26 novembre 2009
Compte rendu du Café de Géographie du « Bar des Fleurs », place des Carmes à Rouen, 18 h 30, mercredi 25 novembre 2009.
« Que pensez vous de la Normandie ? Je pense que ce serait une bonne idée ! »
(En paraphrasant GANDHI)
- Compte rendu du Café de Géographie du « Bar des Fleurs », place des Carmes à Rouen, 18 h 30, mercredi 25 novembre 2009.
Café organisé par l’équipe d’animation de l’excellent et indispensable site « Normandie2010.org », site participatif des géographes normands pour une pédagogie rigoureuse et stimulante de la question régionale normande.
Présence de Michel BUSSI ; Yves GUERMOND (géographes de l’université de Rouen) ; Philippe BRUNNETOT, animateur du site « Normandie2010.org » et spécialiste des imaginaires politiques ; Jacques BIARD, géographe qui a autrefois (il n’y a pas si longtemps...) collaboré au projet de gouvernance de l’association « Normandie métropole » au moment de sa validation par la DIACT. Présence aussi de Laure LEFORESTIER, Cap21 et Europe Ecologie ; de François GAY (éminent spécialiste de la Normandie) de Gérard GRANIER, ancien élève d’Armand Frémont et de Basse- Normandie étaient présents, outre nous-mêmes (votre serviteur Philippe et Isabelle) pour le compte du collectif BEN, monsieur CHOLET, chargé de mission du conseil général du Calvados qui a posé des questions pertinentes...
Présence assez nombreuse à l’étage du café (presqu’une bonne trentaine de personnes avec un certain nombre de jeunes étudiants en géographie ou non : c’est heureux !)
Thème : « La région Haute-Normandie a-t-elle encore un avenir ? »
- Les animateurs de « Normandie2010.org » commencent par présenter le site et son objectif : déjà une vingtaine de contributions solidement argumentées et sourcées (articles de « cadrage » du débat) sont d’ores et déjà mises à disposition pour diffusion et pour animer le débat public sur la Normandie. Un appel à contribution est fait pour couvrir des sujets qui ne le sont pas encore: la question sociale en Normandie, la question de la ruralité et de la crise agricole, etc... Au titre du collectif BEN, nous annonçons le séminaire de l’UP Caen et ses objectifs, qui sont identiques à ceux de nos amis de « Normandie2010.org ». Les animateurs du site avouent une trentaine de connexions par jour : c’est à la fois peu et beaucoup car « Normandie2010.org » bénéficie d’un vrai succès d’estime et sert d’ores et déjà de base de données et de réflexion pour les militants de la fusion régionale normande qui peuvent s’exprimer ailleurs sur la blogosphère (ici sur l’Etoile de Normandie par exemple...)
Le temps de l’appropriation éclairée et citoyenne de la question régionale normande est donc arrivé : la Normandie et la réflexion sur son avenir appartient d’abord à ses habitants et pas seulement aux professionnels de la décision publique, privée ou médiatique. Quant à nous, nous avons appelé à un « autre régionalisme normand » sur la question de l’identité régionale et sur la question normande en général...
- Michel BUSSI puis Yves GUERMOND plantent le décor : La Normandie en tant que telle n’a pas de projet ou n’est pas encore un projet... Le constat est sombre : depuis 1945 et la Libération, la Normandie s’en est remise aux mains de l’Etat central tout puissant et aménageur du territoire. Modernisation brutale : « un patrimoine contrarié » précise Michel Bussi en parlant des initiatives de l’Etat aménageur depuis les années 1960, notamment en région administrative de « Haute » Normandie. Absence aussi d’une vraie capitale régionale pouvant rayonner et impulser sur l’ensemble normand : la région parisienne est trop proche... Yves Guermond insiste sur l’état de « fragmentation institutionnelle » de la Normandie qui génère une médiocrité de la décision politique (localisme) ; une identité floue et une faible attractivité...
- Un intervenant pose la question de fond de l’identité régionale normande : région rationnelle à aménager et à diriger (ou à digérer...) ou la province affective de la contemplation esthétique et pittoresque ? Le festival « Normandie Impressioniste 2010 » sera-t-il suffisant pour reconstruire un « espace vécu régional » en Normandie ?
- Michel BUSSI insiste sur le fait que la question régionale normande est une question « géo-politique »
- Laure LEFORESTIER prend la parole pour décrire avec conviction et de façon pertinente une Haute-Normandie « région otage des Grands groupes industriels avec des élus locaux qui vont mendier la taxe professionnelle » et dénonce l’enthousiasme des élus pour le « Grand Paris », un miroir aux alouettes.
- Au nom du collectif « Bienvenue en Normandie », je développe l’idée que la question régionale normande est, effectivement, une vraie question géo-politique : un combat et une prise de conscience de « Normanditude » est nécessaire. La question de la géographie subie en Normandie et ses dommages collatéraux (ex : Haute Normandie SEVESO ou bocages du Cotentin au péril de l’électro-nucléaire) permet de faire émerger une conscience de « plouc normand » à l’instar du nègre d’Aimé Césaire... On parle aussi de l’effet NIMBY (« Not In My Back Yard » : pas au fond de mon jardin !).
- Rapidement, la conversation roule sur la question du « Grand Paris ». Philippe BRUNNETOT et Jacques BIARD fond une mise au point sur les contenus réels du « Grand Paris » : les malentendus sont nombreux ! Il y a d’un côté le projet présidentiel et médiatique « piloté » par le secrétaire d’Etat Christian BLANC pour un grand projet urbain et architectural en région parisienne mais qui se réduit, aux dernières nouvelles, à creuser des trous et des souterrains pour faire des transports en commun (cf. la colère récente de l’architecte Jean Nouvel car 10 équipes d’architectes et urbanistes ont été appelées à réfléchir alors que le projet Grumbach de Paris sur Mer semble sortir déjà du chapeau présidentiel...). De l’autre il y a le Schéma de Développement Régional d’Ile de France piloté par le conseil régional d’Ile de France (de gauche) et les élus locaux qui craignent de se faire déposséder de leurs prérogatives territoriales par l’Etat tout puissant avec ce projet de « Grand Paris ».
