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L'ETOILE de NORMANDIE, le webzine de l'unité normande
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4 juillet 2016

La réalité numérique augmentée pour admirer encore plus le patrimoine historique normand

En 1944, la Libération de l'Europe a commencé dans un musée d'art et d'histoire à ciel ouvert: la Normandie.

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L'église de Montebourg, la ville de Saint Lô, l'ancien parlement de Normandie à Rouen: ce dernier a heureusement été reconstruit à l'identique...

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Les destructions ont été immenses et malgré les restaurations, les restitutions notamment des monuments, beaucoup de belles architectures, des coeurs de ville entiers, ont irrémédiablement disparu. Les nouvelles technologies numériques permettent dorénavant de découvrir, via des applications de réalité augmentée, ce magnifique patrimoine architectural et artistique normand dans sa plénitude: les éléments disparus sont ainsi ressuscités le temps d'une visite.

Et c'est ainsi que les nouvelles technologies vont permettre d'enrichir et de renouveler la relation déjà séculaire en Normandie existant entre  la population et son patrimoine historique et architectural: l'admiration romantique des ruines dont l'un des hauts lieux en Europe fut le site de l'abbaye de Jumièges va trouver une justification plus immédiate et pédagogique par la restitution des états antérieurs à la ruine à l'aide d'un écran tactile.

Cette technologie très efficace est très attendue pour renouveler la flânerie dans les centre- villes normands de la Reconstruction de l'Après Guerre, on pensera à Saint Lô ou à Caen où des projets de numérisation intégrale des architectures disparues en 1944 sont à l'oeuvre: il faudra néanmoins faire accepter aux élus locaux l'idée qu'il ne s'agit pas d'un projet passéiste et nostalgique pour partir à la recherche des fantômes d'une ville perdue.

Car il semble évident que la Normandie, la région patrimoniale par excellence, doit être la région de tête en France pour le déploiement de ces nouvelles technologies de réalité augmentée au service de la reconnaissance du patrimoine historique.


 

Lire sur ce sujet l'excellent article de Paris-Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/normandie-la-realite-historique-virtuelle-pour-faire-revivre-le-patrimoine-XX6198365?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=8f32cc5cfc-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-8f32cc5cfc-137315997

Normandie. La réalité historique virtuelle pour faire revivre le patrimoine
Publié 02/07/2016 á 21H42
(commentaire de Florestan: on notera que Caen toujours surplombée par son Mémorial ne propose officiellement rien pour valoriser le patrimoine architectural de la ville grâce à la réalité augmentée)

Immersion. Avec la réalité augmentée, une nouvelle ère s’ouvre pour le tourismeet la valorisation du patrimoine. Une innovation qui vient en appuide la visite traditionnelle.

Regarder les vestiges des caissons du port artificiel d’Arromanches, les cheveux au vent, et se retrouver plongé au moment même du Débarquement. Visiter les ruines de l’abbaye de Jumièges et découvrir les lieux tels qu’ils étaient avant que les Vikings ne débarquent en 841. Avec juste une tablette ou un smartphone.

Il y a eu la première révolution des audioguides, puis celle de la vidéo et des bornes interactives. Place maintenant, dans les musées, les monuments ou les sites historiques à la réalité augmentée, une façon de lier le passé au présent en superposant le virtuel au réel, de faire revivre l’histoire sur des mobiles. «Cela permet de voir ce que l’on ne peut pas montrer» assure Charlotte Lapiche, chef du service patrimoine de Falaise et directrice du château Guillaume-le-Conquérant. «Nous avons remis le Moyen Âge en couleurs,» sourit la quadragénaire.Au château de Falaise, toute la scénographie de l’endroit, sous la direction d’un comité scientifique, a été revue en 2013. C’est au travers de jumelles stéréoscopiques que l’on découvre la basse-cour telle qu’elle était vers la seconde moitié du XIIe. À l’intérieur, le visiteur est plongé dans la vie du château grâce à la réalité augmentée. Sur l’iPad-mini proposé gratuitement à l’entrée, apparaissent les pièces du château entièrement meublées et décorées d’objets d’époque. Du coup, le nombre de visiteurs est passé de 55 000 à 71 000 l’an dernier. Avec un taux de satisfaction très élevé. «Ce n’est pas seulement grâce à la réalité augmentée» tempère Charlotte Lapiche, «c’est grâce aussi à notre politique d’animations, notre approche du public scolaire, la réalité augmentée est un outil complémentaire» Pour la directrice, ce sont les contenus qui font la différence. «Le rendu est exceptionnel, il permet de plonger dans la réalité du château XIIe siècle, ses volumes, son mobilier. C’est d’autant plus important que le château était vide.»

