La météo de DAESH pourrit notre saison estivale? Une seule solution: RESTONS NORMANDS!
Difficile de tenir un agenda lorsqu'on le programme longtemps à l'avance car l'agenda conjoncturel sur lequel personne n'a, semble-t-il, prise vient trop souvent mettre en pièce l'agenda mis en place par les plus savants "rétro-plannings"! Cela fait 950 ans qu'on attendait de pouvoir fêter en Normandie l'année héroïque d'Hastings fondatrice d'une formidable aventure commune entre la Normandie et l'Angleterre qui durera jusqu'en 1204 voire bien après...
Face à la menace lancinante du terrorisme dit de "proximité" et face à ce robinet de propagande salafiste déversé sur les smartphones de certains, on peut céder à la facilité d'annuler ces événements, ces festivités depuis longtemps prévues, pour "raisons de sécurité".
On constatera ainsi que la Grande Braderie de Lille chère à Martine Aubry a été annulée tandis que le rassemblement de vieux gréements de Brest cher au Ministre de la Défense de la Bretagne a, quant à lui, bien eu lieu.
- Lire l'article de Paris Normandie ci-après:
Menace. Faute de pouvoir garantir la sécurité de la foule face au risque d’attentat, des fêtes et manifestations populaires sont réduites, déplacées ou annulées, la plus emblématique étant la braderie de Lille qui a été rayée du calendrier 2016. À Fécamp, le parcours du corso fleuri a été raccourci.
À Saint-Jouin-Bruneval, à Seyne-sur-Mer (14) et à Villers-sur-Mer (14), les feux d’artifice ont été supprimés. À Yport, ce sont des concerts qui ont été déprogrammés, faute de présence des forces de l’ordre fortement sollicitées par ailleurs. Partout, l’exigence de sécurité est montée d’un cran.
Des procédures renforcées
L’élévation de ce niveau, ordonné dès le lendemain du carnage par une circulaire ministérielle et rappelé le 27 juillet dernier par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à l’issue d’un Conseil de défense et de sécurité, s’est immédiatement traduit par un renforcement des procédures et de l’examen préalable des dispositions prises pour la sécurisation des fêtes et manifestations populaires. Et si ce ne sont évidemment pas ces mesures, mais bien les menaces d’attentats qui doivent être mises en cause, elles sont directement à l’origine de reports, réductions, déménagements ou annulations de nombreux événements estivaux, tels la fête du jasmin de Grasse, la Prom’Party du 15 août à Nice, ou encore des feux d’artifice de Collioure, de La Baule et, dans la région, de Seyne-sur-Mer et de Villers-sur-Mer, deux communes du Calvados. Ainsi que de celui de Saint-Jouin-Bruneval ce soir, tant par respect pour les victimes de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray que pour raison de sécurité (lire par ailleurs).
Évidemment, l’annulation de la braderie de Lille, où deux millions de personnes déambulent traditionnellement le premier week-end de septembre, constitue un marqueur fort de ce renforcement de la sécurité, qui touche également des manifestations de dimensions infiniment plus modestes (lire par ailleurs). Ainsi, la première partie des concerts programmés dimanche prochain sur l’esplanade du casino d’Yport a été annulée faute de disponibilité des forces de l’ordre, mobilisées ailleurs. En revanche, les récitals en soirée de Fred Blondin et des Forbans, ainsi que le feu d’artifice, pourront se dérouler sous surveillance policière et avec le renfort de militaires du dispositif Sentinelle. « La suppression des concerts de l’après-midi est une déception, mais nous ne pouvions bien sûr pas faire l’impasse sur la sécurité», souligne Audrey Watbot, qui précise qu’environ 3 000 personnes se pressent habituellement, « par beau temps», devant le casino d’Yport.
« Il est impossible de fixer une jauge, d’avancer un chiffre en deçà duquel un événement n’est pas considéré comme présentant un risque d’attentat: cela dépend de sa nature, de la configuration des lieux, de sa sensibilité... Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a d’ailleurs rappelé que la menace est globale et protéiforme, explique Yvan Cordier, secrétaire général de la préfecture de la Seine-Maritime. C’est pourquoi chaque situation doit être soigneusement étudiée, au cas par cas.»
Déjà dans une posture « de très grande vigilance» renforcée par l’instruction ministérielle du 17 juillet, qui rappelle que la sécurité est d’abord une attention partagée entre les organisateurs, le maire au regard de ses pouvoirs de police, les forces de l’ordre et le préfet du département, les autorités ont décidé d’accentuer et de formaliser davantage les réunions préparatoires aux manifestations publiques. C’est ainsi que jeudi, en sous-préfecture de Dieppe, furent étudiées les modalités d’accès au festival « Rock sur les galets », où sont attendues, lundi 15 août, plus de 5 000 personnes dans une enceinte similaire à celles des « fans zones » de l’Euro 2016.