- On revient en Normandie pour dire finalement que nous sommes proches de Paris pour le meilleur et pour le pire : les problématiques territoriales normandes, notamment en « Haute » Normandie sont finalement des problématiques de banlieusards (transports, accessibilité, salaires, niveau des emplois, coût et qualité de la vie entre le Centre parisien dominateur et les périphéries dominées...). Pour le meilleur mais surtout pour le pire, la Normandie coupée en deux dans les années 1960 -1972 accueille la déconcentration industrielle de la région parisienne (les ouvriers et la pollution mais pas les ingénieurs et les cadres qui resteront à Paris) : en ces temps presque bénis du « plein emploi » on pouvait dire que la région parisienne avait besoin de son annexe industrielle et énergétique de la petite « Haute » Normandie (et c’est toujours le cas puisqu’entre Rouen et Le Havre on raffine 50% de l’essence consommée en France).
Mais les projets du « Grand Paris » prévoient tous une reconcentration urbaine et métropolitaine sur Paris « reconstruire la ville sur elle-même » : dans le débat francilien sur le « Grand Paris », la Normandie, qu’elle soit « haute » ou « basse », finalement, tout le monde s’en fout ! (ex : le choix du Canal Seine-Nord ignorait, au départ, le potentiel logistique et portuaire de la Basse Seine normande)
François GAY précise qu’en l’état le projet Grumbach revient à capter le meilleur de la Normandie. Les problématiques sont anciennes : « accueillir Paris sans subir ». D’où l’urgence d’avoir un projet ! « Now do it ! » s’emporte François GAY qui dit en avoir assez de tergiverser autour de rapports, études, analyses... Il y a urgence à agir !
- Michel BUSSI rappelle la question du débat : « La Haute Normandie a-t-elle encore un avenir ? ». Réponse : « la Haute-Normandie n’a pas, en tant que telle, d’avenir durable ». La néo-région de Haute Normandie créée en 1956 confirmée en 1960 et transformée en collectivité territoriale à partir de 1972 (comme sa « voisine » bas-normande) n’est que « le réservoir énergétique et le port de Paris », nous subissons depuis les conséquences néfastes de cette vision « fonctionnaliste » du territoire. Laure LEFORESTIER enfonce le clou : « la Seine Maritime est le département le plus pollué de France ». Quant à nous, nous insistons sur les effets pervers de l’arrivée sans aucune contrepartie de l’électro-nucléaire dans le Cotentin dans les années 1960- 1970.
- Gérard GRANIER, précise qu’il ne faut pas faire un lien déterminant ou déterministe entre la structure économique et sociale actuelle en Normandie et la question de la division administrative. Ce à quoi on peut répondre que cette division normande engendrant de l’inertie politique et une absence de vision globale a accéléré la mise sous tutelle parisienne d’une Normandie en déclin. Au nom du collectif BEN, je rappelle l’existence du rapport EDATER qui étudie les conséquences positives et négatives d’une fusion régionale en Normandie : si la fusion avait eu lieu dès les années 1990 nous aurions, d’après le rapport plus de croissance économique et plus de création d’emploi. On me répond, tout aussi justement, que le rapport EDATER, du fait de la question qu’il étudie, à savoir la réorganisation à l’échelle réellement normande des politiques publiques du conseil régional, ne parle pas assez du rôle essentiel des grandes villes et métropoles pour dynamiser les territoires.
- Monsieur CHOLET, chargé de mission au CG14 pose des questions pertinentes, essentielles : comment vont s’articuler les projets du « Grand Paris », notamment celui de « Seine Métropole » d’Antoine Grumbach (projection de la métropole mondiale parisienne sur le Val de Seine) et le projet de « réunification » de la Normandie ? Quelle gouvernance possible au sein de Seine Métropole » rêvé par Grumbach (un cauchemar...) ? Est-ce que la « fusion régionale » normande sera compatible avec le « Grand Paris » ?
Et plus simplement encore M. Cholet s’inquiète : « Le projet de Seine-Métropole va-t-il faire disparaître l’idée même de Normandie ? »
Yves GUERMOND tente de répondre en disant qu’il fallait faire le tri dans les propositions Grumbach qu’il a eu l’occasion de rencontrer pour un article dans la revue « Etudes normandes » : l’idée d’étaler de façon raisonnée et douce la ville sur le Val de Seine en multipliant les offres de transports en commun n’est pas mauvaise ; l’idée des « coulées vertes » est bonne, ainsi que celle d’intégrer dans le projet l’agriculture urbaine d’hortillonnage ou de transformer l’A13, actuel « tout à l’égoût payant à bagnoles » en rocade métropolitaine dotée d’une navette ferroviaire et de services pour les navetteurs. C’est toujours mieux que de densifier au maximum la ville au risque d’augmenter l’artificialisation des sols (bétonnisation). Mieux, ces éléments de réflexion de Grumbach pourraient être récupérés au profit d’un réseau métropolitain normand si nous avions ici la volonté et la vision politique pour servir une telle ambition !
Sera-ce alors « le Grand Paris et le désert du Bassin Parisien ? »
- En effet, Yves Guermond et François Gay insiste sur le fait que les coopérations avec l’Ile de France sont structurellement déséquilibrées au profit de l’Ile de France, par exemple le pilotage du pôle de compétitivité « MOVE’O » commun aux deux régions normandes et à l’Ile de France ressemble à un « pâté d’alouette » (une alouette normande sur le site du Madrier près de Rouen et un gros cheval francilien dans les Yvelines…)
- Un étudiant en master de géographie pose alors la question de l’utilité de faire un Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur avec Caen, Rouen et Le Havre. Réponse très claire de Michel BUSSI : la DIACT (Direction Interministérielle d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires qui a remplacé la célèbre DATAR) a opté pour « l’hyperconcentration de la recherche universitaire et scientifique en région parisienne avec, en autre, le projet d’un grand campus de sciences humaines à Aubervilliers. Dans le cadre du futur grand emprunt national, 16 milliards seront « fléchés » pour l’enseignement supérieur avec une logique de concentration pour faire émerger des pôles d’excellence de niveau européen ou international… Pour la Normandie, l’enjeu est clair : c’est regrouper et mutualiser les universités normandes avec un PRES (« processus assurantiel » précise Michel Bussi qui sera, à terme, favorable aux étudiants normands pour leur permettre de maintenir présent en Normandie un choix suffisant de filières de qualité) ou… disparaître.
- Quant à nous, nous donnons quelques chiffres : plus de 4000 jeunes post-bac quittant chaque année les académies de Rouen et Caen sans y revenir après. Les taux d’illettrisme : 14% en « Haute » ; 11% en « Basse » (moyenne nationale : 9%). Le niveau des salaires non-cadres : en moyenne 200 euros de moins en Normandie (étude Randstadt parue en juin dernier).