La réalité augmentée va-t-elle booster la fréquentation des sites et des musées ? «Le marché a complètement explosé,» souligne Gaël Hamon, le patron d’Art graphique et patrimoine, qui a conçu l’appli Jumièges 3D mais aussi celle du pont d’Avignon, des Invalides... « De nombreuses petites boîtes se créent, 10% seulement vont survivre.» Avec le risque de voir émerger des applis low cost, où le travail historique serait moins abouti. «Bientôt, on aura du haut de gamme, de la moyenne gamme et du bas de gamme,» se désole Gaël Hamon.

Booster le nombre d’entrées

«On a tant d’entrées, on veut arriver à tant». C’est à tous les coups ou presque la demande qu’entend Antoine Allain, le patron de Biplan Cherbourg quand le propriétaire d’un site ou d’un monument le contacte. Le chef d’entreprise s’est lancé dans la réalité augmentée dès 2009, quand il a répondu à un appel d’offres du ministère de la Culture pour un projet sur Cherbourg. Il s’agissait de faire renaître le château fort complètement disparu de la surface la ville. «Au départ, les guides conférenciers avaient peur de cette concurrence. Maintenant, ils se servent de notre application pour les visites». Devenue une des références en la matière, la société a aussi réalisé l’application sur Arromanches et Antoine Allain le reconnaît, «la tendance est forte aujourd’hui et les demandes affluent.»

D’un château en ruines du sud de la France, d’une abbaye en Belgique. Avec la volonté affirmée de booster les entrées et de faire revenir les visiteurs en leur proposant une aventure virtuelle. «On nous demande souvent de coupler avec un parcours ludique pour les enfants» souligne Antoine Allain.

En février dernier, à Bagnoles-de-l’Orne, lors des Rencontres du Tourisme en Normandie, le président de la Région Normandie Hervé Morin a mis l’accent sur ces nouveaux outils. Dans la région, Château-Gaillard, aux Andelys, ou bien encore le site de gallo-romain de Lillebonne semblent des cibles idéales.

Olivier Cassiau

Du smartphone au drone
Villes. Le comité régional du tourisme propose sur son site internet plusieurs visites virtuelles dans différentes villes de la région. Des vues à 360 ° de Cherbourg, Barfleur, le Nez de Jobourg, la cathédrale de Coutances, Granville, le Mont-Saint-Michel, Bayeux, les plages du débarquement, Caen, Le Havre, Etretat, Cabourg Deauville, Le Tréport et Eu, la vallée de la Seine, Giverny, Dieppe et Rouen sont disponibles sur normandie-tourisme.fr.
Cherbourg. Afin de restituer au mieux le château de Cherbourg, Biplan a fait appel à une équipe d’historiens de l’université d’Amiens. «Des spécialistes des châteaux forts» souligne Antoine Allain. «L’infographiste est partie d’un écran blanc et a remonté le château pierre par pierre, grâce aux indications des historiens.»
Arromanches. Avec son application qui se transforme en paire de jumelles, l’utilisateur d’Arromanches 1944 se transforme en observateur ou en guetteur. Tout en regardant les vestiges, il peut voir le port artificiel en fonctionnement, avec les camions et les soldats qui débarquent. Depuis le centre Juno Beach de Courseulles-sur-Mer, les visiteurs peuvent revivre, étape par étape, les opérations du Débarquement, entre 5 h et 7 h 25.
Drones. Le château fort de Fleckenstein, au nord de l’Alsace, a misé sur les services d’une société qui propose des visites immersives grâce à la diffusion dans des casques vidéo haute définition d’images tournées par un drone. Les curieux peuvent s’installer dans deux transats et chausser de grosses lunettes dans lesquelles ils découvrent en direct les vues du château et de son environnement. Ce système de visite immersive sera aussi proposé le 17 juillet au château du Haut-Koenigsbourg.
À Jumièges, les ruines se reconstruisent sous vos yeux
REPORTAGE.
«J’adore visiter les ruines, mais j’aime aussi m’imaginer ce que cela pouvait être, mais si en plus je peux le voir.» Cécile est venue de Dunkerque avec Chantal pour visiter les Boucles de la Seine. Et a choisi l’option de la tablette pour effectivement découvrir l’abbaye de Jumièges, avant l’outrage des ans et des envahisseurs vikings. Ipad en main, le pied sur le repère siglé 3D, Cécile vise le cloître et le découvre tel qu’il était au IXe siècle, en un clic. «C’est bien fait», sourit la touriste en déplaçant la tablette et en visualisant ainsi tous les bâtiments aujourd’hui disparus. Quatre « spots » sont ainsi à disposition : le cloître, les jardins disparus, l’intérieur de l’église Notre-Dame et l’église Saint-Pierre. L’effet est saisissant, bluffant même. En quelques secondes, la ruine se métamorphose en une église, les bâtiments se reforment, glissant le visiteur dans une atmosphère presque spirituelle.
Mercredi, à l’abbaye de Jumièges, Cécile découvre sur la tablette le cloître, tel qu’il était avant sa destruction (photo Boris Maslard)
«Quand je visite un monument, il faut que l’on me montre une reconstitution.» En 2011, Isabelle Maraval est pour ainsi dire partie de ses propres attentes pour mettre sur pied Jumièges 3D. «C’était tout nouveau à l’époque, on partait de rien ou presque», remarque aujourd’hui la directrice du développement culturel du Département de Seine-Maritime. Juste de la volonté de Didier Marie, le président de l’époque, de créer à Jumièges une telle application. Isabelle Maraval sillonne les lieux où le virtuel a pignon sur mur, rédige un cahier des charges, s’inquiète de la faisabilité technique et historique. «J’ai eu aussi de la chance, comme de rencontrer des prestataires très créatifs, d’être entourée d’historiens qui se sont pris au jeu. Au point d’écrire eux-mêmes les textes du scénario.»
L’application, qui coûté 140 000 euros, financée pour moitié par des fonds européens, est lancée en 2013. Le succès est immédiat, même si le buzz autour de la nouveauté retombe quelques mois après. «Nous n’avons pas fait Jumièges 3D dans le but d’attirer toujours plus de monde. Ce n’est pas un gadget, mais un outil de médiation sérieux et performant». À tel point qu’en octobre 2013, l’application Jumièges 3D s’est vue attribuer le prix de la meilleure application mondiale lors du World Summit Award, le congrès mondial de la société de l’information, organisé par l’ONU. Une récompense qui a relancé l’intérêt des visiteurs pour l’appli 3D. «Je pense toutefois que le Département a minimisé à l’époque la nécessité de communiquer autour du produit. D’autant qu’il était précurseur en la matière.» Un avis que partage aussi Gaël Hamon, le concepteur de l’application.
Quatre ans après son lancement, Jumièges 3D n’a pas vieilli. D’autant qu’il est maintenant possible de télécharger sur sa propre tablette le programme. Et éviter ainsi de la louer pour 5€. «La réalité augmentée, c’est un peu la version moderne du guide touristique» sourit Isabelle Maraval. qui rêve de voir un jour les visiteurs chausser des lunettes immersives. «Mais quand on se déplace, ce n’est pas encore au point...»
Olivier cassiau

