16 mai 2012
Coup de coeur de l'Etoile pour une amoureuse de Normandie...
Ariane Doublet - Suite normande
Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma
Commentaire de Florestan:
magnifique "suite normande" consacrée à cette Normandie des champs ouverte sur le Monde entier,bien éloignée des clichés de paysans madrés en gapette ou de vaches placides ruminant sous les pommiers!
Réjouissant!
14 mai 2012
Jean-Marc AYRAULT, le duc de Nantes, Premier ministre?

Jean-Marc AYRAULT, le député-maire de Nantes, président de l'agglomération de Nantes, président du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée Nationale depuis 10 ans est pressenti pour être le Premier ministre du président Hollande.
Alors qu'est annoncé pour l'année prochaine un "acte III" de la décentralisation avec l'idée d'un renforcement des compétences des conseils régionaux, on peut s'interroger sérieusement sur l'opportunité de nommer Jean-Marc AYRAULT Premier ministre, l'un de ces grands barons cumulards et métropolitains (un pied à Paris l'autre à Nantes) qui sont plus que réservés sur l'idée de REGION...
Comme nous l'avons déjà écrit ici, France Hollande aura forte affaire non pas avec des éléphants mais avec les hippopotames qui pataugent dans les estuaires: Fabius sur son Axe Seine refusant la géo-histoire normande et Ayrault sur son estuaire ligérien entre Nantes et Saint-Nazaire refusant la géo-histoire bretonne...
Plus que jamais la question de fond c'est:
Quelles régions sur quels territoires?

On ne peut plus se permettre la procrastination de l'Histoire: la France est au milieu du gué entre centralisation et régionalisation... Les bonnes idées, les solutions on les connaît mais on verra ça toujours après les élections: la crise économique et institutionnelle dans laquelle nous sommes désormais plongés, nous interdit de continuer la politique de l'autruche qui s'enfonce la tête dans le "mille-feuilles"...
Le "sytème" représentatif démocratique et républicain français, comme ailleurs en Europe, connaît sa plus grave crise de légitimité depuis plus de 50 ans...
Centralisation, régionalisation, métropolisation...
1) Pour commencer, on peut se réjouir qu'enfin soit proposée la régionalisation de l'aménagement du territoire français en associant les régions à l'effort de ré-industrialisation et de ré-équipement du pays.
2) Mais avec quelles régions (compétences et finances à définir et à approfondir par rapport aux départements, aux agglos et aux préfets) et sur quels territoires? (garder le découpage actuel ou oser recomposer la carte départementale à partir des permanences géo-historiques et économiques, la Normandie étant LE "cas d'école"...)
3)A la lumière de la recherche géographique la plus récente, l'avenir du territoire français c'est la RURALITE URBAINE (pour le meilleur ou pour le pire), autrement dit , comme l'avait prédit plaisamment Alphonse ALLAIS:
"mettre les villes à la campagne"
Or justement, la Normandie de par son passé de province riche et peuplée (25% des communes françaises sont en Normandie!); la densité de son semis de villes sur le territoire (3 métropoles régionales, des dizaines de petites villes ou moyennes, une centaine de gros bourgs ou villages "centre"), est l'une des régions de France les plus "péri-urbanisées":
Cette "région douce" pourrait être un laboratoire, un modèle à proposer nationalement, s'il y avait l'entente politique pour promouvoir un "projet normand"... Mais cela implique d'expérimenter des pratiques territoriales qui ne sont pas encore assez installées dans la tradition politique française où le localisme le plus étroit peut justifier l'autoritarisme du centralisme "jacobin":
réseau solidaire, coopération des complémentarités, discussion, consensus, compromis, démocratie participative avec les citoyens-habitants...
4) Enfin s'il doit y avoir un véritable "ACTE 3" de la décentralisation, une question de fond doit être vite tranchée:
Faire une régionalisation ignorant la métropolisation au risque de voir des mécanos artificiels et une concurrence entre les territoires régionaux et les métropoles? (ex: Nantes la Bretagne ou le Grand ouest ligérien; Rouen, l'Axe Seine ou la Normandie...).
Ou au contraire, faire une régionalisation de la métropolisation qui permette de faire revivre les réseaux de villes régionaux mis en place par la "géo-histoire" qui ont à irriguer les territoires au lieu de les drainer:
la métropole tripolaire normande et la toile d'araignée des petites villes normandes, le "sillon" lorrain, le réseau ligérien du "Val de Loire", l'étoile urbaine rhônalpine, le collier provençal de perles littorales et les petites villes de l'arrière pays; la "troménie" des villes bretonnes qui se boucle à Nantes dont le port et l'estuaire permettaient aux villes ligériennes d'avoir l'accès au large...
Il faudra lier régionalisation et métropolisation:
Les deux actuellement disjonctent et risquent de faire disjoncter des territoires qui s'urbanisent en profondeur... La ruralité urbaine s'étend, s'autonomise et n'a plus autant besoin du centre de la métropole centre. Mais si la métropole centre continue d'ignorer ou de mépriser ce qui se passe sur le territoire autour d'elle à 20, 30, 40km ou plus, pas étonnant de constater certains résultats électoraux:
Ainsi, le vote pour le Front National a fait des bons dans les terroirs du Perche, de l'Ouche ou du Vexin ou du côté de Vernon car sur ces marges normandes, (explication qui en vaudra d'autres) les populations craignent la concurrence foncière avec les Franciliens qui viennent jusqu'ici chercher un logement avec le meilleur rapport/qualité prix possible, tout en profitant des avantages liés à leur emploi en Ile de France (meilleur salaire, tarification SNCF plus avantageuse...)
La Normandie, de par sa proximité avec l'hyper-métropolisation parisienne, sa ruralité urbaine déjà accomplie, la densité de son réseau de villes, ses trois métropoles régionales, est donc la région de France idéale pour lier régionalisation et métropolisation...
Bref! la Normandie, un "cas d'école"... une fois de plus!
12 mai 2012
L'Humour (vache) bringé récompensé du prix Alphonse ALLAIS
François Morel, Prix Alphonse Allais 2012
L'humoriste, scénariste et comédien François Morel a reçu, mercredi 9 mai, le Prix Alphonse Allais pour l'ensemble de son œuvre. C'est Bernard Pivot qui lui a remis la Comète de Allais. L'Académie Alphonse Allais a été créée en 1954 à Honfleur, à l'occasion du centenaire de la naissance d'Alphonse Allais. Laurent Beauvais était présent à la remise du prix.
(Source: CRBN, Vendredi 11 Mai 2012 08:43 )
Commentaire de Florestan:
Cet excellent ruminant qui se dit bas-normand devrait nous proposer aussi quelques vacheries haut-normandes... La réunification par l'humour? On devrait en effet, en rire, à la manière des Russes de l'époque soviétique ou des Algériens sous la férule du FLN: un humour "bringé" et vache tirant sur le noir.
N'hésitez donc pas!
Postez sur l'Etoile de Normandie vos meilleures blagues sur la Normandie et son (im)possible réunification...
On les enverra ensuite à qui vous savez, Caserne Jeanne d'Arc à Rouen...
11 mai 2012
Géographie des médias: la Seine sépare à nouveau la Belgique de la Lyonnaise
A lire sur le site de France 3 Haute-Normandie...
Paris-Normandie : les discussions continuent
Par CC
Une réunion avait lieu hier au ministère du travail entre le groupe Hersant et un possible repreneur de Paris-Normandie.
Autour de la table du ministre du travail Xavier Bertrand : le groupe Hersant Médias, pôle quotidiens normands, propriétaire de Paris-Normandie et le groupe belge Rossel, un des repreneurs déclarés.
Le but était d'étudier le dossier de reprise du groupe belge. Un dossier dans lequel le groupe Rossel dicte ses conditions selon les dires des syndicats et qui prévoit la suppression de 120 postes à Paris-Normandie et 270 à l'Union de Reims (un autre titre du groupe). Des conditions inacceptables pour Benoît Marin, membre du SNJ qui souhaite de vraies négociations.
"Pour l'instant le groupe Rossel impose ses conditions et mène les débats. Nous sommes inquiets du niveau d'exigence du groupe Rossel."
Les représentants du personnel de Paris-Normandie sont pourtant confiants : une solution sera trouvée pour assurer la pérennité du groupe, mais pour cela il faudra se revoir. Hier les discussions n'ont pas été suffisantes pour trouver un accord.
Prochaine réunion le 24 mai, les délégués du personnel tenteront de faire accepter des mesures d'accompagnements globales pour sortir les titres de presse de la crise.
Commentaire de Florestan:
On revient 2000 ans en arrière! fichtre! Quel progrès... Lorsque sous l'Empire romain, la Seine séparait les provinces galloromaines qui dépendaient, rive gauche de Lyon (les "Lyonnaises") des provinces qui, rive droite, dépendaient de la "Belgique"...
Les logiques impériales lointaines sont à nouveau à l'ordre du jour et pour ces logiques lointaines, un fleuve et son estuaire ne sont jamais un trait d'union mais une frontière: Paris-Normandie, croupion quotidien résiduel d'une presse régionale qui fut normande va s'offrir au groupe belge Rossel...
S'offrir pour souffrir avec le risque de contribuer durablement à l'extrême discrétion radar de la Normandie dans le paysage médiatique français...
10 mai 2012
Contrairement à la NORMANDIE,LE VERN ne fera jamais le BUZZ...
Le clip normand qui fait le buzz
Parmi les trésors normands : l'abbaye du Mont Saint-Michel.

