13 février 2012
UNE ENFANCE NORMANDE...
Sur le site de PARIS-NORMANDIE: Publié le dimanche 12 février 2012 à 18H16
Présidentielle. Le candidat du PS, François Hollande, a passé une grande partie de son enfance en Normandie.
Année scolaire 1965-1966, classe de 5e M2 au collège Saint-Jean Baptiste-de-la-Salle. François Hollande (3e rang, 1er à partir de la gauche) et ses camarades ont tous apposé leur signature pour immortaliser l’instant. Il y effectuera encore deux rentrées avant de rejoindre Neuilly
D.R.
ROUEN (Seine-Maritime). De la part des élèves de 5e M2. La petite phrase est toujours inscrite au dos du disque de Jean Ferrat. Un cadeau qu’Armand Adem, professeur de français au collège Jean-Baptiste-de-la-Salle à Rouen (Seine-Maritime), s’est vu offrir en juin 1966 par ses élèves. Et parmi eux, un certain François Hollande , élève depuis une dizaine d’années dans cette institution rouennaise gérée par les Frères des écoles chrétiennes.
Celui qui est aujourd’hui candidat à la présidentielle a passé sa prime enfance et une partie de son adolescence à Rouen (Seine-Maritime) où il était scolarisé, à Bois-Guillaume où il habitait avec ses parents Georges et Nicole, et son frère aîné Philippe. « C’était un bon élève et un bon copain » assure un Rouennais qui a usé ses fonds de culotte sur les mêmes bancs que le dirigeant socialiste. « Lui était le premier de la classe, – il avait un an d’avance – moi plutôt du côté du radiateur » sourit l’ancien élève de J.-B. « François était très sympa, je me souviens d’être allé jouer au foot chez lui, à Bois-Guillaume, un jeudi après-midi. » Aujourd’hui, François Hollande est toujours un fan de ballon. A l’époque, avec son frère, il joue en minime, puis en cadet, au Football-Club de Rouen.
C’est en 1953 que la famille Hollande arrive à Rouen (Seine-Maritime). Philippe n’a qu’un an, François naîtra l’année suivante. Georges, le père, né en Charente en 1923, est médecin ORL. La famille s’installe rue des Carmes, le cabinet est situé en dessous de l’appartement. Ce n’est qu’en 1958 que la famille emménage dans une maison bourgeoise à Bois-Guillaume. Georges, lui, ouvre son cabinet médical dans un des immeubles de la reconstruction, place de la Haute-Vieille-Tour, dans le centre-ville de Rouen. Ce spécialiste « des maladies du nez, de la gorge et des oreilles », comme il est écrit dans l’annuaire de Rouen de 1965, y consulte tous les après-midis, sauf le mercredi.
Nicole, sa mère, infirmière de formation, assiste au début son mari, puis devient assistante sociale. Elle travaille dans deux entreprises de la banlieue ouvrière rouennaise, à Déville-lès-Rouen, partageant son temps entre la TRT, qui assemble des postes émetteurs pour l’armée française, et Vallourec, qui fabrique toujours des tubes en acier pour l’industrie pétrolière.
Alors que son frère est envoyé en pension, François passe toute sa scolarité à J.-B. Armand Adem, son prof de français pendant au moins deux ans, se souvient d’un élève brillant, mais aussi espiègle. « C’est quelqu’un qui prenait déjà ses responsabilités, mais aimait la petite déconne ».
François Hollande ne terminera pas son année de 3e chez les Frères, à Rouen. La famille déménage, rapidement, sans se retourner, suivant la volonté ferme du père, Georges.
C’est pourtant en Normandie, à Beaumont-le-Roger, dans l’Eure, qu’en 1979, le futur candidat adhère au PS. « C’est moi qui lui ai donné sa première carte, en tant que responsable de la section socialiste du canton. Ses parents avaient une résidence secondaire à Ecardenville-la-Campagne, se souvient Jackie Desrues, aujourd’hui conseiller général. Il est venu me voir au local, il avait l’air d’un jeune étudiant très bien. Il n’est pas resté très longtemps, juste quelques mois. » Juste avant la Corrèze, sa nouvelle terre d’élection.
L'ombre d'un père aux "idées contraires"
Lors du lancement officiel de sa campagne, au Bourget en janvier, François Hollande a évoqué sa famille normande « conservatrice », qui lui a cependant « donné la liberté de choisir par son éducation ». Il a même remercié son père, « aux idées contraires » aux siennes, qui lui a permis de s’affirmer dans ses convictions de gauche. Car dans les années 60, Georges Hollande est loin des idées socialistes.
Proche de l’extrême droite et de l’Algérie française, il est à deux reprises candidat aux municipales. En 1959 à Rouen, en 1965 à Bois-Guillaume. A Rouen, il est en 4e position sur une liste Anti-partis et rénovation municipale présentée par la Défense combattante de la France. Sur les 37 candidats, on trouve 26 anciens combattants, dont une petite dizaine d’Indochine. Pour cette élection, cinq autres listes sont en lice, dont celle du maire sortant Bernard Tissot et d’un certain Jean Lecanuet qui deviendra maire en 1968. La liste de Georges Hollande n’obtiendra que 4 % des suffrages et le docteur Hollande 1859 voix.
En 1965, c’est donc à Bois-Guillaume sur une liste de Rénovation et d’expansion communale, qu’il se présente. L’ancien maire entre 1942 et 1944, Roland Rénier, nommé par Vichy, figure aussi sur la liste qui obtient environ 500 voix au 1er tour, contre plus de 1 500 voix pour la liste de Pierre Quintard, le futur maire. « Je ne me souviens pas du tout du docteur Hollande » précisait il y a quelques jours celui qui fut maire jusqu’en 1987.
A l’époque, dans la commune des plateaux nord de Rouen qui ne compte que 8 000 habitants, le docteur Hollande est plus connu pour ses activités immobilières que pour ses activités médicales. Il est à l’origine de la construction d’un vaste ensemble d’appartements dans une résidence, le Clos du Hamel, située rue de la Haie, guère loin de la mairie et d’une autre, la résidence Saint-Nicolas, sur la route de Neufchâtel. Quand toute la famille part en 1968 pour Neuilly, Georges Hollande travaille un temps comme médecin de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, il vit à Cannes.
Olivier Cassiau et Thierry Delacourt
Commentaire de Florestan:
La Hollande se souvient de la Normandie, mais va-t-elle pouvoir oublier la Fabiusie?
LNPN: UN BILAN DU DEBAT PUBLIC
Séminaire « Normandie », UP CAEN/ Collectif BEN Vendredi 10 février 2012
CRBN, abbaye-aux-dames, Caen
UN BILAN DU DEBAT PUBLIC
SUR
LA LIGNE NOUVELLE PARIS NORMANDIE
- Le Collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie » (Cahier d’acteur N°23)
- Pierre MOURARET, vice président du Conseil Régional de Basse-Normandie en charge du dossier ferroviaire.

Le scénario « AB » ou « AB+ » (avec le barreau en LGV de Bernay) : le scénario du consensus normand.
Ce scénario est apparu en cours du débat public pour tenir compte des intérêts de la Normandie centrale : le département de l’Eure
Les trois scénarii mis au débat public le 3 octobre 2011 :


Les deux scénarii qui risquent de ne pas être retenus pour des raisons opposées :
- Le scénario C : le scénario normand idéal mais trop coûteux et trop « impactant » sur l’environnement (ici en jaune)

- Le scénario « alternatif » du cabinet BG pour le compte d’Europe Ecologie Les Verts :
Avantage : Il est le moins coûteux en modernisant au maximum le réseau existant en n’ayant pas recours à des barreaux en LGV supplémentaires sauf dans le Mantois (sortie ouest de Paris)
Inconvénients : les trafics fret et voyageurs continuent à utiliser le même réseau et la dimension nationale et européenne des enjeux ferroviaires n’est pas prise en compte.
La nouvelle de gare de ROUEN Saint-SEVER: une gare pour toute la Normandie?



