Alors que le modèle ferroriaire français menace d'exploser, la NORMANDIE va expérimenter la régionalisation...
Il n'en a été peu fait état la semaine passée (26 février 2016) par les grands médias parisiens ou la presse quotidienne régionale, voire le gouvernement lui-même, tant la crise agricole ou la crise politique majeure qui se prépare sur la réforme du code du Travail se font actuellement pressantes pour plomber définitivement la fin du quinquennat Hollande: le président de SNCF Réseaux, Jacques Rapoport, vient de démissionner! L'animal avait pourtant le cuir épais mais, là aussi, "trop c'est trop"!
Une crise aussi redoutable que la crise agricole couve: c'est la crise ferroviaire. Et la Normandie, région sans TGV depuis trente ans, symbole de la déshérence financière chronique du service public ferroviaire à la française risque d'être plongée au coeur de la tempête avec une idée qui pourrait être bonne si la conjoncture financière de la SNCF ou de l'Etat central n'était pas si dégradée par des choix hasardeux (la privatisation des sociétés d'autoroutes, la fin de l'écotaxe) ou par des arbitrages politiciens (le tunnel Lyon-Turin pour l'ami Matteo ou le canal Seine-Nord-Europe pour calmer Martine... avec un succès plutôt mitigé d'ailleurs!)
La régionalisation normande des lignes TET de la SNCF que souhaite mettre en oeuvre Hervé MORIN pour les meilleures raisons du monde, arrive au plus mauvais moment (comme d'habitude! On oserait dire...)
- La démission de Jacques RAPOPORT de SNCF Réseaux révèle au grand jour la crise profonde du modèle ferroviaire français... à la veille de l'ouverture à la concurrence privée du transport ferroviaire de passagers en 2019
- La prise en main de l'ensemble des lignes TET normandes (Paris-Rouen-Le Havre- Cherbourg / Caen-Tours/ Paris-Granville/ Paris-Beauvais- Le Tréport) par la région Normandie est financièrement risqué: il y a, certes, urgence à acquérir du matériel ferroviaire neuf. Mais l'urgence n'est-elle pas dans la fin du bouchon du Mantois pour libérer les grandes lignes normandes du trafic de la banlieue ouest de Paris?
- Ne pas oublier, enfin, la situation catastrophique de la ligne Paris-Beauvais-Le Tréport:



