24 février 2012
Laurent Beauvais président de région en Normandie, à propos de la race bovine normande...
Hier et aujourd'hui a lieu à Briouze un grand rassemblement d'éleveurs de race normande organisé par l'association ornaise présidée par Pierre Mezieres.
Ce salon " terre de normandes " rencontre un grand succès
http://www.orne-conseil-elevage.fr/agenda/items/briouze-terre-de-normandes.html
Présent, j'ai parlé des efforts que la région développait avec l'Organisme de Sélection de la race normande (OSN) mais aussi par le soutien à l'obtention de l'AOC "boeuf traditionnel normand".
Pourquoi cette race équilibrée et identitaire ne se développe pas plus en Normandie ?
Nous ne sommes pas assez volontaristes ? Les politiques publiques ne sont pas assez incitatives ? Les politiques d'AOC comme par exemple les AOC fromagères ne sont pas assez contraignantes ?
Ou bien faisons-nous fausse route et devons nous considérer qu'une politique de normandisation des troupeaux n'a pas ou plus d'intérêt dans le contexte actuel ?
Moi qui prône une politique renforcée de l'identité normande, je m'interroge, me sentant un peu seul dans ce combat !

Commentaire de Florestan:
Nul n'est prophète en son pays! Le plus grand troupeau de race normande est désormais au Wisconsin et en Colombie. Raison de plus de soutenir les pays naisseurs normands dans le cadre d'une politique régionale ambitieuse: on rappelera à Monsieur Le Vern qu'il y a aussi des troupeaux de normandes dans le pays de Bray...
Dommage que le "Bovines" d'Emmanuel GRAS nous présente des Limousines en Normandie et dommage que ce superbe documentaire en sortie nationale ce mercredi ne le soit pas vraiment dans les salles normandes...
23 février 2012
LE PARI DE RUFENACHT: Mettre la NORMANDIE en SEINE AVANT LES PRESIDENTIELLES!
A lire dans les pages de Ouest-France, édition caennaise, les grandes lignes du RAPPORT RUFENACHT:
18 milliards d’euros pour la vallée de Seine
Aménagement du territoire mercredi 22 février 2012
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Le Pont de Normandie, reliant les deux berges de la Seine.
D. R.
« Paris Seine Normandie » ou « Grand Paris métropole maritime », le nom du Grand Paris jusqu’au Havre n’est pas encore arrêté. Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre et commissaire général au développement de la vallée de la Seine, n’a pas attendu pour dévoiler, hier à Paris, les grandes lignes du rapport sur le développement de la vallée de Seine qu’il vient de remettre au Premier ministre.
Il prévoit quatre grands investissements : la Ligne nouvelle Paris-Normandie pour réduire le temps de trajet entre les deux Normandie et la capitale ; les lignes de fret, y compris en Ile-de-France, pour développer l’acheminement des marchandises par le ferroviaire et le fluvial et se préparer à la concurrence du futur canal Seine Nord entre Paris et Anvers en 2020 ; la liaison entre les autoroutes A28 et A13 avec le contournement Est de Rouen « vieux serpent de mer ». Enfin, une liaison fluvio-maritime immédiate entre Port 2000 au Havre et la Seine pour sortir de l’hégémonie du camion qui transporte 85 % des conteneurs débarqués dans le port normand.
Un investissement de 18 à 20 milliards d’euros dont la moitié pour la seule Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). « Un investissement lourd », reconnaît Antoine Rufenacht, « mais pour 10-15 ans ».
Prochaine étape : trois réunions interministérielles souhaitées par François Fillon, puis la mise en place d’une gouvernance. Un commissaire ou secrétaire général, qui devrait être encore Antoine Rufenacht, présiderait une conférence de trois collèges de 45 personnes : 15 pour l’Etat, 15 pour les collectivités locales (trois régions Ile-de-France, Haute et Basse-Nomandie, 7 départements et les grandes agglos) et 15 du monde économique.
Le 21 mars la commission nationale du débat public va remettre son rapport sur la LNPN. Réseau ferré de France, maître d’ouvrage, décidera avant le 21 juin s’il la réalisera ou non.
Quant au changement politique à la tête de l’Etat, qui pourrait survenir à la présidentielle de mai, Antoine Rufenacht a réaffirmé que « ce projet d’intérêt national ne peut être réalisé que s’il bénéficie d’un très fort soutien politique au plus haut niveau de l’Etat ». Mais il se veut confiant : « Il y a une dynamique. Jusque chez les Franciliens et les Bas-Normands qui veulent y être associés. La mayonnaise est en train de prendre. »
Xavier ORIOT.
Commentaire de Florestan:
mettre la Normandie en Seine sera l'affaire des Normands eux-mêmes, le choix du nom du projet sera déterminant. L'appellation "PARIS SEINE NORMANDIE" avait déjà été proposé par Alain LECOMTE le président du comité technique préparant le débat public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie"... C'est le seul nom légitime qui puisse faire que la mayonnaise qui prend soit enfin dans le plat national et international.
C'est le GRAND PARI d'Antoine RUFENACHT qui animait déjà en 1985 un colloque au Havre sur le thème: "la Normandie, un enjeu national"
22 février 2012
LA BISQUINE DE GRANVILLE SOUS PAVILLON BRETON
A lire sur le blog d'un ami animateur d'un groupe musical spécialisé dans les chansons de marins normandes et anglaises, bien connu sur Granville...
Ceux qui aiment la Granvillaise et le patrimoine local, l'histoire de nos marins et de cette côte normande sont étonnés ( du sens "comme frappés par le tonnerre" ) par l'incompréhensible décision des Vieux Gréements granvillais de confier la gestion de notre bisquine par l'armement malouin de Bob Escoffier.
La bisquine de Granville sous pavillon breton ? Incompréhensible ! On invoque des difficultés de gestion. Pourquoi pas ! Mais n'y a-t-il pas sur le bassin de Granville assez de sociétés d'armement, faisant vivre et évoluer bateaux modernes et vieux grééments pour leur confier ce fleuron des vieux gréements de la Manche afin qu'il évolue à Brest sous les couleurs normandes ? Ils doivent bien rigoler les bretons !
Quand on voit qu'à Granville, on préfère exalter les falbalas d'un couturier parisien qui n'a jamais vécu ici, plutôt que l'histoire de la mer et des marins ! Quand on réalise avec quel enthousiasme on accueille et valorise la présence du Marité, dernier terre-neuvier normand ! Quand on se rend compte comment le patrimoine musical local, issu de la mer et des marins est traité ( dernièrement avec le carnaval et des chars de la celtitude, c'était Soldat Louis qui était invité ) ! on se demande si le Couesnon n'a pas fait une embardée à l'Est et mis toute la Manche en Bretagne.
Tant qu'on y est, une idée pour valoriser Saint-Paul : transformer le dôme en coiffe de bigouden, afin d'en faire un amer visible depuis Cancale et Saint-Malo. Après tout, ils sont ici chez eux, non ?
Et puis demander l'asile patrimonial où il reste de la Normandie.
(source: "le Mammouth manchois énervé", 22/02/12)
BOVINES: un documentaire COUP de COEUR de l'Etoile de Normandie

BOVINES, un documentaire d'une heure sans paroles humaines tourné dans nos pâtures normandes qui célèbre l'autre plus belle conquête de l'Homme: LA VACHE
Un documentaire magnifique avec les lumières splendides des cieux très changeants de la Normandie toujours entre soleil et pluie...
A lire sur ALLOCINE:
Emmanuel GRAS capte à la loupe la vie de la vache, son moindre meuglement, le moindre frémissement de son poil, parfois ses entrailles lorsqu’elle met bas. Il cale sa caméra dans un mode focus extrêmement rapproché pour cerner au mieux chaque étape de la vie d’une vache. Ce documentaire est ainsi proche de l’expérimentation. Naissance, rumination, sommeil, découverte, mise en camion pour l’étape ultime : toute la vie de la vache ici-bas est retranscrite et, grâce et à travers elle, c’est toute la campagne normande qui est célébrée. Ce jeune réalisateur, né à Cannes en 1976 et parisien d’adoption, a réalisé différents courts-métrages : La motivation ! en 2003, Une petite note d’humanité, Tweety lovely superstar, et Soudain ses mains en 2008. Avec Bovines , il se démarque du documentaire classique par l’esthétisme exceptionnel qu’il apporte.
Premier gros plan sur une parcelle de vache… La tonalité est donnée. La vache broute, rumine, elle ne fait que ça à vrai dire. Elle regarde la caméra, elle soupire, elle a l’air intriguée mais sans plus. Puis, c’est la vie du troupeau que la caméra englobe : un groupe bien soudé, qui se lamente d’un départ vers une dernière étape de vie, puis des identités prises à part : un veau qui s’isole, une vache qui déguste une pomme, une autre qui lèche sa semblable, une qui met bas ou qui renifle un sac en plastique égaré. Vie et mort imminente, plaisir quotidien, tristesse, meuglements, respiration nocturne, rien n’échappe au regard bienveillant d'Emmanuel GRAS, pas même le frémissement de l’herbe, le clapotis de la pluie dans une flaque, le grondement de l’orage, autant d’occasions de plus pour filmer de très près la vache mais aussi son environnement direct.
Blanches, au regard indéchiffrable mais jamais méchant, tendres d’un coup de langue, désespérées d’un départ, meuglant à la vie, à la mort, Emmanuel GRAS filme ces Bovines dont on ne peut que plaindre la destinée tragique et trop vite rappelée par cet étiquetage à l’oreille. Dans cette vie de vache paisible et sans heurts, dénuée de toute violence et en accord avec la nature, c’est le constat d’une douceur extrême et aussi d’une cruelle amertume sur la destinée de cette bête.
La campagne de Basse-Normandie est le terrain merveilleux où Emmanuel GRAS a choisi de poser sa caméra, et c’est ainsi un décor sans prix et d’une beauté naturelle époustouflante qui est filmé : chant du coucou, ciel nuageux et orageux, herbes folles et cousin géant. Le réalisateur joue sur l’échelle de valeurs et de tailles. Cette immersion profonde dans la nature, ce télescopage sur les pâturages, permet au spectateur d’approcher des beautés sauvages qu’il n’aurait peut-être jamais eu l’occasion de voir de si près. C’est une journée de la vie d’une vache que l’on suit, dans son caractère répétitif et ses événements perturbateurs, mais aussi une immersion dans la nuit pour assister à son sommeil, capturée qu’est la bovine alors auréolée de blancheur.
Dur de mettre en scène des vaches, de contrôler leur réaction, et aisé cependant de choisir un cadrage adéquat, une mise en lumière particulière… Emmanuel GRAS a bien compris que l’enjeu et la qualité de son reportage se devaient à son sujet mais aussi et surtout à la manière de l’exposer.
Emmanuel GRAS a bien le « savoir faire de cadreur orfèvre » qu’on lui attribue. Certains plans font penser à des tableaux de grands maîtres.
Une pomme qui tombe, une vache blanche qui avance perdue et minuscule dans la cadre immense de la prairie, puis grossie exagérément en plan rapproché de manière à voir son mufle, son regard ou ses pattes envahir l’espace de l’écran. Emmanuel GRAS réussit un coup de maître, une esthétique sans défaut. L’absence de son et de commentaire laisse l’entière place à l’image. Rien n’est à laisser, pas même le « besoin naturel » du bovidé que l’on accueillerait presque comme un élément supplémentaire de cette nature, de ce grand tout ici célébré.
Bovines est un documentaire qui laisse parler la vache et la nature qui l’environne. Ces Bovines nous apprennent d’elles-mêmes qui elles sont, qui elles aiment et où elles vivent. C’est captivant.

Commentaire d'Alphonse ALLAIS:
"Le manque de savoir-vivre chez l'Homme provient du fait de passer directement de la paille au lait en oubliant les vaches"
Commentaire de Florestan:
Dommage qu'il n'y ait pas sur l'affiche de ce film une vache normande
sortie nationale: mercredi 22 Février 2012
21 février 2012
PRESSE QUOTIDIENNE: CAEN, ROUEN et LE HAVRE, FINISTERES ORIENTAUX de OUEST FRANCE?
Paris-Normandie : vers un dépôt de bilan ?
Par Sarah Rebouh (France 3 Haute-Normandie) , Mardi 21 février 2012
Des tracts avaient été remis par les journalistes sur le marché de Sotteville lès Rouen.
La direction parle de "faire le point". Les syndicats craignent que Paris-Normandie dépose le bilan.
Les mots sont lâchés : "Dépôt de bilan." Mais seulement par le syndicat SNJ Snpei. De son côté la direction nie avoir utiliser ce vocabulaire. Elle parle de "faire un point sur la situation financière du groupe à l'occasion d'un Comité Central d'Entreprise", prévu le 27 février.
Les premières informations ont été dévoilées sur le compte twitter du SNJ Snpei:
"procédure de dépôt de bilan engagée à Paris-Normandie, donc nomination dans les jours à venir d'un administrateur judiciaire"
Le dépôt de bilan, s'il est confirmé par la direction, intervient dans un contexte d'érosion continue de la diffusion, pourrait être annoncé à l'occasion d'un Comité Central d'Entreprise, selon le SNJ. Pour l'instant les parties concernées ne souhaitent pas témoigner de cette annonce avancée.
La bonne nouvelle c'est que les syndicats ont désormais des interlocuteurs pour négocier. Une procédure légale pointe le bout de son nez et elle leur permettra de discuter selon des conditions bien définies. Il faudra attendre lundi 27 février pour que l'information soit définitive et annoncée par la direction de Paris-Normandie.
"Les organisation syndicales sont déterminées"
Sur le site du SNJ, un communiqué a été publié mardi en fin d'après-midi.
"Les élus du comité d'entreprise examineront un « projet de dépôt d'une demande d'ouverture d'une procédure collective », en clair, un dépôt de bilan de la SNPEI (Paris-Normandie, Havre-Libre, Havre-Presse et Liberté Dimanche)" annonce le syndicat.
"Plus que jamais aussi, les organisations syndicales sont déterminées à ce que GHM, et au-delà son actionnaire principal Philippe Hersant, assument leurs responsabilités dans cette crise" précise le texte.
Commentaire de Florestan:
Paris-Normandie qui avait encore dans les années 1970 une édition caennaise et qui couvrait l'actualité quotidienne de toute la Normandie sera-t-il racheté par les bretons de Ouest-France?
Ou par les manchois audacieux du groupe familial Leclerc qui possède la MANCHE LIBRE et Tendance Ouest avec radio FM et surtout des gratuits qui ont du succès à Caen, Le Havre et Rouen?
La réunification du paysage de la presse quotidienne ou hebdomadaire normande devient une question d'actualité sinon géopolitique:
il n'y aucune véritable capitale ou métropole régionale qui ne soit pas le siège d'un grand groupe de presse ou de média (ex: Rennes/ Ouest-France; Bordeaux / Sud-Ouest; Lyon/ Le Progrès; Strasbourg/ Les dernières nouvelles d'Alsace DNA; Marseille/La Provence; Lille/La voix du Nord; etc...)
Après Caen, Le Havre et Rouen:
autres finistères orientaux du Grand Ouest France breton?
CARNAVAL de GRANVILLE: ou l'art de se déguiser en CARPETTE BRETONNE
Voilà, c'était ce Mardi Gras 2012, la mort du 138ème bonhomme carnaval de Granville...
Il a bien flambé dans le port du commerce comme d'habitude mais pas trop près du Marité, ce terreneuvier trop haut-normand pour plaire dans ce port qui semble-t-il s'obnubile de la Bretagne juste en face...
Le bonhomme carnaval cette année s'appelait d'ailleurs "Marreduquai 1er", histoire de rappeler que certains à Granville n'apprécient guère le Marité qui occupe la majeure partie du quai d'Orléans dans le bassin à flot: avec une mairie qui ne s'en préoccupe guère, avec une bisquine "granvillaise" aussi normande que la "cancalaise" est limousine, qui pourrait un jour voguer sous les hermines de Monsieur Escoffier, un entrepreneur dynamique spécialisé dans la voile traditionnelle du côté de Saint-Malo (l'association granvillaise des vieux gréements n'ayant plus un sou vaillant...), avec un maire horticulteur de son état qui ne sait pas faire une jolie fleur pour valoriser le magnifique patrimoine maritime de l'un des plus beaux ports de France et de l'une des villes les plus authentiques de Normandie (transformer l'église St Paul en restaurant et galerie marchande plutôt que d'en faire un grand lieu culturel pour les expositions estivales et mettre en valeur les très riches collections du musée de la ville)... Granville prend l'eau dans le golfe armoricano-breton! (comme le Mont Saint Michel d'ailleurs...)
Et le carnaval de cette année 2012 (un cru plutôt médiocre par rapport à celui de l'an passé qui a fait preuve d'une certaine créativité politique plutôt acérée contre les promoteurs immobiliers et contre l'incurie édilitaire de la municipalité) de se déguiser en CARPETTE BRETONNE avec le groupe Soldat Louis invité d'honneur ou le char "des Poulbots" (l'un des 40 chars présentés par les associations de carnavaliers de Granville) qui cette année fêtait une CELTITUDE quelque peu frelatée avec force drapeaux, triskel et bande de joyeux lurons déguisés avec des faux kilts et fort heureusement équipés de cornemuses en plastique parfaitement muettes...
Sans compter avec un vengeur masqué capé d'un grand "blanc et noir" qui courait dans la foule jusqu'à ce qu'un quidam déguisé en Florestan normand lui demande: "connaissez-vous Morvan Marchal?"

CARNAVAL 2012 Rue Courraye à Granville... sur les traces d'un vengeur masqué breton, devant le char du Mont Saint-Michel au péril des éoliennes. On est pourtant très à l'Est du Couesnon!
19 février 2012
A 13 LISIEUX: LES VA NUS PIEDS DE 2012...
Publié le 18/02/2012 | 18:52
A13: manifestation pour une bretelle vers Lisieux
Ce samedi, les élus du Pays d'auge ont joint leurs voix à celles des chefs d'entreprise
Les élus du Pays d'Auge ont rejoint ce samedi les chefs d'entreprise du bassin lexovien
le 6 février dernier, une trentaine de patrons du Pays d'Auge avaient bravé le froid et la neige pour réclamer la réouverture sur l'A13, dans le sens Paris-Caen, de la bretelle de sortie vers Lisieux. Ce samedi, de nombreux élus sont venus joindre leurs voix aux patrons lors d'une nouvelle manifestation, initiée par Bernard Aubril, maire de Lisieux.
Cette bretelle de sortie sur Lisieux existe. Elle a été supprimée lors des travaux de réaménagement de l'A 13 à Pont-l'Evêque. Dans cette affire, l'Etat, la SAPN et le Conseil Général se renvoie la balle.
Dans un courrier adressé au conseiller régional UMP Joël Bruneau, le ministre des Transports, Thierry Mariani, a confirmé l’abandon du projet de bretelle directe vers Lisieux, à la sortie de l’A13 au niveau de Pont-l’Evêque. Le ministre a donné son feu vert à une autre solution, jugée moins dangereuse, qui consisterait à implanter deux giratoires sur la D675 en guise de bretelle. Travaux qui seraient alors en partie à la charge des collectivités locales, a t-il précisé sans donner plus de détails.
Jean-Léonce Dupont, président du Conseil Général, estime que "si cette proposition devait être retenue, il incomberait à la SAPN d’en assurer intégralement le financement conformément aux engagements qu’elle a pris". Pour le président du conseil général, la réouverture de la bretelle ne pose en effet pas de problème de sécurité, comme l’évoque Thierry Mariani. Un point de vue sur la sécurité que partagent élus et chefs d'entreprise du Pays d'Auge.

Après avoir manifesté au pied de l'ancienne bretelle et avoir planté symboliquement un panneau "Lisieux", les manifestants sont montés sur l'autoroute en direction de Deauville pour distribuer des tracts. Les membres du Groupement des Industriels Lexoviens, présents ce samedi, rappellent qu'ils représentent 75 entreprises et 4000 salariés sur Lisieux.
Commentaire de Florestan:
face à l'arrogance des fermiers généraux (en l'occurence la SAPN) et à la technocratie parisienne toujours lointaine, les bonnes vieilles solutions reprennent de l'usage: grèves, blocage, jacquerie... Les Va-nus-pieds normands de 1636 refusant les impôts de Richelieu ont été durement réprimés et par la suite la Normandie a été divisée en trois (création de la généralité d'Alençon pour mieux tenir les pays normands rebelles du bocage à l'Ouche et au Perche)...