- L’étudiant pose alors le problème lancinant de l’organisation des transports en Normandie : de façon fort pertinente, il précise « à quoi bon faire une université en réseau alors qu’on n’a pas les transports en commun nécessaires. Il n’y a pas, par exemple, de train entre Rouen et Evreux »
- Laure LEFORESTIER réagit en précisant que la « Haute » Normandie était « la seule région de France à n’avoir toujours pas de liaison ferroviaire entre deux chef- lieux de département » (Rouen et Evreux). On touche là le défaut structurel de la néo-région « haut » normande, à savoir une Seine Maritime toute puissante qui écrase l’Eure. On devrait se souvenir de la colère de Gustave Héon, le sénateur maire de Bernay qui souhaitait la réunification normande en 1972 pour éviter la situation actuelle : l’accord de coopération structurelle « 276 » entre le Conseil Régional et les deux conseils généraux de la Seine Maritime et de l’Eure avait pour but, précisément de contrer cette difficulté structurelle qui ne peut être véritablement résolue que dans le cadre d’une réunification normande permettant d’envisager le département de l’Eure dans une vraie région normande (NdPhilippe : comme j’ai « l’esprit d’escalier » ce dernier développement n’a pas été, hélas, évoqué dans la discussion)
- On évoque bien sûr la traduction concrète et symbolique du « Grand Paris », à savoir l’idée d’un « TGV vraiment normand ». Monsieur CHOLET rappelle que la peur d’être oublié des « bas » Normands a été grande. Yves GUERMOND confirme que dans cette histoire, les « Haut » Normands ont été tentés de jouer directement la partie avec l’Etat, la SNCF et l’Ile de France. En pensant à l’idée qu’un « lobby havrais ne fait pas un lobby normand », j’ai répondu que c’était grâce à la mobilisation courageuse des élus « bas » normands emmenés par Bernard Cazeneuve, le député maire PS de Cherbourg, Philippe Duron, le député maire PS de Caen et surtout Laurent Beauvais, le président PS du Conseil régional de Basse Normandie que les Rouennais pourront enfin se permettre de réfléchir à une grande gare TGV en centre ville (Saint-Sever rive gauche étant le site le plus favorable à la dimension normande de la métropole rouennaise…) et que le tout puissant maire du Havre a été obligé de renoncer à son trop coûteux projet de « TGV municipal havrais avec gare des patates dans le Vexin » . Et de préciser qu’en août dernier, le ministre des Transports et de l’Equipement, Dominique BUSSEREAU envoie sa lettre de confirmation d’un « TGV Paris-Normandie » (pour une desserte commune de Rouen, Caen et Le Havre autour d’une heure de Paris) à un « seul président de région en Normandie », à savoir… Laurent BEAUVAIS.
- Cette affaire de TGV réglée dans l’urgence et l’inquiétude du « Grand Paris » montre pour la première fois qu’il existe bien « un intérêt régional normand »
- Yves GUERMOND, confirme que l’actuel projet confirmé cet été est le bon projet : la modernisation de l’axe Nanterre-Epone est essentiel pour notamment « supprimer l’effet de cisaillement entre la desserte de la banlieue francilienne et les grandes lignes normandes ». Il nous révèle alors l’existence d’une gare de marchandises souterraine complètement désaffectée sous la dalle de la Défense qui pourrait permettre de faire arriver ce TGV normand en plein cœur de l’EPAD, ses fortunes et ses 250 000 salariés…
- De là à renforcer la soumission de la Normandie vis-à-vis de la grosse tête parisienne, s’inquiète Michel BUSSI : le phénomène des navetteurs vers Paris pourrait se renforcer. Jacques BIARD partage ce scepticisme quant aux effets pleinement bénéfiques d’un TGV nous mettant à 1HEURE de Paris. « On ne parle pas de l’utilité réelle ni de l’utilisation de ce TGV » précise- t-il tout en développant, non sans bonnes raisons, le contre exemple du Mans : « on a voulu faire venir les emplois métropolitains supérieurs au Mans mais c’est le back office de Paris qui est venu… » avec des effets pervers comme une hausse des prix de l’immobilier…
- Il faudrait surtout qu’il y ait une véritable attractivité urbaine et territoriale en Normandie. (Bussi évoque même le « marketing territorial » lié à un effet TGV). La Normandie ne serait-elle qu’un « terminus » trop pauvre pour justifier un investissement aussi colossal ? (plus de 4 milliards d’euros…), un argument souvent utilisé par les « crânes d’œuf » de la SNCF ou de RFF pour ne pas faire de TGV en Normandie. Gérard GRANIER évoque alors la possibilité d’un « TGV anglo-normand » puisque Grumbach avait, un temps, parlé de la possibilité de faire de Rouen un « hub » ferroviaire à l’ouest de Paris pour doubler le Paris-Lille en voie de saturation avec un Caen-Rouen-Londres via Amiens et le tunnel sous la Manche…
- Laure LEFORESTIER, recadre vivement le débat en rappelant que ce qui inquiète vraiment les habitants de la région c’est la mauvaise qualité des liaisons inter-cités en Normandie. On rappelle l’effort des deux régions normandes dans la modernisation et le cadencement des TER tout en rappelant les grosses lacunes du réseau (l’absence d’un Rouen / Evreux ; le mauvais état du Rouen / Dieppe ; le triste état du Paris/ Granville ou du Caen/Tours) sans parler qu’avec les autoroutes, notamment la SAPN, il y a la « Normandie gratuite » (plutôt à l’Ouest) et la « Normandie payante » (plutôt à l’Est et au Sud Est).
- J’interviens pour rappeler l’urgente nécessité d’un aménagement solidaire du territoire pour le désenclavement de certains bassins de vie qui deviennent des bassins de misère (je rappelle que l’on gagne moins de 600 euros mensuels à Lisieux) qu’il y a une « question sociale normande » , qui révèle une « division normande plus grave que la division administrative, à savoir une Normandie utile du Val de Seine, de l’Estuaire et des littoraux et une Normandie intérieure, des petites villes et des ploukistans ruraux »
- La question de l’avenir des territoires normands est donc posée : on rappelle alors le rôle des grandes métropoles régionales pour polariser et dynamiser les territoires, même si on rappelle l’existence du désert toulousain, bordelais ou … parisien (dans lequel se trouve la Normandie).
