Bonne nouvelle!

La région Normandie commence à être connue et reconnue dès lors qu'il s'agit de donner un coup de pouce financier pour développer une bonne idée qui pourrait créer des emplois en Normandie.

Nouvel exemple du côté de Verneuil-sur-Avre avec le développement une idée simple et révolutionnaire à laquelle personne n'avait encore pensé jusque-là!

https://actu.fr/normandie/verneuil-sur-avre_27679/verneuil-sur-avre-invente-panneau-unique-bloquant-inondations-dans-habitations_25707135.html

Verneuil-sur-Avre. Il invente un panneau universel bloquant les inondations dans les habitations

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Daniel Vantillard, ingénieur retraité de Verneuil-sur-Avre, a inventé un panneau de protection contre les inondations dans les habitations. Son produit est médaillé au Lépine 2018.

Ingénieur retraité du pays de Verneuil-sur-Avre (Eure), Daniel Vantillard a mis cinq ans pour concevoir un panneau de protection efficace contre l’élément liquide envahissant les habitations : le Paréau. Efficace « parce que sa forme arquée renvoie les forces de l’eau en pression latéralement, reprenant ainsi le principe des barrages ou retenues d’eau en voûte », dévoile celui qui a travaillé une trentaine d’années à Evergreen à Bourth (Eure), ex-Scotts,

« C’est tellement évident et simple que personne n’y avait encore pensé », s’enflamme Philippe Sandrin, le PDG de la TIB de Brezolles (Eure-et-Loir), carrossier constructeur qui produit et commercialise le Paréau, après avoir signé un contrat d’exploitation avec Daniel Vantillard.

Pose rapide

Des panneaux à mettre devant portes, fenêtres ou baies, ça existe déjà, c’est vrai « mais ils sont droits, donc limités à la pression et surtout, nécessitent d’avoir des outils, le mode d’emploi et, par conséquent, un peu de savoir-faire et de temps pour être installés ».

Alors que le Paréau, léger en PVC avec une membrane d’étanchéité, « ne demande que quelques secondes pour être posé ou enlevé par l’habitant devant sa porte », souligne Daniel Vantillard. Et pas besoin de prévoir de rails pour l’installer.

Du coup, en cas d’orage annoncé, on peut le mettre de manière préventive devant chez soi. Et si l’eau arrive, on peut toujours le poser au dernier moment, soit pour bloquer les forces liquides entrantes, soit pour extraire les masses d’eau déjà entrées.

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Efficacité forte

Se basant sur un Paréau immergé dans un bac d’eau depuis le 11 juin dernier dans son usine, Philippe Sandrin fait remarquer que trois semaines plus tard, à peine deux millimètres ont pu passer. « Et encore, c’est parce qu’on tripote souvent ce modèle, sinon presque rien ne passerait », affirme-t-il, promettant entre 80 et 95 % d’efficacité de ce dispositif.

Aussi, conscient du caractère unique de son invention, Daniel Vantillard a déposé un brevet l’an passé. Entre-temps, il a reçu la médaille d’or au concours Lépine 2018, ce qui est quand même une sacrée reconnaissance.

Certes, « le Paréau n’empêchera pas un mur torrentiel d’eau de pénétrer dans une maison », reconnaissent les deux hommes mais « comme dans 80 % des cas, les inondations n’excèdent pas 50 cm de hauteur, notre panneau de 48 cm de hauteur suffit ». Puis ils font remarquer qu’au-delà des 50 cm, l’eau arrive à pénétrer dans les habitations par les toilettes.

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Sur-mesure

Outre 48 cm de hauteur, le Paréau fait entre 80 et 125 cm de largeur. Au-delà, il faut prévoir un ou plusieurs petit (s) poteau (x) en plus pour le poser. « Comme c’est un dispositif de sécurité, nous le faisons sur-mesure. Pour le devis, il nous faut simplement les dimensions de la profondeur du seuil de la porte et de la largeur intérieure, plus quelques photos », fait savoir Philippe Sandrin. Le prix moyen du Paréau est entre 350 et 550 €.

Une trentaine de ces panneaux a déjà été vendue et, convaincu que le Paréau est la solution universelle à la plupart des inondations d’habitations, Philippe Sandrin table sur une rapide montée en puissance des commandes. « J’ai les moyens de production nécessaires et la main-d’œuvre à portée de main, y compris les CV pour embaucher. Ce que j’aimerais, c’est que la Région nous aide avec un plan de communication pour faire connaître notre produit, notamment auprès des collectivités car, pour le moment, nous vendons surtout auprès de particuliers », explique le patron de la TIB qui emploie déjà une centaine de salariés.

 

Équiper le métro…

Philippe Sandrin rêve par exemple d’équiper les 303 stations de métro parisien. « En cas de crue de la Seine, la RATP dispose de 70 000 parpaings nécessitant plusieurs jours de pose. Alors qu’avec nos panneaux Paréau qui pourraient être stockés dans les locaux techniques des stations, quelques minutes suffiraient pour les installer ».

Le PDG est persuadé que si le Paréau arrive à se vendre dans toute la France, les portes de l’export s’ouvriront alors. Bref, un relais de croissance qui ne manquerait pas de créer des dizaines et des dizaines d’emplois à la TIB, qui se dit prête à relever le défi.