En trois mois, il a été visionné plus d'un million de fois. "Normandie pour la vie", le nouveau film du Comité régional de tourisme, est un succès.
Sites à couper le souffle, art de vivre et terroirs, histoire, paysages, loisirs... Sorti il y a trois mois, le clip imaginé par le Comité régional de tourisme qui vante en un peu moins de minutes les atouts de la Normandie, a déjà enregistré plus d'un million de vues sur Youtube. De quoi le hisser au rang des vidéos touristiques "les plus populaires du web" indique le CRT, dont la page Normandie Tourisme réunit 11.500 fans sur Facebook.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=AmrCH0AhbDg
Commentaire de Florestan:
On saluera ce succès normand (enfin!) sur la websphère et ce n'est que légitime! La Normandie reprend peu à peu la place qu'elle avait avant la Seconde Guerre mondiale dans le tourisme culturel de villégiature: la première région patrimoniale et culturelle de France...
Un bémol cependant: on attend sur youtube, peut-être un vendredi 13 ou un 1er avril, ou alors la semaine des quatre jeudis ou de la saint Glinglin une video du président du comité régional de tourisme de Normandie nous dire qu'il n'est plus le président "de je ne sais plus quoi"!
09 mai 2012
Une esnèque en route pour Paris, en passant par le Pays d'Ouche
Un Drakkar sur la Place de la Mairie de l'Aigle!
Le "Turm", un bateau de 12 m, est arrivé du grand nord l'an dernier à Paris, à l'occasion d'une opération de promotion de l'Estonie. Depuis, il était conservé près de L’Aigle, où il a été recalfaté...
Ce mercredi 9 mai, il a été présenté à tous les curieux avec en parallèle des ateliers, et des explications sur les vikings . Et le "Turm" va maintenant retourner dans son pays, en empruntant rivières et canaux de France, du Luxembourg, de l'Allemagne, et en traversant la mer Baltique...
(source: Tendance Ouest)
Normandie Western Show 2012
Chez nos Champions Guy et Laura Duponchel à la Mailleraye-sur-Seine.
Au ranch du sélectionneur national de reining FFE.

Le programme est ci-après Programme_2012
Une fête normande en pleine "Levernie", c'est possible!
L'Etoile de Normandie a le plaisir de se faire l'écho de la ...
FÊTE VIKING DE LA CHAPELLE-SAINT-OUEN (SEINE-MARITINE), 13ème EDITION
SAMEDI 16 JUIN 2012
Créée en 2008, l'association (loi 1901) Fête Viking co-organise la manifestation avec la ferme-brasserie La Chapelle...
En adhérant à l'association, vous participez toute l'année à la vie de la fête viking, vous pouvez rejoindre les équipes des buvettes, et si vous n'avez pas cette chance, vous bénéficiez de réductions sur les consos (le 11e jeton offert pour 10 achetés) et sur la plupart des produits Northmæn.
Pour devenir adhérent, remplissez le bulletin en ligne (téléchargeable au format PDF en cliquant ici) et renvoyez-le rapidement à l'adresse suivante (n'oubliez pas d'y joindre une photo et votre cotisation annuelle de 5€) :
Fête Viking - Aurélien Benoist - 29 bis rue d'Ougney - 25410 Saint Vit. Vous recevrez une magnifique carte d'adhérent !
Vous pourrez aussi adhérer lors de la fête viking, à la caisse des jetons.
ASSOCIATION FÊTE VIKING
JETONS
Depuis la 8ème édition, la fête viking possède sa propre monnaie. Prévoyez donc la vôtre afin de faciliter les passages en caisse ! Et un p'tit conseil : prévoyez suffisamment de monnaie, le distributeur le plus proche est à 7 kilomètres (avec de probables gendarmes comme obstacles) !
Les jetons fête viking ne sont pas remboursables.
TARIFS
Entrée adulte : 8€
Gratuit pour les moins de 12 ans (sur présentation d'une pièce d'identité)
Costumé(e)s viking : 2€ (attention un costume viking ne se limite pas à un casque sur la tête ou à une épée dans la main) !
Ripaille : menus vikings et végétariens de 10€ à 20€, sandwiches à 2€ dès minuit.
Beuverie : 2€ la Northmæn (25 cl) ainsi que les jus et les sodas (25 cl), 4€ le Marteau de Thor (25 cl) et le whisky Thor Boyo (4 cl).
MARCHANDISAGE:
Vous retrouverez nos sweats à capuche bien chauds estampillés fête viking au prix hyper abordable de 20€ (attention les nuits sont fraîches) !
CAMPING GRATUIT
PARKING GRATUIT ET SURVEILLÉ
VISITE DE LA BRASSERIE
Attention pendant la fête viking la visite de la brasserie est exceptionnellement annulée. Vous pouvez découvrir les techniques de fabrication de la Northmæn de septembre à juillet, tous les samedis à 15h30 et 17h30.
PROGRAMMATION
- Cattle Grid
- Compagnie Eudes
- Les Compagnons pour Hasting
- Flying Duck
- Hestia Terra
- Marée de Paradis
- New Pulse
- Old Battlefield Entertainer
- Rolling Wankers
- The Sheep Shaggers
+ marché fermier
+ village artisanal médiéval
(source: seine-maritime.blogspot.fr)
07 mai 2012
François HOLLANDE, président de la République: quid de la Normandie?
Voilà! c'est fait... François Hollande devient le 7ème président de la 5ème République

(source: Libération 7 mai 2012)
En cliquant sur le lien ci-dessous, accès possible aux résultats du second tour dans les quelques 36000 communes de France grâce à l'infographie proposée par France-Info en zoomant à partir de la carte départementale qui a l'inconvénient de lisser graphiquement la réalité des résultats beaucoup plus subtile et nuancée...
Ainsi, colorer de rose le Calvados c'est faire abstraction du vote massif en faveur de Nicolas Sarkozy dans le Pays d'Auge. De même colorer en bleu l'Eure c'est oublier le vote majoritaire en faveur de François Hollande dans toutes les aires urbaines de ce département...
http://oblique.radiofrance.fr/files/evenements/2012/presidentielles/infographie/resultats/index-info.html
En Normandie, les résultats du second tour confirment sans surprise les résulats du premier:
Le vote François Hollande est celui des villes et des aires péri-urbaines:
Cherbourg, le Nord-Cotentin et le long de la RN 13; Saint-lô; Granville et Coutances; l'aire urbaine de Caen, de Bayeux à Vire, Falaise, Condé; Flers; Cabourg; Lisieux isolée dans un pays augeron votant à droite; Alençon et Argentan, tout aussi isolées; La basse Seine industrielle du Havre (sauf la Ste Adresse) à Evreux et Vernon en passant par l'agglomération de Rouen; le Pays de Caux occidental en lien avec Rouen et au nord les enclaves de Fécamp et Dieppe...
Le vote Nicolas Sarkozy est celui des communes plus rurales et plus éloignées des aires urbaines:
Le bocage centriste démocrate-chrétien du Cotentin et de l'Avranchin, de l'ouest ornais a beaucoup hésité entre François Hollande et Nicolas Sarkozy: dans plusieurs communes, ils arrivent même à égalité! Mais dans les hauts bocages du Mortanais et du Domfrontais, Nicolas Sarkozy est passé largement en tête ainsi que dans les marais du Cotentin, le centre Manche; le Bessin du Sud ou le Bessin occidental plus éloignés de l'attraction caennaise... Plus marquant, l'unité dans le bleu horizon du Pays d'Auge, du Pays d'Ouche, du Perche, du Vexin et du Pays de Bray ainsi que le Petit Caux: marges qui se sentent oubliées de tout et de tous où le vote Marine Le Pen avait fait des scores remarquables au premier tour...
Pour analyser avec plus de finesse ces résultats, l'Etoile de Normandie et le Collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" vous invitent à la dernière séance du séminaire "Normandie" de l'Université Populaire de Caen (session 2011/ 2012)
VENDREDI 1er JUIN 2012
Caen, abbaye-aux-Dames, auditorium du CRBN
18h00 -20h00
avec le géographe
Robert HERIN
sur le thème: mobilités et ségrégations sociales sur le territoire quelles conséquences politiques?
(entrée libre)
Quid de la Normandie au fait?
On sait que François Hollande est né à Rouen en 1954, mais il est surtout... corrézien.
On sait que Bernard Cazeneuve, son fidèle porte-parole, député-maire de Cherbourg et attaché à l'EPR de Flamanville est pressenti pour être le grand ministre de l'industrialisation, des transports et des affaires maritimes du quinquennat: la Normandie grande région maritime et qui a fort à faire avec son train train quotidien défaillant devrait y trouver son compte. Le ministre Cazeneuve devrait faire le nécessaire pour que la LNPN aille jusqu'à Cherbourg tout comme au Havre...
On sait que Laurent FABIUS rêve d'un placard doré au quai d'Orsay: les affaires étrangères? avec la Normandie, Monsieur Fabius connaît bien les affaires étrangères...
On parle de Valérie Fourneyron à la jeunesse et aux sports: la Fabiusie monte donc à Paris... Le Vern reste pour garder la maison? A moins que cela ne soit pour Rouen l'occasion de découvrir enfin le reste de la Normandie en l'absence d'un Fabius en voyage de par le vaste monde...
On parle, enfin de Jean-Marc Ayrault le député-maire de Nantes comme Premier ministre, un excellent germaniste paraît-il qui sera utile pour compter fleurette à Angela. De même sa solide expérience du Parlement devrait-il être un avantage pour le futur gouvernement du président Hollande...
Mais Jean-Marc Ayrault n'aime pas trop nos affaires régionales et les affaires régionales bretonnes tout particulièrement en tant que principal opposant à toute fusion de la Loire Atlantique avec la région Bretagne... alors que les observateurs "de l'Ouest" ont remarqué que la Bretagne était réunifiée dans le vote Hollande: première contradiction symbolique du nouveau quinquennat?
Au printemps de l'année 2013, un "acte III" de la décentralisation est annoncé sans qu'on en sache davantage (approfondissement des compétences des régions chargées de la réindustrialisation)
On ne sait pas, bien entendu, de quelles régions il s'agira et sur quels territoires ces régions seront assises. On ne sait pas donc s'il s'agira de privilégier les régions ou les grandes agglomérations métropolitaines... au détriment de vraies régions animées par des réseaux de villes.
Avec ce héros Premier ministre, baron cumulard départementaliste au service d'un "Grand Nantes" allant jusqu'à Saint-Nazaire, la cause est entendue!
05 mai 2012
DIEPPE, infortune de mer: l'Etoile de Normandie solidaire...
Naufrage au large de Dieppe : Deux marins décédés
Paris Normandie: publié le samedi 05 mai 2012 à 12H24
"La Pomme" un bâteau de pêche immatriculé à Dieppe a fait naufrage le samedi 5 mai 2012 au large de Saint-Aubin-sur-Mer. Ses deux marins sont décédés
DIEPPE (Seine-Maritime). Ce samedi 5 mai vers 7 h 45, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Gris-Nez a été alerté par le navire de pêche « Julie Cédric 4 » qu’un autre navire de pêche, "La Pomme", ne se trouvait pas au point de rendez-vous qu’ils s’étaient fixés. Ces deux navires sont des fileyeurs immatriculés à Dieppe (Seine-Maritime). « La Pomme » est un bateau de 8 mètres de long avec deux personnes à bord.
Le CROSS a émis un message mayday relay et a immédiatement fait décoller l’hélicoptère Dauphin de la marine nationale basé au Touquet et envoyé sur zone le canot de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) «Notre Dame de Bonsecours» de Dieppe et le canot «Commandant Chandelier» de Saint-Valery en Caux. Il a également dérouté la vedette de gendarmerie maritime Yser qui se trouvait en mer.
L’hélicoptère arrivé rapidement sur zone a retrouvé la coque retournée du Doris près de laquelle se trouvait un canot de sauvetage. Elle se trouvait alors à 1 mille (près de 2km) dans le nord de Saint-Aubin-sur-Mer.
Un premier corps a été retrouvé près du bateau. Il a été hélitreuillé à bord de l’hélicoptère puis transféré sur la plage de Dieppe où il a été malheureusement déclaré décédé.
Les recherches se sont poursuivies pour tenter de retrouver la deuxième personne. Son corps a été retrouvé à proximité de la plage de Saint-Aubin par le canot SNSM de Saint Valery en Caux et ramené à Saint-Valéry en Caux.
Les deux corps ont été pris en charge par la brigade de recherche de la gendarmerie maritime de Dieppe. Une enquête déterminera les circonstances du naufrage.
Selon les premières informations que nous avons pu recueillir, les deux marins décédés appartiennent à la même famille, il s'agit d'un père et de son fils. Didier et Anthony P tenaient un espace de vente des produits de la mer à Quiberville. Les causes du naufrages sont pour l'instant indéterminée.
L'Etoile de Normandie s'associe à la douleur de cette famille et présente ses condoléances à la communauté des gens de mer de Dieppe.
On rappelera que pour apprécier ces merveilles que sont les produits frais et vivants de la mer que tous les gourmets savent déguster sur la côte normande (homards bleus de Chausey; coquille St Jacques label rouge de la baie de Seine, lisette de nos côtes, raies, plies, limandes et soles, bulots et pied-de-cheval de Granville, bar de ligne, huitres de Saint-Vaast, d'Isigny de Gouville ou de Blainville...) des gens courageux prennent la mer ou vont sur l'estran tous les jours de l'année: le métier est difficile, dangereux et économiquement incertain: c'est une passion, une culture...
Les amateurs de "fruits de mer" se doivent d'être solidaires avec ceux qui vont pour eux les cueillir dans ce jardin marin, pas toujours aimable et qui nous laisse un goût parfois salé dans la gorge...
Celui des larmes.
Histoire normande et tragique de la dernière 2CV ...
Normandie : « Tué » par le vol de sa 2 CV
Paris-Normandie: publié le samedi 05 mai 2012 à 07H24
ENQUETE.Un nonagénaire est mort : le chagrin l'a emporté après le vol de sa 2 CV de collection d'une valeur de 110 000 €. La voiture a été retrouvée brûlée dans l'Eure.
Roger Brioult, un nonagénaire de l'Orne (à Résenlieu), l'avait commandée en 1974 : il s'était fait livrer en 1988 la dernière « deudeuche » sortie des usines Citröen de Levallois-Perret. Une véritable pépite de collection valant près de 110 000 €. La voiture était si connue qu'elle était presque invendable, selon les spécialistes. « C'est soit un vol de gamins inconscients qui réalisent ensuite qu'ils ont fait une connerie et c'est la patate chaude. Soit c'est une commande. Un collectionneur à ce point hystérique que sa passion a supplanté sa morale », tranchait, dans Ouest-France, Dominique Pagneux, ami de la victime.
Le précieux véhicule avait été la cible de voleurs bien renseignés à la mi-mars. La voiture, gris-cormoran, avait été emportée sur un plateau par les cambrioleurs qui avaient ciblé cette 2 CV parmi 14 voitures de collection.
La voiture retrouvée incendiée mercredi
C'est l'épouse de Roger Brioult qui a découvert le vol le 13 mars. A 95 ans, la vieille dame avait remarqué qu'une barrière avait été déplacée à l'arrière de la propriété. Les cambrioleurs avaient aussi cassé une fenêtre avant d'ouvrir la porte du garage. Depuis ce vol, le reste de la collection de vieilles voitures a été mis à l'abri dans un lieu tenu secret. Le 24 mars, le nonagénaire, qui était déjà malade, a été emporté par le chagrin. « Il a été abasourdi par ce vol », disait à Ouest-France sa fille Lydie Brioult.Visionnaire, Roger Brioult avait compris dès 1974 que la marque aux chevrons, en signant la 2 CV, avait créé une voiture exceptionnelle, s'adressant à tous les types de conducteurs. C'est pourquoi il réserva la dernière voiture de la chaîne de production, certificat à l'appui, ce qui en fit tout l'intérêt. Le véhicule n'avait jamais roulé.
La voiture volée, invendable, a été retrouvée mercredi à la Roussière, au sud de Broglie, près de La Barre-en-Ouche dans l'Eure. Les voleurs, sans doute conscients que le véhicule n'était plus négociable, ont préféré l'incendier pour effacer toutes les traces de leur vol.
C'est un promeneur qui a découvert l'épave et qui a informé la gendarmerie. Le véhicule de collection, qui n'avait roulé que pour effectuer les essais, n'affichait que 5 km au compteur…
Commentaire de Florestan:
La Normandie des belles années de l'Après Guerre et des Trente Glorieuses n'en finit pas de mourir... pour le symbole:
La dernière Deudoche brûlée, le paquebot France désossé en Inde, le râle du dernier Turbotrain, la fin de Moulinex, Bourvil qui se prend toujours des rateaux amoureux... Anquetil première victime du dopage cycliste.
Reste un EPR à terminer et une division à effacer .
Mais la Normandie "vintage" années 1950/1970 est à la mode au cinéma: en témoignent les films qui sortent (cf. Le Havre d'Aki Kaurismaki) ou qui vont sortir...
Mieux qu'Amélie Poulain, "j'irai revoir ma Normandie"... en deudoche (pas en Ferrari, ça fait trop "bling bling") du jeudi au dimanche soir en profitant des RTT
NE PAS CONFONDRE... Régionalisation, décentralisation ET Monopoly territorial pour Grands Barons métropolitains et cumulards!

La carte de France des aires urbaines (d'après la définition de la DATAR 1996)
(source: Sénat.fr)
A lire sur le blog de Jean-Laurent Bras ( 20/02/12 Ouest.france.fr)
c'est instructif pour le cas d'école normand...
Pour "peser au plan européen", les grandes agglomérations de Brest, Nantes, Saint-Nazaire et Angers, (mais curieusement pas Le Mans) vont fonder un syndicat mixte qui prendra le nom de "Pôle métropolitain Loire-Bretagne). Imaginés par la Datar dès 2004, et formalisés par la loi de 2000, dite de réforme des collectivités territoriales, ces Pôles métropolitains trans-régionaux veulent renforcer les coopérations entre agglomérations d'une même grande zone. Pour faire contrepoids aux capitales comme Paris ou Lyon, dit-on. Vingt six projets de pôles sont aujourd'hui plus ou moins avancés dans l'hexagone. Le Pôle "Loire Bretagne" suscite des inquiétudes...
Daniel Cueff : "Veulent-il abandonner la Bretagne comme destin partagé ?"
Auteur avec Jean Ollivro de l'Appel pour l'équilibre urbain de la Bretagne, je m'inquiète
de la constitution des pôles métropolitains comme organisation supra régionale en oeuvre
en France et en Bretagne avec le pôle métropolitain Brest, Nantes, Rennes Saint Nazaire,
Angers.
En s'émancipant de leurs racines régionales au profit d'une organisation métropolitaine,
Rennes et Brest veulent -ils abandonner la Bretagne comme destin partagé?
Pourtant, l’avenir passe par la régionalisation et non par l'organisation du territoire entre
métropoles. Le fait régional est désormais admis : il convient que la République l’assume
pleinement.
Quelle meilleure incarnation des réseaux que la Région Bretagne ? Quelle meilleure
incarnation de ses territoires dans leur diversité que la Région Bretagne ?
Les réseaux et les territoires ne s’opposent pas, ils se complètent et la Région est bien le
niveau de décision politique le mieux à même de garantir le développement économique
et l’équilibre de nos territoires dans un monde ouvert.
Le Centre National d’Etudes des Télécoms s'est bien implanté à Lannion à la faveur des
lois de déconcentration, ville qui aujourd’hui approche les 20 000 habitants. C'est là que la
fibre optique qui permet aujourd'hui d’envisager un développement du très haut débit a été
découverte dans un Trégor alors isolé. Tout récemment Roscoff accueille le laboratoire
d’excellence ParaFrap.
Soyons vigilants, faisons de notre Bretagne la pointe d'une République régionalisée et non
le creuset d'une République métropolisée.
Daniel Cueff (Conseiller régional et maire de Langouët).
Le Parti breton : "Des maires persévèrent dans leur monopoly territorial"
L’annonce de l’institutionnalisation de la coopération de 4 villes bretonnes (Brest, Nantes, Rennes et Saint Nazaire) et d’Angers pour former un syndicat Loire-Bretagne apparaît très étonnante au Parti Breton. Au départ, il est surprenant de voir qu’en pleine difficulté économique et financière - certains représentants de collectivités territoriales veuillent ajouter encore et encore une couche au millefeuille administratif, déjà coûteux et complexe, cela de manière précipitée et sans réelle consultation.
Par ailleurs, ce projet aboutira à développer en Bretagne l’un des effets les plus pervers de la mondialisation: la métropolisation des activités et des hommes, qui conduit à l’accentuation des déséquilibres des territoires entre espaces centraux et espaces en marge, délaissés et assistés.
L'argument premier qui nous est présenté, de faire contrepoids aux grandes métropoles comme Paris et Lyon et de jouer un rôle au niveau européen, démontre l'étroitesse du cadre de réflexion. Toutefois quand on sait qu’il s’agit à la base d’un projet initié par la DATAR, organisme technocratique s’il en est, on ne peut être surpris. C’est bien une approche globale au niveau breton qui est nécessaire pour espérer peser suffisamment et non une construction artificielle aux motivations souvent troubles.
Ainsi apparaît de façon évidente la volonté à peine voilée de présenter une contre-proposition, à une Bretagne « réunifiée », les deux principaux initiateurs de ce monopoly n’ayant jamais caché leur volonté de casser les territoires vécus et historiques au profit d’ensembles artificiels.
Juger que le « changement de braquet » avec 2 millions d’habitants qui écartent d’entrée de jeu les zones urbaines moyennes vaut mieux, c’est conduire au même échec cuisant que de n’avoir, par exemple, aucune université bretonne reconnue par les jurys internationaux et de ne pas bénéficier par la même occasion de l’opération Campus du grand emprunt.
Le Parti Breton rappelle la nécessité d’une vraie capacité politique d’action à partir d’un territoire recouvrant son intégrité et sa cohérence c'est-à-dire, une Bretagne à 5 départements et à 4,5 millions d'habitants. Sur les grandes questions de l’enseignement supérieur, des transports, de l’innovation, nous voulons un véritable débat et la mise en place d’un réel processus démocratique dans la désignation des représentants des collectivités territoriales et non une simple cooptation dans des conditions opaques.
pour le Parti Breton,
la vice-présidente,
Claudine Perron
Commentaire de Florestan:
Les grands barons cumulards PS ne sont pas des éléphants mais de gros hippopotames qui pataugent dans les estuaires:
Le Fabius de la Loire qui refuse l'évidence géo-historique bretonne de Nantes à Brest c'est Jean-Marc Eyrault...
Le héraut de l'Axe Seine (ou plutôt, l'antihéros) qui refuse l'évidence géo-historique de la Normandie en partage entre Caen, Rouen et Le Havre, c'est Fabius...
L'un veut faire de Nantes le grand Paris du "Grand Ouest", l'autre veut faire de Rouen... euh... (en fait, on n'en sait rien!) une banlieue industrialo-portuaire du Grand Paris !?!?
La question fondamentale de l'avenir du territoire français, c'est:
Faire des réseaux de villes et de métropoles pour animer de vraies régions et leurs territoires pour enfin prendre en charge et assumer le fait que, désormais, la plupart de nos concitoyens habitent dans une RURALITE URBAINE comme l'avait prophétisé génialement un célèbre humouriste honfleurais...
Ou alors se lancer dans des mécanos artificiels pensés par des directeurs de cabinet dans l'unique logique (donc fautive) de chiffres et de résultats de la compétivité mondiale de grandes métropoles françaises comme autant de "petits Paris de province" dominant les territoires...
La recherche géographique récente démontre que le modèle dominant de périphéries dominées par un grand centre urbain métropolitain dominant n'est plus aussi vrai:
La réalité, c'est la diffusion de la ville sur l'ensemble du territoire, c'est cette RURALITE URBAINE qui vit autour des centres urbains et qui, de plus en plus, les fait vivre...
Or justement, la NORMANDIE, ancienne région riche et peuplée, de par la présence de très nombreuses villes sur son territoire avec ses trois métropoles, ses dizaines de petites villes, sa centaine de gros bourgs ruraux est la région de France la plus ruralement urbaine, la plus apte donc par sa géographie à anticiper les évolutions majeures de l'avenir...
Prochainement, l'Etoile mettra en ligne l'excellente conférence donné le 4 mai dernier à Caen par le géographe Lionel Rougé de l'université de Caen, l'un des plus fins observateurs actuels de ce qui se trame dans le "péri-urbain"...
Nous y étions pour l'Etoile et, une fois de plus, nous faisons le constat que les géographes aiment beaucoup la Normandie, ce magnifique "cas d'école" avec des élus locaux plutôt... cancres:
La formation des élus locaux, sujet tabou, est un vrai sujet!
04 mai 2012
MENACES sur le patrimoine urbain de CAEN...
En suivant ce lien, vous trouverez un article, comme toujours percutant et bien documenté de Didier Rykner de la Tribune de l'Art au sujet des facéties coûteuses et inutiles d'un haut-fonctionnaire de l'Etat (en l'occurrence, le DRAC de Basse-Normandie) qui s'en prend à une statue et son socle ayant réchappé aux destructions massives de 1944...
http://www.latribunedelart.com/inquietudes-pour-la-statue-de-louis-xiv-sur-la-place-saint-sauveur-de-caen-article003708.html
Il est EDIFIANT de constater que les "Vandales" soient ceux qui sont censés nous en protéger!