- Bref ! Pas de bon débat sur l’avenir de la Normandie qui n’évoque la question dela capitale normande en cas de réunification ! C’est même la question qui bloque la réflexion et le processus politique sur la « réunification » depuis près de 40 années ! Un « petit Paris de Province » en Normandie, si près du « Grand Paris », est-ce possible ? La logique de réseau alors… Yves GUERMOND avoue son scepticisme : « émietter une métropole régionale, ça ne marche pas », en prenant l’exemple lorrain et la guerre fratricide entre Nancy et Metz… Je prends la parole, avec François GAY qui évoque le contre exemple suisse, pour dire que nous avons ici en France le cerveau stérilisé par le modèle « jacobin, parisien et centralisateur ». Jacques BIARD fut un grand témoin de feue l’association « Normandie métropole » et de sa « liquéfaction » l’an passé. Il a observé la « difficulté de construire un projet commun » avec des partenaires politiques qui avaient tous des arrières pensées… (c’était lors de la validation d’un projet métropolitain normand par la DIACT en 2006). Il évoque alors le jeu fatiguant « du chat et de la souris… ».
- Je pose alors la question : « qui a tué Normandie métropole ? ». Réponse : un peu tout le monde ! Je rappelle tout de même la mauvaise volonté de Brigitte LEBRETHON ex-députée maire de Caen qui fit les colères d’Antoine RUFENACHT mais le coup de grâce est plutôt à mettre au triste passif de la querelle séculaire entre Rouen et Le Havre avec un président de Haute-Normandie qui ne daignait même pas venir aux réunions de « Normandie Métropole » !
- La réflexion métropolitaine en Normandie est donc au point mort alors qu’il y a urgence à proposer quelque chose en Normandie face aux nouveaux défis de la compétitivité des territoires et de la réforme des collectivités à venir : Jacques BIARD confirme que le « dialogue entre Normands reste difficile » même si le pilotage du projet de TGV et la réflexion qu’oblige à avoir le défi du « Grand Paris » va faire travailler ensemble et pour la première fois les deux CESR normands avec celui d’Ile de France (Conseils Economiques et Sociaux Régionaux)…
Le temps où l’on pouvait digérer tranquillement une carrière politique dans une Normandie endormie à l’ombre de l’Etat central est donc … TERMINE !
CONCLUSION :
- Tout bon débat sur l’avenir de la Normandie se termine aussi sur une autre question aussi rituelle que celle de la capitale…
« Que fait Fabius ? »
Michel BUSSI, avoue son scepticisme : la Haute Normandie, le « 276 » et maintenant la « CREA » (Communauté Rouen-Elbeuf-Austreberthe) c’est une « rente de situation » pour Laurent FABIUS, Alain LEVERN, Didier MARIE et Jean-Louis DESTANS. Le débat des prochaines élections régionales sera déterminant pour l’avenir de la Haute Normandie, donc de la Normandie toute entière, si le débat public n’est pas manipulé et orienté de façon politicienne pour un enterrement de première classe de la question régionale normande ! Le duel Bruno LE MAIRE, outsider parachuté de droite (« l’envoyé spécial de Sarkozy » brocarde Alain LE VERN) qui affirme sa volonté de faire enfin la réunification « dans les cinq ans » versus Alain LE VERN, le sortant socialiste bon gestionnaire mais sans réel projet puisqu’il refuse d’envisager la dimension normande de la Haute-Normandie, sera passionnant à suivre. En Basse-Normandie, plus inquiète que la Haute-Normandie pour son avenir, la question régionale normande va faire son entrée de plein pied dans le débat régional (Laurent BEAUVAIS à gauche et président sortant du CRBN et Philippe AUGIER, maire NC de Deauville numéro 2 de la future liste de droite, sont d’authentiques « réunificateurs »). Les Verts, notamment en Haute Normandie, vont tenter de jouer leur va-tout jusqu’au bout (du moins jusqu’au bout du premier tour) notamment pour faire émerger la question de l’aménagement industriel d’un territoire soumis… La réflexion sur la question régionale normande émerge aussi de côté ci de l’échiquier politique…
Les professionnels d’eux-mêmes qui ont intérêt personnel à ce que perdure la situation actuelle n’auront alors plus qu’un seul argument :
« La Normandie, ça n’intéresse pas les gens… »
(Alain LeVern)
Justement ! Citoyens, Citoyennes, c’est à nous de faire mentir les menteurs…
« La civilisation, qu’en pensez-vous ? Je pense que ce serait une bonne idée » répondait la grande âme Gandhi…
Philippe CLERIS
Les finances de l'Etat Français sont un énorme gouffre !
Insolite : ça va de mal en pis ! Mais est-ce grave docteur, puisque tout le monde continue comme si rien ne se passait.... La dette de la France est devenu une bombe explosive.

les charges de la dette constituent désormais le 3e budget de l'Etat, derrière celui de l'Education nationale, mais devant celui de la Défense, de la Sécurité ou de la Santé...
le sénateur Jean-Pierre Fourcade a analysé pour la Commission des Finances dans un rapport détaillé sur la dette et les charges financières de l'Etat. L'ancien ministre présentait ses conclusions ce mercredi 25 novembre. "La situation tient du miracle, et ne va pas se prolonger longtemps", a déclaré le sénateur Fourcade en introduction de la présentation de son rapport. En 2002, la dette de l'Etat français et des administrations publiques représentait 58,8 % du PIB. En 2008, elle est passée à 68 %. Selon les prévisions de la Commission des Finances du Sénat, elle atteindra 77,1 % du PIB en 2009, puis 84 % en 2010, et 91,3 % en 2013. SOMMES NOUS DEVENUS TOUS INCONSCIENTS ET AYANT SI PEU DE RAISON ? cf : Article du Monde : Le spectre de la "dette perpétuelle" hante le Sénat
AVEC QUOI VA-T-ON JUGULER LA DETTE QUI RISQUE DE DEVENIR LE PREMIER POSTE BUDGETAIRE DES 2012 ?
L'expert géographe Armand Frémont nous parle avec sensibilité de sa Normandie
Promotion du nouvel ouvrage du géographe normand Armand Frémont - très apprécié par tous les Amis de L'Etoile - A conseiller pour toute bonne bibliothèque normande, et pourquoi pas l'offrir en cadeau de fin d'année ? - Article paru dans Ouest-France [Yuca de Tailefer].
jeudi 26 novembre 2009 La Normandie sensible d'A. Frémont
Dans son dernier ouvrage, l'ancien professeur de géographiede l'université de Caen raconte « sa » Normandie.
