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L'ETOILE de NORMANDIE, le webzine de l'unité normande
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8 mars 2018

Les tartufes jacobins veulent réduire la vitesse à 80km/h: les présidents des départements normands s'y opposent!

Le jacobinisme sans nuances de Lille à Perpignan et de Brest à Strasbourg confine au ridicule avec cette mesure de réduire la vitesse à 80 km/h sur les routes départementales à double sens sans séparateur central...

Officiellement c'est une mesure pour améliorer la sécurité routière.

Officieusement, ladite "sécurité routière" tout comme la sécurité de nos poumons à préserver du tabagisme, est gérée depuis un bureau du Trésor public à Bercy.

S'obstiner à évoquer la sécurité routière pour justifier cette mesure relève de la pire des tartuferies puisque la sécurité routière relève, concrètement et objectivement, de la... fiscalité: les amendes sont des taxes qui ne disent pas leur nom.

La majeure partie de l'argent collecté à l'occasion des infractions au Code la Route, notamment les contrôles de vitesse, ne va ni à l'entretien des routes ou à l'amélioration de la sécurité des routes dangereuses ni même à la prévention et à la formation des automobilistes. L'essentiel entre dans le budget général de l'Etat au même titre que la TVA.

Voilà pour le premier point.

Pour le second, on ne dira jamais assez que les tartufes de la sécurité routière sont les pires: si les routes sont, avant tout, des cimetières, alors pourquoi autoriser des engins de mort roulants qui sont, à notre connaissance, les seuls outils techniques dont les possibilités outre-passent dangereusement la norme juridique qui justifie ou encadre leur utilisation? Revivons d'urgence nos belles amours dans les 2CV de notre jeunesse et interdisons l'accès de nos routes à tous ces SUV hauts sur roues ou ces pseudo-sportives dont le compteur est gradué au delà de 200 km/h. Si la loi exige que nous ne roulions pas au-delà de 79,9 km/h, alors que les moteurs soient moins puissants, soient bridés et que tous les véhicules soient équipés d'un système de régulation de la vitesse...

Sachant que dans la vraie vie et dans les moments du réel le plus concret, un concret qui, hélas, peut nous conduire, il est vrai, à la mort ou à faire advenir la mort d'un innocent ayant le tort d'être là au mauvais endroit et au mauvais moment (autrefois on parlait volontiers du "destin", du "fatum"), il est rare que tout arrive parfaitement selon ce qui était préalablement prévu par l'ingénieur ou par le législateur: c'est le fameux risque "zéro" qui n'existe pas et qui rend la conception d'un véhicule automobile entièrement automatisé si difficile...

Car, soyons honnête: qui n'a jamais fait aucun excès de vitesse, ne serait-ce que pour doubler sur une route départementale de campagne, un tracteur ou un camion gênant?

Qui n'a jamais confondu le chiffre inscrit au centre d'un panneau cerclé de rouge avec la valeur de la vitesse "idéale" autorisée? Qui donne l'impression d'avoir le droit de rouler dans une zone de tolérance et de confort implicitement admise par tous ou presque autour de 50/55 sinon 60km/h au lieu d'un 45 km/h parfaitement légal lorsque la vitesse est officiellement limitée à 50km/h? Qui n'a jamais pilé à l'approche d'un radar préalablement signalé pour réaccélérer après?

PERSONNE!

A moins de n'avoir jamais conduit, qui plus est, sur une route départementale rurale où les alternatives à l'automobile pour se déplacer sont parfois inexistantes...

A moins de ne conduire que sur des autoroutes concédées à péage où de grosses berlines de marques allemandes s'offrent le droit de rouler au moins jusqu'à 130 km/h si ce n'est davantage en payant sa "Liber-T"...

Les tartufes de la sécurité routière sont donc insupportables, à commencer par ces donneurs de leçon officiels qui roulent en voiture officielle à chauffeur en explosant les limitations de vitesse pour ne pas rater l'heure de l'inauguration officielle...

Ainsi, on se souviendra qu'en 2015 sur l'A13 entre Le Havre et Paris, un certain Edouard Philippe alors député-maire du Havre s'était fait contrôler à 150 km/h sur la portion de l'autoroute limitée à 110 à la hauteur de Rouen dans le cadre d'un déplacement à caractère privé: son permis lui avait été retiré sur le champ par les gendarmes...

http://www.lepoint.fr/politique/quand-edouard-philippe-roulait-a-150-km-h-10-01-2018-2185466_20.php


Lire, ci-après cet article de La Manche Libre (06/03/18) qui rend compte de la position des présidents des départements de la Manche, Orne et Calvados opposés à une généralisation de la vitesse maximale autorisée à 80km/h sur les routes départementales:

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-478181-limitation-a-80km-h-des-elus-de-normandie-ecrivent-au-gouvernement

Limitation à 80km/h : des élus de Normandie écrivent au gouvernement

478181

Les présidents des départements de la Manche, du Calvados et de l'Orne font partie des 28 signataires d'une lettre adressée au gouvernement concernant la réduction de 90 à 80km/h de la vitesse sur les départementales. Ils demandent une application "au cas par cas" de cette nouvelle limitation. 

