L'actualité est redevenue tragique... La mort rode partout! On nous dira que c'est de saison. Le 2 novembre, on l'oublie trop souvent, est le véritable jour dédié à la mémoire de nos morts et non pas la Toussaint...

Mais avec l'épidémie du Covid et le risque des attentats terroristes islamistes, la Camarde fait son grand retour!

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Ce qui est à lire ci-après est édifiant du peu de cas que notre société fait de ce qui était autrefois l'une des plus grandes affaires d'une vie humaine normale: se préparer dignement à la Mort...

Comment faisait-on autrefois alors que nos ancêtres ne disposaient pas d'une vie matérielle aussi confortable que la nôtre et n'avaient pas une médecine aussi performante et efficace que la nôtre?

Face à la Mort, autrefois, aucune personne humaine, aucune âme humaine n'était laissée seule, livrée à elle-même comme aujourd'hui.

Et pour s'y préparer, les "vieux" vivaient le plus longtemps possible avec tous les autres, dans les familles, au coeur des maisons et des villages à la campagne. Et en ville, existait, autrefois, des immeubles mixtes où les générations et les classes sociales vivaient ensemble chacune à son étage mais avec la possibilité d'une solidarité quotidienne et pratique. Mais il y avait aussi des communautés de vieux et de vieilles: dans le Nord du royaume de France, notamment dans les Flandres, dans la foulée du vaste mouvement de spiritualisation de la société civile portée par les laïcs aux XII et XIIIe siècles, sont apparus les béguinages qui étaient des communautés monastiques regroupant, notamment, des femmes laïques décidant de vivre individuellement tout en partageant les tâches quotidiennes indispensables.

https://www.beguinagesolidaire.fr/actualites/90-le-beguinage-solidaire-pourquoi-ce-nom.html

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Le Béguinage Solidaire®, pourquoi ce nom ?

Cette question nous est souvent posée. Deux réponses en réalité.
La première est historique. Le béguinage est un mouvement né au XIIè siècle, une époque bouillonnante pour l'Europe. Des femmes de conditions très différentes accomplissent des oeuvres extraordinaires. Le béguinage dont l'histoire est encore mal connue s'inscrit dans ce courant. Il est le lieu d'une grande fraternité, d'une véritable ouverture sur la cité même s'il est aussi un lieu de protection. La culture y trouve une véritable place. Ces femmes (puis des hommes) travaillent, vivent et prient ensemble tout en respectant l'intimité de chacune. C'est la révolution française[1] qui met un terme à cette aventure.

Aujourd'hui, le mouvement des béguinages, (begijnhof en néerlandais, beginenhof en allemand) compte des centaines de réalisations, principalement en Europe du nord. Son caractère religieux s'est globalement effacé mais l'esprit demeure : liens forts entre les habitants et le voisinage, sobriété (s'exprimant dans notre démarche écologique), partage.

Nous nous retrouvons dans cette belle histoire. Et il est bon d'avoir des racines pour grandir et se développer .

A vrai dire, nous avons bien imaginé quelques noms originaux pour notre projet. Mais aucun ne nous a convaincus. Et nous rêvons du jour où les habitants des Béguinages Solidaires iront rencontrer ceux des begijnhofs et des beginenhofs ou simplement des béguinages à travers l'Europe pour des échanges riches de rencontres et de découvertes. Voilà pour la première raison.

A la réflexion, la seconde nous est apparue peu à peu. Elle est plus subtile. Employer le mot Béguinage laisse toute sa liberté à l'imagination pour construire son propre rêve et surtout sa propre réalisation. Il est difficile de mettre dans une case un mot dont personne ne connait l'origine exacte.

Tandis que EHPAD, MARPA, résidences seniors ou résidences services, même foyer-logements, sont des appellations qui conditionnent immédiatement la réflexion, tant des futurs habitants que de leurs familles, de leurs amis et même des personnes qui viendront y travailler.

Nous assistons à des tentatives pour catégoriser les projets émergeants d'habitats solidaires. Le mot à la mode est « habitat inclusif ». N'est-ce pas là un essai pour nous mettre dans un nouveau cadre, une nouvelle case ? Et comme la mode, cela ne durera peut-être qu'une saison ou deux.

En ce qui nous concerne, nous voulons libérer l'imagination des habitants, nous voulons les inviter à être acteurs de leur vie et acteurs de celle du groupe des habitants, acteurs de la cité aussi.

Alors, avec « Béguinage Solidaire », tout est possible, tout est à inventer par chaque futur habitant en lien avec ses voisins.

Voilà, vous savez tout ! Nous vous invitons à écrire l'histoire des 8 prochains siècles du béguinage !   

