Lundi 1er juin 2015, les élus du conseil municipal de Rouen avaient à se prononcer officiellement sur la perspective de faire de Rouen le futur "chef-lieu" (siège de la Préfecture régionale) de la Normandie, dans le cadre des consultations en cours prévue par le dispositif de "préfiguration" de la Normandie pilotée par le préfet HN Pierre-Henry Maccioni.

Sans surprise, les élus municipaux rouennais ont approuvé à une écrasante majorité, de gauche comme de droite, cette idée de bon sens...

Mais Bruno DEVAUX, le porte parole de l'opposition de droite au conseil municipal a profité de l'occasion pour donner un véritable COUP DE GUEULE car, comme nous le disions nous-mêmes ici dans un billet précédent, à quoi bon que Rouen et sa métropole soient la "locomotive" de la Normandie s'il n'y a pas de train normand derrière?

A quoi bon revendiquer le titre de "chef-lieu" ou de "métropole régionale" s'il n'y a à Rouen aucune réflexion sur l'avenir du territoire normand dans son ensemble, si le localisme bête et méchant de certains décideurs Rouennais entretient un localisme stupide et frileux à Caen ou au Havre?

Voici ci-après, le texte à partir duquel Bruno Devaux a pris la parole, hier soir, au conseil municipal de Rouen:

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Commentaires de Florestan:

Ce n'est pas Yvon Robert, le maire PS en titre de Rouen qui a répondu aux propos plutôt sensés de Bruno Devaux mais... Nicolas Mayer-Rossignol en tant que conseiller municipal PS de Rouen: Rouen n'est plus dans Rouen !

Nicolas Mayer-Rossignol, prenant la parole pour dix bonnes minutes a calmement mais fermement rappelé que les responsables de la droite normande sont passés à côté de l'Histoire, à savoir l'arbitrage de François Hollande en faveur de l'unité normande trois jours avant le 70ème anniversaire du Débarquement de 1944, tout en soulignant le fait que le havrais Edouard Philippe a été le seul député de la droite normande à voter pour l'unité normande en novembre 2014 lors du vote final à l'Assemblée Nationale de la loi sur la nouvelle carte régionale. Ironiquement, il s'en est logiquement pris à celui qui a fait il y a onze ans un joli serment mais a préféré s'abstenir de voter la réunification normande lorsqu'elle s'est présentée à lui... Sur le fond, NMR a rappelé qu'il visite actuellement toute la Normandie dans sa diversité et qu'il faut dépasser le nombrilisme métropolitain rouennais ou caennais. Et pour finir en rappelant un célèbre dicton cauchois "les diseux et les faiseux" dont raffolait, jusqu'à la nausée, il faut bien le dire ! son prédécesseur au conseil régional de Haute Normandie (son nom ne sera jamais cité...) qui aimait tellement la Normandie qu'il voulait à "fine force" en garder deux !

Concernant Bruno Devaux, on pourrait lui faire remarquer que la coopération métropolitaine pourtant indispensable entre les agglomérations de Caen et du Havre autour de l'estuaire normand commun est, pour l'instant, au point mort ! Alors que les deux villes et agglos normandes qui devraient s'unir face à la Fabiusie rouennaise, ont à leur tête des maires "Républicains" (ex UMP)