Place Saint-Sauveur à Caen: le socle et statue de Louis XIV en soldat romain, un rare bronze datant de l'époque de la Restauration (1828), oeuvre du sculpteur Louis Petitot: le socle est dans le colimateur du DRAC, M. Kleber Arhoul... Par les temps qui courent n'y aurait-il pas d'autres priorités?
Reste néanmoins le problème de l'achèvement de la récupération par la ville de Caen, près de 70 ans après les destructions de la Libération, d'une qualité architecturale et monumentale d'espaces publics médiocres ou enlaidis par une Reconstruction qui avait d'autres urgences et d'autres priorités...
Le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" profite de cette navrante circonstance pour rappeler une revendication et une proposition:
S'il faut créer une oeuvre d'art contemporaine sur l'espace public caennais, qu'elle soit consacrée à honorer la mémoire même du fondateur de la cité, un certain GUILLAUME LE CONQUERANT qui n'a toujours pas sa statue à Caen!!
Cette statue, associée à la profonde culture équestre de notre région, pourrait être érigée dans le château ducal ou sur ses abords (par exemple, devant l'église Saint-Pierre) à l'occasion des JEUX EQUESTRES MONDIAUX de 2014

Affiche apposée le 18 janvier 2007 (jour de la Saint Guillaume) par le collectif "Bienvenue en Normandie" sur le socle de la statue équestre du Connétable Duguesclin, oeuvre du sculpteur Arthur Leduc et qu'à Caen, touristes et habitants prennent pour une statue équestre de Guillaume le Conquérant...
Ci- après, le texte d'un courrier envoyé au député-maire de Caen, Philippe Duron le 6 décembre 2011 (lettre restée pour lors sans réponse...
A l’attention de Monsieur Philippe DURON, député-maire de Caen
Réflexions sur le patrimoine édilitaire à Caen : entre mémoire et amnésie…
avant le retour du Conquérant en 2014 ?
Caen, le 6 décembre 2011
Monsieur,
Le bilan mitigé de la commémoration du XIème centenaire de la Normandie (911-1944), les discussions en cours sur le réaménagement de la place Saint-Sauveur mais aussi la perspective d’accueillir à Caen en 2014 les Jeux Equestres Mondiaux, nous amènent à vous faire part des réflexions suivantes concernant le patrimoine édilitaire symbolique présent dans l’espace urbain caennais.
Avec la guerre et l’occupation nazie, les destructions de la Libération de 1944 et celles engendrées par la Reconstruction des années 1950, la ville de Caen a perdu la plupart de ses places publiques (au profit d’une conception utilitariste de la voirie) et par voie de conséquence, a vu disparaître la majeure partie de son patrimoine édilitaire : statues, fontaines et monuments ont été soit fondus ou détruits et jamais rétabli.
Ne restent dans l’espace public de la ville que quatre monuments de l’Avant-guerre :
- La statue en pied et en empereur romain de Louis XIV, place St. Sauveur ;
- La statue équestre du connétable breton Duguesclin réalisée par Arthur Leduc, au bout des fossés St. Julien et qui vient de faire l’objet d’une restauration exemplaire ;
- La colonne de la Victoire ailée de la Grande Guerre érigée dans les années 1920, place Foch ;
- L’étudiant rescapé de l’ancien monument au professeur Demolombe autrefois place de la République fondu par les Allemands et qui accueille aujourd’hui les visiteurs à l’entrée du musée de Normandie.
La récupération et la restauration de ce patrimoine statuaire n’a pas été, bien entendu, une priorité de la Reconstruction, d’abord préoccupée par la grande urgence du relogement des sinistrés et s’intéressant surtout, dans le domaine du monumental, à la commémoration de la tragédie héroïque de 1944 : les nombreuses plaques et inscriptions lapidaires appelant sans cesse dans les rues caennaises le passant au souvenir ont remplacé monuments, statues et fontaines d’autrefois.
La sculpture publique s’est donc faite plus discrète se réfugiant dans l’ornement des impostes des porches des nouveaux immeubles reconstruits.
Les tentatives de récupération de l’art statuaire à Caen des années 1950-1970 s’avèrent plutôt médiocres ou maladroites :
Ainsi, une fort modeste statue de Malherbe (en vulgaire calcaire et non en pierre de Caen) trônant discrètement au fond de la place Bouchard (à l’emplacement de l’hôtel d’Etienne Duval de Mondrainville, l’ami du poète caennais) tente de faire oublier la monumentale statue en bronze qui ornait autrefois l’escalier d’honneur de l’ancienne université, rue Saint-Sauveur.
Plus troublant : l’arrivée à Caen en 1962 d’une banale statue équestre de Jeanne d’Arc symbole de la Résistance et placée sur la nouvelle place du même nom. Il faudrait, en effet, rappeler que cette statue venant d’Oran et donc « rapatriée » en France après l’indépendance de l’Algérie faisait partie d’un monument commémorant le 100ème anniversaire de l’Algérie française avec des bas reliefs évoquant la conquête militaire de 1830 que la municipalité caennaise n’a pas voulu…
En outre, certains monuments que l’on croyait disparu ou détruits pendant la Guerre auraient pu restaurés et rétablis : ainsi, la fontaine en fonte du XIXe siècle des « Trois Grâces » d’après Germain Pilon qui ornait autrefois le Cours des Alliés face à la célèbre brasserie du Chandivert avait disparu puis fut retrouvée après la Guerre en pièces détachées dans une propriété privée : cette fontaine sert aujourd’hui de bac à fleurs remisé au fond du square municipal de Langrune S/Mer. Cette fontaine doit revenir à Caen à son emplacement d’origine pour améliorer un espace urbain devenu bien médiocre !
Néanmoins, une réussite éclaire ce paysage plutôt morne : le phénix de Louis Leygues érigé en 1957 devant le nouveau palais universitaire d’Henri Bernard (qui abrite aussi une très belle galerie de portraits de Normands célèbres gravés dans le béton par Charles-Emile Pinson), est devenu le symbole officiel de l’Université de Caen. Cette sculpture en bronze d’une grande qualité est malheureusement cachée par la station du tramway qui l’ignore totalement : elle pourrait être déplacée et installée quelques mètres en face pour donner enfin du sens à l’esplanade-fontaine de la Paix.
Enfin et surtout, un oubli déjà présent avant la Guerre est toujours perpétué hélas depuis 1944 : l’absence de tout monument ou de toute statue consacré à Guillaume le Conquérant et à la reine Mathilde, le couple fondateur de la ville de Caen comme nouvelle capitale de la Normandie à partir du XIe siècle. En cette année 2011 durant laquelle nous avons fêté (trop discrètement) le XI ème centenaire de la naissance de la Normandie, il faut relever que certaines évidences n’ont pas besoin d’être commémorées !
Ce bilan de l’art édilitaire caennais pose donc question et c’est un vrai sujet qui pourrait être un terrain d’expériences et d’expression pour des artistes contemporains qui, s’il y avait une réelle volonté politique pour la mettre en œuvre, pourraient avoir l’ambition d’achever la reconstruction symbolique de la ville à condition d’avoir la curiosité culturelle et affective nécessaire.
Consciente semble-t-il du problème, l’ancienne maire de Caen, Mme Lebrethon avait mis en œuvre un « parc de sculptures contemporaines » dans l’enceinte du château de Caen, mais ce parc en est malheureusement un : les œuvres, déconnectées du contexte historique et symbolique caennais sont reléguées derrière le musée des Beaux-arts.
Cette question est donc à nouveau d’actualité à l’occasion du projet de réaménagement de la place St. Sauveur : la statue de Louis XIV en pied et en empereur romain a beaucoup voyagé. Conçue originellement pour l’actuelle place de la République (ci-devant place Royale), l’œuvre actuelle, réplique fondue en 1828 par Louis Petitot de l’original détruit pendant la Révolution, avait été déménagée après 1963 sur le socle en pierre laissé vacant par la destruction en 1943 de la statue de l’écrivain Elie de Beaumont. Auparavant, Louis XIV, chassé par un kiosque à musique républicain avait été relégué contre le mur de clôture de l’ancien lycée Malherbe occupant alors les locaux de l’ancienne abbaye aux Hommes qui deviendra dans les années 1960 le nouvel hôtel de ville.
Cette statue doit être à nouveau déménagée pour rejoindre le fond de la place St. Sauveur sur un axe formée par le portail de l’église St. Sauveur et la place Fontette, l’autre place publique ancienne préservée à Caen : ce choix n’est donc pas idiot même si on eut préféré que Louis XIV retrouvât son emplacement d’origine au centre d’une place de la République qui n’a toujours pas retrouvé sa forme et son lustre d’Avant-guerre.
Nous n’aurions pas à évoquer, à nouveau, ces problématiques aujourd’hui (il y a en ce moment, vous en conviendrez, des sujets beaucoup plus urgents !) si M. Arhoul, l’actuel DRAC n’avait pas eu l’idée saugrenue de détruire le socle en marbre et emmarchement de granit situé au centre de la place St. Sauveur pour poser le bronze impérial du roi Soleil sur un piédestal en… plexiglas transparent !! Heureusement, cette idée a depuis été abandonnée au profit d’une restauration du socle existant.
(ndlr : il est cependant toujours question d’une intervention contemporaine sur ce malheureux socle…)
Néanmoins, l’art contemporain doit s’inscrire dans l’espace public caennais : c’est même une nécessité. Mais cette contribution contemporaine ne doit pas poursuivre la destruction massive d’il y a 60 ans. Le patrimoine urbain caennais n’a pas à subir une nouvelle guerre !
Au contraire, les artistes contemporains doivent faire œuvre de pacification et de « résilience » en magnifiant les deux grands symboles caennais :
- La paix et la réconciliation après 1944
- L’héritage européen des Normands du XI et XIIe siècles
Les grands espaces libres de l’urbanisme des années 1950 attendent d’être animés par l’Art tandis que le château ducal ou ses abords attendent toujours d’être honorés par la statue équestre du Conquérant. Les Jeux Equestres Mondiaux de 2014 auront lieu à Caen, ville capitale d’une région qui fut et reste encore un haut lieu de la civilisation du cheval : sera-ce l’occasion d’un grand retour du Conquérant dans la cité qu’il a fondé ? Nous espérons que le projet culturel en cours autour de la mémoire de Guillaume qui doit unir les deux rives de la Manche dans le cadre du programme européen INTERREG sera mené à bien : il serait certainement judicieux que la ville de Caen y prenne part et que l’art de notre époque puisse rendre enfin justice de l’absence du cavalier Guillaume dans sa ville…
Quoiqu’il en soit décidé ou non sur ce projet d’ici 2014, j’ai le plaisir de vous informer que nous étudions actuellement la possibilité de créer prochainement à Caen une association ayant pour but la création, par souscription publique, d’un monument équestre dédié au Conquérant.
Bien cordialement,
Le collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie »
Erik ORSENNA pour la Réunification NORMANDE