Le géographe a laissé son habit d'expert au vestiaire de sa maison de Francheville, aux confins de l'Eure et de l'Orne. Dans son dernier ouvrage, le vingt-quatrième, Armand Frémont brosse un portrait « de manière libre », des rivages, paysages et villes normands. « À 76 ans, je peux sortir de ma réserve ! Ce livre, c'est une sorte de bilan personnel. »
L'ancien professeur de géographie de l'université de Caen - né au Havre, il enseigna 24 ans à Caen, de 1960 à 1984 - a réactualisé des textes écrits depuis 1968, année de sa thèse « Paysans de Normandie ».
Le triangle dort
Sa « fascination rurale » reste intacte. Pourtant, son triangle d'or normand reste les trois villes Havre, Caen et Rouen, « un million d'habitants à elle trois ». Armand Frémont rêve toujours de les « marier » en une métropole force de frappe.
Or, le triangle dort. « On ne sent pas une volonté de jouer les complémentarités entre les trois agglomérations. Le maillage politique ne se fait pas. »
Pourquoi la panne ? « Ce n'est pas une fatalité », objecte Armand Frémont. Il cite le tripôle Grenoble - Lyon - Saint-Etienne. En Normandie, le problème de la capitale, - Caen ou Rouen - brouille les cartes. « Il faut en discuter, sans a priori. »
Un événement récent « ajoute du poivre dans le dispositif » : le Grand Paris. « Ce projet intéresse les deux rives de la Seine. Pas seulement Le Havre. Paradoxalement, espère Armand Frémont, cela peut réveiller les esprits. » Le Grand Paris, sauveur d'une grande Normandie ?
Jean-Jacques LEROSIER.
Projets Villages de Marques (suite)
Notre ami Michel évoquait précedemment sur ce blog la prolifération des projets de Centres de Marques en Normandie (des commerces avec des prix "sortie d'usine", parfois dans un périmètre réduit). Et ce n'est pas fini...
Plusieurs projets pourraient sortir de terre, c'est ce que nous apprend un article du Journal du Textile.
Projets (deux autorisés administrativement, 3 à l'étude) :
- L'Usine des Docks (2013, 11.700 m2, 60 magasins) près des Docks Vauban au Havre
- Village de Marques (2012, 15.200 m2, 100 boutiques) à Honfleur, suffit de traverser le Pont de Normandie pour les Havrais...
- Le Haras des Marques à Bouleville, à 10 km de Honfleur
- Mondeville 2 - Marques Avenue (14.000 m2, 80 boutiques) à Caen
- Malls & Market à Caen/Les Ifs
Il serait intéressant de savoir si une étude de marché régionale à été réalisée pour savoir s'il ne va pas y avoir un peu trop de sur-potentiel commercial..
Que l'on se place en tant qu'élu de la majorité ou de l'opposition (local ou régional), en tant que consommateur, en tant que commerçant, ou en tant que promoteur, on a pas forcément le même point de vue sur la progression rapide de ce type de projets...

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25 novembre 2009
Belle renaissance du château de Gaillon
Bravo à l'équipe qui a rendu cela possible, de faire revivre un exceptionnel patrimoine qui date de... 500 ans (anniversaire en 2010) : restaurer et animer un tel château demande beaucoup de courage.
merci à Paris-Normandie de partager par un article le travail effectué. [Yuca de Taillefer]
Article de Paris-Normandie sur la Renaissance d'un Chateau en Normandie
GAILLON.L'Association pour la renaissance du château s'est donné pour mission d'organiser des animations.
Rouvrir les portes du château de Gaillon au public et le faire vibrer d'animations régulières. C'est la belle et grande mission que s'est fixée l'Association pour la renaissance du château, l'Arc.
En effet, depuis de nombreuses années, ce superbe édifice n'est plus accessible que trop rarement. Lancée il y a un an, l'association tenait son assemblée générale à Gaillon la semaine dernière.
Un large auditoire, parmi lequel de nombreux élus municipaux, assistait à cette première réunion plénière. Lucien Voydie, l'un des membres fondateurs de l'association et président, a souligné la bonne dynamique actuelle de l'Arc.
Les rapports avec la Drac (Direction régionale des affaires culturelle), qui s'est penchée sur le dossier, sont excellents. Il en veut pour preuve « les journées du patrimoine des 19 et 20 septembre. Il y avait dans toute la Normandie cinq cents monuments ouverts à la visite. Le directeur régional a commencé ses visites par Gaillon. Selon moi, ce n'est pas un hasard. La Drac est dans un plan de travaux et de rénovation important pour le château ».

ce fut un véritable palais italien (période Renaissance)..
qui servait jadis de résidence d'été aux Archevêques de Rouen.
1er château de style Renaissance construit en Normandie et même de France.
Deux mille visiteurs
Rappelons que lors de ces deux journées de découverte du patrimoine, deux mille visiteurs sont venus arpenter le site du château.
Bien que les projets de l'association nécessitent des investissements, le président réaffirme qu'elle n'a pas la compétence de se lancer dans la restauration l'édifice. L'objectif est de concentrer les efforts sur les animations destinées à faire revivre les lieux et, bien sûr, la réouverture à tous les Gaillonnais, aux touristes et aussi aux scolaires.
L'Arc, qui va bien sûr avoir des besoins financiers importants pour l'animation, l'entretien, l'accueil, et très probablement le personnel chargé de ces diverses missions, va s'atteler à trouver des fonds, avec l'adhésion de nouveaux partenaires financiers. Deux institutions lui apportent d'ailleurs déjà leur concours.
Pour connaître l'historique du Chateau de Gaillon : http://www.chateaugaillon.com/ (site de Nicolas DANIEL, un érudit du Château de Gaillon)
Mettre en contact entreprises et stagiaires en Normandie
Pour que les entrepreneurs et les entreprises se mettent en contact avec des candidats stagiaires en Normandie, il y a Atoustages Normandie.
Ce site est un service des CRIJ (Centre Régional Information Jeunesse) de Normandie dédié aux stages dans les entreprises, collectivités territoriales et associations.

pour illustrer, un zeste d'humour (dessin de Loïc Schwarz. Rectorat de Rennes).
Vous proposez un stage ? , vous désirez un stage ? Atoustages Normandie est fait pour vous.
Un bon moyen de donner de l'avenir à son futur.
Voir aussi : Site CRIJ ROUEN
Voir aussi : Site CRIJ CAEN
24 novembre 2009
Encore des élus normands qui n'ont pas fait leur travail
nous apprend que la DCNS a obtenu l'entretien de nos sous-marins à propulsion nucléaire pour une durée de 5ans. 500 millions d'euros pour Brest, 500 millions pour Toulon, RIEN POUR CHERBOURG. (cliquer sur le logo du journal pour lire l'article)
Bravo à nos élus de la Manche.