Pour ceux qui voudraient aller plus loin : https://fr.wikipedia.org/wiki/Béguinage


[1] La révolution ferme tous les lieux de confession chrétienne et lorsqu'elle envahit l'Europe, elle en fait de même à travers les pays vaincus.


 

Après la solution, le problème qui confine au tragique!

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/sept-morts-et-57-cas-de-covid-19-au-sein-d-un-etablissement-korian-a-louviers-FD17411433?utm_source=newsletter_mediego&mediego_euid=d26e742055&utm_campaign=newsactu&utm_medium=email&mediego_ruuid=86eb6691-ca16-4ab2-95e2-a4166351b7f7_0&mediego_campaign=20201031_news_actu&utm_content=20201031

Sept morts et 57 cas de Covid-19 au sein d’un établissement Korian, à Louviers

Santé. Depuis le 14 octobre, 57 résidents de l’établissement Korian, situé sur le boulevard Georges-Clemenceau, à Louviers, ont été testés positifs au Covid-19. Sept sont décédés.

Le deuxième confinement commence dans la difficulté pour l’établissement Korian, situé sur le boulevard Georges-Clémenceau, à Louviers. Sept décès ont été enregistrés depuis le 14 octobre, comme l’a révélé la Dépêche de Louviers. Mais la direction reste très vigilante et se veut rassurante...

Sept décès

Interrogé, l’établissement Korian se concentre sur le positif. « Le premier cas de Covid-19 a été découvert le 14 octobre, soit il y a plus de deux semaines. Le pic de l’épidémie a été atteint. Aujourd’hui les chiffres sont à la baisse. » Mais restent toutefois importants.

Au total, sur les 90 résidents de l’établissement, 57 sont positifs. « C’est un chiffre impressionnant, oui, mais 70 % d’entre eux sont asymptomatiques. C’est une bonne nouvelle », précise la direction. Les porteurs du virus ont été regroupés dans une unité afin de les isoler des autres résidents. Malgré tout, sept décès ont été constatés...

Pour le moment, les animations au sein de l’établissement ont été annulées. Durant le premier confinement, le personnel soignant avait redoublé d’imagination pour occuper les personnes âgées : foot couloir, loto couloir, beach-volley couloir, coiffeur à domicile, etc.

Mais rien de cela ne sera possible tant que la situation ne sera pas revenue à la normale. Seuls les appels en visio avec les proches ont été remis en place il y a trois jours. Et les visites, bien qu’autorisées par le président de la République, sont elles aussi interdites depuis le 16 octobre.

Des salariés à l’isolement

Le personnel a lui aussi été testé après l’apparition du premier malade. Et 26 d’entre eux se sont révélés positifs. Ils ont donc été contraints de rester chez eux.

La direction ne cache pas être en recherche d’infirmiers : « Tous les soins sont assurés, mais nous avons besoin de renforts. Qu’ils n’hésitent pas à postuler ! »


 

Commentaire de Florestan:

Le modèle français des EPHAD qui sont des usines à mourir gérées par des promoteurs immobiliers et des groupes privés hôteliers n'en est pas un. L'actuelle épidémie du Covid révèle une fois encore le tragique de notre société et de notre époque.

Il faudra repenser complètement la prise en charge du 3ème, du 4ème voire du 5ème âge: la création d'un nouveau pilier dédié pour la sécurité sociale est à l'ordre du jour mais cela ne sera pas suffisant. Car il s'agit de repenser totalement la vie quotidienne de nos vieux qui sont délaissé par notre société contemporaine individualiste, égo-centrique, matérialiste, narcissique, jeuniste et hygiéniste... Egoïste et nihiliste!

Notre héritage spirituel, notre patrimoine culturel nous offrent des trésors de solutions. A condition de le savoir et de s'y intéresser.

Faisons donc ce rêve:

1) Démantèlement et suppression des EPHAD.

2) Construction immobilière et réhabilitations patrimoniales pour créer en Normandie un réseau régional de "béguinages", d'immeubles et de jardins partagés, d'habitats inclusifs, adaptés et médicalisés en fonction de chaque besoin...

Que nous ayons tous, un petit vieux ou une petite vieille près de chez soi!

Quelques exemples:

http://www.semdo.fr/nos-realisations/construction-vente-dimmeubles/beguinage/

http://www.vivre-en-beguinage.fr/nos-beguinages/beguinage-de-murs-erigne/

https://www.lavoixdunord.fr/679293/article/2019-12-12/cappelle-la-grande-au-coeur-de-la-zac-du-centre-un-nouveau-beguinage-bientot-en

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