L'écrivain Erik Orsenna, qui sera le prochain commissaire général du Festival Normandie Impressionniste 2013 souhaite la Réunification de la Normandie
Sur le blog de Laurent Beauvais, président du Conseil Régional de Basse-Normandie:
(3 mai 2012)
"On ne présente plus Eric ORSENA (sic). J'ai voulu le rencontrer car il est devenu normand . Je m'étais promis de le rencontrer pour mieux le connaître et lui parler de la Basse- Normandie.
A l'occasion de cet entretien nous avons abordé beaucoup de sujets d'actualité régionale comme la deuxième édition de Normandie Impressionniste ( il est président du conseil scientifique ) ainsi que les projets 2014 de la région comme les Jeux Equestres , le Mont Saint Michel ou bien encore le 70 ième anniversaire du débarquement . A ce sujet je lui ai parlé du projet difficile que nous portons avec notre candidature au classement des plages au patrimoine mondial de l' Unesco . Il m'a fait part de sa disponibilité pour nous aider à ce sujet .
Il s'avère être un partisan de la réunification et j' ai essayé de lui expliquer en quoi ce beau projet territorial souffrait de nombreuses résistances .
Et puis nous avons parlé de son travail d'écrivain et de son dernier ouvrage consacré au papier et à son histoire mondialisée"
Jeux et sports traditionnels normands: vers la création d'une LIGUE DE NORMANDIE de CHOULE CROSSE
L'Etoile de Normandie est heureuse de relayer ce message de l'ami Jean-Philippe Joly, de l'association TECNOR:

Bonjour
Le tournoi inaugural de la ligue de Normandie de choule crosse aura lieu:
le samedi ou le dimanche des fêtes du patrimoine (car ce sport normand en est un !) donc 3 eme tchu dé semanne de Septembre.
Le lieu reste à définir en fonction des possibilités et volontés de chacun:
pour le moment sont retenus :
LION sur mer / St James / Bayeux.
Il est envisageable de prévoir deux journées et deux endroits (même si c'est plus compliqué).
d'autres jeux normands seront proposés lors de cette "fête".
Les clubs actuels sont:
BEIEX CHOULE KLUB / Bayeux: 2 équipes
Bocage Virois (La bannière d'Yvetôt) : une équipe
Vallée de la Risle "la chouque" : une équipe
Choule hâot Coutentin : une équipe
Exo Nourmaundie Choule (expatriés) : une équipe
des équipes occasionnelles ont été formées :
St James Marches de Normandie
Roumois Lieurey
on souhaite vivement les voir se structurer...
des équipes sont en recherche de joueurs:
Pays de Caux
CAEN
Pour rappel 4 à 5 joueurs suffisent et la fédération peut aider à la formation et à la constitution du matériel (peu onéreux).
Le championnat de la ligue se déroulera en deux poules OUEST et EST + région parisenne / Matches AR.
Finale en Normandie centrale avec les deux ou 4 meilleures équipes suivant le nombre d'équipes engagées au départ.
Inutile de dire que le projet est innovant et ambitieux alors n'hésitez pas à apporter votre concours!
jsuqu'à!
JPH JOLY
JeuxtradiNormandie

commentaire de Florestan:
Par les temps qui courent il est utile de distinguer entre les "diseux" et les "faiseux"... Jean-Philippe Joly et ses amis participent pleinement de la seconde catégorie et font plus pour la Normandie que certains élus bavards qui ne décident rien ou ne font rien quand ils ne s'acharnent pas à défaire l'évidente unité de notre belle province!
C'est aux Normand(e)s eux-mêmes de se préocupper du sort de leur région!
03 mai 2012
Le beurre, l'argent du beurre et le c... de la crémière, à Viroflay (même pas à Paris!)
Elle et Vire ne fera pas sa Maison du beurre
et de la crème à Saint-Lô
A lire sur Ouest-France.fr: Agriculture jeudi 03 mai 2012
Gilles de Garland, directeur général de Elle et Vire depuis janvier dernier, vient de l’annoncer à François Digard, président de la communauté d’agglomération : le projet de création d’une Maison du beurre et de la crème ne se fera pas à Sant-Lô mais à Viroflay, en région parisienne.
Ce lieu, sorte de vitrine permettant de mieux faire connaître les produits de la marque par des cours de cuisine ou des rencontres entre chefs, devait à l’origine s’installer dans un bâtiment jouxtant le musée du Bocage, dans le parc de Boisjugan.
Commentaire de Florestan:
Le morne béton de la Reconstruction saint-loise ne fond pas comme le sucre dans la crème: Viroflay, une banlieue aussi triste finalement que le sarcophage saint-lois à la mémoire 1944?
Pourquoi de tels préjugés?
Pourquoi ce choix inepte?
La maison du beurre et de la crème à Paris avenue Montaigne ça coûterait trop cher?
Et à Saint-Lô, en Normandie dans un joli lambeau de bocage entre un ethno-musée et une zone commerciale? Ce n'est pas assez génial ?.. Pas plus que l'hyper-Carrefour de Viroflay avec sacs en plastique dans les branches d'arbres en hiver le long de la Francilienne...
Depuis le XVIe siècle, la Normandie fournit Paris en beurre, crème, laitages et fromages...
Mais delà à se planquer en proche banlieue de Paris!
Les Bretons, assurément, auraient fait l'exact contraire:
1) Ouvrir une maison officielle du beurre salé et de la crêpe à Paris, rue de Rennes au plus près du Bd Saint-Germain...
2) Ouvrir en Bretagne même, un centre d'interprétation culturel international de la galette au blé-noir.
Gilles de GARLAND n'aime pas la NORMANDIE, banlieue de la banlieue de la banlieue de la banlieue de la banlieue de...
VIROFLAY
A gauche: arrêt RER à Viroflay (Yvelines) A droite: pique-nique possible dans le parc du Boisjugan à Saint-Lô
29 avril 2012
Les associations au chevet du PATRIMOINE NORMAND
Vous l'avez remarqué peut-être, mais entre les histoires de viande Halal et la crise européenne de la dette publique, la campagne électorale des présidentielles a quasiment oublié de nous entretenir de l'avenir de la Culture en France et a complètement oublié d'informer les citoyens sur ce que tel ou tel candidat envisageait de faire pour l'entretien et la valorisation du patrimoine historique, culturel ou architectural qui fait de la France la première destination culturelle et touristique du Monde...
Cette question est particulièrement sensible en Normandie qui possède déjà 5 sites ou objets sur la liste du "patrimoine mondial de l'Humanité" de l'UNESCO, liste qui pourrait concerner les Plages du Débarquement et les falaises d'Etretat: malgré les destructions massives de 1944, la Normandie, du fait de sa très riche histoire, reste l'une des principales régions de France pour le nombre de sites, monuments ou objets classés et protégés au titre des Monuments Historiques. Par exemple, le département du Calvados reste encore aujourd'hui le second département français après les 20 arrondissements de Paris pour le nombre de bâtiments inscrits ou protégés...
Disons, d'un mot un peu caricatural qu'ils s'en foutent... Les priorités sont ailleurs et les arbitrages financiers sont en cours: les Directions régionales de la Culture sabrent dans les budgets, les chantiers d'Etat tournent au ralenti et la mode est au Partenariat Public Privé et à une valorisation du patrimoine de type entreprenarial sinon commercial (cf. Le Mont St Michel, la "Tour Eiffel du Moyen-âge")... Du côté des collectivités territoriales, notamment les communes, on frise la désinvolture catastrophique avec une vague sans précédent depuis les années 1950-1970 de VANDALISME EDILITAIRE au nom de l'urgence de bâtir des logements neufs dans les villes centre d'agglomération pour éviter la fuite des habitants et le décrochage financier lié à la perte de dotations budgétaires d'Etat dont le niveau dépend du nombre d'habitants: le problème se pose notamment à Caen de façon particulière puisque Caen a déjà été détruite à 80% en 1944...