EXEMPLE d’UNE GARE METROPOLITAINE « de rencontre » ( Avec dans l'heure d'arrivée des trains Grandes Lignes, toutes les correspondances régionales disponibles)
La gare des Guillemins de Liège, conçue par l’architecte hispano-suisse Santiago CALATRAVA (inaugurée en septembre 2006)
MESSAGE POUR ALAIN LE VERN:
Pour justifier la dépense d'une nouvelle gare de Rouen Saint-Sever rive gauche, il faudra penser cet équipement à l’échelle de TOUTE LA NORMANDIE…
LNPN, débat public, les derniers échos…
(source: Chronique de Normandie, n° 260, 06/02/12)
Laurent Beauvais (Demi-région bas-normande) :
« Malgré les grandes incertitudes, nous espérons que notre territoire ne sera pas négligé. »
Alain Le Vern (Demi-région haut-normande) :
« La question du financement est aujourd’hui la grande inconnue et je dirais, l’échec de ces débats publics. »
Philippe Duron (Caen) :
« Il est essentiel de rester mobilisés sur des investissements réalistes et efficaces pour que demain les habitants de nos deux régions, de nos trois métropoles, connaissent enfin l’amélioration qu’ils attendent.»
Edouard Philippe (Le Havre) :
« Le projet est global, il doit être entendu, pensé et financé globalement. Phasage ne doit pas être saucissonnage. »
Michel Champredon (Evreux) :
« Le projet doit d’abord répondre à l’intérêt général, au delà des intérêts légitimes des territoires, des catégories de populations. »
Vianney de Chalus (CCI du Havre) :
« Ce projet doit être envisagé de manière globale puisque l’enjeu économique est de donner une façade maritime à l’Ile de France. S’arrêter au milieu n’a pas beaucoup de sens. »
Thierry Picard (AUPAES) :
“Cette ligne est indispensable à notre développement. Nous souhaitons qu’elle se fasse en totalité et en une seule phase. »
Jean-Michel Costasèque (Eure-Normandie +) :
« Ce n’est pas un simple projet d’infrastructure mais un projet de développement de l’axe Seine et des Normandie (sic !!). »
Franck Martin (Louviers) :
« Il suffisait d’entendre Laurent Beauvais et Alain Le Vern, chacun président d’une demi-Normandie, pour mesurer le gouffre qui les sépare,(…) une fois de plus, les Normands se montrent incapables de parler d’une seule voix »
commentaire de Florestan:
Laurent Fabius (Rouen): SILENCE...
Antoine Rufenacht (Haut commissaire au développement de la vallée de la Seine°: SILENCE... mais ACTION!
On attend le rapport Rufenacht pour le 15 février prochain...
11 février 2012
Désolant d'en être arrivé là
Ce qui est impensable voire interdit en Allemagne, en Suisse comme en Autriche est légal en Normandie où pour faire du fric on abat d'abord des chênes centenaires puis le moment venu les Normands.
Je suis comme ces arbres, abattu par tant d'ignorance, par tant de désintéressement des Normands pour la Normandie.
Michel H. A. Patin
10 février 2012
NORMANDIE MARITIME: HAROPA OU PAS?
"HaRoPa" ou "Harbours of Paris" ?
Communiqué du Mouvement Normand. N° 167 - semaine 5, 2012.

On dit généralement qu’il est essentiel de savoir bien dénommer les choses. On dit aussi que le Diable se niche toujours dans les détails… La constitution d’un Groupement d’Intérêt Economique (G.I.E.) réunissant les ports de l’Axe Seine, à savoir Le Havre (HA), Rouen (RO), Paris (PA) met en évidence un nouvel acronyme
HAROPA, qui deviendra d’usage courant dans les décennies à venir. Il faudra s’y habituer et, surtout, à l’étranger, chez les clients – nous disons bien clients – des ports de l’Axe Seine, on désignera sous ce vocable nouveau d’Haropa un ensemble portuaire voulant jouer dans la cour des grands en compétition avec et aux cotés des ports du Northern Range belgo-néerlandais.
L’initiative est intéressante, bien qu’un peu tardive et le Mouvement Normand s’en réjouirait presque si le fameux acronyme Haropa n’avait une autre signification, mise en avant, bien entendu, dans la Capitale :
HArbours Of Paris –
Ports de Paris. D’un acronyme pratique, Haropa (comme on dit DATAR ou CREA…), on en fait une pétition de principes : voilà les ports du Havre et de Rouen devenus les ports de Paris : ce qu’ils sont, et uniquement cela : ce qu’ils ne doivent pas devenir.
Vu de Chine, de l’Inde, du Brésil, bref des pays émergents, qui vont jouer un rôle de plus en plus déterminants, Haropa ne sera donc qu’un ensemble portuaire dédié à la satisfaction des besoins parisiens et nullement l’ambition de devenir la grande porte d’entrée portuaire de l’Europe de l’Ouest. Exit l’idée de desservir l’Allemagne du Sud, l’Europe danubienne, la botte italienne, la péninsule ibérique et, plus près, le sud–est de la France ou le sud–ouest de l’Hexagone. Ports de Paris : à quoi bon le pluriel ? La vieille lune de Paris – port de mer trouve, là, sa traduction contemporaine. Que le Grand Port Maritime du Havre et le Grand Port Maritime de Rouen aient une autre dimension que le Port Autonome de Paris ne semble pas effleurer les bons esprits de la Capitale : il ne manque plus que la direction de l’ensemble ne soit pilotée des tours de la Défense et le hold-up parisien sera achevé. L’on imagine très bien les opérateurs parisiens jouant alternativement des services du premier port français, Anvers, pour ne pas le nommer, et des services des ports de la Basse - Seine. Grâce, notamment, au Canal Seine – Nord – Europe, bientôt en cours de réalisation, soit dit en passant !
Lorsqu’en 1971, le Mouvement Normand suggérait la création d’un Directoire des Ports Normands, nous n’avions rencontré que sarcasmes de la part des dirigeants des Ports Autonomes du Havre et de Rouen, qui concevaient à peine une coopération entre les ports de la Basse–Seine et n’avaient que mépris pour les autres ports normands, ports départementaux, ports locaux… Et nous en sommes aujourd’hui à un G.I.E. des ports de l’Axe Seine… sans plus de considération pour les Ports Normands Associés de Cherbourg et Caen ou le port régional de Dieppe… Certes Le Havre veut travailler avec Caen (ce n’est pas encore fait : le projet de navette entre les deux ports vient d’être retoqué) ; certes Rouen envisage des coopérations avec le port de Cherbourg, mais qui ne voit le caractère secondaire de ces timides approches en regard de l’alliance décisive des ports de la Basse – Seine avec le Port Autonome de Paris… ?
Nous faisons preuve de pessimisme ? Posons – nous quelques questions :
- Le G.I.E. Haropa considérera-t-il comme prioritaire la réalisation d’une ligne ferroviaire digne de ce nom destinée au fret reliant Le Havre à l’est de la France, évitant ainsi Paris ?
- Po installe-t-on, dès maintenant, les plates-formes multimodales, dans la région parisienne ou dans la partie normande de la vallée de la Seine ?
Il ne faudrait pas que la constitution du G.I.E. Haropa aboutît à un marché de dupes dont les Normands seraient une nouvelle fois victimes. Trop de services supérieurs ont déjà quitté la Normandie, divisée contre elle-même, au profit de Rennes, Lille ou Paris. Le credo du Mouvement Normand, c’est que la Normandie a une vocation maritime, depuis ses origines, et qu’elle doit en rester maîtresse. Et une vocation MARITIME, ce n’est pas seulement un capital de situation, mais une mentalité qu’un port FLUVIAL, si important soit-il, ne peut acquérir. Et si le G.I.E. Haropa doit exister (le Mouvement Normand y est favorable), il ne doit pas être dénaturé dans la seule satisfaction des besoins de la Capitale. Et nous ajoutons qu’un Directoire des Ports Normands se justifie tout aussi pleinement, malgré les différences de statuts entre les Grands Ports Maritimes et les ports régionaux.
Allons plus loin.
Qui parle de l’Axe Seine ? Les Normands ! Les Parisiens, eux, s’en tiennent à la notion Grumbach du Grand Paris. Parle-t-on de la même chose ?
Aujourd’hui, toute la réflexion sur ce grand projet d’aménagement du territoire, d’importance nationale et pas seulement régionale, cafouille dans son libellé même : c’est, au mieux, le projet Grand Paris – Axe Seine. On s’accorde, dans le débat sur la Ligne Nouvelle Paris – Normandie sur la réalisation tout à fait indispensable de nouveaux sillons dans le Mantois, en priorisant d’ailleurs le prolongement d’EOLE vers Mantes sur la Ligne Nouvelle. Et, au-delà ? La Région Ile de France est-elle prête à financer la Ligne Nouvelle vers Le Havre et vers Caen ? Ah, il est vrai qu’on en trouvera des prétextes pour ne pas faire les travaux des différents scenarii A, AB, B. ou C (trop chers ! trop gourmands en terres agricoles, d’une rentabilité contestable, etc. On connaît la chanson du renoncement). D’ailleurs, ne sommes-nous pas prévenus ? L’Axe Seine, selon Grumbach, ce ne peut être qu’un couloir d’usage permettant à Paris – sur – Mer d’accéder au rang de « ville-monde »…
Les récentes déclarations des représentants de l’Ile de France, lors de la dernière séance du Débat Public sur la L.N.P.N., le lundi 30 janvier, à Caen, devraient ouvrir les yeux des Normands : les Franciliens veulent bien de l’argent normand pour faire les nécessaires travaux dans le Mantois, pour le reste, on verra. C’est la technique du «
Donne –moi ta montre, je te dirai l’heure ! ».
Tout autre est la vision du Mouvement Normand qui préconise un PARTENARIAT entre le Grand Paris et le Grand Estuaire Normand, dont les pointes sont Dieppe – Vernon – Cherbourg. Mais ceci est une autre histoire…
Il n’empêche : derrière des dénominations équivoques ou floues, il y a des intérêts très divergents, des visions différentes de notre devenir. Il serait temps que les Normands s’en aperçussent !
Didier PATTE Président du Mouvement Normand
Commentaire de Florestan:
On vient d'annoncer que le siège d'HAROPA serait à ROUEN: est-ce donc le début du sauvetage "du demi léopard normand qui se noie dans la Seine en regardant vers Paris?"
MASSACRE DES PAYSAGES NORMANDS: Quand ce n'est pas les EOLIENNES, c'est une THT!
THT : des chênes centenaires tronçonnés !
Cette belle allée de chênes centenaires ne sera bientôt qu'un souvenir.