Meilleure appli culturelle mondiale en 2013

Des visites tout en restant chez soi
Si la réalité augmentée reste encore singulière dans la communication numérique des lieux patrimoniaux et muséaux, les visites virtuelles sont désormais un outil de promotion assez répandu, notamment dans les musées. Même si des institutions comme les musées des Beaux-arts de Rouen et de Caen ne proposent rien, d’autres ont fait le pari de permettre en quelques clics de se promener au sein de leur établissement.
Le musée André-Malraux du Havre a même été choisi en 2012 par Google pour être l’établissement pilote en France pour Art Project, une visite virtuelle s’appuyant sur sa technologie déjà utilisée pour le service Streetview permettant de son ordinateur de se déplacer dans les allées de l’établissement.
Intérêt international
Le service permet également d’ausculter quelques-unes des œuvres les plus emblématiques des collections du MuMa. Et depuis 2014, une application mobile mise au point par Google permet au visiteur numérique de contempler des œuvres en haute définition avec commentaires en français et en anglais. L’intérêt est avant tout international puisque la galerie virtuelle est principalement consultée à l’étranger, notamment aux États-Unis. Contre toute attente, des petits établissements culturels comme le musée de l’horlogerie à Saint-Nicolas d’Aliermont ou le musée des automates à Falaise proposent également des visites virtuelles. «Nous sommes dans une zone rurale, mais avec l’envie d’être connectés sur le monde», explique Hélène du Mazaubrun, Conservateur du musée de Saint-Nicolas d’Aliermont. «De plus l’horlogerie ayant toujours été à la pointe de l’innovation, notre musée se doit d’être à la hauteur.» Hélène du Mauzaubrun voit dans les outils numériques une manière de rendre au public le plus vaste des collections qui lui appartient. «L’accessibilité des œuvres est une priorité pour les établissements financés par les collectivités.» Si à ce jour, la visite virtuelle du musée de l’horlogerie reste sommaire, il pourrait évoluer puisque l’établissement a été retenu par la Région Normandie dans sa volonté de développer le tourisme numérique.
Un outil de promotion
Guy de Vendeuvre, propriétaire du château de Vendeuvre dans le Calvados a développé une visite virtuelle du château avec le projet de dévoiler sans trop en montrer. «Une visite en 3D sur son ordinateur doit donner envie de se déplacer. C’est avant tout un outil de promotion.» En revanche, le châtelain de Vendeuvre est plus sceptique sur les outils numériques sur place. «Se documenter chez soi de son ordinateur c’est bien. Mais se perdre dans la 3D au sein même du château, ce serait perdre ce qui fait son charme, son mystère, sa poésie... Il faut savoir encore regarder les choses comme elles sont...»
Ph.L.
 
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