20 août 2008
18ème RT - Hubert Falco à Caen
Le 18ème RT de Bretteville-sur-Odon mettra la clé sous le paillasson dans 2 ans. La question souvent débattue sur l'EN est de savoir ce que nous allons bien pouvoir en faire et c'est justement pour NOUS AIDER (?) que Hubert Falco se rendra à Caen demain (ndlr: qu'il prenne donc le train à grande vitesse normand).
Celui qui est appelé "l'Homme du Sud" au Gouvernement passera donc dans l'Ouest avec 4 petits millions dans son portefeuille POUR FAIRE DU SUR-MESURE.
<<Je veux faire du sur-mesure>>
MHAP : 4 millions, c'est même pas assez pour tailler des shorts aux quelques 3,5 millions de Normands que nous sommes monsieur Falco, de toute façon on a l'habitude que l'Etat nous déshabille.
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Michel H. A. Patin
Commentaires
question :
Qu'a donné la rencontre du 19 Aout entre le collectif BEN et Pierre JUHEL ?
Bonne question
Je pense recevoir un compte rendu de Florestan et je ne manquerai pas de le publier.
Michel H. A. Patin
Duron pour OF ce matin
Le Calvados va perdre le 18e Régiment de transmission de Bretteville-sur-Odon et le centre de santé des armées de Mondeville. Que vont devenir les centaines de mètres carrés libérés ?
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L'agglomération caennaise fait les frais de la nouvelle carte militaire. Elle perdra coup sur coup (en 2009 et 2010), les 900 soldats du 18e Régiment de transmissions (RT) basé à Bretteville-sur-Odon ainsi que le Centre de santé des armées à Mondeville.
Aujourd'hui, Hubert Falco, secrétaire d'État chargé de l'aménagement du territoire, se rend sur le terrain à la rencontre des élus locaux. Objectif : discuter de l'avenir des sites fermés. A Bretteville-sur-Odon, le 18e RT libère 53 hectares à deux pas de l'aéroport de Carpiquet, plus de 70 fois la surface du terrain de foot du stade d'Ornano.
La fermeture à peine annoncée, les idées ont fusé pour occuper ce très vaste espace sur lequel on trouve déjà une piscine, un gymnase, un self, un terrain de sport, de tennis, des cuisines refaites à neuf, des logements en cours de réfection...
« On ne peut pas laisser les installations partir à vau-l'eau », appuie Philippe Duron, député-maire socialiste de Caen et président de l'agglomération. Il verrait bien Caen-la-Mer récupérer les installations sportives. Ou, pourquoi pas, créer un centre de formation des apprentis lié aux métiers de l'environnement. Autre piste envisagée : l'agrandissement de l'aéroport de Carpiquet.
« Quel gâchis ! »
Pour l'instant, « on ne peut rien faire, poursuit, prudent, Philippe Duron. Le site reste classé terrain militaire. » L'idée de la reconstruction du CHU à la place de la caserne a aussi été avancée. Mauvaise idée, estime le député-maire : « Je n'imagine pas délocaliser un hôpital où la précédente municipalité a tant investi notamment dans le pôle mère-enfant. » Du logement étudiant ? « Il faudrait des transports en commun. »
Le site militaire, une ancienne base aérienne, a en effet un inconvénient : il est enclavé. « Quel que soit le projet, il faudra construire un échangeur pour le relier au périphérique et à la ville de Caen et élargir la voie d'accès », affirme Pierre Estrade, maire de Bretteville-sur-Odon.Qui trouve l'endroit « idéal » pour un parking relais de la future seconde ligne de tramway... toujours en gestation. Ou bien du stationnement pour le parc de loisirs Festyland.
Un nouveau quartier
A Mondeville, huit hectares dont cinq constructibles seront libres après la disparition du centre de matériel de santé en 2009. Un lieu au coeur de la commune. Là-bas, la fermeture qui plane depuis plusieurs années n'est pas vraiment une surprise. Néanmoins, le choc reste rude. « Les locaux ont été refaits à neuf. Trois millions d'euros ont été investis depuis cinq ans. Une cabine de peinture de 30 000 € vient d'être achetée. On a même une petite salle de cinéma. Quand on pense que tout ça va être rasé, quel gâchis ! », déplorent des syndicalistes représentants du personnel civil.
La municipalité y voit toutefois l'occasion d'y aménager un « nouveau petit quartier avec 50 % de HLM. » Mais aussi un nouveau collège ou une maison de retraite médicalisée, « les idées ne manquent pas. Mais la démolition des bâtiments va être coûteuse », prévoit Jean-Yves Jaffré, directeur général des services de cette ville de gauche.
Restent des questions. Par exemple, à qui seront cédés les terrains ? Le secrétaire d'État Hubert Falco a promis de donner la priorité aux collectivités locales. Il a aussi annoncé le déblocage de 4 millions d'euros pour revitaliser les deux sites caennais. Trop peu selon Philippe Duron. « Un régiment comme le 18e RT, c'est près de 20 millions d'euros injectés par an dans l'économie locale. »
Isabelle LÊ.
