CHATEAU DE TANCARVILLE: Les FOOTEUX PARISIENS s'en foutent du patrimoine normand...
UNE HONTE !
Alors que dans le cadre du pôle métropolitain de l'estuaire, les élus concernés réfléchissent enfin à une mise en réseau des principaux sites touristiques qui pourraient faire rayonner davantage la Seine normande dans son estuaire, l'état du château de Tancarville, l'un des hauts lieux de l'histoire normande et du tourisme culturel normand est préoccupant pour ne pas dire davantage...
Ce qui est à lire ci-dessous est proprement scandaleux: la Normandie comme terrain de jeu des Parisiens, ça suffit! Surtout lorsqu'il s'agit de vedette du petit écran et de footeux plein aux as !
Tancarville. Compte tenu des risques présentés par l’édifice, le maire a imposé un périmètre de sécurité autour de lui. Il a aussi demandé à la préfète d’exiger des travaux auprès des propriétaires.
Benjamin Castaldi aussi ?
Le Monument historique appartient pourtant à plusieurs personnes. Il serait notamment, pour une petite part, la propriété de l’animateur de télévision Benjamin Castaldi, disent le maire et le président des Amis du Château, Jean-Loup Diviné. Il est aussi et depuis 2013, dans une plus large mesure, la propriété d’une Association syndicale libre réunissant plusieurs footballeurs professionnels, qui avait promis d’y réaliser dix-neuf logements de standing. Mais jusqu’à présent, le Franco-Sénégalais Rémi Gomis, président de cette structure qui permet une importante défiscalisation en échange d’une revalorisation, et ses camarades, n’ont rien fait transformer dans le château neuf, ce grand bâtiment du XVIIIe siècle orné de cheminée voué à retrouver son luxe d’antan. Dans la tour de l’Aigle, du XVe siècle, seule une mise hors d’eau a été réalisée.
Le cabinet d’avocats bordelais qui représente ces sportifs, Rivière avocats associés, explique que le frein au projet serait de nature administrative. Il répète que la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Normandie a exigé que soient réalisées des fouilles sur le site. « La tour carrée du XIIe siècle a été beaucoup transformée, songe Jean-Loup Diviné. Peut-être veut-on en rechercher le sol d’origine », ajoute le défenseur du patrimoine.
Mais de son côté, le maire, qui était, comme l’association, sans contacts directs avec les propriétaires et privés d’informations nouvelles sur le dossier, a décidé de réaliser deux démarches. Face au danger des pierres mais aussi face à celui de ce puits dans lequel pourrait chuter un intrus, David Sablin a d’abord signé un arrêté temporaire fixant un périmètre de sécurité aux abords du château, le 17 novembre dernier. Des barrières ont été installées en plusieurs endroits, sur la voie publique, pour empêcher l’accès aux portes de l’édifice. Aussi, en contrebas, une partie de l’aire de co-voiturage tancarvillaise a été sacrifiée pour éviter tout incident.
La préfète aurait sévi
Prenant ainsi ses responsabilités, l’élu a aussi écrit à la préfète en ce mois de janvier. Pour lui demander d’exiger des travaux auprès des propriétaires. Et donc en priorité des actions pour sécuriser ces lieux que seule l’association tente de cadenasser, et qui ont encore été visités, récemment. « On est en train de nous voler des pierres. Du silex noir » dont plusieurs mètres carrés auraient disparu à l’intérieur même de la cour, s’insurge Jean-Loup Diviné. Il considère aujourd’hui le château comme un endroit « extrêmement dangereux », et aimerait le voir surveillé par un gardien.
Ayant pu enfin identifier des adresses concernant les propriétaires, le maire les a avertis de sa démarche envers la préfète. « J’ai eu un retour des services de l’État, qui leur ont demandé de sécuriser les lieux », précise le premier magistrat de la commune.
Même si aucun arrêté de péril n’a encore été émis, David Sablin affirme avoir bon espoir que l’affaire accèlère. Qu’une mise en sécurité annonce de plus ambitieux chantiers. Quitte à ce que la préfecture en vienne à l’injonction, voire à une sollicitation des services du ministère de la Culture pour faire réaliser des travaux d’office.
| Arnaud ROUXEL |

