On va essayer de dire des choses simples sur des réalités humaines hélas compliquées par des enjeux politiciens de pouvoir et d'égos qui éloignent certains protagonistes du service de l'intérêt général normand au point que l'on peut légitimement se demander, avec inquiétude, si jamais dans certains bureaux, l'intérêt général normand aura pu signifier quelque chose...

Par diverses sources autorisées, il vient ces derniers temps à nos oreilles normandes des bruits de bureau qui ne sont pas moins inquiétants que certains bruits de bottes sachant que le plus inquiétant reste le silence des charentaises de l'indifférence.

On dira que ce n'est pas sur le terrain, sur le plancher des vaches des réalités et des projets que les intérêts normands sont les plus menacés mais, bel et bien dans les bureaux où les arbitrages et les financements sont décidés...

Soyons plus précis:

Il y a, en ce moment, dans les bureaux normands (qu'ils soient publics ou privés) de la prise de décision régionale deux grands dangers qui rodent dans les cerveaux de certains qui n'ont visiblement pas suffisamment cogité la matière normande au point de la mépriser totalement faute de vouloir ou de pouvoir la maîtriser...

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Ces deux grands dangers MORTELS pour l'avenir du projet normand sont les suivants:

1) La TENTATION de capituler toute volonté normande pour se diluer dans un AXE SEINE parisien: tentation morbide très en vogue en ce moment du côté de Rouen.

2) La TENTATION de recentraliser selon un jacobinisme autoritaire au petit pied, à l'échelle régionale: tentation morbide de faire un "petit Paris normand" très partagé en ce moment tant du côté de Caen que du côté de Rouen.

Le PARI NORMAND face au GRAND PARIS c'est précisément de proposer l'inverse, sinon l'ANTITODE au modèle dominant de la centralisation jacobine parisienne avec une conception archaïque d'un pouvoir hiérarchique vertical qui infantilise l'échelon inférieur quand il ne le brutalise pas.

Ce pari normand sous le nez du GRAND PARIS, c'est de proposer la force résiliante et innovante d'un réseau physique et immatériel (numérique) de coopérations et de compétences complémentaires diffusant ses activités, ses services, ses richesses, ses savoir-faire sur l'ensemble d'un territoire régional cohérent, à taille humaine, bénéficiant d'une renommée mondiale et très clairement identifié et approprié par tous les habitants dans le cadre d'une société civile autonome et démocratiquement adulte face au modèle finissant, encore dominant, mais menacé par une entropie générale de l'hyperconcentration mégalopolitaine de tout et de tous pour atteindre on ne sait quelle masse ou quelle taille critique au risque d'un effondrement général...

Cette raison essentielle qui dépasse de loin le seul intérêt régional normand fait que le LABORATOIRE NORMAND est d'intérêt national ne serait-ce que pour préparer la France aux grands défis du XXIème siècle de la transition écologique en proposant un modèle "girondin" de développement territorial plus durable et plus efficace que le modèle dominant de la centralisation jacobine.

Hervé MORIN en est certainement pleinement conscient:

Le projet régional normand est le plus beau des projets politiques, pour ici et maintenant.

S'ils le voulaient vraiment, s'ils en avaient simplement l'envie ou s'ils avaient un minimum de curiosité intellectuelle pour la Normandie, ces bureaucrates pourraient servir davantage la volonté politique clairement affirmée en ce sens par Hervé Morin, qui est assurément, le plus normand des présidents de région que la Normandie aura pu connaître, pour le meilleur et souvent pour le pire, depuis la création de l'institution régionale moderne en 1972.

Mais ce n'est visiblement pas le cas. Ce n'est pas à nous ici de faire le procès des uns et des autres...

Maladresse verbale du président de région, action plus ou moins utile d'un élu de la majorité régionale ou instrumentalisation politicienne des enjeux normands par l'opposition...CESER qui ronronne dans son coin. Volonté de contrôle et de pouvoir d'un chef de service au risque de détruire l'envie des agents de travailler au service d'un projet collectif plutôt enthouiasmant... Ou encore: tentation de saboter toute initiative normande chez certains décideurs "socio-professionnels" rouennais ou chez certains haut-fonctionnaires jacobins de l'Etat "décentralisé" en région ou vaine illusion de pouvoir contrôler toute intiative normande depuis un bureau caennais ou rouennais. Chacun, chacune se reconnaîtra !

Que ces messieurs dames prennent bien leurs responsabilités!

La Normandie est, à nouveau, à un tournant de son histoire millénaire sachant que les valeurs normandes héritées de notre histoire (Liberté, Paix et Droit) exigent que, pour une fois, ce soient les moyens qui puissent justifier la fin. Et non l'inverse, comme trop souvent.

Nous le rappelons encore une fois: le laboratoire normand est un ENJEU POLITIQUE NATIONAL. Car la Normandie est, désormais, la seule vraie région en France où l'idée régionale peut réellement fonctionner. (Il suffit de voir le désastre en cours dans le grand machin néo-régional "Grand-Est").

Bien entendu, nous ne mettons pas en cause le dévouement normand des agents du Conseil Régional de Normandie. Bien au contaire ! Nous les saluons pour le travail gigantesque qu'ils ont accompli en moins de deux ans, travail considérable consistant à forger enfin cet outil d'action régional normand qu'une caste de professionnels d'eux-mêmes s'était obstinée à ne surtout pas mettre en oeuvre pendant les années désastreuses de la division régionale...

Nous tenions donc SOLENNELLEMENT à mettre en garde les "responsables" qui, actuellement, dans des bureaux à Caen et à Rouen ne font pas le "job":

Les citoyens normands les regardent et leur demanderont des comptes si l'esnèque normande qui a repris la mer pour le bien de tous devait faire naufrage... Définitivement !

A BON ENTENDEUR!

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