Le passage de 90km/h à 80km/h sur les routes "à double sens et sans séparateur central qui composent le réseau secondaire de notre pays" ne fait toujours pas l'unanimité.

Trois Normands signataires

28 présidents de départements appartenant au groupe "Droite, Centre, Indépendants" de l'Assemblée des départements de France viennent de prendre leur plume pour écrire au gouvernement sur le sujet. Parmi eux, trois élus de Normandie : le président du Département de la Manche Marc Lefèvre, celui du Calvados Jean-Léonce Dupont et celui de l'Orne Christophe de Balorre.

Quel bilan ?

Les signataires s'appuient sur un dossier publié le mardi 13 février 2018 par l'association 40 millions d'automobilistes. Cette dernière a rendu public le bilan de l'expérimentation de cette nouvelle mesure sur trois tronçons (entre Vesoul et Rioz, entre Auxerre et La Charité-sur-Loire et entre Crozes et Hermitage-Valence). "Selon les chiffres compilés par l'association, la baisse de la limitation de vitesse n'a pas permis de réduire la mortalité routière", expliquent les signataires.

Du cas par cas demandé

Les élus poursuivent : "L'application généralisée et indifférenciée de cette nouvelle règle engendre inévitablement une incompréhension de la part des automobilistes. C'est pourquoi, les Présidents des Départements soussignés demandent au gouvernement de renoncer au projet d'abaissement global de la limitation de vitesse de 90 à 80km/h sur les routes du réseau secondaire et de privilégier des solutions pragmatiques, au cas par cas, en concertation avec les Départements sur les tronçons les plus accidentogènes." 

 

 