A Saint-Martin-d'Aubigny, près de Périers dans la Manche, RTE se protège avec la gendarmerie pour aller raser une allée de chênes centenaires.
Jean-Pierre Martin nous avait alertés au début de l'année 2012. La superbe allée de chênes centenaires qui se trouve sur sa propriété était menacée. Non par la maladie, mais par RTE, la filiale d'EDF en charge du transport de l'électricité.
RTE est en train d'intervenir sur place, ce vendredi 10 février 2012, pour tronçonner les chênes. Et afin d'être certain de ne pas être gêné dans son travail de destruction, la filiale d'EDF s'est fait accompagner de la gendarmerie.
(La Manche Libre, 10/02/12)
NORMANDIE: LA REGION UNESCO
Côte d'Albâtre, vallée de la Seine: Vers un classement UNESCO?
A lire sur le site de France 3 Haute-Normandie...
France 3
La Seine Maritime présentait aujourd'hui sa candidature à l'inscrption au patrimoine de l'Unesco.
Un colloque sur le thème du classement à l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) avait lieu jeudi à l'hôtel du département, en présence de nombreux intervenants qui sont revenus sur l'intêret de classer la Vallée de la Seine et la Côte d'Albatre au patrimoine mondial.
Le processus s'annonce long et mouvementé en études et négociations avant que la Seine-Maritime ne termine son dossier de candidature, pas avant fin 203. Et qui plus est, il faudra choisir entre la Vallée de la Seine ou la Côte d’Albâtre. C'est ensuite le ministère de la Culture ou de l’Ecologie qui décidera (ou pas) de le transmettre à l’Unesco. Le sort du département sera ensuite entre les mains de l'instance internationale qui examinera de très nombreuses candidatures avant de décerner le titre de patrimoine mondial à quelques rares élus.
L'idée a été officialisée en janvier 2011 par Didier Marie, président du Conseil général de Seine-Maritime.
Baie du Mont Saint-Michel: vers un déclassement UNESCO?

D'après Ouest-France, édition Caen ce 10 février:
La commission de l'UNESCO qui a pris en main le dossier suite à une visite d'inspection sur place en novembre dernier va rendre son rapport en mars prochain sur la question de déclasser le site de la Baie du Mont St Michel (rappelons que le Mont est inscrit depuis 1979 et que la Baie l'est depuis 1983) en raison de la multiplication anarchique de projets d'implantation d'éoliennes géantes de 99 mètres de haut, notamment sur le site des collines d'Argouges situé à 24 km à vol d'oiseau de l'Archange: co-visibilité assurée avec la Merveille!
Le dossier inquiète désormais au plus haut sommet de l'Etat: Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture s'inquiétant désormais de la dégradation globale rapide de la qualité visuelle des paysages français. Selon le Figaro magazine, l'Elysée s'inquiéterait d'une "dégradation" de la note du Mont St Michel... Psychologiquement, l'affaire Standard and Poor's a laissé des traces!
Plus localement, une réunion avec les préfets concernés a été provoqué (on ne sait pas si le Monsieur éolienne sensé conseiller les élus régionaux bas-normands sur les énergies renouvelables, à savoir l'ancien préfet de la Manche qui a autorisé le permis de construire sur le site d'Argouges, aura été invité à participer à ce échauffement de crise pour crânes d'oeuf). Le projet de schéma régional éolien est prêt avec une large zone exclusive autour de la baie du Mont St Michel pour en assurer la sanctuarisation visuelle qui a été exigée par le président de région Laurent Beauvais, par ailleurs président du syndicat mixte du rétablissement du caractère maritime du Mont St Michel: en effet, à quoi bon rétablir la qualité du paysage maritime autour du Mont en faisant dégager les carosseries automobiles de l'horizon si ce même horizon doit clignoter la nuit ou dans le crépuscule rougeoyant comme une guirlande de Noël?
Réponse: début mars...
En attendant, du côté du Mont, du côté des plages du Débarquement ou du côté du Pays de Caux, QUI SAIT, QUI A CONSCIENCE qu'il s'agit des INTERETS DE LA NORMANDIE PREMIERE REGION UNESCO DE FRANCE première destination touristique mondiale?
En effet, avec 5 objets ou sites et monuments classés sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO (le Mont et sa baie, Tatihou et la Hougue, Le Havre, la tapisserie de Bayeux, la dentelle d'Alençon...) la Normandie pourrait avec les plages du Débarquement et le site d'Etretat obtenir 7 citations sur la prestigieuse liste mondiale: un RECORD!
Déclassement du Mont, enlisement des dossiers pour les plages du DDAY ou pour les hautes falaises cauchoises, notre région, une fois de plus, risque de payer cher l'absence d'un pilotage spécifiquement normand des intérêts de la Normandie
09 février 2012
La NORMANDIE VISIBLE

Depuis peu les cartes de crédit du Crédit agricole de Normandie (c'est à dire celui de Basse-Normandie) arborent fièrement le blason aux deux cats... On espère voir la même chose sur les cartes de crédit du Crédit agricole de Normandie-Seine...
En tout cas, la Caisse d'Epargne de Normandie concerne bel et bien les cinq départements normands et elle rappelait récemment avec force encarts publicitaires qu'elle avait pour mission d'investir en Normandie...
Depuis un certain temps, l'IRQUA (Institut régional de la qualité alimentaire) nous a habitué à marquer les produits GOURMANDIE avec un léopard se pourléchant les babines...

La décadence des logos demi-régionaux est donc annoncée: ils sont en train d'être ringardisés!
Du côté des plaques d'immatriculation automobiles, les "normanobandes" d'identification locale avec léopards et numéros de départements se voient de plus en plus...

Quand il ne s'agit pas aussi de la sympathique CREVETTE de nos amis d'HEULA la marque normande d'humour identitaire...

Pendant ce temps-là, planqués derrière leurs logos médiocres (un demi-drakkar qui coule en voguant vers le Grand Ouest ligéro-breton pour le conseil régional de Basse-Normandie et un demi-léopard qui se noie dans la Seine en regardant vers Paris pour le conseil régional de Haute-Normandie), certains cerveaux bien inspirés commencent enfin à réfléchir à la promotion d'une marque...
MADE IN NORMANDY
Enfin, début 2011, le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" avait veillé à ce que, pour la première fois! un logo officiel assume complètement le code couleur de la Normandie: SANG et OR! C'était à l'occasion du 11ème centenaire de la Normandie (911- 2011) qui a attiré près d'un million de personnes dans TOUTE la Normandie...

La Normandie est donc réellement en train de se réveiller: la Normandie VISIBLE, celle du plancher des vaches et des gens qui arborent les LEOPARDS sur leurs automobiles, dans leurs jardins et fenêtres, la Normandie VISIBLE sur les frontons de certaines mairies ou sur les prospectus de promotion des produits normands qui sont désormais systématiquement déposés dans toutes les boîtes aux lettres par la grande distribution, RECOUVRE les institutions qui s'obstinent à médire ou maudire une Normandie que certains voudraient INVISIBLE...

(Entrée du siège du Conseil régional de Haute-Normandie, caserne Jeanne d'Arc à Rouen)
Le processus de ringardisation de la division normande est en marche... A tel point que le président demi-régional de Basse Normandie, Laurent BEAUVAIS, envisage de faire évoluer le logo officiel du conseil régional en y intégrant les deux léopards normands...

Enfin, ne l'oublions pas, en 2014 la NORMANDIE sera le pays international du CHEVAL... avec les JEUX EQUESTRES MONDIAUX

Mais en attendant la fusion des chambres régionales de commerce et d'industrie normandes en une seule CRCI de Normandie, on peut se plonger avec intérêt dans le guide ECONOMIQUE de la NORMANDIE, édition 2012 qui vient de sortir (éditions PTC 23ème édition)

QUI A DIT QUE LA NORMANDIE N'EXISTAIT PAS?
06 février 2012
Les dernières nouvelles de la LNPN: Rufenacht, Philippe, Beauvais, Fabius, Sarkozy, Hollande et... l'idiot utile Le Vern!
1) Le scénario AB (voire AB+, c’est à dire, avec le barreau en LGV de Bernay) est le scénario à défendre: il est le plus consensuel et il ne coûterait que 10,4 milliards. C’est le scénario qui garantie à la fois une bonne desserte Paris-Normandie ( trains directs : Caen- Le Havre en 1h17 et Rouen en 50 minutes) et une bonne irrigation de tout le territoire normand avec une amélioration décisive de toutes les dessertes intercités normandes (Caen-Rouen/ Caen-Le Havre via Rouen/ Caen-Cherbourg- Lisieux/ Rouen-Evreux-Dieppe).
Enfin, la modernisation du réseau voyageur (grandes lignes et TER) recoupé par des sections en LGV va permettre de basculer une partie notable du réseau actuel vers le fret ferroviaire généré par le 4ème sytème portuaire européen que forme désormais le Groupement d’Intérêt Economique « HAROPA » liant officiellement depuis le 19 janvier dernier les GPM du Havre, Rouen et le port autonome de Paris.
2) le scénario alternatif écologiste (étudié par le cabinet BG) est à rejeter pour quatre raisons: pour un coût d’un peu plus de 6 milliards d’euros, le problème du fret ferroviaire n’a pas été étudié en tant que tel ; on persiste dans l’erreur de faire passer tous les trafics sur le même réseau et les liaisons entre villes normandes ou avec Paris ne sont pas assez performantes. Enfin, en terme de stratégie de financement, comment pourrait-on justifier les 4 milliards nécessaires pour une LGV dans le Mantois s'il n'y a pas derrière un projet d'envergure de niveau national ou européen ?
3) La mobilisation des forces vives régionales au cours du débat a été exceptionnelle: 101 cahiers d'acteurs. Mais les milieux économiques normands ne cachent plus leur amertume voire leur colère contre certains responsables politiques régionaux. A cause de la « Normandie en miettes » des politiques, il a manqué une vision globale de la Normandie dans l’Axe Seine… c’est à dire « mettre la Normandie en Seine ».
4) Si la LNPN est présentée comme un enjeu national et européen, elle pourrait être financée sans problème, dixit le maire du Havre… Mais il faut une volonté politique forte en Normandie : on la trouvera au Havre mais aussi en Basse-Normandie ou dans l’Eure.
On peut, d'ores et déjà , dire que si on additionne les trafic voyageur et trafic fret, la LNPN aurait un TRI (taux de rendement en investissement) de 3,5% en Normandie et de 7% en Ile de France, ce qui est largement supérieur au TRI généralement associé aux autres LGV françaises et qui justifie le doute de certains experts.
Cela implique de dire que la LNPN n'est pas un projet de LGV comme les autres mais qu'il contribue à l'enjeu national de redonner à la France une politique industrielle et maritime. Cela implique aussi que la réalisation du projet et son financement doivent être pensés de façon globale : « pas de solidarité de financement sans solidarité de projet », l’excellente formule de Laurent Beauvais, le président demi-régional bas-normand, pourrait être reprise par les Havrais, qu’il s’agisse d’Edouard Philippe (le maire UMP) ou de Daniel Paul (le député PCF)… voire aussi par les milieux économiques rouennais.
Enfin, pour assurer la maîtrise du financement, les régions devraient en être les pilotes : les deux régions normandes et la région Ile de France doivent participer aux côtés de l’Etat, de RFF et de l’Europe. Pour plus de poids dans les futures négociations notamment avec un conseil régional d’Ile de France pas encore très au fait de l’existence d’un « Axe Seine », il serait judicieux de créer un syndicat mixte réunissant les deux conseils régionaux normands… au cas où Paris serait encore tenté de nous dire: "donne moi ta montre et je te dirai l’heure !"
5) Les Havrais (Antoine Rufenacht en tant que haut commissaire au développement de la vallée de la Seine et Edouard Philippe en tant que maire du Havre) sont à la manoeuvre: lors d'une première réunion récente préparant le SNIT et sa priorisation définitive, la LNPN serait remontée à la 6ème place. Antoine Rufenacht a fait le nécessaire : Olivier Guérin président de la CNDP pourrait rendre son avis bien avant le 3 avril prochain, même chose pour RFF qui a jusqu’au 3 juillet prochain pour rendre son rapport de faisabilité sachant que RFF connaît déjà tous les scénarii proposés dans le débat public. Ainsi, RFF pourrait rendre son étude technique avant le premier tour des présidentielles.
6) De son côté Bruno Lemaire fait le nécessaire auprès de l'Elysée pour que la décision de faire définitivement la LNPN soit prise avant le 22 avril prochain: ainsi, faire en sorte que le président sortant parte (s'il doit partir) en réalisant ses promesses tout en liant son éventuel successeur. De même, chemine l'idée dans la droite francilienne de faire fusionner les projets de "Grand Paris" et "d'Axe Seine": mais le débat public a démontré au public normand le plus lucide que le Conseil Régional d’ Ile de France n’en était pas encore là, contrairement aux élus du conseil général du Val d’Oise qui ont parfaitement compris l’intérêt de l’enjeu (confluence entre la Basse-Seine normande et francilienne avec le futur canal Seine Nord Europe)...
7) C’est pourquoi, dans le cas où Laurent Fabius (président de l’agglo de Rouen et député PS de la Seine-Maritime) serait inquiet sur ses chances réelles de revenir au premier plan à Paris en cas de présidence du rouennais Hollande, la Normandie et ses enjeux pourraient alors enfin devenir prioritaires pour un Laurent Fabius déjà tenté de récupérer pour lui la dynamique actuelle autour de la LNPN et de l'Axe Seine qui profite, à juste titre, à un certain Antoine Rufenacht.
L’idée serait de tout remettre « à plat » après la victoire de François Hollande et d’être enfin le chef d’orchestre d’une reconstruction normande autour de l’Axe Seine. Cela expliquerait donc pourquoi Fabius est resté très discret dans le débat qui vient de s'achever tout en laissant un Le Vern s’activer à la déconfiture d'un "projet sarkozyste": doit-on considérer que Le Vern soit ainsi l’ "idiot utile" chargé de faire gagner du temps à Fabius?
… Et d’en faire perdre à tous ici en Normandie !
Car il y a désormais un fait nouveau : la colère des forces vives normandes vis à vis de ces calculs politiciens et la volonté d’aboutir au plus vite à un succès avec la LNPN du côté du Havre (concurrence sévère avec Anvers) de la Basse-Normandie (marginalisation totale entre Paris et le Grand ouest ligéro-breton) ou de l’Eure (écrasée tant par la Seine-Maritime que par l’Ile de France) , question de simple survie désormais…
Si Rouen veut être une vraie métropole régionale en Normandie, il y a désormais des réalités territoriales et politiques que les dirigeants politiques rouennais doivent cesser d’ignorer : c’est urgent !
(sources: d'après Fil fax Normandie, 03/02/12, n°4274 et d'après nos informations)
05 février 2012
LE BIEN PUBLIC NORMAND EST-IL TROP GRAND POUR NOS ELUS?
Récemment la région administrative de Basse-Normandie a décidé de reprendre en main le dossier de création d'un site UNESCO "patrimoine mondial de l'humanité" pour les Plages du Débarquement de 1944 qui était jusque là piloté par une association animée par l'ancien amiral Brac De La Perrière: malgré la bonne volonté de cette association, on a finalement perdu du temps dans un dossier dont l'instruction peut prendre des années alors qu'en mai prochain l'UNESCO doit statuer sur l'avenir d'un autre site normand labélisé "patrimoine mondial de l'humanité": la baie et le Mont St Michel...
Pas sûr que le label UNESCO soit disponible pour 2014, année des Jeux Equestres Mondiaux, un des rares dossiers importants qui fut mené de façon correcte avec un résultat positif car on voit le reste on peut s'inquiéter!
En effet, les grands dossiers stratégiques de l'avenir normand sont plutôt mal gérés ainsi, liste non exhaustive:
Le débat public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie avec l'absence d'un cahier d'acteurs commun aux deux régions administratives normandes
Le dragage du chenal de Seine pour le GPM de Rouen sans en aviser ou presque la rive gauche de l'estuaire
L'échec (provisoire on l'espère) de créer une navette maritime de porte- conteneurs entre les ports de Caen et du Havre
Le port méthanier d'Antifer reporté sine die
Le SCoT de l'Estuaire annulé et attaqué au tribunal administratif de Rouen par des associations écologistess
La concurrence stérile sur les éoliennes off shore entre Cherbourg et Le Havre
Des éoliennes terrestres pouvant défigurer la baie du Mont St Michel
Les dérapages financiers et techniques du chantier de l'EPR de Flamanville et le refus de RTE d'enfouir la THT
Les palinodies sur le contournement routier de Rouen
La gestion au quotidien de la déglingue ferroviaire
Un conseil général qui oublie une bretelle d'autoroute et qui se fait ballader par la SAPN
Et last but not least, les délocalisations et fermetures d'usines... (Pétroplus, Alizay, Honeywell etc...)
A T-ON EN NORMANDIE DES ELUS ET DES HAUT-FONCTIONNAIRES SUFFISAMMENT COMPETENTS?
Lire ci-après l'article paru dans Ouest France jeudi 02 février dernier:

Autre exemple encore:
HAROPA...
ça veut dire quoi?
C'est l'acronyme que viennent de choisir les trois ports de l'Axe Seine désormais unis pour leur promotion internationale: HAROPA pour Le HAvre ROuen PAris... Du côté normand, on parle d'Axe Seine mais du côté de Paris on parle du "Grand Paris" ce qui implique que HAROPA puisse en fait signifier aussi
HARBOURS OF PARIS... (dumoins c'est comme ça qu'on dit Haropa dans le franglais du Parisis)
Quant à la "NORMANDY" c'est comme le NORMANDIE dans le port de New-York en 1942: elle sombre dans l'Axe Seine faute d'être MISE EN SEINE...
Des solutions?
La lucidité et l'énergie du désespoir
Caen et la Basse-Normandie unie désormais luttent pour leur survie
Le Havre se bat pour survivre aussi face à Anvers et Rotterdam: l'Axe Seine est nécessaire, urgent, mais pas suffisant, il faut intégrer l'évidence normande. Les milieux havrais se battent actuellement pour que la Ligne Nouvelle Paris Normandie figure dans le Schéma national des infrastructures de transport définitif et avec une bonne place dans l'ordre des priorités (négocié actuellement avec le ministère des transports: on parle désormais au moins d'une 6ème place...)
Les milieux économiques normands, tant à Rouen qu'au Havre ou à Caen ne cachent plus désormais leur colère face à l'incurie de la classe politique "normande" en général et face à l'action stérile et négative de certains "responsables" élus en particulier: l'attitude d'Alain Le Vern, en particulier en a agaçé plus d'un lors du débat public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie... Ils sont donc de plus en plus inquiets et ils ont décidé de prendre les devants: au 1er janvier 2015 il n'y aura plus qu'une SEULE CHAMBRE REGIONALE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE NORMANDE et en 2013 l'ESTUAIRE NORMAND SERA UNE REALITE ECONOMIQUE ET METROPOLITAINE...
Aura-t-on donc encore le LUXE de nous offrir encore quelques combats politiciens d'arrière garde?
Certains élus se mobilisent néanmoins conscients que nous décidons MAINTENANT L'AVENIR MEME DE LA NORMANDIE en tant que territoire ayant un MINIMUM de SOUVERAINETE pour MAITRISER L'AVENIR!
citons leurs noms, ils sont rares:
Antoine RUFENACHT, Laurent BEAUVAIS, Edouard PHILIPPE, Philippe DURON, Bernard CAZENEUVE, Daniel PAUL, Pierre MOURARET, Laurence DUMONT, Pierre BOURGUIGNON, Clotilde VALTER, Philippe AUGIER, Catherine MORIN-DESAILLY, Franck MARTIN...
Il est, en outre, question depuis décembre dernier de la création d'un intergroupe "Normandie" à l'Assemblée Nationale pour suivre spécifiquement les dossiers normands (source: Laurence DUMONT, députée PS de Caen, vice-présidente de l'Assemblée Nationale)
Vous remarquerez qu'il manque un nom important à cette liste: Laurent FABIUS
Question qui agite actuellement le landerneau rouennais:
Laurent FABIUS n'aura-t-il qu'un strapontin à Paris si le rouennais Hollande était élu Président de la République ou sera-t-il enfin un "homme d'Etat" en Normandie? Car s'il ne se décide pas rapidement, il se peut que Rouen n'ait qu'un strapontin dans l'AXE SEINE faute d'avoir mis assez vite et assez tôt la "Normandie en Seine"
Pendant près de 40 ans la NORMANDIE N'AURA ETE QU'UN "BAL des
COCUS":
MESSIEURS DAMES LES POLITICIENS la fin de la récréation est finie!
01 février 2012
Elus en Normandie: TOUJOURS AUSSI NULS!! (2) Le cas LE VERN ENCORE...
LNPN : friction entre le PCF et le PS
Paris- Normandie, publié le mercredi 25 janvier 2012 à 07H27
POLITIQUE.Le député PCF du Havre, Daniel Paul, juge « inacceptable » la déclaration d'Alain Le Vern sur la façon d'aborder la future ligne à grande vitesse.
«Il faut commencer par le ferroviaire rouennais et le Mantois ». Cette déclaration d'Alain Le Vern, le président PS de la région Haute-Normandie, lundi matin dans nos colonnes à propos de la future Ligne grande vitesse Paris-Normandie, a fait sortir de ses gonds Daniel Paul.
Pour le député communiste du Havre, « cette position », qui consisterait, selon lui, à « traiter la traversée de l'Ile-de-France et le transfert de la gare de Rouen à Saint-Sever et après, on verra… », est « inacceptable ».
« Elle reviendrait, explique Daniel Paul, à améliorer la liaison entre Paris et Rouen et à reporter la prise en compte de la partie Rouen-Le Havre ».
En octobre dernier, au Havre, Daniel Paul avait « mis en garde contre cette même proposition faite par Laurent Logiou », conseiller municipal et président du groupe PS à la région. Pour le député, la ligne ferroviaire doit être traitée dans son ensemble par souci d'équilibre et d'efficacité. Daniel Paul craint, en fait, qu'Alain Vern veuille repousser le tronçon Rouen-Le Havre « aux calendes ». « Je souhaite, évidemment, qu'il rectifie sa déclaration », souligne-t-il.
S'agissant du financement du projet ferroviaire via un partenariat public-privé (PPP), Daniel Paul estime que ce n'est pas la solution. « La gauche doit rompre avec ces pratiques, dit-il. La Ligne Paris-Normandie, du Havre à Paris, est d'intérêt national. Elle doit donc être totalement financée par des fonds publics ; l'opération ne doit ni oublier une partie importante de la ligne ni servir à rentabiliser des fonds privés ».
ST. S.
Commentaire de Florestan: saluons le coup de gueule de Daniel PAUL et dénoncer une nouvelle fois le double jeu de LE VERN qui soutient ce projet comme la corde soutient le pendu...
Alain LE VERN reste incapable de toute vision normande globale des enjeux régionaux ou alors il se l'interdit pour des raisons inavouables qui ressortent de la basse politique... politicienne!
Heureusement qu'en Basse-Normandie les élus socialistes et communistes sont en parfaite intelligence sur le dossier de la LNPN: nous conseillons à Daniel PAUL de se mettre en relation directe avec Pierre MOURARET, maire PCF de Dives sur Mer et vice-président du conseil régional de Basse-Normandie ou avec Laurent BEAUVAIS, le seul véritable président de région en Normandie.
Elus en Normandie: TOUJOURS AUSSI NULS!!
A lire dans Ouest-France (01/02/12): remontage de bretelles et coup de pied aux fesses qui se perdent
Bretelle de l’A13 vers Lisieux : Jean-Léonce Dupont réagit
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Jean-Léonce Dupont, président du conseil général du Calvados.
Archives.
Jean-Léonce Dupont, président du conseil général du Calvados, trouve qu’il« appartient à la SAPN (Société des autoroutes Paris - Normandie) de trouver et de mettre en œuvre la solution la plus adéquate, solution que les usagers lexoviens attendent depuis maintenant 2 ans ! »
Dans un courrier officiel adressé au conseiller régional Joël Bruneau (UMP), le ministre des Transports Thierry Mariani a confirmé l’abandon du projet de bretelle directe vers Lisieux, à la sortie de l’A 13 au niveau de Pont-l’Evêque.
Le ministre donne son feu vert à une autre solution, moins dangereuse, qui consisterait à implanter deux giratoires sur la D 675 pour guise de bretelle. Travaux qui seraient pour partie à la charge des collectivités locales, a t-il précisé sans entrer dans les détails.
« Si cette proposition, moins satisfaisante qu’une réelle transparence, devait être retenue, il incomberait à la SAPN d’en assurer intégralement le financement conformément aux engagements qu’elle a pris », prévient Jean-Léonce Dupont.
L’annonce du ministre avait provoqué une série de réactions hostiles venant des élus du pays d’Auge, et d’entrepreneurs. Certains n’excluant pas d’appeler à bloquer l’autoroute A 13.
Pour Jean-Léonce Dupont, la réouverture de la bretelle ne posait pas de problème de sécurité, comme l’évoque Thierry Mariani. « Si l’on peut comprendre que le rétablissement de cette « transparence » par la construction (première solution envisagée par la SAPN) d’un toboggan à la fois coûteux et difficile à intégrer dans l’environnement ait été écarté, on ne peut que regretter la position de l’Etat qui s’apprête, semble-t-il, à refuser le rétablissement de la bretelle de retournement sous l’A132 qui a pourtant fonctionné sans incident notable pendant plus de 20 ans ! »
Commentaire de Florestan:
pour savoir ce que valent les rodomontades de Jean-Léonce DUPONT, relire tous les contes de Guy de Maupassant
FIN du débat public sur la LNPN: l'Estuaire NORMAND et les COCUS de l'AXE SEINE
Lundi 30 janvier de 19 à 22heures au centre des Congrès de Caen, se tenait le débat de clôture sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie avec plus de 500 personnes présentes dont de nombreux élus.
Les Havrais étaient venus en force: Edouard Philippe, le député-maire, Antoine Rufenacht le haut-commissaire au développement de la vallée de Seine, le président de la CCI, le président du Grand Port Maritime du Havre, de nombreux représentants des entreprises de l'économie logistique et maritime... L'air du large a donc puissamment soufflé dans la salle quitte a enrhumer les plus mesquins... Les élus bas-normands importants étaient presque tous là affirmant dans leurs déclarations une belle unanimité pour défendre le projet et l'ambition. Les Rouennais étaient là de l'autre côté de la salle, face aux Havrais démontrant ainsi aux Bas-normands présents et amusés ou ironiques que si l'unité normande n'existe pas encore, l'unité haut-normande n'existera jamais! Pierre Bourguignon, le maire de Sotteville les Rouen et président de l'agence de l'urbanisme rouennaise était présent pour représenter Laurent Fabius et pour affirmer intelligemment l'intérêt d'un réseau de villes normandes bien reliées entre elles par la voie ferrée.
Quatre belles et bonnes déclarations dans cette soirée:
1) Celle du délégué régional de la CGT Normandie, réaffirmant avec force que le projet avait pour but de "structurer la Normandie": l'enjeu national de la reconquête industrielle passe par l'émergence de la 4ème région industrielle de France et par la première région d'économie maritime de notre pays.
2) Celle du maire du Havre Edouard Philippe qui a insisté sur l'urgence et l'importance de l'enjeu: la Ligne Nouvelle Paris Normandie qui doit permettre une remise à niveau globale du ferroviaire normand doit surtout permettre de doter le port du Havre d'un vrai hinterland à l'échelle européenne car la seule desserte de Paris via l'axe Seine ne sera pas suffisante pour que Le Havre puisse lutter à égalité avec Anvers ou Rotterdam.
3) Celle de Laurent Beauvais, président de la demi-région bas-normande, très applaudi après avoir insisté sur l'idée de créer un réseau des villes normandes desservies par des trains suffisamment rapides et performants pour nous permettre la possibilité d'abandonner nos voitures. (regard vers les écolos...) avant d'ajouter contre les pleutres et les pusillanimes qui seraient tentés de ne faire que le plus urgent sans rien faire d'autre (à savoir: "déboucher le Mantois") qu'il ne peut y avoir de solidarité financière sans solidarité de projet. Comment, en effet justifier la dépense déjà importante de "déboucher le Mantois" si on ne fait que cela? La LNPN est un ENJEU NATIONAL.
4)Celle de Jean Callewaert président du CESER de Basse-Normandie qui a littéralement démoli en séance le projet alternatif de "revitalisation" de l'existant proposé par les écologistes, projet qui renonce en grande partie au principe de base qui justifie que l'on règle de façon décisive et pour les 100 prochaines années, le problème ferroviaire normand: Ne pas faire rouler tous les trains (voyageurs et fret) sur les mêmes voies. Outre l'impossibilité d'améliorer sensiblement le temps de parcours entre Caen et Rouen ou entre Evreux et Rouen, le projet alternatif écologiste oublie l'enjeu essentiel: la Normandie est l'hinterland logistique de la 4ème façade maritime et portuaire d'Europe...
Du côté des grincheux et des mesquins:
Alain Le Vern a fait l'effort de venir jusqu'à Caen: le temps de faire des remarques désagréables pour presque tout le monde sauf pour lui-même, comme d'habitude. Dénonçant la "dictature du chronomètre" sur le dossier en raison de l'objectif affiché en 2009 par le président de la République de mettre Le Havre à 1H15 de Paris, il n'a eu de cesse de se plaindre de l'absence de l'Etat dans le dossier notamment en matière de financement, de répéter que l'ensemble du problème était lié à la solution du "noeud rouennais" tout en se vantant d'avoir mis 400 millions d'euros sur la table pour le désenclavement ferroviaire du fret havrais (ligne Serqueux-Gisors). Enfin il s'est lancé quelques roses volées à d'autres en soulignant l'existence d'une "plate-forme commune aux deux régions normandes et un cahier d'acteur entre la Haute-Normandie et l'Ile de France": personne n'a relevé sur le moment la malhonnêteté du propos! Le 7 septembre dernier, ce triste sire nous avait pourtant promis un cahier d'acteur commun aux deux régions normandes... Le Vern, s'étant enfui entre deux portes bien avant la fin de la soirée, Laurent Beauvais a pu faire une déclaration qui permit d'oublier la médiocrité de vue de la fourmi qui campe depuis 14 ans dans la caserne Jeanne d'Arc à Rouen...
Les écologistes se sont exprimés une nouvelle fois mais en plus minables: on n'a pas entendu les élus écologistes normands mais ceux venus du conseil régional d'Ile de France qui confirmèrent que, franchement, du côté de la région Ile de France, l'axe Seine, on s'en fout! On ne parle de l'Axe Seine qu'ici en Normandie. En Ile de France, on cause plutôt du "Grand Paris"...
Très symboliquement d'ailleurs, le premier à prendre la parole fut un élu vice-président écologiste du conseil régional d'Ile de France qui devait prendre le dernier train pour Paris à... 20H24. Le second fit dans un lapsus assez révélateur la confusion entre Caen et... Cannes pour dire que la priorité des franciliens étaient surtout à la mise en ordre ferroviaire dans le Mantois et l'ouest parisien: si la LNPN peut y contribuer tant mieux mais Dieu que cela coûte cher... Le troisième s'emplafonna les 181 milliards programmés dans un Schéma national des infrastructures de transport provisoire et qui sera revu à la baisse en février prochain pour conclure qu'un projet classé 16ème sur 18 ne pourrait être réalisé: allégation totalement fausse puisque la hiérarchisation définitive du SNIT va se faire MAINTENANT:
IL FAUDRA DONC ARGUMENTER ET DIRE POURQUOI LA NORMANDIE ENJEU NATIONAL MERITE LA MEILLEURE SORTIE FERROVIAIRE DE PARIS
En 1985, Antoine Rufenacht réunissait déjà un colloque au Havre sur ce même sujet: les Havrais étaient nombreux lundi soir...
Il faudra attendre les interventions des élus du département du Val d'Oise très intéressés par l'effet de confluence entre la Basse-Seine normande et le futur canal Seine Nord Europe pour avoir une réflexion géographique qui dépasse ENFIN le périphérique PARISIEN et la banlieue de la petite couronne!
AINSI POUR RESUMER:
1) Beaucoup de confusion liée à un manque de vision globale surla Normandie et sur les enjeux de fond: localisme, voire esprit NIMBY sans même parler de la vision idéologique martelée par EELV (les écologistes) alors que la LNPN n'est pas un projet de LGV ferroviaire comme les autres.
2) Mais une forte mobilisation des forces vives normandes et notamment des Havrais: impressionnant et encourageant! La CGT a très bien parlé ("structurer cette région") mais aussi le maire du Havre.
3) Le Financement: "pas de solidarité de financement sans solidarité de projet", la formule de Laurent Beauvais est heureuse et elle souligne bien que face au manque d'intérêt de l'Ile de France, face à l'absence de l'Etat et face à la perspective d'une révision sévère du SNIT en février prochain, il va falloir SE MOBILISER TRES FORT. Face à la tentation de tout "phaser" et de ne faire que le Mantois, face à l'attentisme trop sceptique (pour être honnête?) d'Alain Le Vern, il n'y a qu'une seule chose à faire: prendre les devants sans attendre les vagues solutions proposées par RFF par exemple.
4) Il faut donc affirmer par tous les moyens qui sont à notre disposition que la LNPN répond à un enjeu national:
garder en France le 1er port français; anticiper la saturation de l'axe Lille Paris Lyon Marseille à l'échelle européenne, achever le contournement Ouest-Nord Ouest de la région parisienne, desservir le premier réseau régional de villes du grand bassin parisien.
5) Face à l'attentisme rouennais et aux divisions haut-normandes solubles dans le seul Axe Seine, la Basse-Normandie unie doit prendre les voiles avec les Havrais sur l'Estuaire. Malgré ses limites actuelles, Il faudra se servir du rapport Rufenacht sur l'enjeu national de la Basse-Seine normande qui sera dévoilé dans quelques jours et faire comprendre aux Havrais (mais aussi aux Rouennais) que face à la concurrence d'Anvers ou de Rotterdam, SANS LA NORMANDIE l'Axe Seine ne suffira pas car il faut aller au-delà de la seule desserte de la région parisienne pour ambitionner d'être le véritable avant-port européen...
6) Ainsi, pour défendre réellement les intérêts de la Normandie, il faut un union BASSE-NORMANDIE + EURE avec LE HAVRE, et faire passer l'idée auprès de François Hollande que la structuration de la 4ème grande région industrielle française est possible grâce à la LNPN dans le cadre d'un plan national de réindustrialisation.
7) C'est pourquoi, avec toutes les collectivités territoriales motivées et en lien avec les forces vives régionales (les CESER par exemple) avec le support scientifique de chercheurs (les géographes), le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" avait proposé la création d'un atelier du projet régional normand dans le cadre de l'espace de projet "Paris Seine Normandie" (idée d'Alain Lecomte) afin d'enrichir de façon décisive l'idée essentielle d'Axe Seine: la solution du financement deviendrait dès lors plus facile carla LNPNpourrait s'adosser à un vrai projet territorial qui pourrait émerger autour l'Estuaire (axe Caen-Le Havre) avant que d'être proposé à la métropole rouennaise.
QUESTION: LES COCUS DE L'AXE SEINE VEULENT-T-IL D'UN ESTUAIRE NORMAND DE LA SEINE? VEULENT-ILS ENFIN METTRE "LA NORMANDIE EN SEINE"?
Ci-après, le compte rendu de Xavier ORIOT paru ce 01/02/12 dans Ouest-France édition caennaise:
29 janvier 2012
Lisieux encore plus isolée
Quand nos élus dorment entre les élections cela donne CA.
27 janvier 2012
PNA vs NIMBY
NIMBY c'est le petit nom que l'on donne au monstre aquatique qui hante les eaux trop dormantes du canal de Caen à la mer: un projet de navigation et de manutention maritime sur le canal du port de Caen, au pied du viaduc de Calix a brusquement réveillé la bête... NIMBY est même sorti de l'eau pour enflammer l'enquête d'utilité publique: les riverains découvraient qu'ils habitaient près d'un... port!
Mais Ports Normands Associés semble vouloir combattre finalement NIMBY pour qu'il retourne à sa tranquilité...
NIMBY ? mais qui est NIMBY? Rodolphe Thomas l'inénarrable maire d'Hérouville Saint Clair le fait afficher sur les panneaux lumineux de sa propagande municipale localiste:
Oui bien sûr, on veut bien des navires dans le port de Caen oui mais "Not In My Back Yard" (Pas au fond de mon jardin...)
Avec de tels arguments, ce sera difficile de penser l'avenir industriel de la Normandie...
Ports Normands Associés va donc certainement reprendre l'option d'aggrandir le site de Blainville sur Orne au risque d'affronter les associations écologistes en raison des zones humides classées qui entourent ce site...
Aura-t-on un réveil du NIMBY lorsque le garagiste Thomas voudra construire ses marinas "les pieds dans l'eau" à proximité immédiate d'un dépôt pétrolier, d'un viaduc autoroutier et d'une usine de retraitement des eaux?
50 000 CAMIONS SUR LES ROUTES entre Caen et Le Havre par an pour assurer la tranquilité des poules d'eau et des rameurs: on appelle ça le développement durable...