Aujourd'hui c'est la colère des Augerons et des élus et décideurs de la seconde ville du Calvados qui s'exprime face aussi à l'incurie d'une Normandie politique en miettes depuis 38 ans et qui n'a pas toujours achevé son désenclavement routier: faute de volonté et de moyens (les fonds FEDER se faisant rares tout comme tout argent public) les cocus normands et autres retardataires de l'aménagement du territoire doivent s'en remettre aux Ténardiers de l'asphalte, la SAPN qui n'en a visiblement rien à foutre de la Normandie puisqu'à la hauteur de la bretelle disparue pour Lisieux un panneau fort symbolique a été érigé:
NANTES SUIVRE CAEN
Donc trop c'est trop ils ont décidé d'agir et de manifester: il faudra aller jusqu'au blocage de l'A13 à la hauteur de l'embranchement pour Deauville et priver les Parisiens de quelques heures de Week end sur les planches car ceux du plancher des vaches en ont marre de se faire rouler dessus!
Faudra-t-il aller encore plus loin avec une démarche qui ne gênerait pas les autres usagers mais qui aurait un effet immédiat sur la SAPN:
ORGANISER UNE GREVE
COLLECTIVE ET NORMANDE
DES PEAGES SUR L' A 13
17 février 2012
Dans la déjà trop longue série des cocus de nos villages normands...
Le maire d'Argouges (Manche) qui veut dénaturer le prestige mondial de la NORMANDIE pour... 30 000 euros par an!
Argouges: le maire se bat pour ses éoliennes
Pour cette commune de 560 âmes, les éoliennes pourraient rapporter 30 000 euros par an
Le ministre de la Culture a annoncé la cration d'une zone d'exclusion autour du Mont-Saint-Michel
Depuis juin dernier, l'UNESCO menace d'enlever l'inscription au patrimoine mondial du Mont-Saint-Michel si des éoliennes devaient être implantées à proximité. Le ministre de la culture a donc annoncé mercredi la création d'une zone d'exclusion autour du site. Argouges, situé à 20 km, est dans le collimateur de l'Etat.
Le projet d'implantation d'éoliennes sur la commune a obtenu un permis de construire en 2007. Par deux fois, les tribunaux ont donné raison à la municipalité face aux anti-éoliens. Le maire entend mener ce projet jusqu'à son terme, un projet qui pourrait rapporter 30 000 euros par an à cette commune de 560 habitants.
(source: France 3 Basse-Normandie)
Commentaire de Florestan:
Voilà donc un nouveau et magnifique spécimen, déniché ici à Argouges, d'élu local rural authentique tout à sa joie de porter des... CORNES (pour 30000 euros par an)
Que font les vétérinaires des ministères?
On rappelera que l'UNESCO qui fête cette année les 40 ans du label "patrimoine mondial de l'humanité" en a désormais plus qu'assez de la désinvolture des autorités françaises quant à leur gestion plus qu'hasardeuse des sites du "patrimoine mondial" en France: à l'instar des agences de notation, l'UNESCO a mis la France sous surveillance "avec perspective négative"...
Quand une société d'autoroute privée aménage la carpette normande, ça donne...
... 8,5% d'AUGMENTATION!
A lire sur Ouest-France.fr...
Péage Rouen - Alençon : la plus forte hausse de France !
Transports vendredi 17 février 2012
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Augmentation record du prix du péage entre Rouen et Alençon.
Archives Ouest-France.
Transport. Le tarif du trajet Rouen Alençon en voiture par l’autoroute a connu une hausse record.
Le prix du trajet Rouen - Alençon en voiture a grimpé de 8.18 % le 1er février dernier. Il en coûte 17,20 € et non plus 15,90 € avec une voiture. La rédaction du site internet VotreArgent.fr a scruté à la loupe les 100 principaux trajets référencés par l’Association française des sociétés d’autoroutes. Le trajet Rouen Alençon est celui qui a connu l’augmentation la plus élevée.
Sur les 100 trajets étudiés par VotreArgent.fr, la moyenne est une hausse des tarifs de 2,5 %. Vingt trajets accusent une envolée de plus de 4 %. Pour une voiture, le kilomètre revient à 0,14 € pour un trajet Rouen-Alençon par l’A13 et l’A28 (de la prise du ticket du 1er péage au paiement du dernier péage).
HANDICAP NORMAND?
Alain Le Vern hospitalisé pour une fracture du bassin
Paris-Normandie: publié le mardi 14 février 2012 à 18H22
Alain Le Vern devrait rester immobilisé au CHU de Rouen jusqu'au 2 mars
PN/ Boris Maslard
Le sénateur PS et président de la région Haute-Normandie Alain le Vern est hospitalisé au CHU de Rouen après une chute survenue le week-end dernier annonce son cabinet dans un communiqué de presse. "Suite à une mauvaise chute intervenue le week-end dernier et ayant entrainé une fracture du bassin, il doit être immobilisé jusqu'au 2 mars prochain. Si ses déplacements s'en trouveront de fait affectés, il continue d'exercer ses responsabilités recevant ses proches collaborateurs et ses collègues pour traiter les dossiers régionaux" précise son équipe. Le président de la région qui pratique depuis son adolescence le cyclisme avec assiduité s'était blessé le 30 août 2009 alors qu'il participait à la course cycliste La Pougaraise à Auppegard. Alain le Vern s'était fracturé le fémur en tombant contre un trottoir. Ce qui lui avait valu d'être hospitalisé au CHU Charles-Nicolle puis de se déplacer durant quelques jours dans un fauteuil roulant.
Commentaire de Florestan:
Fracture dans le Bassin parisien, la Normandie handicapée depuis 38 ans...
16 février 2012
RENCONTRES NORMANDIE DEMAIN: CAEN 14 mars 2012
Les premières « Rencontres Normandie Demain »
Un événement de réflexion prospective consacré à la Normandie et à l’innovation territoriale : « les Rencontres Normandie Demain ».
Ouest-France et la Maison de la Recherche en Sciences Humaines, Normandie Caen (CNRS-Université de Caen) s’associent, avec le partenariat du Crédit Agricole Normandie et la participation de France Bleu, pour organiser un événement de réflexion prospective consacré à la Normandie et à l’innovation territoriale, intitulé « les Rencontres Normandie Demain ».
Les territoires sont engagés dans un mouvement de transformation rapide et profond. L’économie des sociétés tant au niveau international qu’au niveau local connaissaient depuis vingt ans des changements et restructurations déjà importants, la succession de crises depuis 2008 a considérablement accéléré les processus. Les relations entre villes et campagnes, entre régions et entre régions et Ile-de-France connaissent elles aussi des évolutions significatives. L’économie n’est pas seule en jeu, ou plutôt il ne s’agit pas seulement de biens matériels, d’infrastructures, de sites et de productions, toutes choses très importantes, il s’agit aussi de perceptions des habitants, des cadres mentaux dans lesquels se projettent tous les acteurs, de générations, de secteurs d’activités différents. C’est de cette chair, de ces esprits dont sont façonnés les territoires.
