Depuis trois ans avec la réunification de la Normandie, les initiatives se multiplient pour remettre à l'honneur l'immense patrimoine et héritage historique et culturel de la Normandie, des Vikings à nos jours...

Dans les deux principales villes de Normandie, à Caen et à Rouen, on constate, enfin, un réveil de la conscience publique autour de l'intérêt de promouvoir cet héritage, de le prendre enfin au sérieux.

A Caen, l'évidence c'est l'héritage et le souvenir de Guillaume Le Conquérant et de Mathilde de Flandre, toujours présents symboliquement et physiquement dans la ville qu'ils ont contribué à faire exister grâce aux deux grandes abbayes mausolée qu'ils ont fait ériger à l'ouest et à l'est de la ville. En effet, le tombeau de Guillaume, après bien des péripéties, se trouve toujours dans le choeur de l'abbatiale Saint-Etienne (abbaye-aux-Hommes) et la tombe de Mathilde demeure toujours intacte dans le choeur de l'abbatiale de la Sainte Trinité aux côtés d'une abbaye-aux-Dames qui est désormais le siège de la région Normandie: le symbole est donc très fort.

abbatiale tombeau de Guillaume -Pierres en lumière- 2016

Tombeau-de-Mathilde-Abbaye-aux-Dames

Mais il est question de rendre plus visible dans la ville de Caen cette présence et cet héritage avec plusieurs projets qui sont actuellement à l'étude ou déjà mis en oeuvre:

1) La valorisation et la restructuration muséale de l'enceinte du château de Caen fondé par Guillaume pour accueillir un centre d'interprétation sur la Normandie médiévale et ducale centré sur l'épopée de Guillaume Le Conquérant. Ce projet pourrait prendre possession de l'extraordinaire salle dite de l'Echiquier qui date du XIIème siècle. A cette occasion, l'idée serait de créer un réseau culturel européen des villes et territoires concernés par l'aventure normande. Dans ce domaine des initiatives avaient déjà été prises mais elles n'ont pas eu hélas de suite faute de pilotage et de volonté politique suffisante. On pensera, notamment, à  l'exposition "Normands peuple de l'Europe" réalisée dans le cadre d'une coopération scientifique universitaire avec l'Italie et le programe européen INTERREG "Norman connexion" avec l'Angleterre autour d'un héritage anglo-normand commun. A l'heure du Brexit, voilà une urgence!

2) La création d'un parc d'histoire publique et d'archéologie expérimentale centré sur la Normandie scandinave et médiévale à Hérouville-Saint-Clair animé et développé avec un grand succès par l'association Ornavik qui s'est associé avec la compagnie "Dex Aïe!" de reconstitution historique pour créer des animations médiévales dans l'agenda caennais avec le rendez-vous, désormais bien apprécié, du grand banquet médiéval dans le château de Caen au mois de juillet.

3) La création d'une statue publique dédiée à Guillaume et Mathilde à installer dans le centre-ville de Caen, non loin du château: un projet que nous portons ici-même comme vous le savez.

4) La célébration envisagée du Millénaire de la ville de Caen à condition, bien entendu, que cette célébration corresponde à l'authenticité d'une histoire des origines caennaises quelque peu complexe: il faudra, au préalable, bien s'entendre sur la date de référence...

5) Enfin, il ne faut pas oublier le rôle important joué par le festival littéraire et culturel des "Boréales" qui a lieu chaque automne depuis plusieurs années et qui a fait de Caen la tête de pont de la culture contemporaine scandinave en France.

86414336_o

A Rouen, l'évidence c'est Rollon, dit "le marcheur" ou Robert si l'on l'appelle de son nom de baptême chrétien. Cette évidence avait été fêtée avec faste il y a plus d'un siècle en 1911 à l'occasion du premier millénaire de la Normandie. A cette occasion un partenariat culturel avait été crée avec le royaume de Norvège qui n'a jamais cessé depuis mais qui mériterait d'être sérieusement ravivé aujourd'hui puisque la Normandie est réunifiée et que l'unité normande n'est plus, heureusement, un enjeu politicien comme ce le fut, hélas, trop souvent à Rouen du temps d'un triste sire à la sinistre mémoire nommé Le Vern... En effet, il existe une classe norvégienne au lycée Corneille de Rouen depuis 1918. Et au delà des monuments commémoratifs émouvants qui gisent dans l'indifférence quasi générale au chevet de l'abbatiale Saint-Ouen, l'idée revient en force à Rouen de raviver sérieusement la flamme normande sinon scandinave qui avait été mise sous le boisseau, des années durant, par les agents de la Fabiusie locale...

Comme à Caen, les initiatives se multiplient et on s'attardera, bien entendue, sur celle de nos amis "les enfants de Rollon" qui ont le projet de construire une réplique historique d'un drakkar afin de proposer une navigation touristique, patrimoniale et identitaire sur les boucles de la Seine.

Rollon est aussi le sujet d'un doc-fiction télévisuel actuellement en cours de réalisation par Alban Vian  et Samuel Moutel pour le compte de France Télévisions avec le soutien du CNC et de Normandie Images...

Voir sur le compte Linked In d'Alban Vian:

https://www.linkedin.com/posts/alban-vian-7b725152_un-tr%C3%A9sor-ce-manuscrit-du-xi%C3%A8me-si%C3%A8cle-activity-6627212260378988544-HiNl

manuscritrollon

Un Trésor... Ce Manuscrit du XIème siècle, sorti des archives de la bibliothèque Villon à Rouen pour les besoins d'un tournage, recèle le premier témoignage de l'origine de l'histoire Normande. Il révèle aussi le destin d'un homme quelque peu méconnu, premier d'une lignée de conquérants, un viking qui fonda la Normandie... Rollon. Premier jour de tournage pour le premier docu-fiction sur ce personnage emblématique, je suis heureux de faire sortir de l'ombre cet homme souvent oublié au profit de son illustre descendant Guillaume le Conquérant. Vous pourrez suivre l'aventure du tournage sur nos réseaux sociaux et nous soutenir. A très bientôt pour la suite de l'aventure...


 

Mais il serait utile, à partir de ces deux initiatives de valoriser deux éléments importants de l'héritage normand et scandinave rouennais. D'où les deux propositions suivantes:

1) Valoriser le site de l'église Saint Gervais de Rouen, notamment sa crypte historique puisque le corps de Guillaume le Conquérant y a séjourné avant d'être transporté à Caen afin d'y être inhumé définitivement. Par la volonté du défunt Guillaume, un lien irréfragable et éternel existe entre Rouen et Caen.

Église_Saint-Gervais_Rouen_10

photos_14690894723675

Église_Saint-Gervais_Rouen_16

2) Relancer la belle idée d'un jumelage spirituel et culturel entre la cathédrale de Rouen et la cathédrale de Nidaros en Norvège autour de la figure de Saint Olaf, roi de l'unité norvégienne qui fut baptisé en 1014 en la cathédrale de Rouen. Cette idée avait été, un temps portée, par un inspecteur régional des monuments historique auprès de la DRAC de la ci-devant région de Haute-Normandie: mais face à l'inertie de qui vous savez, cette idée fut oubliée puis abandonnée au grand dam de l'ambassadeur de Norvège en France!

Depuis cette triste affaire, de l'eau a coulé à Rouen sous les ponts de la Seine et la Normandie est désormais réunifiée. La reine de Norvège est passée, en outre,  à Rouen en 2018 pour célébrer le centenaire de la classe norvégienne du lycée Corneille et il est à noter que Mgr Lebrun, l'actuel archevêque de Rouen, prend au sérieux son titre de "primat de Normandie" en s'impliquant dans le rayonnement spirituel et culturel de sa cathédrale qui est aussi l'église métropolitaine de Normandie: la mémoire du baptême de Saint Olaf a, d'ailleurs, été célébré à la cathédrale de Rouen.

Bref! Le moment semble être arrivé pour mettre enfin en place ce jumelage entre les deux cathédrales essentielles pour l'existence d'une variation scandinave et normande du christianisme.

cathedrale

115883958_o

123783069_o

 

LES ENFANTS DE ROLLON

 

 

enfantsderollon

 

 

Le mot du Président


Après le 26 septembre 2019, Rouen a plus jamais besoin de changer d’air. Le projet que l’association LES ENFANTS DE ROLLON porte est ouvert sur l’air du large et de Scandinavie.

Construire un drakkar à ROUEN c’est, à la fois, un défi et une aventure qui nous plonge au cœur de l’âme normande et de ses origines Vikings.

Saurons-nous relever ce défi?

Rouen a été la cité du premier Comte des Nortmens, Rollon.

Aux origines de la Normandie, le Cœur de la Normandie battait à Rouen.

Avec l’Association LES ENFANTS DE ROLLON nous avons décidé de construire un drakkar à ROUEN sur les bords de Seine.

L’association est composée de bénévoles motivés disposant de nombreuses compétences et talents et qui sont portés par le Viking Spirit l’esprit de conquête d’aventure et d’entreprise.

Cependant ce projet ne peut voir le jour qu’avec la mobilisation forte de ROUEN Métropole de ses habitants, des acteurs de la vie économique et des partenaires Normands dont le soutien est indispensable pour que ce drakkar puisse voir le jour.

Ce projet, notre projet, votre projet s’inscrit dans une dimension culturelle économique sociétale forte dont Rouen a aujourd’hui plus que besoin pour son image de marque.

Nous avons besoin de votre soutien et restons à votre entière disposition pour le mettre en place.

Président Les ENFANTS DE ROLLON

G THIREL

L’ORIGINE DU PROJET - LE CONSTAT

 

Les Normands d’aujourd’hui ignorent tout de la naissance et de la fondation de la Normandie par un certain Rolf et ses Vikings.

Cette histoire ne nous a pas été enseignée.

Force est de constater que nous ne savons pas grand-chose de Rollon.

Nous ne sommes même pas sûrs qu’il soit norvégien, bien qu’un certain Rolf fils de Rognevald du comté d’Alesund soit mentionné dans les Sagas Islandaises. Mais êtes-ce le notre qui deviendra Rollon ???

Le moine Dudon de Saint Quentin mandaté 80 ans après pour écrire l’histoire des Ducs de Normandie à leur demande, nous raconte une histoire enjolivée de Rollon qui est présenté comme un « bon Viking » inspiré.

Les historiens sont partagés sur le récit de Dudon. Il y a certainement une part de vérité dans son récit.

En fait, nous savons une chose : c’est que nous ne savons pas grand-chose sur ROLLON si ce n’est qu’il demeure pour toujours et comme la figure fondatrice de la Normandie et qu’il demeure à jamais dans un sommeil éternel quelque part sous la Cathédrale de ROUEN.

Dans la fameuse série « Viking » un certain nombre d’erreurs sur ROLLON se sont glissées.

Non ROLLON n’était pas le frère de Raagnar Lodebrock, il était plutôt contemporain de ses fils.

Non ROLLON n’a pas tué ses compagnons vikings avec la complicité des Francs pour devenir Duc des Normands.

Non ROLLON n’a pas épousé Gisèle fille du Roi Charles le Simple si tant est que celle-ci lui fut donnée lors du traité de Saint Clair sur Epte, elle n’était qu’une enfant qui est morte avant l’adolescence.

Nous n’avons même pas une copie du traité fondateur de la Normandie.

Non ROLLLON n’a pas combattu contre des Vikings qui venaient du Nord, il les a intégrés en leur donnant des terres où il les a invités à se rendre en Bretagne et poursuivre leur route.

Dans les Chroniques de Dudon nous avons pas mal de trous dans l’histoire de Rolf.

Le chemin pour ROLLON et ses Vikings a été semé d’embûches, il a été, comme les boucles de la Seine, sinueux.

Une chose est sûre c'est que Rolf le Viking a eu l’intelligence de s’acculturer et d’accepter le baptême pour devenir Rollon premier Comte de ROUEN et des HOMMES DU NORD.

Bien des fois cette affaire a été à deux doigts de capoter et pourtant une chose est sûre c'est que Rolf a réussi là où de nombreux chefs Vikings ont échoué et nous sommes encore là pour en témoigner.

Une autre chose est sûre: ROUEN a été la capitale du Comté des Northmens.

Si CAEN a Guillaume le Conquérant, ROUEN a incontestablement LA légitimité pour mettre en avant ROLLON et le passé Viking de la Normandie.

QUE RESTE-T’IL de ROLLON A ROUEN?

A ROUEN, il nous reste une statue abîmée et souvent dégradée de Rollon devant une pierre avec des runes sur le parc de l'abbatiale de Saint Ouen qui date de 1911 et le cénotaphe de Rollon dans le choeur de la cathédrale qui porte la mention suivante

 

« Au sein de ce temple repose Rollon,

Père et premier Duc de la Normandie dévastée et relevée par lui

A bout de force de ce labeur il succomba en 933 âgé de plus de 80 ans »

 Si ROUEN a valorisé Jeanne d’Arc par :

  • une magnifique Eglise place du Vieux Marché lieu de son supplice

  • son Historial à l’Archevêché de ROUEN lieu de son procès

  • ses fêtes Jeanne d’Arc qui n’ont plus le lustre d’antan qu’en est il de ROLLON et des Vikings ?

 FORCE EST DE CONSTATER QUE ROLLON et les VIKINGS sont les grands délaissés pour ne pas dire les grands oubliés en Normandie et à ROUEN.

 ROUEN en tant que métropole millénaire de la Normandie se doit d’honorer davantage son Histoire et son passé Viking.

 Que Reste t-il de l’Héritage des Vikings en Normandie ?

 En Normandie, certains survalorisent l’héritage Viking et en font un mythe, celui du grand guerrier blond aux yeux bleus, d’autres en revanche méprisent cet héritage et le tiennent pour quantité négligeable.

Et si nous tentions une voie médiane, en replaçant cet héritage fondateur des vikings à sa juste place et en montrant comment il a marqué la Normandie et inspiré les Normands d’hier et d’aujourd’hui?

Au-delà de quelques épées rouillées retrouvées dans la Seine, d’une femme Viking à Pitres et de noms scandinaves de nombreux villages en Normandie, l’héritage des Vikings en Normandie se retrouve dans le VIKING SPIRIT.

 Le VIKING SPIRIT c’est la réunion de l’Esprit de Conquête, l’Esprit d’Aventure et l’Esprit d’Entreprise.

 AVONS-NOUS ENCORE CE VIKING SPIRIT EN NOUS ??? Nous le croyons.

 Nous sommes le fruit du VIKING SPIRIT.

 Le VIKING SPIRIT est, peut-être, la seule chose qui nous reste des Vikings aujourd’hui en Normandie

 Chaque Normand a en lui l’esprit de conquête, d’aventure et d’entreprise. Il l’a reçu en héritage des Vikings.

 Qu’il le veuille ou non, chaque Normand est porteur en lui d’une part de ce VIKING SPIRIT.

 Le VIKING SPIRIT c’est le goût du dépassement de soi, de l’effort et des défis.

 Le VIKING SPIRIT c’est aussi le goût d’aller par le monde à sa découverte.

 Le VIKING SPIRIT c’est le goût d’entreprendre aujourd’hui.

 La Normandie est l'une des régions les plus connues au Monde.