Communiqué de presse du 26 janvier 2012
Suite à l’avis du Commissaire Enquêteur et à l'annonce du Préfet de Région de ne pas donner suite à l’implantation de la plate-forme conteneurs sur le site de Mondeville et Hérouville-Saint-Clair, Laurent BEAUVAIS, Président de Ports Normands Associés a réuni le bureau de PNA et entamé des consultations. A l’issue de ces démarches, il a :
•confirmé sa volonté de poursuivre, avec le port du Havre, le partenariat engagé avec des opérateurs portuaires pour l’établissement d’une liaison maritime conteneurs.
•demandé aux services de PNA de travailler en concertation avec la CCI de Caen et l’agglomération de Caen la Mer pour proposer des solutions adaptées afin d’assurer le lancement de ce nouveau service dans les meilleurs délais. Il apparaît, en effet, absolument nécessaire de faire vivre ce projet de plate-forme conteneurs et de soutenir ainsi les 2 300 emplois portuaires*. En période de crise, il est plus que jamais primordial de tout faire pour développer l’emploi. Ce projet doit créer de l’emploi et de l’activité économique sur un port qui se classe au 10ème rang français (3ème rang hors grands ports maritimes). « Les opérateurs privés et les chargeurs nous ont tous reconfirmé aujourd’hui la nécessité de cet équipement. Nous avons donc décidé d’engager un nouveau processus de concertation et d’expertises pour que ce projet puisse se réaliser dans des délais satisfaisants. Plus que jamais nous restons tous mobilisés au service de la population, de l’activité économique et de l’emploi en Basse-Normandie » a déclaré Laurent Beauvais.
* Etude PNA – Université de Caen Basse-Normandie de 2009 :
•930 emplois directs
•1 270 emplois indirects
•100 emplois induits
Contacts presse : Ports Normands Associés : 02.31.53.34.61
PETROPLUS: le massacre de la 4ème région industrielle de France continue...
A lire sur Paris-Normandie: les tribulations des salariés normands de Pétroplus...
Petroplus sur tous les fronts
Publié le vendredi 27 janvier 2012 à 08H00
SOCIAL.Une enquête préliminaire pour faillite frauduleuse a été ouverte concernant la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, tandis que les salariés manifestaient hier à Rouen.
Les salariés de Petroplus dans les rues de Rouen hier, dénonçant l'attitude des banques (photo J-.M. Thuillier)
L'enquête préliminaire pour faillite frauduleuse a été ouverte par le parquet de Nanterre sous le soupçon que le compte bancaire de Petroplus-France a été amputé d'une centaine de millions d'euros.
« En clair, les banques se seraient servies sans autorisation, commente hier Yvon Scornet, l'un des dirigeants de la CGT de la raffinerie.
Le groupe dément les allégations
Avant que la faillite ne soit prononcée, elles ont récupéré cet argent. Ce qui est proprement scandaleux. Alors nous sommes satisfaits qu'il y ait une enquête ».
Deux perquisitions ont été menées mercredi matin par la brigade financière de la police judiciaire parisienne, la première au siège de la filiale française de Petroplus à La Défense, la seconde à la Deutsche Bank où la société a ses comptes. Le groupe suisse Petroplus a demandé à être mis en faillite et ses filiales en France et en Allemagne ont été placées sous administration judiciaire. L'enquête diligentée par le procureur de Nanterre Philippe Courroye fait suite à la décision du tribunal de commerce de Rouen de placer mercredi en redressement judiciaire pour six mois la raffinerie Petroplus dont la direction a déposé le bilan mardi. Un administrateur et un mandataire judiciaires ont été désignés par le tribunal pour rechercher toutes les solutions permettant une relance de l'activité avec un éventuel repreneur. La raffinerie, qui emploie 550 personnes, est à l'arrêt depuis début janvier peu après le gel par les banques des lignes de crédit de Petroplus. Le groupe compte quatre autres raffineries, elles aussi concernées par la menace de faillite, à Anvers (Belgique), Cressier (Suisse), Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne). L'action Petroplus est toujours cotée à la Bourse suisse. Mercredi, elle ne valait plus que 21 centimes suisses et a perdu -12,5 %.
Le raffineur suisse Petroplus a démenti jeudi les allégations de « faillite frauduleuse » en France. « Petroplus Holding réfute […] toutes les allégations de faillite frauduleuse en France », indique le raffineur dans un communiqué. Le raffineur suisse rejette la responsabilité sur la Deutsche Bank, banque de sa société en France. Selon le groupe, elle a retiré 222 M€ et 59 millions de dollars de son compte, sans en avoir reçu l'ordre.
« Aucune entité juridique de Petroplus n'a donné d'instruction ni pris de mesure pour transférer ces fonds dans ces comptes français », souligne l'exploitant.
A noter enfin que les salariés de la raffinerie ont prévu de manifester jeudi 2 février devant le siège de l'union française pour l'industrie pétrolière (Ufip).
Les banques dans le collimateur
Manifestation peu ordinaire hier dans les rues de Rouen. Ce n'est pas à pied mais en voiture que les salariés de Petroplus ont manifesté hier après-midi pour défendre leur outil de travail.
Environ 200 véhicules, emmenant une grande partie des 550 salariés, sont partis du site couronnais vers 14h pour traverser ensuite Rouen, avec une artère de choix : la rue Jeanne-d'Arc et sa dizaine de banques qui pour le coup avaient décidé de fermer « momentanément ».
Parce que pour les salariés, emmenés par leur intersyndicale CGT-CFDT, CFE-CGC, c'est bien « le groupe suisse et les banques qui ont organisé le pillage de l'entreprise ». A l'appui de leur mouvement, et pour sensibiliser les passants, les manifestants ont lancé et éparpillé des milliers de faux euros, privilégiant de surcroît les entrées de banques et leurs boîtes aux lettres.
En toile de fond, c'est bien le lâchage des banques que dénoncent les salariés de Petroplus dont l'usine a été placée en redressement judiciaire mercredi dernier pour six mois.
« Il faudrait soutenir les politiques industrielles, les emplois, les financer. Il faudra l'imposer !, martèle la CGT. Car les marchés financiers ne seront jamais satisfaits. Il leur faudra toujours plus ».
La Banque de France rue Lecanuet, les grands boulevards, puis retour à Petit-Couronne par la Sud 3 sur la rive gauche, le cortège a considérablement ralenti, voire stoppé à certains endroits, la circulation dans Rouen.
« Nous, on veut rester confiant. L'usine peut tourner, après quelques travaux, et l'aval de l'administrateur judiciaire, et retrouver surtout un bon repreneur », souffle un salarié.
Commentaire de Florestan:
Toutes les huiles défilent désormais sur le site de la raffinerie de Petit-Couronne, y compris les plus consacrées: ainsi la visite remarquée de Mgr Descubes, l'archevêque de Rouen, primat de Normandie après celle de la plupart des candidats à l'élection présidentielle... Et tous de saluer la très grande responsabilité de l'intersyndicale qui unit l'ensemble des salariés soucieux de l'intérêt de leur outil de travail contrairement aux "banksters"!
Mais ces huiles feront-elles la tâche qu'elles ont la responsabilité de faire? à savoir maintenir en France, donc ici en Normandie les capacités de raffinage qui doivent assurer l'indépendance énergétique de notre pays... On rappelera que la Basse-Seine normande fabrique près de 30% du pétrole consommé dans le pays!
C'est pourquoi, nous trouvons particulièrement mal venu de la part du gouvernement Fillon de procéder au changement de préfet de région de Rouen en pleine crise "Pétroplus"! Rémi CARON est un excellent préfet et comme d'habitude quand il y a un bon préfet en Normandie, on nous en prive...
Il faut savoir enfin et surtout que le poste du chargé de mission à la préfecture de Rouen préposé à la "réindustrialisation" était lui aussi menacé! Ce haut-fonctionnaire a vu sa mission prorogée: jusqu'à quand?
Depuis les paroles en l'air de Gandrange les responsables politiques devraient savoir qu'on ne doit pas jouer avec le feu: surtout lorsqu'il s'agit du futur des salariés d'une raffinerie... normande!
LEUR NORMANDIE (en miettes) ET LA NÔTRE !!!

