Le 70ème anniversaire du Débarquement du 6 JUIN 1944 restera dans les mémoires comme celui de l'émotion la plus partagée et la plus universelle: toutes les mémoires de la Bataille de Normandie qui est à l'origine de notre Liberté contemporaine ont été célébrées, solennisées... A commencer par la mémoire normande: 

La NORMANDIE devient, dès lors, un MONUMENT NATIONAL élevé pour la Paix et la Liberté: 70 ans après, son unité régionale est enfin reconnue par les plus hautes autorités de l'Etat.

L'évidence normande, jusque là historique, géographique, économique, sociale ou culturelle, acquiert désormais une dimension... morale: la Normandie est un nom qui oblige à la Paix et à la Réconciliation dans le Monde entier.

Après cette magnifique RECONNAISSANCE de la Normandie et des hommes et femmes militaires comme civils qui ont été courageux jusqu'au sacrifice suprême sur la terre normande, il y a 70 ans, vient enfin le temps, avec l'octroi d'une "réunification" attendue depuis plus de 40 ans, de la RENAISSANCE de la Normandie.

 

Le bilan des cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement de Normandie est donc très positif pour la Normandie: le deuil est terminé !


 

 

D-Day : les 5 phrases du jour qui resteront dans l'histoire

VIDEOS. "La France n'oubliera jamais ce qu'elle doit aux Etats-Unis"... "Le Nouvel Observateur" revient sur les phrases marquantes de cette journée de commémoration du Débarquement.

François Hollande à Ouistreham, le 6 juin 2014. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)
François Hollande à Ouistreham, le 6 juin 2014. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Le 6 JUIN 1944, 132.000 soldats alliés ont débarqué en Normandie, point de départ de la libération de l'Europe occidentale du joug nazi. 10.500 soldats sont tombés du côté des forces alliées et 10.000 côté allemand. 70 ans plus tard, les commémorations, souvent chargées d'émotions, se sont succédées ce vendredi 6 juin. Et les discours. Voici les cinq phrases à retenir de la journée.

1 "Je voulais que le rôle des Normands fût reconnu"

Le président François Hollande a rendu l'"hommage de la Nation" dans la matinée aux 20.000 victimes civiles, aux familles françaises "qui ont connu le chaos et la mitraille" pendant la Bataille de Normandie, lors de la première cérémonie pour le 70e anniversaire du Débarquement allié.

Il s'agit de la première reconnaissance officielle de ces quelque 20.000 morts entre le 6 juin et le 22 août 1944. La région n'a été définitivement libérée du joug nazi que le 12 septembre.

"Je voulais aujourd'hui en ce 70e anniversaire que l'hommage de la Nation puisse s'adresser à tous, civils et militaires [...] Je voulais que le rôle des normands fût reconnu", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours au Mémorial de Caen.

"Commencée peu après minuit dans le fracas et le feu, cette journée [du 6 juin] s'acheva dans le sang et les larmes, larmes de douleurs, larmes de joie, au terme de 24 heures qui ont changé le monde et marqué à tout jamais la Normandie", a rappelé Français Hollande.

Cette bataille fut aussi celles des civils", a-t-il insisté, rendant hommage "aux familles entières qui connaissent le chaos et la mitraille".

"Les réfugiés se terrent dans les caves, dans les carrières, dans les galeries des mines, dans les églises et dans les monuments comme à l'Abbaye aux Hommes à Caen. La solidarité s'organise. Mais les casernes de pompiers sont hors d'usage, alors les bonnes volontés s'allient pour éteindre les incendies. Partout, des hommes et des femmes de tous âges et de toute condition bravent la mort pour secourir les blessés, déblayer les décombres, héberger les sinistrés."

2 "La France n'oubliera jamais ce qu'elle doit aux Etats-Unis"

Au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, François Hollande revient devant le président américain Barack Obama sur le déroulement du débarquement en Normandie. "La France n'oubliera jamais ce qu'elle doit aux Etats-Unis", lance François Hollande.

Monsieur le président, jamais, jamais nous n'oublierons le sacrifice des soldats américains."

"Nous célébrons aujourd'hui une date mémorable de notre histoire où nos deux peuples se sont confondus dans un même combat, celui de la liberté", poursuit le président français.

Et François Hollande de conclure : "Vive l'Amérique, vive la France, et vive la mémoire de ceux tombés pour notre liberté !"

3 "La Normandie. C'était la tête de pont de la démocratie"

"Quand le monde vous rend cynique, arrêtez-vous une seconde et pensez à ces hommes", déclare, ému, le président américain dans le cimetière deColleville qui surplombe la mer et où s'alignent les croix blanches à perte de vue. 10.000 G.I.s reposent ici.

Barack Obama et François Hollande ont salué avec émotion vendredi la mémoire des soldats américains tombés lors du Débarquement de juin 1944 en Normandie, lors d'une cérémonie au cimetière de Colleville.

"Gentlemen. Je veux que vous sachiez que votre héritage est entre de bonnes mains", lance le président américain aux vétérans présents à la cérémonie.

"Omaha Beach. La Normandie. C'était la tête de pont de la démocratie."

"Nous avons travaillé pour transformer de vieux adversaires en nouveaux alliés. Nous avons bâti une nouvelle prospérité. De l'Ouest à l'Est de l'Europe. De l'Amérique du Sud à l'Asie du sud-est : 70 ans de mouvements démocratiques se sont propagés."