Destruction du promenoir de l'ancien hôpital du Bon Sauveur de Caen en juillet 2010 pour le compte du groupe immobilier Eiffage: sur ce site, "îlot sanitaire" pendant l'été 1944, plusieurs milliers de Caennais purent être sauvés des bombardements...
Ailleurs se pose le cas épineux de grands édifices assez anciens dont les communes ne savent plus que faire: de vastes églises vides néo-gothiques, néo-romanes, néo-normandes, byzantines, néo-classiques construites à la toute fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle et qui de ce fait ne sont pas encore protégées au titre des Monuments Historiques... Certaines communes, notamment en Anjou ont même fait détruire leurs églises en suscitant de vives passions dont certaines eurent un écho national. Dans d'autre cas, il s'agit de modifier l'usage de ces anciennes églises qu'il faut "désacraliser": centre culturel, musée, lieu d'exposition dans le meilleur des cas, logements, hôtel-restaurant... gymnase voire boîte de nuit dans des cas moins heureux qui feront penser aux abus de la Révolution française et du Premier empire avec des abbatiales transformées en écuries ou en usines à salpêtre...

En Normandie, se pose tout particulièrement le cas de l'église Saint-Paul de Granville: la municipalité a fait venir pour rien hélas un cabinet spécialisé dans la réhabilitation et la transformation de bâtiments historiques... Il faudra attendre après 2014 pour voir naître une véritable volonté et un vrai projet qui soit à la hauteur de cet édifice imposant ainsi que de la riche histoire maritime de la "Monaco du Nord" qui fut aussi l'un des tous premiers ports normands et français à armer pour la Grande pêche à Terre-Neuve.
Mais il y a hélas un patrimoine peut-être encore plus méprisé par des élus locaux qui affichent, à la fois leur mépris arrogant et leur manque de culture générale au nom de l'efficacité décisionnelle, de la compétitivité économique, du progrès, de la sécurité ou, que sais-je d'autre, de la lutte contre le chômage! Le patrimoine technique et industriel est particulièrement menacé...
Ainsi le cas consternant du splendide et dernier grand pont tournant de nos ports français: le pont de Dieppe condamné par un certain Alain LEVERN ubi-président (ici président du syndicat mixte qui gère le port)
Quant à l'un des fleurons du patrimoine normand, la baie et le Mont Saint-Michel inscrits (jusqu'en juin prochain...) sur la liste du Patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO, c'est grâce à la mobilisation des associations de défense du patrimoine qu'il sera débarassé de la pollution visuelle des éoliennes et de l'esprit de lucre d'élus locaux prêts à tout pour financer un rond-point ou une salle des fêtes...
photomontage montrant l'impact visuel des projets d'éoliennes qui sont désormais annulés suite à la création d'un "sanctuaire visuel" autour du Mont St Michel par l'Etat suite à la demande de l'UNESCO qui, renseignée par les associations, a menacé et menace toujours de retirer son label "Patrimoine mondial" ...
Projet du futur "sanctuaire visuel" autour du Mont: du côté normand, les choses sont réglées mais du côté breton, la DREAL (préfecture d'Ile et Vilaine) refuse de l'étendre jusqu'aux collines d'Antrain
Les associations de citoyens sont désormais les seules qui rappellent aux autorités publiques (préfets et élus locaux) leurs devoirs et responsabilités vis à vis de l'intérêt général voire vis à vis de la loi: les procédures en cours au Tribunal administratif sont de plus en plus nombreuses... Voilà encore un thermomètre de notre Démocratie malade qui chauffe et qu'il serait vain et irresponsable de vouloir briser!
Un envoi de notre ami Jean HERVIEU:
Tous au chevet de la chapelle du centre hospitalier de Bayeux
Récemment, l’association a réussi à récupérer et réinstaller à sa place le tableau de l’Assomption, exécuté en 1892 par Céline Martin, soeur de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus.

Dans un secteur en mutation, la chapelle des Augustines ne doit pas être oubliée.
L’hypercentre bayeusain est peut-être l’endroit du Bessin qui s’est le plus transformé ces derniers mois. En deux ans, un plateau technique est sorti de terre à l’hôpital, un hôtel 4 étoiles a complété la gamme hôtelière locale, l’aménagement de la ballade des bords de l’Aure s’est poursuivi, des rues, des parkings ont été repris ou créés, des commerces s’apprêtent à ouvrir, la ville a acheté un îlot sur l’Aure et un musée de 2.500 m2 ouvrira début 2013…
Monument historique depuis 1994
Le jardin des Augustines a été réhabilité et bénéficie désormais d’un cheminement piétonnier, et la statue de Catherine de Saint-Augustin, fondatrice de l’Église du Canada, au pied de l’ancien tribunal de Commerce, est désormais mise en valeur. Au centre de ce renouvellement urbain légitime et réjouissant, juste en face du musée de la Tapisserie, la chapelle des Augustines continue pourtant d’être ignorée. Consacrée par Mgr de Nesmond en 1701, Monument historique depuis 1994, témoin d’une histoire du soin des malades qui remonte à 1208, lieu de culte indispensable au centre hospitalier, l’endroit ne manque pas d’arguments.
Victime de la crise financière, des priorités budgétaires accordées par l’hôpital bayeusain à sa restructuration et des nombreux chantiers engagés par la ville, elle peine pourtant à mobiliser. À l’abandon depuis 2003 et la chute d’un morceau de plafond, cette propriété de l’hôpital a toutefois été sauvée de l’oubli par une association.
Restaurer le portail : un premier geste fort
Quatre ans après l’avoir créée, son président François le Berre aimerait toutefois assister à des premières réalisations concrètes. Des succès des journées du patrimoine (500 visiteurs en 2 jours) ou de la crèche de Noël au grand nettoyage, en passant par l’ouverture de la sacristie pour permettre au public d’admirer l’édifice et l’arrivée de Marianne Riquier, infirmière à la retraite, qui vient d’achever l’inventaire des objets liés à la chapelle, d’excellentes nouvelles ont été enregistrées. Mais les 70 adhérents souhaitent que le dossier accélère.
"Les visiteurs sont unanimes : cette chapelle doit être restaurée, assure François Le Berre. La plupart de ces visiteurs prennent le portail en photo. Le réhabiliter serait un premier acte fort pour les touristes mais aussi pour les adhérents et les donateurs, qui pourraient finir par s’essouffler. Nous avons été reçus par Jean-Léonce Dupont et avons eu le sentiment d’être écoutés. Mais la ville renvoie vers l’hôpital ; l’hôpital se retranche dernière sa restructuration. On avance, mais c’est lent. Nous ramons mais nous sommes sur les rails et obligés d’aller au bout." Jusqu’à présent, l’association a rassemblé 50.000 euros. Une étude de l’Architecte des Bâtiments de France évalue les besoins à 1.200.000 euros.
28 avril 2012
Revue de presse: La NORMANDIE dans OUEST-FRANCE malgré tout!
A quelques heures de la finale de la Coupe de France de football avec le petit poucet US Quevilly ce soir au Stade de France contre l'Olympique Lyonnais, les médias nationaux mutiplient les allusions à la Normandie: ça y est! on existe enfin...
Dans les pages toujours riches du Ouest-France du samedi, édition caennaise, on en reste à la vision pépère de la Normandie vue de Normandie basse...
MONT SAINT-MICHEL à PIED ou en NAVETTES?
En page 3 (pages "France" c'est à dire Bretagne) un article excellent de Xavier Oriot qui nous explique en détail les péripéties des pélerins que nous devons être à nouveau à l'approche de la Merveille... Les Japonais devront donc marcher un peu!

Aux dernières nouvelles: on devra couper les oreilles des "passeurs" car leurs rétroviseurs qui ne permettaient par leur croisement sur la future passerelle en 2014, seront remplacés par des caméras vidéo embarquées... Enfin, Monsieur Mère Poulard, ce marchand du temple qui ose tout, (alias Eric Vanier, le maire du Mont St Michel) se verrait bien en grosse pub sur et dans les navettes! Pour le commerce, pas de problème, c'est la marée d'équinoxe toute l'année!