Les changements, les bouleversements en cours portent leur lot d’inquiétude mais aussi de possibilités, de nouveautés, d’innovation. Des centaines d’acteurs dans tous les milieux ont des projets plein la tête, ont des compétences, s’investissent à corps perdu et réalisent une part de leurs projets. On voit chaque année naître dans les territoires, des succès dont on ne soupçonnait pas la possibilité.
Qu’en sera-t-il demain? Quelles réalités économique, culturelle, sociale, territoriale peuvent prendre forme? C’est le sujet des Rencontres Normandie Demain. Ce n’est pas de la question institutionnelle, d’une ou de deux régions dont il sera débattu, mais de la fibre, des germes, du ferment, dont les hommes et les femmes qui imaginent, créent, travaillent dans les Normandie, peuvent faire leur territoire demain.
L’événement se déroulera en deux temps et sur deux modes :
D’abord une série de dossiers publiés, dans les deux semaines qui précèderont, dans les pages Normandie de Ouest-France. Le deuxième temps sera une journée de tables rondes et de débats. Les tables rondes rassembleront des acteurs fortement engagés de différents secteurs d’activité des deux Normandie. Elles seront animées par Pascal Buléon CNRS MRSH Université de Caen et Jean-Jacques Lerosier Ouest-France ainsi que le débat avec la salle qui sera un moment important de ces rencontres.
Journée du 14 mars 2012
9H30 / TABLE-RONDE 1 : LES DÉFIS DE L’AGRICULTURE ET DE LA MER
11H00/ TABLE-RONDE 2 : LES NOUVELLES VOIES ÉCONOMIQUE
12H30 / COCKTAIL
13H45 / TABLE-RONDE 3 : LES CONNEXIONS DEMAIN
15H15 / TABLE-RONDE 4 : LA CULTURE UNE RESSOURCE
Plus de renseignements et inscriptions : normandiedemain@gmail.com

Commentaire de Florestan: le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" sera présent histoire de rappeler quelques évidences, par exemple celle-ci:
LE PERIMETRE
BAS-NORMAND
EST PERIME !!
15 février 2012
METTRE LA NORMANDIE EN SEINE?
Axe Seine : Antoine Rufenacht a remis son rapport à François Fillon
Ouest-France / Caen. Aménagement du territoire mercredi 15 février 2012
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François Fillon a reçu le rapport sur l’Axe Seine.
Le commissaire général au développement de la Vallée de la Seine a remis, ce mercredi à Paris, son rapport final au Premier ministre. François Fillon n’a pas détaillé les propositions qui y figurent. Antoine Rufenacht, l’ancien maire (UMP) du Havre, devrait les dévoiler dans les prochains jours.
Commentaire de Florestan:
Axe SEINE corridor, couloir, tuyau, intestin technique de Paris vers la mer ou l'AXE pour METTRE LA NORMANDIE EN SEINE?
On rappelera que mettre en oeuvre l'AXE SEINE PARIS-LE HAVRE est nécessaire, voire urgent mais que CE N'EST PAS SUFFISANT!
En effet, Le Havre port de Paris c'est un piège si Le Havre n'est que le terminus ou la gueule d'entrée de Paris concurrencée directement par Anvers s'il ne s'agit que d'approvisionner les 12 millions d'habitants de la région parisienne...
Mais s'il s'agit d'animer le 4ème système portuaire d'Europe pour en faire le VRAI AVANT PORT EUROPEEN alors il devient encore plus URGENT d'ouvrir les portes du corridor de l'AXE SEINE sur l'ensemble de la NORMANDIE pour doter les ports de l'axe Seine de l'hinterland suffisant sur l'ensemble de la France mais aussi vers l'Espagne, la Suisse, l'Allemagne ou l'Italie...
14 février 2012
La CATHEDRALE de ROUEN: UN SYMBOLE DE L'UNITE NORMANDE
Cathédrale de Rouen: mise en place d'un clocheton
Par Carole BELINGARD (France 3 Haute-Normandie)
Le premier clocheton restauré de la cathédrale de Rouen a été posé.
France 3 Haute-Normandie
Il s'agit de celui qui a été soufflé par la tempête de 1999.
C'est une étape importante pour le chantier de rénovation de la cathédrale de Rouen. Le premier clocheton entièrement restauré va être mis en place ce matin. Il s'agit de celui qui est tombé lors de la tempête de 1999.
En bois recouvert d'une tôle de cuivre rivetée et d'un poids de trois tonnes, il va être disposé à côté de la flèche néo-gothique en fonte de l'architecte Alavoine, à 80 mètres du sol donc.
Sur le site de France 3 Haute-Normandie, voir la video de l'émission "Vu d'Ici" consacrée à la repose des clochetons. Rendez-vous à 19 heures 18 sur France 3 Haute-Normandie avec Marie Du Mesnil-Adelée.
Commentaire de Florestan:
La cathédrale de Rouen est désormais l'un des symboles les plus importants de l'unité normande puisqu'en 2003 la province ecclésiastique de Normandie a été reconstituée par l'Eglise catholique (région apostolique de Rouen): l'archevêque de Rouen, Mgr Descubes portant à nouveau le titre de "primat de Normandie" pour Rouen, Le Havre, Evreux, Bayeux-Lisieux, Sées et Coutances-Avranches...
On rappelera en outre qu'avec sa flèche en fonte sur sa tour de croisée, la cathédrale de Rouen fut un temps le plus haut monument d'Europe avant la construction de la Tour Eiffel en 1889.
Enfin, l'ensemble cathédral de Rouen reste l'un des mieux préservés de France: le palais archiépiscopal est toujours debout, en état et utilisé dans ses fonctions premières... Il pourrait d'ailleurs faire l'objet d'une restauration complète pour accueillir dans ses murs un musée dédié à Jeanne d'Arc... (idée de Laurent Fabius)

La chaloupe bas-normande de la Bretagne prend l'eau
Moins de navires entre Cherbourg et l'Angleterre
Par Pauline Latrouitte (France 3 Basse-Normandie)
Le Barfleur ne passera plus par Cherbourg
France 3 -Patrick Mertz
Cherbourg boit la tasse. Britanny Ferries vient d'annoncer que Le Barfleur ne reprendrait pas du service cet été.
Les Jo de Londres auraient pu être LA bouffée d'oxygène pour Cherbourg, qui espérait une augmentation du trafic entre la Manche et l'Angleterre. Sauf que ces liaisons ont du plomb dans l'aile, depuis l'arrivée des avions justement ! Vols à bas coût, parité euro/dollar, prix du carburant, les bateaux ne se remplissent plus.
