L’assemblée générale de vendredi promet de ne pas être ordinaire. Le comité de défense du bac de Quillebeuf-sur-Seine a invité plusieurs responsables du service pour obtenir quelques explications...
Les récents déboires ont laissé des traces : fin septembre-début octobre, le bac, emprunté quotidiennement par 1 600 véhicules, est parti en visite quinquennale sans qu’aucune solution de substitution ne soit proposée. La semaine dernière, les usagers ont de nouveau connu pareille mésaventure avec une interruption des traversées de six jours, dont cinq sans bac de remplacement. Dans ce contexte, nul doute que les questions seront nombreuses vendredi soir.
En présence d’élus
Sont annoncés Marc Nannarone, directeur du service technique des ports départementaux, bacs et voies vertes au conseil départemental de Seine-Maritime, et son adjoint Jean-Pierre Lucas.
Les conseillers départementaux Benoît Gatinet, maire d’Aizier et vice-président du Département de l’Eure, et Marie-Claire Haki seront également présents. Tout comme, bien entendu, le maire de Quillebeuf-sur-Seine, Alain Tessier.
À force de tracts et d’invitations lancées aux usagers et aux commerçants, le comité espère remplir sans difficulté la salle communale de Quillebeuf-sur-Seine, qui accueillera la réunion vendredi à partir de 20 h.
«Un nouveau modèle économique à trouver»
Au cours de ces derniers mois, à la suite du non-remplacement du bac en septembre, Alain Tessier et Christian Lévesque (en médaillon), le président du comité, ont rencontré des responsables au sein des deux conseils départementaux.
La réponse la plus instructive (et à la fois inquiétante) est venue d’Alain Bazille, vice-président en charge des infrastructures, des transports et des ports au Département de Seine-Maritime, début novembre. «Il nous a assuré qu’il n’y avait pas de volonté de supprimer le bac, relate Christian Lévesque, mais qu’il y avait besoin de trouver un nouveau modèle économique.» Une formulation floue qui peut tout vouloir dire, souvent le pire.
L’avenir du bac s’annonce délicat. C’est pourquoi le comité de défense compte sur la mobilisation populaire et des élus. «On tourne toujours en rond», résume le président. En effet, le problème majeur réside dans le bac de remplacement. Avec les nombreuses avaries du bac 21 de Duclair, le bac 14, le seul de substitution, est souvent utilisé. Pour ne rien simplifier, quand l’ancien bac de Quillebeuf-sur-Seine sera réhabilité, «courant 2016 si tout va bien», selon Christian Lévesque, alors le 14 sera mis hors d’usage pour être démantelé !
Christophe Hubard
c.hubard@presse-normande.com
Infos pratiques
Assemblée générale du comité de défense du bac de Quillebeuf-sur-Seine, vendredi 22 janvier à 20h dans la salle communale