Michel H. A. Patin
Apporter nos idées
Le parc régional des Boucles de la Seine normande a besoin de vos idées pour développer des activités compatibles avec son environnement exceptionnel. Vous pouvez prendre lecture de leur appel à idées ICI et proposer vos idées LA.
Merci d'avance.
Brèves de Normandie
Faut-il encore présenter Daniel Lemoine, Pdt de l'association Demain la Normandie?
L'association publie régulièrement les "Brèves de Normandie" et c'est la dernière mouture de ces brèves que je vous propose de lire: http://www.normandie.asso.fr/spip.php?article128
Les constatations de Daniel Lemoine viennent renforcer ce que nous déplorons et dénonçons depuis bientôt 5 années, à savoir que MONSEIGNEUR (Le Vern) nous berne lorsqu'il s'enorgueille d'ètre le Pdt de la région la mieux gérée de France "sa bonne gestion comme garantie de sa réelction?". Qui peut encore croire une telle baliverne? J'ai toujours dit ici qu'une région qui n'investit pas sur l'avenir et sans endettement ne se développe pas économiquement. Le Vern devrait regarder et copier ce que fait son homologue et camarade de parti Laurent Beauvais à la tête de la Basse-Normandie. La région est redevenue attractive car dynamique grâce àc Ph. Duron et L. Beauvais. Heureusement que nous nous sommes débarrassés de Garrec.
2010 devrait voir passer MONSEIGNEUR à la trappe.
Passons maintenant au chapitre des productions et du savoir-faire normand qui ne s'exportent pas ou ne se vendent pas en dehors de la Normandie... Là aussi Daniel Lemoine dénonce l'inaction des Chambres de l'agriculture et du CRT, auxquels j'ajoute la timidité de nos CCI. Pourquoi rien n'est-il fait pour vendre nos produits à l'étranger? Ne sommes nous plus maîtres de notre destinée ou tout simplement maîtres de nos produits? J'avoue aussi pour en avoir contacté quelques-uns que la majorité de nos producteurs est molle... De normands on est passé à normous.
Demain la Normandie, l'Etoile de Normandie et le Collectif BEN tiennent le même raisonnement à intervalles différents, c'est involontaire mais prouve s'il le fallait que nous disons la vérité, la vérité des Normands, pas celle d'horsains ou de politiciens qui profitent de la Normandie.
Pour terminer je vous invite à lire régulièrement les Brèves de Normandie de Daniel Lemoine (parution mensuelle).
Michel H. A. Patin
I
Pour les régionales 2010, Ph. Augier conduira la liste UMP-NC dans le Calvados
Régionales 2010 : un tandem Le Grand - Augier (Ouest-France)
Le comité de liaison de la majorité présidentielle l’a confirmé ce lundi soir : Jean-François Le Grand sera tête de liste pour les élections régionales de mars 2010. Pour le Calvados, ce sera Philippe Augier. La longue valse-hésitation au sein de la majorité présidentielle a pris fin par un communiqué de l’UMP de la Manche : « L’UMP et le Nouveau Centre ont confié l’animation de l’équipe à Jean-François Le Grand, sénateur de la Manche, président du conseil général et à Philippe Augier, maire de Deauville, président de la communauté de communes Cœur Côte fleurie ».
Dans le Calvados, Nicole Ameline ne sera pas sur la liste. « Une autre stratégie a été retenue, ce n’était pas la mienne », a-t-elle déclaré. Regrettant l’absence de soutien des parlementaires bas-normands, la députée du Calvados se dit « d’abord déçue pour la région. Ces péripéties ont été douloureuses et surtout affaiblissantes pour notre famille. Il faut maintenant nous rassembler pour mettre un terme à l’expérience socialiste. »
Dans l’Orne, la tête de liste doit revenir à Jérôme Nury, 37 ans, vice-président UMP du conseil général de l’Orne, maire de Tinchebray, et président de la communauté de communes du pays de Tinchebray.
PS de MHAP : doit-on croire en l'absence volontaire de Nicole Ameline de la liste ?
Jean-François Le Grand, tête de liste pour les Régionales (Manche Libre)
C'est fait ! Après de multiples rebondissements, la tête de liste pour les élections régionales de 2010 revient au sénateur UMP de la Manche Jean-François Le Grand.
Jean-François Le Grand, 67 ans, sénateur UMP et président du conseil général de la Manche, conduira la liste d\'union de la droite aux prochaines élections régionales. Après de nombreux rebondissements, après la défection d'Alain Lambert, sénateur de l'Orne, le rôle titre revient donc à l'élu manchois.
La commission nationale d'investiture s'est réunie ce lundi 23 novembre à Paris. Elle vient tout juste de rendre son verdict. C'est donc Jean-François Le Grand qui est préféré à l'élu Nouveau Centre, le maire de Deauville Philippe Augier. Ce dernier conduira la liste d'union dans le département du Calvados. Pour l'Orne, c'est à Jérôme Nury, vice-président du Conseil général, qu'échoit ce rôle.
Eric de Laforcade, secrétaire départemental de l'UMP de la Manche et membre de la commission d\'investiture confirme cette décision. "C'est avec Jean-François Le Grand que nous pourrons regagner la Région".
En cas d'élection, le sénateur manchois devra nécessairement faire une croix sur le conseil général de la Manche, après de nombreuses années de service. Déjà, des noms se murmurent pour lui succéder, parmi lesquels celui de Philippe Bas, ancien ministre et conseiller général de Saint-Pois, dans le sud-Manche, n'est pas en plus mauvaise position.
23 novembre 2009
Débat public sur la Normandie
le débat public sur la Normandie commence à se mettre en place avec le Collectif Bienvenue en Normandie.
Mercredi
25 novembre: café de géographie avec Michel BUSSI et Yves GUERMOND sur
le thème "la Haute Normandie a-t-elle encore un avenir?" au bar des
fleurs, place des Carmes à Rouen à partir de 18h30.
Vendredi 27
novembre: première séance du séminaire "Identité et avenir de la
Normandie" de l'Université Populaire de Caen et du collectif "Bienvenue
en Normandie" à l'abbaye aux Dames, CRBN, Caen à partir du 18h00;
premier invité: Armand FREMONT qui nous parlera de sa "Normandie
sensible"
Samedi
12 décembre: débat public sur la fusion régionale normande à la halle
aux Toiles de Rouen à partir de 14h00 avec Yves GUERMOND et le
Président de l'ADEME Haute-Normandie.