Communiqué du collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie". Caen, le 26 janvier 2012
Le choix de Rouen pour le siège de la future cour des comptes normande sans l'annonce d'une compensation pour Caen (par ex: Caen siège du PRES), le Niet du préfet de Basse-Normandie sur le projet de navette maritime entre les ports de Caen et du Havre, les craintes d'un axe Seine oubliant la Normandie (Rufenacht, Grumbach même vision?), la chicane entre grands élus normands sur le scénario AB en plein débat public, le coup de gueule totalement déplacé d'Alain Le Vern le 17 janvier dernier à Paris sur le financement de la LNPN, et bien entendu, le traitement de ces informations qui peut être fait parfois par la presse, nous amène à être plutôt pessimistes sur la capacité de la classe politique régionale normande à sortir du réflexe localiste pour sortir nos territoires normands du déclin...
Faudra-t-il un nouvel électrochoc?
Par exemple, la déprogrammation de la LNPN du SNIT faute de soutien suffisant en février prochain?
Si tel était le cas, il faudra enfin prendre quelques responsablités pour questionner et dénoncer les irresponsabilités politiques alors que les forces vives régionales et les socio-professionnels normands ont montré un engagement positif sans faille sur la LNPN: Alain Le Vern, jusqu'à présent président du conseil régional de Haute-Normandie, aurait à répondre d'un échec éventuel sur la question essentielle du projet régional devant justifier l'enjeu national de la LNPN et sur son corollaire: l'architecture financière du projet...
Au titre du collectif "Bienvenue en Normandie", nous interviendrons lundi 30 janvier 2012, lors de la réunion de clôture à Caen du débat public sur la LNPN pour rappeler un constat suivant:
Le décalage presque caricatural entre la Normandie volontariste et unitaire des forces vives régionales (ex: le mouvement consulaire, les grands ports, le syndicat CGT, associations normandes, entreprises...) et les mesquineries des élus et leur Normandie en miettes!
et poser deux questions:
1) A quoi a donc pu servir le comité de pilotage pour préparer ce débat si l'on se querelle encore à quelques jours de la fin sur l'architecture même du projet?
2) Au lieu de critiquer le débat public et son organisation n'aurait-il pas mieux valu profiter de ce débat pour présenter et proposer des solutions de financement déjà étudiées et débattues par les grandes collectivités territoriales concernées par le projet?
Car tout attendre de RFF en cette période de vaches maigres sans rien proposer ou presque c'est condamner définitivement le projet...
C'est pourquoi le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" a abordé ici sur l'Etoile de Normandie les enjeux très sérieux du financement de la LNPN avec des propositions concrètes pour maîtriser l'architecture financière...
Mais est-ce que la volonté politique normande existe-t-elle?
Nous répondrons par l'affirmative car il faut bien désormais distinguer LEUR NORMANDIE EN MIETTES (celle des élus) DE LA NÔTRE! (associations, entreprises, mouvement consulaire, syndicats, salariés, simples habitants ou citoyens aimant leur région et s'inquiétant de son avenir...)