 Elle pourrait s’inspirer à l’avenir, de nos voisins scandinaves, pour développer son atypisme et sa vocation. Nos cousins scandinaves sont les premiers en matière d’indices de développement humain qui mesurent le niveau de vie d’éducation et de santé. Ils sont les premiers au classement de l’ONU pour le bonheur par habitant. GRACE AU DROIT A LA NATURE et à son accès illimité. Il en va de même pour le classement sur l’égalité homme/femme en termes d’accès aux études supérieures, du marché du travail et aux fonctions publiques. Il y a là de quoi nous donner des perspectives intéressantes.

 Le VIKING SPIRIT UN ENJEU CULTUREL ?

 Valoriser l’héritage Viking, c’est replacer la Normandie dans la diaspora Scandinave dans l’Europe du Nord mais dans l'Europe du Sud avec la Méditerranée.

 Si ROUEN a l’ambition de devenir une capitale Européenne de la Culture, elle doit le faire en s’appuyant sur ses racines scandinaves et valoriser cet héritage.

 Le tourisme fluvial, un enjeu économique

 Le tourisme fluvial est un vecteur de développement essentiel pour l'Axe Seine.

Deuxième fleuve français après la vallée Rhône-Saône, doté de trois terminaux de croisières maritimes et plus de 30 haltes et ports fluviaux, la Seine est un axe de découverte idéal des richesses patrimoniales, culturelles ou paysagères de l'Ile-de-France et la Normandie. Aujourd'hui, le tourisme fluvial connaît une croissance importante, tirée notamment par les croisières avec hébergement.

Celles-ci font découvrir en une semaine les grands sites d'excellence du territoire : les plages du débarquement, la Bouille, Rouen, Giverny, la Roche-Guyon, la cité des bateliers à Conflans, Auvers-sur-Oise, les châteaux de Versailles et de Malmaison, Paris... Le nombre de paquebots avec hébergement sur la Seine est passé de 7 en 2011 à 20 en 2016, tandis que le nombre de passagers a plus que doublé pour dépasser les 80 000 par an.

Le tourisme fluvial en France en 2017 représentait près de 11,2 millions de passagers, une clientèle composée à 54 % de touristes étrangers (en majorité originaires de pays anglophones et germanophones) et 1,6 million de nuitées vendues sur les bateaux de croisière. En termes de retombées économiques, la filière – qui connaît une croissance continue depuis 2010 – représente plus de 630 millions d’euros par an, au niveau national, principalement issus des croisières en paquebots. Si le prix moyen des séjours est de 2500 euros, ce budget est très inégal selon les produits et les compagnies.

On compte actuellement 53 bateaux de croisière en France dans le réseau VNF dont 25 naviguant sur la Seine. En guise de comparaison, sur le Danube, 175 bateaux ont fait escale à Passau et Linz en 2017. Par ailleurs, dans cette compétition des bassins européens, la France est perçue comme une destination onéreuse. Un enjeu clé du développement est donc de penser l’enrichissement et la diversification de l’offre touristique afin de rendre les croisières plus actives et attractives.

 L’enjeu est donc d’engendrer de la valeur ajoutée sur le territoire, en valorisant les patrimoines locaux.

LA REPONSE A SES QUESTIONS PASSE PAR

LA CONSTRUCTION D’UN DRAKKAR

 Le drakkar (langskips)  est ce qui symbolise le plus les Vikings.

Sans drakkar (langskips)  pas de Viking et pas de Normandie.

Les Vikings sont inséparables de leurs bateaux qui ont été le plus bel outil de leur expansion source de richesse et de gloire. Le drakkar était un compromis entre les bateaux à voile et les bateaux à rames. Les Vikings maîtrisaient parfaitement l’art de la navigation et le drakkar (langskips)  a été leur arme absolue. Les Vikings ne disaient pas: «Je pars sur mon bateau», mais: «Je pars sur mon dragon.»