S'adressant à François Hollande et aux Français, Barack Obama proclame : "Vous êtes de vrais amis. [...] Aujourd'hui, nous aussi nous remercions le peuple français."

4 "Cesser au plus vite de l'effusion de sang" 

En marge de la journée de commémoration et du déjeuner des chefs d'Etat ce midi, le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien élu Petro Porochenko se sont, pour la première fois, brièvement parlé. 

C'est François Hollande qui, selon son entourage, "a réuni Poutine et Porochenko au château de Bénouville en marge des cérémonies". Le Russe et l'Ukrainien "se sont serré la main et ont conversé tout à fait normalement. Il s'agissait d'un échange normal et grave entre deux dirigeants", a détaillé cette source, précisant que la chancelière allemande Angela Merkel avait été associée à la réunion.

Le Kremlin a affirmé que Vladimir Poutine et Petro Porochenko s'étaient prononcés "pour la cessation au plus vite de l'effusion de sang" et le règlement de la crise "par des moyens politiques et pacifiques".

Les deux hommes se sont prononcés pour la cessation "des actions armées des deux côtés, tant du côté des forces armées ukrainiennes que de celles des partisans de la fédéralisation de l'Ukraine", affirme le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences russes.

"Un dialogue a pu s'amorcer entre les deux sur de possibles mesures de désescalade", et "les modalités d'un cessez-le-feu (entre Kiev et les séparatistes pro-russes) seront également discutées dans les jours qui viennent", assure-t-on dans l'entourage de François Hollande.

Barack Obama et Vladimir Poutine se sont également parlé pendant une dizaine de minutes, en marge du déjeuner : "Il s'agissait d'une conversation informelle, pas d'une réunion bilatérale officielle", explique Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale du président américain.

5 "Si nous pouvons vivre en paix, c'est grâce à ses hommes"

"Nous nous inclinons devant toutes les victimes du nazisme", a déclaré le président français, lors d'une cérémonie solennelle à Ouistreham réunissant cet après-midi une vingtaine de chefs d'Etat et gouvernement, dont l'Américain Barack Obama, le Russe Vladimir Poutine, la Reine d'Angleterre et l'Allemande Angela Merkel.

"Le sort de l'humanité s'est joué le 6 juin 44", a lancé François Hollande, saluant "le courage des parachutistes qui ont sauté dans la nuit, le courage des rangers, le courage des soldats britanniques, le courage de tous ces jeunes venus du monde entier" pour participer au Débarquement.

Le président a également rendu hommage à l'Armée Rouge et salué "le courage des Allemands, victimes aussi du nazisme, entraînés dans une guerre qui n'était pas la leur, qui n'aurait pas dû être la leur".

Et le président d'insister sur "le devoir" de paix des dirigeants mondiaux actuels : "C'est notre devoir que d'assurer la paix partout et s'il y a eu ce rassemblement des chefs d'Etat et de gouvernement c'est aussi pour servir la paix et, là où elle est menacée, pour trouver des solutions, des issues pour qu'un conflit ne dégénère pas dans une guerre", lance François Hollande, dans une référence claire à la crise ukrainienne. 


 

Bilan logistique et humain des commémorations du 70ème anniversaire du DDay communiqué par la préfecture du Calvados:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/06/08/97001-20140608FILWWW00153-affluence-record-au-70e-anniversaire-du-jour-j.php

Le 70e anniversaire du Débarquement en Normandie a connu une affluence record, comparé aux 60e et 50e, avec 800.000 personnes du 5 au 8 juin dans le seul Calvados qui a plus que doublé sa population, a annoncé dimanche la préfecture.

Plusieurs milliers d'anciens combattants ont été accueillis dans le Calvados, où se sont déroulées la plupart des cérémonies internationales, a précisé la préfecture dans un communiqué. Plus de 50.000 personnes ont participé aux commémorations officielles dont 8000 à la cérémonie internationale, 8000 à la cérémonie franco-américaine, 5000 à la cérémonie franco-britannique et 4000 à la cérémonie franco-canadienne, selon la même source.

Côté festivités, l'embrasement de la côte le 5 juin au soir a réuni près de 100.000 personnes, la patrouille de France au dessus d'Arromanches le 7 juin a rassemblé 50.000 personnes.

Environ 80.000 spectateurs ont assisté le 8 juin au saut de 950 parachutistes à La Fière, près de Sainte-Mère-Église, et 20.000 ont assisté au défilé dimanche du Tatoo de la Liberté (musique militaire) dans le centre ville de Caen.

Dans le cadre du dispositif santé/secours mis à en place à l'occasion de ce 70e anniversaire entre le 5 juin à 8h00 et le 8 juin à 17h00, 140 personnes ont été prises en charge dont 13 vétérans, 33 enfants et 65 ressortissants étrangers, a indiqué la préfecture.

"Tous les vétérans ont pu regagner leur domicile à l'issue de leur prise en charge", assure-t-on de même source. Les anciens combattants sont âgés pour la plupart de plus de 90 ans. Beaucoup se déplacent en chaise roulante.

"Seule une personne reste à cette heure hospitalisée", précise-t-elle. 

"Aucun incident significatif d'ordre public et aucun accident de la route n'a entaché le déroulement de l'ensemble de ces festivités", selon la même source.

"A titre indicatif et malgré l'affluence exceptionnelle enregistrée, le départ des invités tant de Colleville-sur-Mer que de Ouistreham a été réalisé dans des délais acceptables, c'est à dire en moins de deux heures", affirme la préfecture.