TEMPETE ELEANOR: La Normandie durement touchée
Inondations, ressac de la mer qui déplace des blocs de bétons, arbres tombés sur les voies ferrées et sur les lignes électriques. Galère des usagers de la SNCF dans les trains et les gares de Normandie: ça on en a l'habitude qu'Eléanor nous rende visite ou non...
Poule d'eau qui nous fait notre revue de presse normande quotidienne vous propose les liens suivants:
https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/tempete-eleanor-rouen-les-pieds-dans-l-eau-5481695
C'est à l'occasion des tempêtes un peu exceptionnelles que le public se rend compte de l'utilité et de l'efficacité des services publics que Messieurs les raboteurs de Bercy sous-financent avant démantèlement et privatisation à venir...
Quelques images spectaculaires du passage de la tempête Eléanor en Normandie:
Ferry dans la tempête:
Une nouvelle île en Seine à Rouen...
Au Havre, sur le môle Ouest de Sainte Adresse, il neige de l'écume...
Ressac d'enfer sur le perret d'Etretat...
Les scientifiques de l'université de Caen nous mettent en garde: les tempêtes vont devenir de plus en plus fréquentes avec le changement climatique et l'augmentation du niveau de la mer. Toutes les côtes situées a des altitudes égales ou inférieures au niveau moyen de la mer sont menacées. En Normandie, ce risque devient le premier risque naturel auquel les autorités publiques vont devoir faire face: il faudra certainement limiter l'urbanisation du front de mer et renforcer les protections déjà existantes sachant que les protections les plus efficaces sont les protections naturelles (dunes, galets, végétation...)
A Ver sur Mer (Calvados), petite station balnéaire établie sur un cordon dunaire étroit, la mer a envahi la "mielle":
La "mielle" c'est un mot typiquement normand qui définit des terres basses et marécageuses situées juste derrière le cordon dunaire... Ces "mielles" ou "marais" ou "landes" n'étaient pas construites ni exploitées pour l'agriculture mais réservées pour le pacage commun des troupeaux. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que ces mielles furent drainées et poldérisées pour être mises en culture ou urbanisées avec la vogue des bains de mer.














