On va parler à l'université de Caen, ce vendredi 13 décembre (pourvu que nos deux borgnes présidents de région normands ne nous portent pas la poisse...) de projets concrets à réaliser et à financer dans le cadre de la "vallée de la Seine" ou de l'espace de projets "Paris -Seine- Normandie". Or, le défi à relever, outre celui du financement et donc, de la fin de la dispersion des forces normandes, c'est bien celui de démontrer que l'Axe Seine n'est plus un angle mort parce qu'il ne doit plus être un cul de sac ou une impasse fluviale, logistique et industrielle qui ne mène qu'à Paris: la question pertinente est de savoir si l'Estuaire de la Seine normande est l'une des bouches du coeur de l'Europe ou non... D'où la nécessité de relier la Normandie à l'Europe soit par la voie ferrée vers l'Est et l'Allemagne (axe Le Havre - Metz) soit par la voie d'eau.

 

http://www.vnf.fr/sne/article.php3?id_article=56&id_rubrique=63&lang=fr

Or voilà que ces derniers jours, les partisans du Canal Seine-Nord-Europe se rappellent au bon souvenir du gouvernement français...

En terme d'urgences ou de priorités qui doivent être financées pour préparer l'avenir de notre pays, il n'y a pas que l'avenir du poulet industriel breton (qui n'en a pas mais 2 milliards tout de même...) ou l'avenir des quartiers Nord de Marseille (3 milliards quand même!), il y a surtout ces grands programmes d'équipement et d'infrastructures qui doivent être réalisés à l'échelle européenne pour assurer la prospérité économique de nos enfants:

Le potentiel normand est à la hauteur de cette grande ambition, c'est, à la fois, son plus grand avantage mais c'est aussi son inconvénient car il demeure hors de portée de vue et d'action de deux conseils régionaux normands aussi médiocres que divisés...


 

Canal Seine-Nord Europe: une lettre à Hollande

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Mis à jour le 09/12/2013 à 17:58

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/12/09/97002-20131209FILWWW00492-canal-seine-nord-europe-une-lettre-a-hollande.php

Une soixantaine de responsables politiques, chefs d'entreprise et dirigeants de chambres de commerce du nord de la France et de Belgique ont appelé à l'ouverture rapide du chantier du canal Seine-Nord Europe dans une lettre ouverte au président François Hollande publiée aujourd'hui.


"Nous vous demandons, monsieur le Président, d'officialiser le lancement opérationnel du projet Canal Seine-Nord Europepour permettre le développement d'une politique de transport cohérente, durable et européenne", avec à la clef la création de dizaines de milliers d'emplois potentiels, ont écrit les signataires à deux jours de la remise, prévue mercredi matin, du rapport de la mission sur ce sujet dirigée par le député-maire de Maubeuge, Rémi Pauvros, au ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

Les auteurs de la lettre redoutent l'abandon ou le énième report d'un projet qui permettrait, en réalisant une centaine de kilomètres entre l'Oise, près de Compiègne (Oise) et le canal Dunkerque-Escaut à hauteur de Cambrai (Nord), le passage de péniches à très grand gabarit (185 mètres et 4400 tonnes).

Un tel chantier, outre le travail procuré pendant des années à des entreprises du bâtiment, créerait une liaison fluviale aux normes européennes entre la vallée de la Seine et celle de l'Escaut, et par delà, les réseaux fluviaux allemand et néerlandais.

Le gouvernement avait chargé Rémi Pauvros en avril d'examiner la possibilité de "reconfigurer" ce projet, dont les coûts évalués étaient passés de 4,5 à 7 milliards d'euros, le rendant irréalisable dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) qui avait été retenu à l'origine.

Ayant la "certitude" que la mission confiée à Rémi Pauvros "viendra conforter l'intérêt que présente la réalisation de cet ouvrage", les signataires, qui vont de Martine Aubry, maire PS de Lille, à Olivier Dassault, député UMP de l'Oise, de Patrick Dupriez, président du Parlement wallon, à Stefaan De Clerck, président de l'Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai, soulignent qu'"en ces temps de bataille contre le chômage, il est essentiellement porteur de dizaines de milliers d'emplois".