etoile  Rarement des faits divers sont rapportés ici. Mais ce fait divers est tellement choquant et horrible... je vous laisse juge! (âmes sensibles & petites natures s'abstenir!)

Le corps mutilé gisait devant l'immeuble - Un suspect a été arrêté, hier, à Cherbourg, près du corps atrocement mutilé d'un homme de 46 ans.

CHERBOURG.- Devant l'immeuble surnommé le « H 100 », une barre de treize étages dans le quartier des Provinces à Cherbourg, un petit groupe d'habitants prend le soleil. Cet après-midi, un seul sujet de conversation : le crime qui s'est déroulé à quelques mètres de là, devant l'entrée du n° 6.
La police interdit l'accès de la cage d'escalier et interroge les voisins d'un appartement situé au troisième étage. C'est là que s'est produit le drame, en pleine nuit.
Il est 4 h, mercredi. Des riverains entendent des cris et appellent le commissariat. En se penchant à la fenêtre, sous l'éclairage blafard du parking, ils voient un homme nu, allongé sur un corps.
A leur arrivée, les policiers découvrent un cadavre atrocement mutilé au couteau, gisant dans une mare de sang.

« Je suis Dieu, justice est faite »

Les policiers interpellent, non loin, un homme nu qui tient des propos incohérents : « Je suis Dieu, justice est faite... »
Hier soir, Michel Garrandaux, le procureur de la République de Cherbourg, a expliqué que cet homme de 30 ans vivait dans l'appartement du numéro 6, au troisième étage. « Il a traîné le corps de sa victime et l'a descendu jusqu'au parking. » Il est incapable d'expliquer quoi que ce soit. Sa garde à vue a été interrompue sur prescription médicale. Le suspect n'a pu être interrogé. Il a été transféré en secteur psychiatrique.
La victime, Patrick Laurent, 46 ans, père de cinq enfants, divorcé, vivait avec sa compagne dans un appartement de la rue de Picardie, à quelques centaines de mètres des lieux du drame. Le suspect, lui, n'habitait aux Provinces que depuis quatre mois. « On ne sait pas si les deux hommes se connaissaient. L'agresseur a des antécédents psychiatriques dans un autre département. » La justice attend maintenant le résultat de deux expertises : « L'autopsie nous permettra de déterminer les causes de la mort, et de dire si les actes de torture et de barbarie ont été commis avant ou après le décès. » Aujourd'hui, les psychiatres diront aussi si le meurtrier peut être entendu, ou s'il faut l'interner.

Thierry DUBILLOT. (Ouest-France)