Le regard d'Emmanuel Chaunu, toujours perspicace...
D'une navette à l'autre, maritime celle-là, qu'on aimerait pouvoir faire exister entre deux ports normands: CAEN et LE HAVRE

A lire en pages "Normandie" l'article de Jean-Christophe LALAY... (hum hum...): Mais qu'elle est bonne cette idée de navette maritime entre les ports de Caen et Le Havre!
Mais de Grâce! Le Havre est un port dont Monsieur Lalay ne revient pas... Une navette maritime de conteneurs Caen-Brest, ce serait tellement mieux! Non?! Il y a des évidences que Monsieur Lalay, semble-t-il, peine toujours à percevoir...
Mais ce samedi, Coupe de France oblige, on est un petit peu obligé de causer de NORMANDIE un petit peu quand même!
Aussi, dans sa grande magnanimité, le grand quotidien ligéro-breton ouvre à notre belle région, le saint des saints, la dernière page d'habitude toujours ou presque réservée aux exploits en tout genre de nos amis Bretons...

L'infographie nous apprend que Quevilly c'est proche de Rouen en Seine-Maritime c'est à dire quelque part "outre l'eau": pas très sympathique l'expression connotée "le péril jaune..." ! Mais attention, la pîqure de la petite guêpe normande pourrait être douloureuse!

Mais en pages Calvados du même journal, on apprend finalement que l'aventure des amateurs (presque professionnels) de l'US Quevilly ayant sortis du jeu quelques grosses locomotives surpayées de la Ligue 1, intéresse TOUTE LA NORMANDIE! Ainsi à Saint-Pierre sur Dives (centre géographique de la Normandie)
ALORS oui c'est vrai, cette journée et cette soirée est UNE BELLE JOURNEE NORMANDE! VOUS AVEZ VU LA METEO?
L'Etoile de Normandie aime bien la pluie et n'aime pas les bouchons sur l'autoroute pour aller dans le Sud le temps d'un week-end avant la "fête du vrai travail": respectons l'environnement et VIVE LE PRINTEMPS DU TOURISME NORMAND!

Et parce qu'il pleut et qu'il fait mucre prenons les dernières nouvelles normandes de nos deux petits escargots bretons préférés: Alain LE VERN et Jean-Yves LE DRIAN

Pas de photo disponible de Jean-Yves Le Drian faisant la gueule... Mais on vous propose un Le Vern souriant: attention! il va nous chier de l'eau!
Car la NORMANDIE SOUS LA PLUIE c'est quand même mieux que la BRETAGNE ! La preuve... avec OUEST FRANCE

Ouest-France reste Ouest-France... "On ne change pas de place les taches d'un vieux léopard" dit un proverbe africain: ce soir, le petit poucet normand en noir et or va-t-il entrer dans l'histoire en étant le premier club amateur à remporter une finale de la coupe de France?
Demain, il va faire beau c'est certain: "le mauvais temps c'est le temps qui dure trop longtemps" (proverbe du Cotentin)
27 avril 2012
L'ETOILE DE NORMANDIE SOUTIENT L'US QUEVILLY
FINALE DE LA COUPE DE FRANCE DE FOOTBALL: US QUEVILLY vs OLYMPIQUE LYONNAIS
La NORMANDIE au Stade de France, ce samedi 28 avril à 21heures?
Les journalistes hésitent quant à qualifier le petit poucet au "cul jaune" de l'US Quevilly qui remet en cause le foot business de la Ligue 1 (Cf. article élogieux dans l'hebdomadaire Marianne): sont-ils "Haut" Normands ou Normands?
Les deux candidats à l'élection présidentielle seront présents dans le Stade de France: la campagne électorale fera donc une pause de 90 minutes et plus s'il y a prolongations ou les tirs au but...
Sur France INTER aujourd'hui (27/04):
François HOLLANDE: "C'est clair je soutiens US QUEVILLY en tant rouennais et normand"
Nicolas SARKOZY: "Quevilly a réalisé quelque chose d'énorme, c'est important pour toute la Normandie!"
(ndlr: n'y voir aucune consigne de vote...)
Pour l'Etoile de Normandie, c'est clair!
+
= 
Résultats du Premier Tour des élections présidentielles: LA NORMANDIE EN PEAU DE LEOPARD BLEU

(Source: carte Géopclip 2012 sur le blog Clioweb)
Voici la carte des communes normandes montrant qui est arrivé en tête du premier tour des élections présidentielles: pas de surprises mais de vieilles permanences qu'il faut chercher dans l'histoire et aussi les résultats symptômatiques d'une Normandie rurale, péri-urbaine, centrale et des marges avec des populations en souffrance (enclavement, précarité, chômage, mobilités automobiles contraintes)...
Nicolas Sarkozy arrive donc en tête dans l'Orne, la Manche, dans l'Eure.
François Hollande arrive largement en tête en Seine-Maritime et de peu dans le Calvados.
Confirmation que le vote pour François Hollande est un vote urbain voire métropolitain (Caen, Rouen, Le Havre et Cherbourg avec leurs aires urbaines respectives). On retrouve les bastions industriels et ouvriers anciens: Cherbourg et le Nord-Cotentin; Flers-Condé sur Noireau; les isolats de Lisieux et de Dives dans un Pays d'Auge toujours conservateur; la Basse-Seine industrielle et urbaine du Havre à Vernon; Dieppe et un pays de Caux largement placé dans l'aire urbaine rouennaise... La Fabiusie se voit donc sur la carte: elle semble finalement moins étendue que le Duronland, à savoir une aire urbaine caennaise très étendue et qui a presqu'entièrement basculé à gauche, à l'instar des aires urbaines des villes et métropoles du Grand ouest ligéro-breton...
Mais ces considérations valent pour les taches d'un léopard normand rural qui reste bleu horizon en ayant voté Nicolas Sarkozy avec trois pays normands massivement restés à droite:
Le Pays d'Auge; le pays d'Ouche (ornais et eurois); l'Avranchin et le Mortanais.
A noter dans un département de la Manche ou dans le bocage virois encore catholique et pratiquant, les bons scores du candidat démocrate-chrétien à la française François Bayrou qui arrive souvent second derrière Sarkozy voire arrive en tête du côté de Canisy (Sud de Saint-Lô)
Le vote Marine LEPEN: le vote des marges en souffrance:
L'ouest du Bessin; Le sud du Pays d'Auge (Vimoutiers); le Pays d'Ouche (Ornais et eurois); le Lieuvin (Pont Audemer- Bernay) les vallées et plateau de Saint-André; le Vexin...
D'une manière générale voilà ces territoires ruraux ou péri-urbains qui ressentent le plus fort un certain déclassement économique et social: petites villes industrielles, villages ruraux avec lotissements péri-urbains, avec foyers d'employés et d'ouvriers qui ont bâti là où le foncier était moins cher et qui ressentent durement la hausse du prix des carburants et les menaces sur l'emploi industriel. C'est aussi un vote par anticipation en s'inquiétant de ce que l'on peut voir au journal TV ou en craignant de subir ce que subissent déjà les voisins...
Une majorité de jeunes normands (15-24 ans) parmi les moins diplômés ont voté pour Marine Le Pen notamment dans cette Normandie rurale et des petites villes qui reste bien à l'écart du littoral et axe Seine d'une Normandie métropolitaine connectée à la Région parisienne.
Ajoutons à cela, une crainte spécifique dans l'Eure, département péri-urbain largement placé dans l'ombre de la puissante Région parisienne, de voir s'exporter une "insécurité" provenant des banlieues sensibles franciliennes ou la concurrence économique et sociale avec des migrants franciliens mieux dotés que les "autochtones"
D'une manière générale, c'est bien cette NORMANDIE CENTRALE, du Pays d'AUGE à L'EURE qui souffre: la cassure administrative en deux demi-régions accentue artificiellement d'ailleurs, dans certains cas, l'effet de marge et de confins qui se sentent à l'abandon (Lieuvin et Sud du Pays d'Auge) alors que ces territoires ont le potentiel d'être au COEUR d'UNE NORMANDIE UNIE derrière sa puissante façade maritime et métropolitaine...
L'absence de perspectives ou le manque de coordination ou de coopération des politiques publiques au niveau local et régional peut aussi accentuer ce sentiment d'abandon et de rejet de la politique qui a justifié, une fois de plus, le vote protestataire lepeniste au premier tour des élections présidentielles...

Pour mettre la Normandie dans le contexte national avec cette carte au lissage départemental qui hélas ne permettra pas de voir les nuances fines mais qui donne les informations essentielles:
Une France de l'Est aggrandie désormais au grand bassin parisien qui vote à droite (Sarkozy et Le Pen) et une France de l'Ouest, du Nord et un large Sud-Ouest qui a voté à gauche (Hollande)
A noter, et ça n'échappera pas à l'Etoilien de base, que la réunification de la Bretagne est faite dans le vote Hollandiste...
La fracture entre la "France du revenu et des services" et la "France du salaire et de l'industrie" diagnostiquée en 2007 est donc moins nette en 2012.