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Commentaires
B
l'Etat a mis des conditions telles que ça va être compliqué et onéreux de remettre les routes à 90 Km/H. <br /> <br /> Le département à la place, va faire une conneries onéreuse, elle aussi, qui ne fera pas diminuer les accidents https://www.ouest-france.fr/normandie/la-bande-multifonctions-change-nos-routes-2863101
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M
Pschitt <br /> <br /> https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/le-departement-manche-renonce-90-km-h_29730746.html
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C
Le département de l'Orne boycotte les panneaux à 80km/h...<br /> <br /> <br /> <br /> https://actu.fr/societe/80-kmh-dans-lorne-departement-fait-greve-panneaux-refuse-les-debacher_17594408.html
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C
80km/heure: une réduction possible de plus de 39 MILLIARDS du PIB français selon Jean Poulit, ancien directeur général de l'institut géographique national...<br /> <br /> <br /> <br /> http://www.lepoint.fr/automobile/securite/80-km-h-sur-routes-le-boulet-economique-20-06-2018-2228717_657.php<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Les calculs paraissent savants. Passer de 90 à 80 km/h n'aurait, selon la Sécurité routière, que des conséquences secondaires : « Il faudra compter 45 secondes de plus pour un trajet de 10 kilomètres et 2 minutes pour 25 kilomètres. Mais cela permettra aux conducteurs d'économiser 120 euros par an de carburant », fait-elle valoir en soulignant que, selon des estimations de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), « ce ralentissement pourra réduire de 30 % les émissions de polluants ». Pour 10 km/h de moins, cela tient du miracle. Avec 20 km/h de moins encore, à 60 km/h, on roulerait sans doute, selon ce raisonnement, sans carburant.<br /> <br /> <br /> <br /> Voilà le genre de sornettes volontiers véhiculées par les services du Premier ministre qui cherchent à toute fin à justifier une mesure réprouvée par trois quarts des Français. Voyons de quoi il s'agit. Une première expérience toute simple : prenez votre montre et voyez ce que représentent, pour de courtes distances, 45 secondes supplémentaires et puis deux minutes. C'est déjà considérable !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais lorsqu'on prend des professionnels du volant qui passent leurs journées sur les routes, le bilan vire à la catastrophe. Soit il leur faudra passer, pour exécuter les mêmes tâches, 12 % de temps en plus. Sur une journée de huit heures, cela représente… 58 minutes ! Soit leur employeur diminue leur rendement et augmente d'autant le montant de ses facturations auprès de ses clients. Pas très crédible.<br /> <br /> Un million de kilomètres frappés<br /> <br /> <br /> <br /> Pour préciser les choses de façon plus scientifique, il faut retenir les travaux de Jean Poulit, ancien directeur général de l'Institut géographique national, ancien chef du service de l'exploitation et de la sécurité routière et initiateur de l'opération Bison futé. On ne peut pas dire qu'il ne connaît pas son sujet. Or, rapporté par la Ligue des conducteurs, il a évalué l'impact économique d'une baisse des limitations de vitesses sur les autoroutes (de 130 à 120 ou 110 km/h), les routes (de 90 à 80 km/h) et en ville (de 50 à 30 km/h sur 80 % de la superficie des zones urbaines en maintenant à 50 km/h la vitesse sur la partie la moins centrale).<br /> <br /> <br /> <br /> Jean Poulit estime qu'une telle diminution de la vitesse pourrait entraîner « une réduction du produit intérieur brut de 1,94 %, soit de 39,55 milliards d'euros par an ». Or, le passage à 80 km/h décidé le 9 janvier 2018 et promulgué le 17 juin au Journal officiel concerne le réseau secondaire certes, mais un réseau structurant les régions qui représente officiellement 400 000 kilomètres de routes. En réalité, c'est beaucoup plus, comme l'a démontré Auto Plus et TomTom qui parlent, comme nous l'avions évoqué ici même, d'un million de kilomètres.<br /> <br /> <br /> <br /> Il suffit en effet d'enlever, au réseau total, les autoroutes et les routes à quatre voies pour obtenir ce chiffre, certes avec de petites routes, des vicinales, mais qui sont concernées elles aussi par le principe du 80 km/h. On mesure donc là les conséquences de l'initiative d'Édouard Philippe qui aurait dû prendre en compte les travaux de Jean Poulit. Et voici sa démonstration, répercutée par Pierre-Olivier Cavey, directeur des études et des campagnes de la Ligue de défense des conducteurs.<br /> <br /> Portée de déplacement<br /> <br /> <br /> <br /> « Contrairement à une idée intuitive, la réduction de la vitesse sur route et autoroute ne conduit pas, statistiquement, à augmenter les temps de trajet, mais à diminuer la distance moyenne parcourue par trajet, ce que l'on appelle la portée du déplacement. Il en résulte une perte d'efficacité économique. […] Une réduction de la vitesse moyenne de 12,5 % a pour effet de réduire de 23,44 % le territoire accessible, à temps de trajet constant. Cela signifie que le marché de l'emploi accessible en une heure baisse de 23,5 %, que les commerces et les équipements commodément accessibles baissent également en nombre de 23,5 %. »<br /> <br /> <br /> <br /> De cette façon, l'abaissement de la vitesse à 80 km/h est un revirement au regard de l'histoire des transports, c'est-à-dire de tous les efforts qui ont été faits pour « rapprocher » les territoires par la réduction du temps de transport. Une notion déjà redoutée par les régions qui sont vent debout face au 80 km/h. Cela va en effet mettre en péril des entreprises et des commerces, dont la zone de chalandise se contractera en fonction de cette « portée du déplacement », s'étiolant comme peau de chagrin.<br /> <br /> <br /> <br /> Tous ceux qui se rendent au travail avec des trajets déjà très longs se préparent, après le faux-semblant d'un allègement du trafic dû à la saison estivale, à une rentrée 2018 kafkaïenne. Et plus de temps passé sur les routes, c'est plus d'exposition au risque d'accident, une notion négligée là encore par le Premier ministre.<br /> <br /> Consommation miracle ?<br /> <br /> <br /> <br /> Enfin, la prétendue diminution des consommations de 30 % et donc des émissions polluantes n'est pas ce que prévoient les spécialistes. Le laboratoire d'Auto Plus s'est livré à Montlhéry à des mesures comparées avec un Renault Kadjar dci 130. Sur le même test en circuit, avec un véhicule non soumis aux aléas de la circulation, celui-ci est passé d'une consommation de 5,4 l à 4,9 l, soit 10 % d'économie, et non 30 %. Bien loin donc de l'optimisme gouvernemental. Et les 120 euros épargnés par an évoqués par les pouvoirs publics le seront à condition d'effectuer 20 000 kilomètres dans l'année, ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale de 12 800 kilomètres.<br /> <br /> <br /> <br /> Pire, à moins d'être équipés d'une boîte automatique qui fera toute seule le travail, les possesseurs de boîte mécanique vont devoir utiliser un rapport de boîte inférieur afin de conserver un temps de réponse raisonnable pour la sécurité à l'accélération. Et donc consommer plus.<br /> <br /> <br /> <br /> Ainsi, les effets négatifs du 80 km/h, aisément vérifiables, l'emportent largement sur les pseudo-atouts qu'on lui prête et qui sont de toutes parts contestés. La modernité d'une société s'évalue en termes de performances et parmi celles-ci, il y a la vitesse d'exécution. Ralentir le rythme de la circulation, c'est ralentir aussi les échanges économiques du pays.
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B
Cette route est hyper dangereuse entre Valognes et Cherbourg.e ne comprends pas pourquoi les élus du Cotentin ne se battent pas davantage pour obtenir les aménagements pour faire de la RN 13 une véritable 2x2 voies gratuite jusqu’aux portes de Cherbourg. <br /> <br /> Ils pourraient aussi faire pression pour le classement de la RN 13 en section autoroutière GRATUITE (au titre de l'enclavement). Ainsi l'A13 serait l'axe Paris-Cherbourg, ce qui me semblerait normal.
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