C'était l'âge d'or, dans les années 90 : 1.6 millions de passagers transitaient par Cherbourg. Aujourd'hui, la fréquentation baisse, Britanny Ferries diminue ses rotations et du coup, c'est mathématique, seuls 400 000 personnes empruntent le bateau. Le taux de remplissage affiche 37%. Dans ce contexte, la compagnie n'a pas souhaité remettre en service Le Barfleur, sur la liaison Cherbourg-Pool, comme le réclamaient les élus, comme Bernard Cazeneuve, le député maire de Cherbourg et les acteurs économiques. Hors période estivale, les passagers cherbourgeois devront donc passer par Ouistreham ou Calais. Cet été, deux bateaux rapides navigueront entre Cherbourg-Pool et Cherbourg-Portsmouth. .
Commentaire de Florestan:
Un emploi industriel sur deux en Normandie dépend d'un donneur d'ordres extérieur à nos demi-régions normandes... La Britanny Ferries comme son nom l'indique n'est pas une compagnie normande!
Course à la Présidence : abandon de Morin?
Voici l'article que me fit parvenir un collègue expatrié, comme moi partisan des réunifications bretonne et normande.
C'est sur 
Michel H. A. Patin
13 février 2012
UNE ENFANCE NORMANDE...
Sur le site de PARIS-NORMANDIE: Publié le dimanche 12 février 2012 à 18H16
Présidentielle. Le candidat du PS, François Hollande, a passé une grande partie de son enfance en Normandie.
Année scolaire 1965-1966, classe de 5e M2 au collège Saint-Jean Baptiste-de-la-Salle. François Hollande (3e rang, 1er à partir de la gauche) et ses camarades ont tous apposé leur signature pour immortaliser l’instant. Il y effectuera encore deux rentrées avant de rejoindre Neuilly
D.R.
ROUEN (Seine-Maritime). De la part des élèves de 5e M2. La petite phrase est toujours inscrite au dos du disque de Jean Ferrat. Un cadeau qu’Armand Adem, professeur de français au collège Jean-Baptiste-de-la-Salle à Rouen (Seine-Maritime), s’est vu offrir en juin 1966 par ses élèves. Et parmi eux, un certain François Hollande , élève depuis une dizaine d’années dans cette institution rouennaise gérée par les Frères des écoles chrétiennes.
Celui qui est aujourd’hui candidat à la présidentielle a passé sa prime enfance et une partie de son adolescence à Rouen (Seine-Maritime) où il était scolarisé, à Bois-Guillaume où il habitait avec ses parents Georges et Nicole, et son frère aîné Philippe. « C’était un bon élève et un bon copain » assure un Rouennais qui a usé ses fonds de culotte sur les mêmes bancs que le dirigeant socialiste. « Lui était le premier de la classe, – il avait un an d’avance – moi plutôt du côté du radiateur » sourit l’ancien élève de J.-B. « François était très sympa, je me souviens d’être allé jouer au foot chez lui, à Bois-Guillaume, un jeudi après-midi. » Aujourd’hui, François Hollande est toujours un fan de ballon. A l’époque, avec son frère, il joue en minime, puis en cadet, au Football-Club de Rouen.
C’est en 1953 que la famille Hollande arrive à Rouen (Seine-Maritime). Philippe n’a qu’un an, François naîtra l’année suivante. Georges, le père, né en Charente en 1923, est médecin ORL. La famille s’installe rue des Carmes, le cabinet est situé en dessous de l’appartement. Ce n’est qu’en 1958 que la famille emménage dans une maison bourgeoise à Bois-Guillaume. Georges, lui, ouvre son cabinet médical dans un des immeubles de la reconstruction, place de la Haute-Vieille-Tour, dans le centre-ville de Rouen. Ce spécialiste « des maladies du nez, de la gorge et des oreilles », comme il est écrit dans l’annuaire de Rouen de 1965, y consulte tous les après-midis, sauf le mercredi.
Nicole, sa mère, infirmière de formation, assiste au début son mari, puis devient assistante sociale. Elle travaille dans deux entreprises de la banlieue ouvrière rouennaise, à Déville-lès-Rouen, partageant son temps entre la TRT, qui assemble des postes émetteurs pour l’armée française, et Vallourec, qui fabrique toujours des tubes en acier pour l’industrie pétrolière.
Alors que son frère est envoyé en pension, François passe toute sa scolarité à J.-B. Armand Adem, son prof de français pendant au moins deux ans, se souvient d’un élève brillant, mais aussi espiègle. « C’est quelqu’un qui prenait déjà ses responsabilités, mais aimait la petite déconne ».
François Hollande ne terminera pas son année de 3e chez les Frères, à Rouen. La famille déménage, rapidement, sans se retourner, suivant la volonté ferme du père, Georges.
C’est pourtant en Normandie, à Beaumont-le-Roger, dans l’Eure, qu’en 1979, le futur candidat adhère au PS. « C’est moi qui lui ai donné sa première carte, en tant que responsable de la section socialiste du canton. Ses parents avaient une résidence secondaire à Ecardenville-la-Campagne, se souvient Jackie Desrues, aujourd’hui conseiller général. Il est venu me voir au local, il avait l’air d’un jeune étudiant très bien. Il n’est pas resté très longtemps, juste quelques mois. » Juste avant la Corrèze, sa nouvelle terre d’élection.
L'ombre d'un père aux "idées contraires"
Lors du lancement officiel de sa campagne, au Bourget en janvier, François Hollande a évoqué sa famille normande « conservatrice », qui lui a cependant « donné la liberté de choisir par son éducation ». Il a même remercié son père, « aux idées contraires » aux siennes, qui lui a permis de s’affirmer dans ses convictions de gauche. Car dans les années 60, Georges Hollande est loin des idées socialistes.
Proche de l’extrême droite et de l’Algérie française, il est à deux reprises candidat aux municipales. En 1959 à Rouen, en 1965 à Bois-Guillaume. A Rouen, il est en 4e position sur une liste Anti-partis et rénovation municipale présentée par la Défense combattante de la France. Sur les 37 candidats, on trouve 26 anciens combattants, dont une petite dizaine d’Indochine. Pour cette élection, cinq autres listes sont en lice, dont celle du maire sortant Bernard Tissot et d’un certain Jean Lecanuet qui deviendra maire en 1968. La liste de Georges Hollande n’obtiendra que 4 % des suffrages et le docteur Hollande 1859 voix.
En 1965, c’est donc à Bois-Guillaume sur une liste de Rénovation et d’expansion communale, qu’il se présente. L’ancien maire entre 1942 et 1944, Roland Rénier, nommé par Vichy, figure aussi sur la liste qui obtient environ 500 voix au 1er tour, contre plus de 1 500 voix pour la liste de Pierre Quintard, le futur maire. « Je ne me souviens pas du tout du docteur Hollande » précisait il y a quelques jours celui qui fut maire jusqu’en 1987.
