Nous venons d'apprendre la consternante nouvelle suivante:

Deux recours auprès du Conseil d'Etat viennent d'être déposés pour faire annuler le résultat du second tour des élections régionales en Normandie du 13 décembre 2015.

A la lecture de l'information ci-dessous (article de Paris Normandie) on est contraint de faire les commentaires suivants:

1° On ne respecte vraiment plus rien! Même pas la trêve des confiseurs!

2° La Normandie même réunifiée, continue d'être insultée par une indécente chicaya politique: on notera que ces deux recours proviennent de deux électeurs ci-devant haut-normands: rien de tel dans la ci-devant Basse Normandie! On en déduira que 15 années de clanisme sectaire fabiusien a laissé son misérable passif!

3° Les deux principaux individus qui auraient intérêt à agir ne sont pas à l'origine des deux recours: on doutera, par exemple, du noble esprit de rigueur civique du citoyen Philippe Brennetot du côté d'Evreux, un élu local qui n'ayant pas la carrière à la dimension de son égo, règle ses comptes avec ses anciens amis politiques en vendant ses pauvres services à l'ennemi. Les hommes de paille en Normandie sont en chair et en os. MM. Mayer-Rossignol et Bay affirmant ne pas être au courant de ces deux procédures, n'ont même pas le courage de les assumer: LAMENTABLE!

4° Pendant plusieurs semaines, va donc planer une hypothèque juridique (jusqu'en juin 2016?) sur la mise en oeuvre d'une action publique normande qu'exigent quelques urgences normandes absolues dont les minables professionnels d'état-majors partisans, tout à leur rancoeur de mauvais perdants, se contrefichent totalement...

Entre la dinde aux marrons de Noël et la poularde du 31, la volière de la politicaillerie ne chôme pas: les chômeurs Normands et l'ensemble de nos concitoyens de Normandie apprécieront cette nouvelle marque de mépris!


 

Publié le Il y a 1 Heure

 

Deux recours viennent d’être déposés par des particuliers devant le Conseil d’État pour faire annuler les élections régionales en Normandie et la victoire très serrée d’Hervé Morin qui ne comptait que 4709 voix d’avance sur Nicolas Mayer-Rossignol. La procédure devrait durer plusieurs mois.

ROUEN (NORMANDIE). La victoire d’Hervé Morin (UDI) aux élections régionales face à Nicolas Mayer-Rossignol (PS) et Nicolas Bay (FN) ne sera pas restée longtemps sans recours... Avec seulement 4 709 voix d’écart entre le nouveau président de la Normandie et le président battu du conseil régional de Haute-Normandie, la victoire s’est jouée dans un mouchoir de poche à l’échelle d’une région de 3,3 millions d’habitants où quelque 1,4 million d’électeurs sont allés aux urnes.

« Des irrégularités »

Deux recours ont été déposés au Conseil d’État. Les deux requérants réclament l’annulation des élections régionales en Normandie. Ils sont portés par des particuliers, l’un par Isabelle Lourdeau, électrice en Seine-Maritime selon les premières indications, l’autre par Philippe Brennetot, un électeur eurois, qui a voté pour le candidat PS. « J’ai constaté de nombreuses irrégularités durant la campagne, précise Philippe Brennetot. Par exemple, des panneaux électoraux ont été recouverts par des bandeaux de la liste Morin appelant à ne pas voter pour la liste PS. Ou encore l’utilisation des armoiries de la ville d’Evreux ».

« Pour l’instant, nous n’avons pas de notification du Conseil d’État, souligne l’entourage d’Hervé Morin, qui sera élu président de la Normandie lundi à Rouen. Quand il y a un écart aussi faible, c’est quasiment automatique. Mais nous sommes très sereins, tout a été fait de la manière la plus correcte ». Seul un édito du maire de Cabourg soutenant Hervé Morin paru dans le magazine municipal aurait pu poser problème mais la nouvelle majorité assure qu’il a été versé dans ses comptes de campagne.

« Les mauvais joueurs sont de retour ! », réagit pour sa part le nouvel élu régional et sénateur-maire UDI de Bernay, Hervé Maurey, sur son compte Twitter. Au PS en tout cas, Nicolas Mayer-Rossignol assure qu’il n’en sait pas davantage sur ces recours. Ni Laurent Beauvais, le président sortant du conseil régional de Basse-Normandie. « Pas au courant... », dit-il. Même son de cloche au Front national. « Je ne suis pas au courant, mais il y en a un que cela arrangerait bien que la décision de validation de l’élection n’intervienne qu’après juin », explique Nicolas Bay.

Que veut dire le candidat FN ? Tant que l’élection n’est pas purgée de tous les recours, rien n’oblige le nouveau président à faire le tri dans ses mandats de maire d’Epaignes et de député. Et s’il ne démissionnait qu’après le mois de juin de ses fonctions de député pour être « président à 100 % » - une de ses promesses - Hervé Morin passerait directement le relais à son suppléant ; cette démission intervenant dans les douze mois qui précèdent les législatives de juin 2017, inutile d’organiser une élection législative partielle.

Attendre que les recours soient levés pour faire le tri dans ses mandats, la technique n’est pas nouvelle. C’est d’ailleurs la stratégie utilisée par Nicolas Bay lui-même à la suite de son élection au Parlement européen en mai 2014. Il avait continué de cumuler ses mandats de député européen, conseiller régional et conseiller municipal d’Elbeuf tant que les recours n’avaient pas abouti. Autre cas, Sébastien Lecornu, élu président du conseil départemental de l’Eure en mars dernier, a attendu que tous les recours soient levés pour démissionner, fin novembre, de ses fonctions de maire de Vernon qu’il ne pouvait cumuler avec la présidence euroise.

Les 2 390 425 électeurs inscrits sur les listes électorales en Normandie devront-ils revoter ? La procédure, qui a sans doute peu de chances (ou de risques) d’aboutir, durera plusieurs mois. Une fois les notifications officielles délivrées aux parties par le Conseil d’État, les avocats échangeront des mémoires avant une audience publique au cours de laquelle le rapporteur public donnera ses conclusions devant les juges. Ils rendront alors leur décision sous trois semaines environ. En 2015, le délai moyen pour juger une affaire devant le Conseil d’État a été de huit mois environ. Ce qui porte donc les recours en Normandie à l’été prochain.

Stéphane siret et Guillaume Lejeune