Ouest-France
l'imagination au pouvoir
"Il verrait bien Caen-la-Mer récupérer les installations sportives. Ou, pourquoi pas, créer un centre de formation des apprentis lié aux métiers de l'environnement."
L'imagination est au pouvoir! Voilà qui contribuera au rayonnement de Caen.
"Autre piste envisagée : l'agrandissement de l'aéroport de Carpiquet." Pour quoi faire puisque M. Duron a fait le choix de Deauville? Aurait-il enfin compris l'intérêt majeur de cet aéroport pour l'agglomération?
Quant au maire de Bretteville su Odon:
"Qui trouve l'endroit « idéal » pour un parking relais de la future seconde ligne de tramway... toujours en gestation. Ou bien du stationnement pour le parc de loisirs Festyland."
Il remplace le vide par du vide. Voilà des "activités" créatrices d'emplois!
D'autant plus que les parkings relais
d'Ifs et de Côte de Nacre sont désespérément vides ! Et Festyland n'est ouvert que six mois dans l'année.
Attendons d'abord les propositions de H. Falco
qui a, selon lui, 5000 emplois publics à transférer vers certaines villes touchées par la fermeture des sites militaires et qui a affirmé
que Caen serait l'une d'elles. A voir donc...
Caserne de gendarmerie
Pour peu qu'il puisse être conjugué avec le développement de l'aéroport de Carpiquet, le projet le plus intéressant me semble être l'installation sur le site de Breteville de la future caserne qui doit regrouper les forces de gendarmerie de l'agglomération.
Le cout serait nécessairement modique (les installations ayant été rénovées), le départ du 18e RT serait rapidement compensé pour la commune de Breteville et cela ouvrirai la possibilité d'utiliser l'enveloppe destinée à la reconversion et les économies effectuées sur la construction d'une nouvelle caserne pour soutenir des projets de développement de l'agglomération (au premier rang desquels l'extension de l'aéroport)
Caserne déjà programmée
Une nouvelle caserne de gendarmerie regroupant tous les services sera construite derrière la clinique du parc sur un terrain vague autrefois occupé par... une caserne militaire. Celle-ci sera construite par un groupe privé auquel le ministère de la défense versera un loyer. Les casernes de la Grace-de-Dieu et du centre ville se trouveront ainsi libérées. Je pense que l'emplacement libéré en centre ville, en face de la préfecture pourrait très bien servir pour installer la fameuse médiathèque (situation centrale, proximité du théâtre, desservie par de nombreuses lignes de bus et sur le tracé de la deuxième ligne de tram).
On ne peut pas combler un vide en en créant d'autres.
FAUT PAS REVER
Cher phil14 :
Je crois que sur les 5000 emplois publics a transférer vers les villes touchées par les fermetures de régiments, la Normandie en touchera zéro. Ne te berce pas d'illusion, je suis prët a parier que la Normandie va encore être la COCU de l'histoire. A chaque fois d'il y a du grain a moudre, c'est pour RENNES, NANTES ou LILLE.
Rappel toi, la fermeture de la SMN ou de MOULINEX, on nous en a promis des choses. Et puis ?
Espérons
...que le programme ne soit pas trop engagé et qu'il soit encore possible de faire marche arrière. Il serait en effet absurde de faire sortir une caserne de terre alors que le départ du 18e RT libère des bâtiments déjà adaptés.
Alors que l'installation à Breteville aurait un coût quasi nul, la contribuable risque de payer deux fois (la nouvelle construction et la transformation de la caserne de Breteville)
Les fermetures de sites militaires sont -soit disant- destinées à réduire les dépenses publiques (quitte à détruire le tissu économique local) et dans le même temps on gaspille cet argent publique (sans bénéfice pour les populations touchées). Le pire c'est que tout cela est mis en oeuvre par un prétendu normand...
Un projet d'avenir: stopper le clochemerle aérien normand!
Les 53 hectares ainsi libérés par les militaires jouxtant l'aéroport de Carpiquet permettraient enfin de faire le nécessaire pour une desserte autoroutière directe de l'aéroport à partir du périphérique ou de l'A84 ainsi qu'à partir de la future ligne de tramway Ouest-Est. Les bâtiments de l'ex caserne pourraient servir de noyau à un parc d'activités liés à la logistique aérienne et routière voire à un nouveau quartier d'habitations...
Duron semble vouloir pencher en ce sens: cela veut dire qu'il faudrait au préalable résoudre un très grave problème technique: stopper la guéguerre débile entre Carpiquet et Saint Gatien. Les ingénieurs et les architectes ne peuvent rien sur la mauvaise volonté des "politiques" mais si le projet de revitalisation du 18 RT a des chances d'aboutir il en aurait d'autant plus si ce projet a quelque envergure: si cela pouvait être celle des avions qui nous manquent pour une vraie desserte aérienne de la Normandie, ce serait très bien...
Il est temps de mettre en piste "Aéroports de Normandie" (Carpiquet + St Gatien) pour aussi amorcer la pompe aux subventions publiques avec un projet ambitieux cohérent et d'envergure régionale!
Je suis d'accord avec Phil14: l'imagination au pouvoir et vite!
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