La figure de proue avait un rôle magique. Les Vikings croyaient aux génies des lieux, des créatures surnaturelles, animaux mythiques et les ases régnant sur un territoire, un fleuve, un rivage. Leurs dragons avaient pour fonction d'effrayer les esprits et d'impressionner les populations locales. L’apparition d’une tête de dragon sur des drakkars (langskips) , associée au récit des survivants faisait une forte impression sur les populations attaquées par les Vikings qui sont les premiers à pratiquer la guerre psychologique.

Grâce à leurs Drakkars (langskips) , qui sont un des outils les plus aboutis à l’époque pour naviguer, ils vont se tourner vers la mer, afin de commercer avec les autres peuples d’Europe jusqu’en Orient pour échanger leurs productions de fourrures, de textiles, de cordes, d’ivoire et de poissons contre de la soie, du sel, des épices et des bijoux.

Les Vikings développèrent des concepts et des techniques de construction qui permettaient aux bateaux d’être non seulement très rapides, mais aussi capables de naviguer en eau peu profonde et d’échouer presque partout où bon leur semblait.

Les ports n’étant pas nécessaires, il était dès lors, plus facile d’explorer et de coloniser de nouvelles terres, ainsi que d’attaquer ou de commercer avec les petits villages côtiers ou le long des voies fluviales. Ils équipèrent leurs bateaux à voile de rames, pour s’affranchir des vents défavorables. C’était là, un avantage majeur lors des manœuvres en rivières étroites, durant les batailles navales et aussi pour s’enfuir précipitamment, si besoin.

Un drakkar (langskips)  mesurait 23,3 m de long pour 5,25 m de hauteur, pour un poids de 9 tonnes avec un mât de 10 à 13 m de haut.

Des répliques modernes de drakkar (langskips) permettent de penser que la vitesse des drakkars était de 10 nœuds et qu’ils pouvaient faire 200 km en 24 heures.

Le bateau viking est un bâtiment bordé à clin qui était un mode de construction assez rudimentaire.

Pour construire un drakkar (langskips) , il fallait juste un emplacement dégagé, dominant une rivière navigable, près d'une forêt de pins et de chênes. Quand la coque était achevée, on la poussait à l'eau sur des rondins. Une fois à quai, on mettait en place l'accastillage. Les

essences de bois utilisées étaient celles que l'on trouvait dans les forêts scandinaves: le chêne au Danemark, le pin en Norvège, la coque

était souvent en frêne. Sapins, bouleaux, érables et tilleuls fournissaient, la matière première pour l'accastillage. Des rivets, souvent en

fer, servaient à maintenir l'ensemble. La voile était en feutre ou en laine; sur les navires de prestige, en lin. Il était nécessaire, pour

réaliser ces 90 m carrés de voile, d’avoir sous la main un troupeau d’environ deux cents moutons.

Construire un drakkar au XIX éme siècle avec des techniques similaires, représente une charge de travail de 27.000 heures, 150 mètres

cubes de bois, 7 mois de chantier outre 13000 heures pour forger les clous, tresser les cordages, tisser et coudre la voile.

A travers ces chiffres, on découvre que la construction d’un drakkar était coûteuse et nécessitait des moyens que seuls les chefs Vikings

avaient à leur disposition.

La durée de vie des drakkars n’était pas très longue, ils pouvaient en cas d’usage intensif finir à la casse rapidement.

La proue pouvait être sculptée pour inspirer de la crainte aux bateaux croisés.

Un drakkar pouvait emmener de 40 à 60 hommes.

 Facile à manœuvrer à la voile ou à la rame, ces bateaux pouvaient facilement s’échouer sur des plages ou remonter des cours d’eau du fait de leur faible tirant d’eau ( 0,95 m).

En haute mer, de par sa forme et les matériaux utilisés, le drakkar n’affronte pas la lame, il l’épouse et se plie aux sollicitations de la mer, comme un serpent, voire un dragon qui nage.