A l’époque, dans la commune des plateaux nord de Rouen qui ne compte que 8 000 habitants, le docteur Hollande est plus connu pour ses activités immobilières que pour ses activités médicales. Il est à l’origine de la construction d’un vaste ensemble d’appartements dans une résidence, le Clos du Hamel, située rue de la Haie, guère loin de la mairie et d’une autre, la résidence Saint-Nicolas, sur la route de Neufchâtel. Quand toute la famille part en 1968 pour Neuilly, Georges Hollande travaille un temps comme médecin de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, il vit à Cannes.
Olivier Cassiau et Thierry Delacourt
Commentaire de Florestan:
La Hollande se souvient de la Normandie, mais va-t-elle pouvoir oublier la Fabiusie?
LNPN: UN BILAN DU DEBAT PUBLIC
Séminaire « Normandie », UP CAEN/ Collectif BEN Vendredi 10 février 2012
CRBN, abbaye-aux-dames, Caen
UN BILAN DU DEBAT PUBLIC
SUR
LA LIGNE NOUVELLE PARIS NORMANDIE
- Le Collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie » (Cahier d’acteur N°23)
- Pierre MOURARET, vice président du Conseil Régional de Basse-Normandie en charge du dossier ferroviaire.

Le scénario « AB » ou « AB+ » (avec le barreau en LGV de Bernay) : le scénario du consensus normand.
Ce scénario est apparu en cours du débat public pour tenir compte des intérêts de la Normandie centrale : le département de l’Eure
Les trois scénarii mis au débat public le 3 octobre 2011 :


Les deux scénarii qui risquent de ne pas être retenus pour des raisons opposées :
- Le scénario C : le scénario normand idéal mais trop coûteux et trop « impactant » sur l’environnement (ici en jaune)

- Le scénario « alternatif » du cabinet BG pour le compte d’Europe Ecologie Les Verts :
Avantage : Il est le moins coûteux en modernisant au maximum le réseau existant en n’ayant pas recours à des barreaux en LGV supplémentaires sauf dans le Mantois (sortie ouest de Paris)
Inconvénients : les trafics fret et voyageurs continuent à utiliser le même réseau et la dimension nationale et européenne des enjeux ferroviaires n’est pas prise en compte.
La nouvelle de gare de ROUEN Saint-SEVER: une gare pour toute la Normandie?



EXEMPLE d’UNE GARE METROPOLITAINE « de rencontre » ( Avec dans l'heure d'arrivée des trains Grandes Lignes, toutes les correspondances régionales disponibles)
La gare des Guillemins de Liège, conçue par l’architecte hispano-suisse Santiago CALATRAVA (inaugurée en septembre 2006)
MESSAGE POUR ALAIN LE VERN:
Pour justifier la dépense d'une nouvelle gare de Rouen Saint-Sever rive gauche, il faudra penser cet équipement à l’échelle de TOUTE LA NORMANDIE…
LNPN, débat public, les derniers échos…
(source: Chronique de Normandie, n° 260, 06/02/12)
Laurent Beauvais (Demi-région bas-normande) :
« Malgré les grandes incertitudes, nous espérons que notre territoire ne sera pas négligé. »
Alain Le Vern (Demi-région haut-normande) :
« La question du financement est aujourd’hui la grande inconnue et je dirais, l’échec de ces débats publics. »
Philippe Duron (Caen) :
« Il est essentiel de rester mobilisés sur des investissements réalistes et efficaces pour que demain les habitants de nos deux régions, de nos trois métropoles, connaissent enfin l’amélioration qu’ils attendent.»
Edouard Philippe (Le Havre) :
« Le projet est global, il doit être entendu, pensé et financé globalement. Phasage ne doit pas être saucissonnage. »
Michel Champredon (Evreux) :
« Le projet doit d’abord répondre à l’intérêt général, au delà des intérêts légitimes des territoires, des catégories de populations. »
Vianney de Chalus (CCI du Havre) :
« Ce projet doit être envisagé de manière globale puisque l’enjeu économique est de donner une façade maritime à l’Ile de France. S’arrêter au milieu n’a pas beaucoup de sens. »
Thierry Picard (AUPAES) :
“Cette ligne est indispensable à notre développement. Nous souhaitons qu’elle se fasse en totalité et en une seule phase. »
Jean-Michel Costasèque (Eure-Normandie +) :
« Ce n’est pas un simple projet d’infrastructure mais un projet de développement de l’axe Seine et des Normandie (sic !!). »
Franck Martin (Louviers) :
« Il suffisait d’entendre Laurent Beauvais et Alain Le Vern, chacun président d’une demi-Normandie, pour mesurer le gouffre qui les sépare,(…) une fois de plus, les Normands se montrent incapables de parler d’une seule voix »
commentaire de Florestan:
Laurent Fabius (Rouen): SILENCE...
Antoine Rufenacht (Haut commissaire au développement de la vallée de la Seine°: SILENCE... mais ACTION!
On attend le rapport Rufenacht pour le 15 février prochain...
11 février 2012
Désolant d'en être arrivé là
Ce qui est impensable voire interdit en Allemagne, en Suisse comme en Autriche est légal en Normandie où pour faire du fric on abat d'abord des chênes centenaires puis le moment venu les Normands.
Je suis comme ces arbres, abattu par tant d'ignorance, par tant de désintéressement des Normands pour la Normandie.
Michel H. A. Patin
10 février 2012
NORMANDIE MARITIME: HAROPA OU PAS?
"HaRoPa" ou "Harbours of Paris" ?
Communiqué du Mouvement Normand. N° 167 - semaine 5, 2012.

On dit généralement qu’il est essentiel de savoir bien dénommer les choses. On dit aussi que le Diable se niche toujours dans les détails… La constitution d’un Groupement d’Intérêt Economique (G.I.E.) réunissant les ports de l’Axe Seine, à savoir Le Havre (HA), Rouen (RO), Paris (PA) met en évidence un nouvel acronyme
HAROPA, qui deviendra d’usage courant dans les décennies à venir. Il faudra s’y habituer et, surtout, à l’étranger, chez les clients – nous disons bien clients – des ports de l’Axe Seine, on désignera sous ce vocable nouveau d’Haropa un ensemble portuaire voulant jouer dans la cour des grands en compétition avec et aux cotés des ports du Northern Range belgo-néerlandais.
L’initiative est intéressante, bien qu’un peu tardive et le Mouvement Normand s’en réjouirait presque si le fameux acronyme Haropa n’avait une autre signification, mise en avant, bien entendu, dans la Capitale :
HArbours Of Paris –
Ports de Paris. D’un acronyme pratique, Haropa (comme on dit DATAR ou CREA…), on en fait une pétition de principes : voilà les ports du Havre et de Rouen devenus les ports de Paris : ce qu’ils sont, et uniquement cela : ce qu’ils ne doivent pas devenir.
