiterait une majorité des 3/5e au sein du nouveau conseil régional comme le prévoit la loi de janvier 2015, proportion qui pourrait être difficile à réunir. Faut-il au contraire découpler la préfecture et le siège du Conseil régional et fixer ce dernier à Caen, comme le souhaiteraient plusieurs responsables bas-normands ?

Au-delà des symboles, chacun conviendra que la future gouvernance régionale devrait utiliser au mieux le parc immobilier dont disposent les administrations publiques et que les mobilités et les déménagements des fonctionnaires territoriaux concernés demeurent les plus réduits possibles. S’agissant du Conseil régional, la décision appartient de toute façon aux Normands, appelés à s’exprimer en décembre prochain pour désigner les élus qui formeront la première assemblée régionale de Normandie, laquelle aura à choisir en 2016 les lieux de son siège et de ses réunions.

De son côté, l’État se dirige vers le choix de Rouen comme chef-lieu de la préfecture de région, selon le projet de décret en cours de consultation. Ce qui n’exclut pas la localisation de certaines administrations (Rectorat, ARS, services des Douanes, etc..) à Caen ou au Havre. Quelle que soit l’organisation choisie au cours des prochains mois, l’importance de la localisation de la préfecture ou celle du Conseil régional ne doit pas être surestimée.

Il paraît bien plus crucial que cette fusion de la Normandie soit l’occasion de lancer une politique ambitieuse, capable d’enrayer le déclassement dont souffre la région depuis plusieurs décennies en matière démographique, d’emploi et de création de richesse. La Normandie fait, en effet, partie des régions les moins dynamiques du pays. Cela tient en particulier à l’absence de métropole régionale, c’est-à-dire de ville en mesure de concentrer des services rares et spécialisés et de structurer l’appareil productif de sa région pour l’arrimer aux grands circuits économiques de la mondialisation.

Aujourd’hui, pour beaucoup de Normands, ces fonctions sont assurées par l’agglomération parisienne. Conférer le titre de ‘Métropole’ou de ‘capitale’à Rouen ou à telle autre ville normande demain ne changera rien au fait que l’espace normand a été pris dans une logique de dépendance économique structurelle vis-à-vis de l’Île-de-France. Fallait-il alors créer une grande région du Bassin parisien ? Certains le pensent. Ce n’est pas notre cas.

À proximité de l’Ile-de-France et des effets néfastes qui en résultent, la Normandie possède tous les atouts nécessaires à son développement autonome : une large ouverture sur la mer, la vallée de la Seine, une plateforme portuaire primordiale, des filières agricoles et industrielles puissantes mais aussi et surtout trois grandes agglomérations proches les unes des autres : Caen, Le Havre et Rouen. Si aucune de ces villes n’a individuellement les moyens d’égaler le rayonnement de grandes métropoles françaises comme Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux ou Nantes, ensemble, elles disposent d’une masse critique susceptible de peser au sein du Bassin parisien.

Fusionner les régions normandes, c’est donc non seulement reconnaître une identité territoriale remarquable, ce que beaucoup de commentateurs admettent volontiers, mais c’est aussi, à nos yeux, créer les conditions politiques pour encourager les trois grandes villes normandes à mieux coopérer entre elles afin de créer un complexe métropolitain, seule solution dont dispose la Normandie pour éviter la marginalisation vis-à-vis du processus de métropolisation. Cela suppose qu’au-delà des questions de gouvernance et de réorganisation de l’administration territoriale, les acteurs publics régionaux mènent des politiques favorisant la mise en réseau des trois villes.

Les outils pour cela ne manquent pas :

La future conférence territoriale de l’action publique, les prochains schémas régionaux de développement auxquels les départements et les intercommunalités devront être associés ou la possibilité de créer un pôle métropolitain normand. Des coopérations sont déjà en cours : en témoignent la création du GIE HaRoPa et de Port Normands associés, la mise en route d’une ‘Communauté Universitaire’groupant les établissements d’enseignement supérieur des trois villes, une candidature commune au label French Tech ou la préparation de la troisième édition du festival Normandie Impressionniste. Cette mise en synergie est la seule voie possible pour que demain la Normandie dispose d’une véritable métropole en réseau, capable d’assurer la liaison, aujourd’hui fragilisée, entre Paris et la mer et d’entraîner l’ensemble des territoires qui composent la Normandie unifiée.

Un tel objectif suppose que les acteurs publics et privés se mobilisent collectivement, qu’ils renoncent au localisme, à la tentation de l’esprit de clocher et aux logiques de fief. À cet égard, nous considérons que les perspectives de création de trois ‘pôles métropolitains’distincts pour Rouen, Le Havre et Rouen, ne seront acceptables que s’ils s’accompagnent de grands projets communs aux trois villes. Il convient pour cela de se placer dans une perspective véritablement régionale, à l’échelle de la Normandie tout entière. Cela signifie reconnaître toutes les spécificités du réseau urbain normand mais aussi tenir compte du fait que la coopération et la solidarité entre les territoires constituent un jeu à somme positive. L’enjeu de la métropole normande est donc capital ».

Le collectif des 15 géographes: A.Brennetot, M.Brocard, P.Buléon, M.Bussi, P.-H. Emangard, A.-M. Fixot, A.Frémont, F.Gay, G.Granier, Y. Guermond, R.Hérin, B.Lecoquierre, L.Loubet, S.de Ruffray, P.Sajous.

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Commentaires
U
Très intéressante réunion. Merci à BEN de l'avoir organisée.<br /> <br /> Pour quelqu'un d'un peu libertaire, je suis admiratif et en même temps rassuré qu'un groupe d'universitaires contribue ainsi à la politique, en conceptualisant la possibilité d'une organisation territoriale basée sur le réseau et la solidarité, sans avoir recours à la domination des uns sur les autres. La réflexion sur l'espace vécu d'Anne-Marie Fixot est passionnante. Elle invite par une intelligence qui n'oublie pas l'affect, à changer d'échelle. Cela ne demande pas un si grand effort de considérer que notre nouvelle métropole puisse être un groupe de villes. De ce fait plus personne n'a besoin de renier ce qui constitue son espace vécu, et donc son attachement ou ses racines. Nous habiterions tous non plus dans une ville mais plutôt dans un quartier, avec sa « personnalité urbaine », les quartiers constitutifs d'un ensemble étant forcément amenés à développer des synergies ou à se mobiliser collectivement le plus souvent possible comme dans n'importe quelle ville.<br /> <br /> <br /> <br /> L'espace universitaire est franchement distinct du terrain politique. La balle est dans le camp de ceux-ci, et suite à notre interrogation les géographes répondent que si ils ont fait l'objet de consultation, c'est aussi aux citoyens de s'emparer de leur travail et de faire le lien avec les prétendants à la gouvernance.<br /> <br /> <br /> <br /> Très bonne intervention également de Robert Hérin sur la notion d' »équilibre », qui de fait ne revêt pas les mêmes projets politiques chez les uns et les autres. Alors que ce mot fragile devrait constituer l'essence même de la solution normande, on peut faire le constat qu'il devient un poncif, un élément de langage du politique, sorte de masque de théâtre qui ne dit plus grand chose de son porteur, et qui ne feinte d'ailleurs plus grand public comme dans toute bonne comédie.
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