26 janvier 2012
ROUEN METROPOLE / CAEN TECHNOPOLE
Brève de Ouest-France, ce jeudi 26 janvier 2012:
La Chambre régionale des comptes quitte Caen pour Rouen
Aménagement du territoire, jeudi 26 janvier 2012.
L’annonce a été faite mercredi en fin de journée par plusieurs responsables politiques de Haute-Normandie dont Laurent Fabius, président de l’agglomération de Rouen ; Alain Le Vern, président de Région et Valérie Fourneyron, maire de Rouen. Le Premier ministre a tranché en faveur de Rouen contre Caen dans le dossier de la future Chambre régionale des comptes de Normandie. Les deux chambres actuelles de Haute et Basse-Normandie doivent fusionner. Le siège de cette nouvelle chambre sera à Rouen. Caen espérait garder cette institution en l’installant dans les nouveaux bureaux du quartier des Rives de l’Orne. La chambre de Basse-Normandie siège actuellement au château de Bénouville.
Commentaire de Florestan:
La contrepartie pour Caen est en cours de négociation: il s'agit de faire de Caen et de son université, le siège du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur de Normandie associant les trois universités normandes, soit 70000 étudiants et 4000 chercheurs, 6 écoles doctorales et bientôt les deux CHU normands.
A moyen terme, Caen doit accueillir plusieurs milliers de chercheurs internationaux en physique fondamentale sur le projet SPIRALE II: alors que Rouen se positionne comme METROPOLE administrative de la future Normandie (la préfecture régionale, la DTA et maintenant la chambre des comptes), Caen doit se positionner comme TECHNOPOLE avec, pourquoi pas le siège du futur conseil régional...
L'Etoile de Normandie remercie donc chaleureusement les amis de l'Union pour la région normande et son président, Yves Loir pour avoir suivi ce dossier d'une main de maître dès l'automne 2010 pour obtenir le résultat d'aujourd'hui: le maintien EN NORMANDIE d'une grande institution administrative. Car la solution de facilité eut été une fois encore de ne pas choisir entre Caen et Rouen et de voir partir la chambre des comptes bas-normande à Rennes et celle de Haute-Normandie à Douai...
25 janvier 2012
CAEN L'AMER!!!
L'avenir du port de Caen?
Des chômeurs et des retraités... "les pieds dans l'eau"!
Lire l'article de Ouest-France de ce jour (25/01/12): concernant la future navette maritime à conteneurs entre les ports de Caen et du Havre, le préfet de région suit donc l'avis défavorable du commissaire enquêteur qui n'a retenu que les plaintes de riverains qui tiennent à ce que le port de Caen reste ce qu'il est devenu aujourd'hui, une mare aux canards et aux cancans!!

24 janvier 2012
SCENE DE MENAGE POUR UNE NORMANDIE EN SEINE !
A lire dans Ouest France du 24/01/2012 Edition caennaise

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Commentaire de Florestan :
A une semaine de la fin du débat public ils vident encore querelle ! A quoi donc a servi le comité de pilotage qui devait préparer le débat public sur la LNPN (Ligne Nouvelle Paris-Normandie) ?
Le contraste entre la Normandie en miettes des politiciens et la Normandie en cours d’unification des habitants, des salariés, des entreprises, des syndicats, des associations, des chercheurs etc. devient insoutenable !
Frédéric TADDEÏ PROVOQUE LE DEBAT SUR LA REUNIFICATION NORMANDE
On vient de l'apprendre:
Frédéric Taddeï prépare une émission qui sera diffusée prochainement sur France 3 sur le thème de la réunification de la Normandie avec le partenariat du site Web de la ville de Rouen.
Vous pouvez sans tarder contribuer au débat et à la défense de l'évidence normande en cliquant sur le lien suivant (moyennant votre inscription sur un compte Face de bouc)
http://www.newsring.fr/local
Vous retrouverez notamment sur ce lien, une video grandguignolesque de notre inénarrable Le Vern qui tel un Shaddok atemporel continue de mouliner des arguments foireux contre le vent de l'Histoire...
Je propose donc comme solution normande à la crise énergétique après 2014, l'implantation du moulin LE VERN en pleine mer au large de nos côtes!