Le parcours du combattant ne fait que commencer pour la jeune créature de Laurent FABIUS qui voudrait faire profiter à toute la Normandie de son ambition personnelle... Nicolas MAYER-ROSSIGNOL illustre à merveille la thèse du jeune chercheur en sciences-politiques normands Thomas PROCUREUR que nous avions invité il y a quelques années à notre séminaire "Normandie" de l'Université populaire de Caen: à savoir que tant qu'il ne pouvait y avoir de coïncidence entre une ambition personnelle forte et l'intérêt général normand, la Normandie continuerait à ne pas pouvoir exister en tant que telle !

Terrible sera la mission de Nicolas MAYER-ROSSIGNOL qui vient d'être confirmé par quelques votes le 5 février 2015 au sein des cinq fédérations départementales du Parti Socialiste en Normandie comme tête de liste régionale pour assurer le très difficile et périlleux exercice d'union des  gauches normandes dès le premier tour des premières élections régionales normandes de l'Histoire... Car il s'agira de faire exister politiquement une Normandie à laquelle il ne croyait pas ou ne voulait pas croire contrairement à d'autres authentiques et anciens réunificateurs normands à gauche !

Passons sur les résultats des différents votes d'hier soir dans les fédérations départementales du Parti Socialiste en Normandie: ils sont sans surprise!

Les militants des deux départements haut-normands se sont mobilisés et ont voté comme un seul homme pour le candidat unique fabiusien. Il en fut tout autrement en Basse-Normandie où l'appeau fabiusien n'a franchement pas séduit: bien entendu, Mayer-Rossignol a remporté l'élection algébriquement mais au prix d'une forte abstention, d'une faible mobilisation, et de nombreux bulletins nuls (avec la mention "Laurent Beauvais") notamment dans l'Orne. C'était prévisible et il est craindre que Nicolas MAYER-ROSSIGNOL remporte la première élection régionale normande de l'Histoire dans moins d'un an de la même façon qu'il a remporté l'élection auprès des militants socialistes hier...

Or, il nous paraît indispensable que le président de région qui aura à refonder l'unité normande pour le XXIe siècle ait de solides fondations politiques:

Il ne faut pas que le premier président de la Normandie soit mal élu, c'est à dire, qu'il arrive premier dans un concours de circonstances comme un certain Alain Le Vern à la tête de la demi-région Haute-Normandie en 1998.

Cet avertissement vaut tant pour la future tête de liste de la droite UDI/UMP que pour le bel oiseau fabiusien qui nous a été imposé pour faire notre printemps normand !

Florestan