En fait, la carène élastique offrait deux atouts : une meilleure résistance aux efforts de flexion dans la houle, et une meilleure disposition

hydrodynamique. La coque peu rigide suivait et secondait en quelque sorte la sollicitation de l'eau et, de ce fait, prenait aisément un

surprenant surcroît de vitesse. La légèreté du drakkar permettait de le sortir de l’eau d’un fleuve, de le faire rouler sur des rondins,

autant que nécessaire, pour franchir un obstacle d’une vallée à l’autre. Le mât des drakkars s'abaissait facilement, pour diminuer la

résistance au vent et obtenir une plus grande stabilité quand l'embarcation était propulsée à la rame ou pour éviter de se faire repérer

avant une attaque surprise. En pleine mer, les Vikings se servaient habituellement des voiles, et utilisaient les rames pour progresser sur

les cours d'eau ou manoeuvrer dans les criques. 

La combinaison de la  voile avec les rames leur donnait une grande adaptabilité, pour des raids fluviaux, comme pour de lointaines

expéditions sur les océans. Cette combinaison était le secret du navire Viking.

Un point notable à relever: les drakkars n'étaient pas pontés et il n'y avait pas d’abri à bord. Ces bateaux étaient des grandes barques, sans cabine, ni cale !

Les Drakkars avaient trois défauts.

Ils n’étaient pas hauts sur l’eau et il fallait savoir écoper sec, comme en témoigne la présence de nombreuses écopes retrouvées à côté de vestiges archéologiques de drakkars.

Ils remontaient assez mal au vent, contraignant les vikings à la patience et à supporter de longs temps d’attente, avant que de lever l’ancre.

Les voiles carrées étaient efficaces en vent arrière, mais étaient plus compliquées à manœuvrer vent de travers.

Une expérience a été menée par le Musée de Roskilde et montre que les Vikings pouvaient avancer en zigzagant contre le vent en tirant des bords.

Un drakkar a ainsi été capable de faire trente milles nautiques en 24 heures, ce qui prouve que même sans aller vite, les Drakkars ne reculaient pas.

Des tentes étaient parfois dressées pour se protéger de la pluie, mais le confort s’arrêtait là.

Aucune protection contre le froid, la pluie ou les embruns.

Il fallait à ces hommes une énergie rare pour supporter les conditions du voyage, les tempêtes, les privations et arriver sur une côte inconnue et plutôt hostile a priori.

Les pertes de navire devaient être importantes : songer à une traversée de la Norvège vers l’Angleterre.

Vous ne connaissez pas la météo à l'avance.

Vous ne saviez pas à quel moment vous abordiez le rivage ni où.

Vous pouviez très bien vous retrouver en pleine nuit et en pleine tempête à aborder une côte très hostile et déchiquetée et naturellement, sans phare pour vous signaler un port.

Faire de grandes traversées, devait être extrêmement éprouvant, dangereux, et ne pouvait être accompli que par des hommes jeunes, téméraires et disciplinés, mus par l’esprit de conquête. 

Le résultat était une merveille de puissance et de navigabilité, quoiqu’un peu spartiate.

ROUEN: la Seine et la NORMANDIE: la MER


La Normandie est née de la Mer et ROUEN de l’axe Seine.

La Mer a contribué à la richesse et la prospérité de la Normandie.  La Seine a toujours contribué à la richesse de ROUEN.

Les premières installations Vikings se sont faites le long de la Seine.

Avec 600 kilomètres de côtes donnant sur la MANCHE, les Normands se sont rapidement tournés vers la mer et l’appel du large.

Héritiers des Vikings, les Normands ont participé aux grandes heures de la France maritime : l’exploration du Nouveau Monde, la pêche

à la morue au large de TERRE-NEUVE, le commerce colonial, les traversées transatlantiques et les premiers bains de mer.