Vu de Chine, de l’Inde, du Brésil, bref des pays émergents, qui vont jouer un rôle de plus en plus déterminants, Haropa ne sera donc qu’un ensemble portuaire dédié à la satisfaction des besoins parisiens et nullement l’ambition de devenir la grande porte d’entrée portuaire de l’Europe de l’Ouest. Exit l’idée de desservir l’Allemagne du Sud, l’Europe danubienne, la botte italienne, la péninsule ibérique et, plus près, le sud–est de la France ou le sud–ouest de l’Hexagone. Ports de Paris : à quoi bon le pluriel ? La vieille lune de Paris – port de mer trouve, là, sa traduction contemporaine. Que le Grand Port Maritime du Havre et le Grand Port Maritime de Rouen aient une autre dimension que le Port Autonome de Paris ne semble pas effleurer les bons esprits de la Capitale : il ne manque plus que la direction de l’ensemble ne soit pilotée des tours de la Défense et le hold-up parisien sera achevé. L’on imagine très bien les opérateurs parisiens jouant alternativement des services du premier port français, Anvers, pour ne pas le nommer, et des services des ports de la Basse - Seine. Grâce, notamment, au Canal Seine – Nord – Europe, bientôt en cours de réalisation, soit dit en passant !
Lorsqu’en 1971, le Mouvement Normand suggérait la création d’un Directoire des Ports Normands, nous n’avions rencontré que sarcasmes de la part des dirigeants des Ports Autonomes du Havre et de Rouen, qui concevaient à peine une coopération entre les ports de la Basse–Seine et n’avaient que mépris pour les autres ports normands, ports départementaux, ports locaux… Et nous en sommes aujourd’hui à un G.I.E. des ports de l’Axe Seine… sans plus de considération pour les Ports Normands Associés de Cherbourg et Caen ou le port régional de Dieppe… Certes Le Havre veut travailler avec Caen (ce n’est pas encore fait : le projet de navette entre les deux ports vient d’être retoqué) ; certes Rouen envisage des coopérations avec le port de Cherbourg, mais qui ne voit le caractère secondaire de ces timides approches en regard de l’alliance décisive des ports de la Basse – Seine avec le Port Autonome de Paris… ?
Nous faisons preuve de pessimisme ? Posons – nous quelques questions :
- Le G.I.E. Haropa considérera-t-il comme prioritaire la réalisation d’une ligne ferroviaire digne de ce nom destinée au fret reliant Le Havre à l’est de la France, évitant ainsi Paris ?
- Po installe-t-on, dès maintenant, les plates-formes multimodales, dans la région parisienne ou dans la partie normande de la vallée de la Seine ?
Il ne faudrait pas que la constitution du G.I.E. Haropa aboutît à un marché de dupes dont les Normands seraient une nouvelle fois victimes. Trop de services supérieurs ont déjà quitté la Normandie, divisée contre elle-même, au profit de Rennes, Lille ou Paris. Le credo du Mouvement Normand, c’est que la Normandie a une vocation maritime, depuis ses origines, et qu’elle doit en rester maîtresse. Et une vocation MARITIME, ce n’est pas seulement un capital de situation, mais une mentalité qu’un port FLUVIAL, si important soit-il, ne peut acquérir. Et si le G.I.E. Haropa doit exister (le Mouvement Normand y est favorable), il ne doit pas être dénaturé dans la seule satisfaction des besoins de la Capitale. Et nous ajoutons qu’un Directoire des Ports Normands se justifie tout aussi pleinement, malgré les différences de statuts entre les Grands Ports Maritimes et les ports régionaux.
Allons plus loin.
Qui parle de l’Axe Seine ? Les Normands ! Les Parisiens, eux, s’en tiennent à la notion Grumbach du Grand Paris. Parle-t-on de la même chose ?
Aujourd’hui, toute la réflexion sur ce grand projet d’aménagement du territoire, d’importance nationale et pas seulement régionale, cafouille dans son libellé même : c’est, au mieux, le projet Grand Paris – Axe Seine. On s’accorde, dans le débat sur la Ligne Nouvelle Paris – Normandie sur la réalisation tout à fait indispensable de nouveaux sillons dans le Mantois, en priorisant d’ailleurs le prolongement d’EOLE vers Mantes sur la Ligne Nouvelle. Et, au-delà ? La Région Ile de France est-elle prête à financer la Ligne Nouvelle vers Le Havre et vers Caen ? Ah, il est vrai qu’on en trouvera des prétextes pour ne pas faire les travaux des différents scenarii A, AB, B. ou C (trop chers ! trop gourmands en terres agricoles, d’une rentabilité contestable, etc. On connaît la chanson du renoncement). D’ailleurs, ne sommes-nous pas prévenus ? L’Axe Seine, selon Grumbach, ce ne peut être qu’un couloir d’usage permettant à Paris – sur – Mer d’accéder au rang de « ville-monde »…
Les récentes déclarations des représentants de l’Ile de France, lors de la dernière séance du Débat Public sur la L.N.P.N., le lundi 30 janvier, à Caen, devraient ouvrir les yeux des Normands : les Franciliens veulent bien de l’argent normand pour faire les nécessaires travaux dans le Mantois, pour le reste, on verra. C’est la technique du «
Donne –moi ta montre, je te dirai l’heure ! ».
Tout autre est la vision du Mouvement Normand qui préconise un PARTENARIAT entre le Grand Paris et le Grand Estuaire Normand, dont les pointes sont Dieppe – Vernon – Cherbourg. Mais ceci est une autre histoire…
Il n’empêche : derrière des dénominations équivoques ou floues, il y a des intérêts très divergents, des visions différentes de notre devenir. Il serait temps que les Normands s’en aperçussent !
Didier PATTE Président du Mouvement Normand
Commentaire de Florestan:
On vient d'annoncer que le siège d'HAROPA serait à ROUEN: est-ce donc le début du sauvetage "du demi léopard normand qui se noie dans la Seine en regardant vers Paris?"
MASSACRE DES PAYSAGES NORMANDS: Quand ce n'est pas les EOLIENNES, c'est une THT!
THT : des chênes centenaires tronçonnés !
Cette belle allée de chênes centenaires ne sera bientôt qu'un souvenir.

A Saint-Martin-d'Aubigny, près de Périers dans la Manche, RTE se protège avec la gendarmerie pour aller raser une allée de chênes centenaires.
Jean-Pierre Martin nous avait alertés au début de l'année 2012. La superbe allée de chênes centenaires qui se trouve sur sa propriété était menacée. Non par la maladie, mais par RTE, la filiale d'EDF en charge du transport de l'électricité.
RTE est en train d'intervenir sur place, ce vendredi 10 février 2012, pour tronçonner les chênes. Et afin d'être certain de ne pas être gêné dans son travail de destruction, la filiale d'EDF s'est fait accompagner de la gendarmerie.
(La Manche Libre, 10/02/12)