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Les élus de l'Eure ne veulent plus voir passer les trains... de promesses et font des propositions intéressantes pour améliorer le projet de Ligne Nouvelle à l'étude (pour encore combien de temps?). L'idée est d'éviter le syndrôme gare nouvelle au milieu de nulle part, dans les betteraves ou les pommes de terre. L'idée est de connecter des agglomérations urbaines entre elles avec leurs bassins d'emploi: l'idée n'est donc pas de faire circuler un TGV de plus à très grande vitesse mais plutôt de proposer la grande vitesse de proximité pour désenclaver les territoires normands: réouvrir la liaison ferroviaire Rouen / Evreux par exemple...

C'est la raison pour laquelle les élus eurois viennent de proposer une gare nouvelle en périphérie immédiate d'Evreux, à Nétreville non loin de la base aérienne 105.

Lire l'article ci-dessous (Ouest-France qui s'éloigne de l'Ouest):

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/lnpn-les-eurois-proposent-une-gare-unique-evreux-netreville-4612333

LNPN : les Eurois proposent une gare unique à Evreux-Nétreville

Les élus eurois ne voulaient pas d'une gare éloignée de l'agglomération d'Evreux "dans un champ de betteraves". Il font aujourd'hui la proposition d'une gare nouvelle et unique à Evreux-Nétreville, à l'intersection des bassins d'emplois des trois agglomération de l'Eure.

En comité de pilotage de la ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) qui s'est tenu à Rouen, les élus de l’Eure ont fait une proposition inédite : créer une seule et unique nouvelle gare dans l’Eure à Evreux-Nétreville. "Ce choix défendu collectivement  par les élus du département et des trois agglomérations euroises marque un virage important dans le dossier LNPN", estiment-ils.

Les élus eurois ont réaffirmé leur intérêt pour la LNPN et rappelé que "l'Eure doit tirer des bénéfices de ce projet. La LNPN constitue en effet un enjeu d'avenir fondamental pour le développement et l'attractivité de tout le territoire eurois et normand."

"Pertinent, économique et... unanime"

Jusqu’à présent, cinq possibilités étaient étudiées pour la création de cette gare dans l’Eure : Gravigny, Le Coudray, Caillouët, Sassey et au sud de la Base aérienne 105. "Avec à chaque fois des contraintes géographiques, foncières et techniques doublées par des considérations budgétaires fortes", rappellent les élus de l'Eure.

Lors du comité de pilotage, Hervé Morin, président de la Normandie, a rappelé qu’il souhaitait une gare qui soit un facteur d’aménagement de la ville d’Évreux. "Cette volonté de la Région est  en phase avec la nouvelle alternative portée par les agglomérations d’Évreux (GEA), de Louviers (CASE) et de Vernon (CAPE), ainsi que par le département de l’Eure, de localiser la nouvelle gare à Evreux-Nétreville. Ce choix fait consensus et permet de s’émanciper, au moins partiellement, des réticences liées aux cinq autres propositions", indiquent les Eurois.

Aux yeux des représentants de l’Eure, les avantages de cette localisation sont nombreux : "Elle permet une insertion immédiate dans le tissu urbain et offre ainsi la perspective d’un levier de développement économique direct, en particulier pour le territoire du Grand Evreux agglomération mais aussi plus largement pour les autres territoires. Elle est également moins gourmande en foncier, ce que craignent des agriculteurs. De par sa situation géographique, elle offre la possibilité d’irriguer les trois grands bassins d’emplois que sont les agglomérations de l’Eure sans un impact notoire de temps de trajet par rapport aux précédentes propositions."

Une nouvelle étude à verser au dossier

Cette nouvelle proposition sera détaillée dans une étude qui sera versée au dossier LNPN. Elle permettra de comparer cette nouvelle proposition aux cinq hypothèses actuellement étudiées par SNCF Réseau.


 La même information traitée par Paris-Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/region/les-elus-de-l-eure-pronent-la-creation-d-une-gare-a-evreux-netreville-tout-en-maintenant-l-actuelle-ND7423780#.WC3Ksnopo1g

Les élus de l’Eure prônent la création d’une gare à Évreux Nétreville, tout en maintenant l’actuelle

Publié 16/11/2016 á 22H47

Transports. Quand bien même une nouvelle gare pourrait voir le jour sur les hauteurs d’Évreux, dans le quartier de Nétreville, au bord de la RN 154, celle qui dessert déjà Paris et Caen ne sera pas remise en cause.

Mieux vaut prendre un train d’avance pour éviter de le voir passer sous ses fenêtres sans qu’il s’arrête... Serpent de mer né en 1991 et qui devrait théoriquement sortir de l’eau en 2030, la future Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) continue de faire parler d’elle. Ce projet ferroviaire d’envergure doit permettre de diminuer le temps de transport entre la capitale, Le Havre, Rouen et Caen.

Cette semaine, les présidents du Département de l’Eure, de la Communauté d’agglomération Seine-Eure (Case, Louviers/Val-de-Reuil), de la Communauté d’agglomération des portes de l’Eure (Cape, Vernon/Pacy-sur-Eure) et du Grand Évreux Agglomération (GEA) ont acté leur souhait de voir sortir de terre une gare nouvelle, Évreux-Nétreville, sur les hauteurs de la capitale euroise. Ils ont fait appel à un cabinet d’études. «Il a fait une proposition équilibrée pour l’ensemble du territoire eurois», indique une source proche du dossier.