 Sur le plan économique, la France compte quelques 450.000 emplois maritimes et la Normandie 46.500, soit une part de plus de 10%.

L’emploi maritime représente seulement 3,6% de l’emploi total normand, une proportion deux fois plus élevée qu’en France. Le Havre a encore l'une des dernières Ecoles qui forme des officiers de Marine civil. Notre territoire fait donc encore preuve d’une belle dynamique dans ce secteur.

 La Normandie domine très nettement dans les emplois liés au transport maritime et fluvial, 10.500 personnes qui comptent pour 23% alors que ces emplois ne sont qu’à 10% en France.

La création d’HAROPA et la réflexion sur l’axe Seine expliquent cette belle performance.

La Normandie est la 1ère première région portuaire française avec le port du HAVRE qui attire les trafics de conteneurs en provenance d’Asie, et le port du ROUEN qui attire par sa situation géographique le trafic de blé sortant de la Beauce.

 HAROPA entre le HAVRE ROUEN ET PARIS offre des infrastructures portuaires en eau profonde : une accessibilité 7/7, 24h/24, un Port d'accueil des porte-conteneurs géants avec 300 escales en 2013, 10 terminaux maritimes à conteneurs en lien naturel avec les terminaux à conteneurs fluviaux franciliens, une continuité de service sur l’Axe Seine, du Havre à Rouen jusqu’aux portes de Paris.

Le développement de l’axe seine est un enjeu économique majeur pour ROUEN et la Normandie.Au-delà d’un simple axe de

communication la Seine se doit de vivre culturellement et pas seulement tous les 5 ans à l’occasion de l’Armada.

EN RESUME

 Le projet de construction d’une réplique du GOKSTAD

Le bateau GOKSTAD est un drakkar du IXeme siècle découvert en 1880 dans un monticule funéraire prés de la ferme du GOKSTAD dans la région de SANDEFJORD en NORVEGE.

On a besoin de chêne pour construire la quille l’étrave l’étambot les membrures et les planches à clin du drakkar.

 On a besoin pour le pont la vergue les rames en pin et du bois de tilleul pour les boucliers.

 La longueur est de 23,90 METRES POUR 5,35 METRES DE LARGEUR.

 32 TROUS DE RAMES IL PEUT EMBARQUER 30 PERSONNES.

 UN MAT DE 14 m de haut.

 6.000 rivets

 UNE VOILE DE 120 M2 EN LIN ROUGE AVEC DEUX LEOPARDS

 Un tirant d’eau de 0.85 mètres

 POIDS 15 TONNES ce bateau peut aller à 12 nœuds à la voile contre 5 à la rame

 DEUX MOTEURS DE 55 CH VOLVO MARINE

 Il existe 7 répliques de ce bateau, dont l'une se trouve à CARENTAN et qui a été construite par l’association DREKNOR qui pourra jouer les conseils techniques auprès de nous et qui nous a déjà procuré les plans.

 L’intérêt de construire une réplique du GOKTAD réside dans le fait qu’il existe une réplique normande à CARENTAN en Normandie soit a deux heures 30 de Rouen et que l’association le DREKNOR est prête à nous aider par des conseils techniques pendant notre chantier.

 Ne serait-il pas venu le temps de rendre hommage à ROUEN et en Normandie aux fondateurs de la Normandie ?

 Construire un DRAKKAR aujourd’hui est un véritable défi et une aventure en soi qui nous prendra quelques

 années. Sommes-nous capables de relever ce défi à ROUEN et en Normandie en mobilisant les énergies ?

 Ce projet est un projet Rouennais ouvert à tous les Normands

NOUS CONTACTER

 

Site internet :

www.lesenfantsderollon.fr

Facebook : www.facebook.com/normandyvikingspirit/

« LES ENFANTS DE ROLLON »

 

Immeuble Mach 3 Avenue des Hauts Grigneux

76420 BIHOREL

lesenfantsderollon@Gmail.com