... dont une certaine agriculture dite "conventionnelle" noyautée par la FNSEA et quelques autres gros lobbies industriels ne veulent plus!

Nous défondons ici une conception "intégrale" de l'écologie: sauver nos races animales domestiques normandes c'est aussi sauver les hommes qui exercent encore le beau et noble métier de paysan (le terme d'exploitant agricole sent trop le sapin...).

Car il n'y a pas que la vie animale sauvage qui soit menacée de disparition, il y a aussi toutes ces races domestiques qui dans nos campagnes et nos villes ont permis à l'être humain de ne pas vivre dans l'artificialisation totale du réel en contribuant à la beauté et à la richesse du monde en Normandie du cochon de Bayeux à l'abeille noire en passant par la poule de Caumont ou la vache à lunettes bringée ou non!

Au total, ce sont 22 espèces animales normandes qui sont menacées de disparition après 60 années de massacre de notre ruralité par l'agro-industrie conventionnelle et à ces 22 espèces animales, il conviendrait d'ajouter nos quelques... 6000 variétés locales de pommes en partie perdues puisque cinq variétés de pommes hybrides canadiennes suffisent à satisfaire l'humanité entière!

En attendant que la région Normandie se penche aussi sur le triste sort de la "courte pendue" ou de la poire "Louise Bonne" d'Avranches, saluons vivement l'effort de l'actuelle majorité régionale pour sauver nos espèces animales normandes!

poulecaumont

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Lapins, poules, chevaux : connaissez-vous les 22 espèces normandes aujourd'hui menacées ?

Tout au long de l'été 2019, les espèces normandes sont à l'honneur sur la page Facebook de la Région. Moutons, lapins, poules, porcs... En Normandie, 22 races d'animaux sont aujourd'hui menacées de disparition et doivent être préservées. La Région a d'ailleurs lancé un plan de sauvegarde. Explications.

Il est vrai que la Normandie est (surtout !) connue pour ses vaches. Mais saviez-vous que la région possède bien d’autres espèces patrimoniales 100 % locales ?

Avicoles, cunicoles, ovines, caprines, porcine, équines ou encore asines : autant de races normandes qui font aujourd’hui partie du patrimoine. « Cette richesse vivante fait de notre Région la première de France en termes de diversité de races locales », précise la Région Normandie.

Tout au long de l'été 2019, alors qu’un plan de sauvegarde a été lancé l'année précédente, la Région veut mettre ses espèces à l’honneur, sur sa page Facebook, avec un focus sur ces animaux parfois méconnus, qui font pourtant la fierté du territoire.

Menacées de disparition

Parmi les 22 races qui font la diversité de la Normandie, on retrouve : - la poule de Caumont, Cotentine, Crêvecoeur, Gournay, Le Merlerault, Pavilly, l'oie normande ou de Bavent, le canard de Duclair (ou de Rouen) ;

- le lapin normand ou blanc de Hotot ;

- le mouton de l’Avranchin, Cotentin, Roussin et la chèvre des fossés ;

- le porc de Bayeux ;

- le cheval Percheron, le Cob normand, l'âne du Cotentin, l'âne normand et encore, l'abeille noire.

Ces espèces sont malheureusement menacées de disparition.

Un plan de sauvegarde lancé par la Région

En avril 2018, la Région Normandie a lancé un plan, « dont l’objectif majeur est de sauvegarder et valoriser le patrimoine des races normandes ». Egalement d’accompagner les éleveurs au niveau technique et économique, de dynamiser les micro-filières de valorisation, « tout en sensibilisant le grand public à cet héritage hors du commun ». Près de 500 000 euros par an doivent être investis à cet effet.

Le premier volet de ce grand chantier consiste d’abord à inventorier et cartographier, d’ici 2021, les élevages et les zones de protection, notamment pour les abeilles. Il faudra ensuite « mettre en place cinq zones protégées pour les ruchers d’abeilles noires normandes, des pépinières de reproduction ou des partenariats pour la multiplication des races avicoles, des races caprines, ou des ruchers conservatoires pour l’abeille noire ». La Région espère ainsi « conserver les effectifs actuels dans les élevages ».

L'abeille noire normande, qui fait partie des espèces menacées de race asine, a conservé des caractéristiques spécifiques grâce aux associations travaillant pour la sauvegarde de cette espèce. Elle a notamment conservé une grand longévité, une acclimatation aux variations météorologiques et une faculté à récolter une grande diversité de pollens.

Dans le cadre du plan de sauvegarde des races normandes, la Normandie a lancé en avril 2019 le projet Apinoire Normandie. « L’objectif est de favoriser l’utilisation de l’abeille noire en créant des ruchers de fécondation, en consolidant le conservatoire de l’abeille noire du Perche, créé en 2014 à la Maison du Parc et en créant d’autres conservatoires dans les différents départements de Normandie. »

« La Normandie a l’opportunité de devenir la première région pour la conservation de l’abeille noire et la première région pour la production d’essaims d’abeilles noires. Devant une baisse généralisée de la production de miel, il est nécessaire de développer les cheptels d’abeilles. Ce projet ne pourra néanmoins aboutir qu’avec l’adhésion de tous les apiculteurs, amateurs comme professionnels », a déclaré début juillet Hervé Morin, président de la Région Normandie.