Baisse du prix du PETROLE: VALLOUREC en difficulté à Rouen?
La Normandie reste une grande région industrielle notamment par sa filière énergétique...
Mais force est de constater que notre région est encalminée dans les procédés et les technologies énergétiques du XXe siècle bien peu compatibles avec les enjeux de la transition que nous avons à conduire face au défi du changement climatique... On pourra objecter que les énergies marines renouvelables ou le nucléaire pourraient faire partie du fameux "mix" énergétique dont nous allons avoir besoin: la Normandie est déjà la région française la plus en pointe sur ces deux secteurs (en payant d'ailleurs le prix fort: 11 MILLIARDS dans un EPR hypothétique et des parcs éoliens "off shore" contestés par les riverains et les usagers du littoral à Courseulles et au Tréport...). On n'oubliera pas non plus le pari pour le surlendemain fait par le Conseil départemental de la Manche qui a décidé de miser sur la filière de l'hydrogène...
Mais, en attendant, la Normandie qui raffine encore plus de 30% de l'essence consommée en France dans la Basse vallée de la Seine est cruellement dépendante de la géopolitique du pétrole au même titre que l'Algérie, le Vénézuela ou l'Arabie Saoudite!
La preuve par Vallourec...
source: feuille d'informations "Normandie XXL":
http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1290
Economie. La chute des prix du pétrole pour lequel Vallourec produit des tubes et aussi la concurrence des laminoirs chinois amènent l’entreprise à un vaste plan de restructuration qui comporte 1000 suppressions d’emplois dont 550 en France. A ces réductions d’emplois s’ajoutent des arrêts d’activité et l’entreprise a annoncé aujourd’hui la fermeture de deux laminoirs en France (Saint-Saulve et Déville-lès-Rouen), d’une ligne de filetage en Allemagne, à Mülheim, et d’une ligne de traitement thermique en Ecosse, à Bellshill.
Théoriquement le site qui se trouve près de Rouen ne devrait pas fermer
Dans l’Hexagone la société dit rechercher un partenaire majoritaire pour l’usine de Saint-Saulve (Nord) mais pas pour Déville.
Vallourec souhaite centraliser les activités de laminage en Allemagne et faire de la France le pays où seront réalisées les finitions. En Europe, le groupe vise une réduction de 50% des capacités de production de tubes par rapport à 2014
Une augmentation de capital est prévue, rappelons l’Etat est actionnaire à hauteur de 7,5% de Vallourec, la BPI devrait intervenir, il sera aussi fait appel aux actionnaires. Comme toujours l’Etat se révèle piètre actionnaire puisque la dégringolade de la cotation qui est passée de 24,45 euros le 14 avril 2015 à 4,72 euros le 28 janvier 2016 ne suscite que maintenant la mise en branle de l’actionnaire de référence.
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