« Aucune mesure d’interdiction à ce jour »
« On vérifiera la qualité du barriérage, les contrôles d’accès, les filtrages avec fouille des sacs. Nous n’hésiterons pas à mettre en œuvre les nouvelles mesures de police administrative prévues par la loi du 21juillet dernier, qui proroge l’état d’urgence et autorise les forces de l’ordre à pratiquer des contrôles d’identité et des fouilles de véhicules. Évidemment, nous en informerons l’autorité judiciaire qui était seule, avant la déclaration de l’état d’urgence, à avoir la possibilité d’autoriser de telles mesures», indique Yvan Cordier.
Outre le festival de rock, la sécurité des cérémonies de commémoration du raid du 19 août 1942, mais aussi celle du festival des cerfs-volants, début septembre, ont été étudiées lors de cette réunion à Dieppe. Aujourd’hui, le doute plane sur la tenue de ce rendez-vous international.
« À ce jour, aucune mesure d’interdiction n’a encore été prise pour un événement en Seine-Maritime, rassure toutefois Yvan Cordier. Mais évidemment, madame la préfète n’hésiterait pas à le faire si les conditions de sécurité lui paraissaient insuffisantes.»
Franck Boitelle
f.boitelle@presse-normande.com
Comme on sait, la Normandie a été frappée en l'un de ses coeurs spirituels par ces nouveaux "barbares" le 17 juillet dernier à Saint Etienne du Rouvray et on pouvait craindre après un tel traumatisme collectiff une vague d'annulations d'événements festifs ou culturels en Normandie. Certes, quelques feux d'artifices ont été supprimés sur la côte mais M. Ollivier, DRAC de Normandie, rencontré à l'occasion d'un beau concert donné à l'abbaye de la Lucerne (Manche) par l'Ensemble vocal féminin normand "De Caelis" entremêlant musiques médiévales occidentales célébrant la tradition de l'amour courtois et musiques traditionnelles persanes du "Ghazal" célébrant la poésie et l'amour (tout un symbole...), semblait rassuré: en Normandie contrairement à d'autres régions, les annulations d'événements restent l'exception...
Dans ce contexte particulier, on ne pourra alors que saluer l'engagement et le courage 100% normand de Pierre Mouraret maire communiste de Dives sur Mer (Calvados) qui annonce le maintien des festivités du 950ème anniversaire de l'embarquement de Guillaume duc de Normandie et de ses hommes pour la conquête de l'Angleterre.
- Voici, en intégralité ce message du Normand Pierre Mouraret:
"Après les odieux attentats de Nice et de St Etienne du Rouvray, la tentation est forte d’annuler les manifestations de l’été. Pourtant, avec les maires de Houlgate et de Cabourg, nous avons décidé de maintenir les fêtes du 950ème anniversaire du départ de Guillaume le Conquérant les 6, 7, 8 et 9 août et d’en assumer toutes les contraintes liées aux mesures de sécurité nécessaires.
"Maintenir cette fête, c’est vouloir continuer à vivre tout simplement, à vivre ensemble. C’est, en quelque sorte, un acte de résistance face aux barbares qui veulent nous diviser, briser notre pacte républicain, défaire notre société qui s’est construite au fil du temps dans la tolérance, la fraternité, la démocratie.
"Si nous voulons commémorer cet évènement historique, ce n’est pas pour valoriser la conquête guerrière, mais parce que cette histoire est notre histoire et comme l’a dit si bien Arcisse de Caumont, historien, membre fondateur de la société des antiquaires de Normandie en 1862, lors de l’inauguration de la plaque installée dans l’Eglise de Dives et où figurent les noms des compagnons de Guillaume : « Nous sommes de notre siècle, mais nous respectons le passé. Le passé, c’est l’échelle que les générations ont parcourue pour arriver où nous sommes et l’on ne sait pas assez combien il a fallu d’efforts pour obtenir le progrès dont nous jouissons aujourd’hui ». C’est ce progrès qu’il nous faut, ensemble, aujourd’hui, protéger.
"Pendant ces trois jours, à Cabourg, Dives, Houlgate, nous allons faire la fête, nous divertir et nous instruire. (Programme à consulter sur le site: guillaume2016.fr)
"Nous vous invitons à venir fêter, avec nous, cet évènement historique considérable, magnifiquement illustré par la célèbre tapisserie de Bayeux et qui a profondément marqué notre territoire. Vous y serez bien accueillis.
Chaleureusement,
Pierre MOURARET


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