Clochemerle normand puissance 3 ter
Mais savent-ils seulement que les Normands n'ont pas le sou?
Ainsi entre 2011 et 2012 il pourrait y avoir 3 villages de marques (outlets pour les anglophones) qui vendront les restes des collections passées de grandes marques... DANS UN RAYON DE 30km. Et chacun de ces centres, appelés "Docks" au Havre, "Haras" à Boulleville ou encore "Village" à Honfleur devrait attirer des millions d'acheteurs?
De qui se moque t'on? Qu'ils nous donnent des emplois rémunérés dans la moyenne nationale et nous pourrons dépenser au moins dans un de ces "Outlets" nos europloucs.
ET LES SUBVENTIONS, ELLES PROVIENNENT DE QUELS IMPÔTS?
Un Normand en colère envers les élus de la Baie de Seine.
Michel H. A. Patin
Pont-Audemer oublie de pavoiser normand
échange de mail avec l'Eveil de Pont-Audemer
MHAP : Bonjour et bravo pour votre blog,
Peut-être pourriez-vous m'aider...
Des amis (en l'occurence Crosman) m'ont affirmé n'avoir pas vu un seul drapeau normand flotter sur la ville de Pont-Audemer? Est-ce vrai?
En tout cas c'est inimaginable...
J'espère qu'ils n'auront pas bien regardé (je fais confiance à Crosman pour avoir bien regardé) car lorsque je quittais Pont-Audemer en 1977 pour l'Allemagne il y avait encore les deux léopards qui flottaient sur la ville.
N'y aurait-il plus le symbole de la Normandie dans la Venise normande qu'il faudrait y remédier...
Quelles peuent en être les raisons? Un oubli? Le refus de la municipalité? Le refus des habitants du drapeau normand fort en histoire?
- en cas d'oubi, il suffit de sortir les drapeaux des oubliettes.
- en cas de refus de la municipalité, un papier dans votre journal pour alerter la population.
- en cas de refus des habitants, il ne resterait plus qu'à vendre Pont-Audemer à une autre région...
Qu'en pensez-vous?
Michel H. A. Patin
Et voici la réponse de l'Eveil de Pont-Audemer après que la rédaction ait pu constater cet outrage à la Normandie (ndlr: ces gens sont plein de bonne volonté et je ne doute pas qu'ils mèneront leur enquête).
L'Eveil de Pont-Audemer: Bonjour,
A notre connaissance, il n'y a pas de drapeaux normands qui flottent dans les rues de Pont-Audemer. Peut-être chez quelques commerçants mais apparemment pas à l'initiative de la municipalité (sauf erreur, une bonne enquête à mener !).
Cordialement
La rédaction de l'Eveil
En attendant la suite, merci Crosman, mercie à l'Eveil de Pont-Audemer...
22 novembre 2009
-15
18 novembre 2009
Lot d'actualité de novembre 2009
le lot d'actualité est bien fourni ces temps-ci, quelques éléments livrés pêle-mêle :
- Collectivité : Le projet de Communauté d’agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA) est en bonne voie : lundi 16 novembre, le projet a recueilli 101 votes favorables, 6 contres dans l'agglo rouennaise. Les infos sur http://www.grande-communaute.fr
- Histoire : Les livres imprimés en Italie de 1470 à 1600, conservés dans les collections de "basse" Normandie, représentent un fonds riche de plus de 550 ouvrages dont certains sont très rares. Un colloque international se tient du 19 au 21 novembre 2009 pour la valorisation des fonds patrimoniaux des bibliothèques normandes. Les résultats seront disponibles au grand public sur http://ww.unicaen.fr/services/puc/routesdulivre .
- Logistique : Le salon SITL Europe 2010 est l’événement phare du Transport et de la Logistique sur le plan national : la 25ème édition de la SITL se tiendra à Paris Nord Villepinte (Hall 6) du 23 au 26 mars 2010, Le pavillon normand occupant une surface de 700 m², soit le plus grand stand régional présent à Paris.
Logistique Seine-Normandie proposera sur SITL un programme d’animation destiné aux visiteurs du salon, pour promouvoir la Normandie, ses attraits logistiques et ceux de ses entreprises, sous forme de présentations, mini-conférences, etc. Pour les entreprises normandes d'or et déjà interessées, cf Logistique Seine-Normandie
- Qualité : La Noix de coquille Saint-Jacques de Normandie obtient son Label Rouge. La Noix de coquille Saint-Jacques pêchée en Normandie a obtenu son Label Rouge, a annoncé lundi 16 novembre le Groupement Qualité des Marins-Pêcheurs, Criées et Mareyeurs de Basse-Normandie (NFM). Les consommateurs pourront acheter ces produits dès le 1er décembre sur les étals des poissonniers. Pour rappel, la coquille Saint-Jacques de Normandie a obtenu le Label Rouge en 2002. cf site Normandie Fraîcheur Mer.
- Média : Fin de la TV analogique en Nord-Cotentin dès le 18 novembre et passage au tout numérique.
Calendrier du passage au tout numérique :
- 1er trimestre 2010 : Basse-Normandie
- 1er trimestre 2011 : Haute-Normandie
cf le site dédié d'Etat de France Télé Numérique
- Patrimoine National : Haras nationaux en sursis.
Restruction territoriale et économique oblige, on s'attend à une réduction du nombre de haras nationaux : le doute plane, mais il pourrait passer de vingt-deux établissements à cinq seulement conservés sur le territoire français d'après les plus folles rumeurs.
A Paris se tient une réunion le mercredi 18 novembre, au ministère de l’Agriculture, en présence d'une délégation d'élus "bas-Normands, concernant le devenir des Haras Nationaux de Saint-Lô et du Pin (baptisé le "Versailles du Cheval) , la Normandie étant un territoire équin de renommée internationale à moins d’un an des Jeux Equestres Mondiaux (ceux de 2014 se tenant en Normandie).
Les Haras nationaux seront au Salon des Maires et des Collectivités Locales à Paris du 17 au 19 novembre 2009, pour montrer toutes les potentialités de cet animal.
- Santé : La grippe A étend son emprise sur le pays d’ Ouche... 5 écoles sont désormais fermées sur le secteur de l’ Aigle, d’autres pourraient encore fermer d’ici à la fin de cette semaine... au total 130 enfants ont développé des symptômes de la grippe A, dans les écoles du regroupement pédagogique de St-Symphorien des Bruyères, Saint Sulpice sur Risle, et Saint Martin d’Ecublei, à l’école de Rai et de Aube... (source Normandie-FM)
Bonne nouvelle! L'Etat prend la Normandie au sérieux!