L’objectif affiché par les élus LR et UDI est clair : ne pas passer à côté d’un arrêt sur cette ligne qui serait un cordon ombilical entre la Normandie et Paris, un lien susceptible d’apporter un nouvel élan économique au territoire.

« Virage important »

«En comité de pilotage, à Rouen, les élus de l’Eure ont apporté au débat de la Ligne nouvelle Paris-Normandie une proposition inédite et séduisante: créer une seule et unique nouvelle gare dans l’Eure à Évreux-Nétreville. Ce choix défendu collectivement par les élus du Département et des trois Agglomérations euroises marque un virage important dans le dossier LNPN», annonce le conseil départemental de l’Eure.

Alors que la gare SNCF de Val-de-Reuil, qui dessert Rouen (contrairement à celle d’Évreux) a bénéficié d’importants travaux, les élus eurois portent un nouveau projet qu’ils espèrent voir valider par la SNCF : «Jusqu’à présent, cinq possibilités étaient étudiées pour la création de cette gare dans l’Eure: Gravigny, LeCoudray, Caillouët-Orgeville, Sassey et au sud de la base aérienne 105. Une gare à Nétreville permet de s’émanciper, au moins partiellement, des réticences liées aux cinq autres propositions», argumente le Département de l’Eure.

La gare historique n’est pas menacée

Mais qui dit créer une seule et unique nouvelle gare signifie-t-il la fin de la gare actuelle, Évreux-Normandie, boulevard Gambetta ? «Non, rassure-t-on au cabinet du maire d’Évreux. La gare de centre-ville permettra d’utiliser tous les réseaux locaux et d’accueillir le projet de prolongation d’Eole [le RER E, Ndlr].»

Aux yeux des représentants de l’Eure, les avantages de cette localisation à Nétreville sont nombreux. D’une part, elle permet une insertion immédiate dans le tissu urbain et offre ainsi la perspective d’un levier de développement économique direct, en particulier pour le territoire du GEA mais aussi plus largement pour les autres territoires. Elle est également moins gourmande en foncier, sujet sur lequel les craintes des agriculteurs, par exemple, sont fortes. «Autre avantage : les réseaux routiers et les lignes de transport existent. Il n’y aura donc pas de surcoût. Ce projet permet de gagner un peu de temps sur le tracé», assure-t-on dans l’entourage du maire d’Évreux.

De par sa situation géographique, la nouvelle gare offrirait la possibilité d’irriguer les trois grands bassins d’emplois que sont les Agglomérations de l’Eure, sans un impact notoire de temps de trajet par rapport aux précédentes propositions.

Enfin, la gare Évreux-Nétreville présente un atout économique de taille : elle évite l’hypothèse de la construction de deux gares en plein champ dans l’Eure.

Un pôle incluant air, route et fer

Le projet des élus de l’Eure consiste donc à créer une nouvelle gare dans le quartier de Nétreville, sur un terrain situé à proximité de la Rougemare, à hauteur du rond-point de Jardiland. Ce projet avait déjà été présenté aux élus du Grand Évreux agglomération fin juin.
«Une gare ici serait placée à l’entrée du ‘‘tunnel’’, à la périphérie d’Évreux, au niveau de l’actuel échangeur routier RN13/RN154, décryptait fin juin Grégoire Mondesert, du cabinet mandaté par les collectivités territoriales pour réaliser cette étude de maîtrise d’ouvrage. Cela serait réalisable au regard des projets de développement urbain prévus dans la zone. Une restructuration du réseau viaire dans le secteur est nécessaire car il est essentiel de placer cette gare à proximité de l’agglomération et surtout à l’intérieur de la rocade afin d’éviter les effets de coupure urbaine qui peuvent être préjudiciables à l’attractivité de la nouvelle gare.»
Avantage stratégique
Globalement, cette proposition avait trouvé un écho favorable auprès de l’ensemble des élus du GEA. Gérard Silighni, conseiller municipal (PS) d’Évreux, trouvait même cette idée «séduisante». Guy Lefrand, maire (LR) d’Évreux et président du GEA, estimait que «l’intérêt de cette gare, c’est que nous sommes à un croisement routier. Nous sommes au bord de la base aérienne 105, que l’armée aimerait ouvrir davantage, notamment au fret. Des projets d’aviation d’affaires pourraient voir le jour assez rapidement. Nous pourrions, dans cet espace réduit, créer un véritable pôle multimodal, avec de l’aérien, du ferroviaire et du routier. Là, cela nous donnerait un avantage stratégique énorme par rapport à d’autres territoires», défend l’élu.
Pour mémoire, le projet de Ligne nouvelle Paris-Normandie est conçu pour améliorer les déplacements des Franciliens comme des Normands. Largement connecté avec le réseau existant, il s’articule avec les différents projets ferroviaires et urbains (Eole par exemple) pour favoriser le développement de la vallée de la Seine.
120km de ligne nouvelle
Il répond à un double enjeu : desservir plus rapidement les grandes villes normandes et désengorger le réseau ferré francilien, très encombré.
Trois sections dites prioritaires sont à l’étude : Paris-Mantes, Rouen-Yvetot et Mantes-Évreux, soit 120 km de ligne nouvelle.