L'ETAT PREND LA NORMANDIE AU SERIEUX!
On vient de l'apprendre et c'est une excellente nouvelle!
L'Etat a le projet d'élargir le périmètre géographique de l'actuelle Directive Territoriale d'Aménagement de l'Estuaire à la ... Baie de Seine toute entière!
Une DTA est une disposition administrative qui organise la collaboration des services de l'Etat en région sur des zones stratégiques pour l'avenir du pays. Elle est mise en oeuvre par les préfets concernés par la zone géographique d'application.
L'actuelle DTA validée par le Conseil d'Etat en 2005 allait de l'Ouest de l'agglomération caennaise à l'Est de celle du Havre (grosso modo, de Bayeux à Fécamp): l'objectif était alors d'accompagner le développement du port du Havre (Port 2000)
Or on vient d'apprendre que le CESR de Haute-Normandie vient de se saisir de la question d'étudier les conséquences d'une DTA "baie de Seine" qui irait de CHERBOURG à DIEPPE, envisageant dès lors l'essentiel du littoral de notre région et l'ensemble de son potentiel portuaire: cette DTA élargie souhaitée par l'Etat permettrait d'organiser le réseau des ports normands indispensable pour faire réellement de la Normandie, la porte Océane de la France et de l'Europe.
Rappelons que la Normandie est un corps multiple qui vit grâce à trois organes qu'on ne peut dissocier:
1) Le VAL de SEINE (ROUEN) qui permet notre relation privilégiée à Paris
2) Un val de Seine qui s'élargit sur un ESTUAIRE (Le HAVRE) ou s'épanouit le troisième potentiel industriel portuaire et urbain de France
3) Un estuaire qui s'élargit sur une BAIE de SEINE (CAEN, CHERBOURG) qui permet à l'ensemble, Val de Seine et Estuaire d'être véritablement normand, à savoir, comme le disait superbement Michelet, "ce visage de majesté qu'offre la France face à l'Angleterre et face au Monde"
La logique d'Antoine GRUMBACH est désastreuse puisqu'en limitant ses réflexions au seul Val de Seine, il prend le risque de renforcer la soumission de la Basse Seine normande dans son rôle assez mesquin de corridor industriel et urbain soumis à la région parisienne. Piège dans lequel Paul DELOUVRIER était déjà tombé en 1965 avec son SDAU de la Basse Seine qu'il avait fallu corriger dès 1969 avec un SDAU "élargi", déjà! à l'Estuaire de la Seine...
Si cette nouvelle DTA est mise en place prochainement par l'Etat, il faudra alors mettre en place la collectivité régionale territoriale pertinente pour co-piloter ce nouveau territoire, plus pertinent et plus cohérent: on a donc la confirmation que LE POTENTIEL NORMAND EST PRIS TRES AU SERIEUX PAR L'ETAT...
C'est une bonne nouvelle pour tous les partisans et acteurs de l'UNITE NORMANDE!
L'EN : Merci Florestan pour cet envoi.
17 novembre 2009
J.-F. Legrand tête de liste UMP en Normandie inférieure
Jean-François Le Grand tête de liste UMP en Normandie inférieure. Préféré à Nicole Ameline et à l'allié du Nouveau-Centre Philippe Augier.
J'espère qu'il se rappelle s'être déclaré une seule fois et dernièrement pour la réunification de la Normandie... Nous en saurons plus demain grâce à
qui nous dira tout comme à l'accoutumée...
Michel H. A. Patin
Alerte ! Réforme régionale des comptes...
Alerte! Réforme des chambres régionales des comptes
Aujourd'hui, exceptionnel mouvement d'humeur chez les personnels des chambres régionales des Cours des comptes puisque se confirme un projet de réforme qui conduirait à réduire le nombre des chambres régionales des comptes (actuellement 22 pour autant de régions administratives) à ... 10 chambres "inter-régionales" qui seraient directement rattachées à la Cour des Comptes nationale (actuellement présidée par Philippe SEGUIN)
Les personnels craignent de perdre une perte d'autonomie de décision des chambres régionales qui ont eu le courage ces derniers temps, prévarications, népotisme, ou incompétence des élus locaux: avec la fin du juge d'instruction, ils craignent de voir certaines affaires sensibles définitivement enterrées et un retour de l'Etat jacobin...
Pour notre part, c'est clair, si la Normandie n'est pas réunifiée, la chambre régionale des comptes bas-normande ira à RENNES et celle de haute-Normandie ira à LILLE: cauchemar habituel d'une Normandie coupée en deux...
Définitivement?
Posté par Florestan
16 novembre 2009
Une Normandie d'ici 5ans avec B. Le Maire
photo : 20Minutes.fr
Bruno Le Maire se livre dans PN (lien , PDF) et martèle fort qu'avec lui Président de région il n'y aura qu'une seule Normandie d'ici 5 ans, je cite: <<Vous verrez quand je serai président de région, il n’y aura qu’une Normandie. En cinq ans on y arrivera ! »
Au passage vous remarquerez la pique du journaliste Thierry Delacourt qui trouve bon d'y aller de sa note : <<...devenu Haut-normand par la grâce… d’un Premier ministre et d’une grand-mère. C’était en décembre 2006 : Jean-Louis Debré offre sa circonscription sur un plateau à Dominique de Villepin qui s’en détourne>>.
Ma note personnelle à l'attention du journaliste : <<Parce que Monseigneur Le Vern est normand lui? Avoir une grand-mère normande, aimer la Normandie et avoir des idées pour elle voilà qui mérite d'être normand>> . Peut-être est-il bon de rappeler ma défition du Normand: est normand(e), toute personne qui aime la Normandie et qui contribue à son essor.
Une chose est sûre, avec ses idées et une parole donnée, monsieur Le Maire aura l'appui de l'Etoile de Normandie et le vote de beaucoup d'Etoiliens.
Michel H. A. Patin
15 novembre 2009
Si d'autres parlent d'identité nationale, nous choisissons de parler de notre identité régionale
Voici les 14 pages passionnantes et lumineuses à lire sur les origines d'une identité régionale normande contemporaine: un petit trésor que Jean-François Brisset nous a transmis pour l'afficher sur l'EN.
Source: Revue "Terrain, revue d'ethnologie de l'Europe" N° 33 Septembre 1999, pp. 145 - 156
NAISSANCE DE LA NORMANDIE 1750 - 1850 par François GUILET (PDF)
ou à télécharger François_GUILLET
Michel H. A. Patin









