La région Normandie en lien avec l'IRQUA doit prendre le relais: il faut mettre en oeuvre le seul volontarisme politique qui n'a pas encore vraiment été essayé, à savoir, le volontarisme d'une région ayant une image de qualité agro-alimentaire et gastronomique exceptionnelle.

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La Normandie, reine du salon de l'Agriculture...

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/la-normandie-reunifiee-l-honneur-ce-mardi-au-salon-international-de-l-agriculture-2016-940228.html

http://www.ouest-france.fr/normandie/la-normandie-plus-forte-au-salon-de-lagriculture-en-2017-4065875

Hervé Morin entre deux léopards normands, avec la vice-présidente chargée de l’agriculture Clotilde Eudier et le présidentde la commission agriculture Xavier Lefrançois.

Hervé Morin entre deux léopards normands, avec la vice-présidente chargée de l’agriculture Clotilde Eudier et le présidentde la commission agriculture Xavier Lefrançois. | Xavier Oriot

Les 15 AOC/AOP normandes, un record pour une région française, l'exigent... On nous dit qu'il faut aider toutes les formes d'agriculture de front, la conventionnelle agro-industrielle et chimique, la "raisonnée" (enfin presque), l'intégrée (pas toujours intègre) et la "bio" (intégriste?).

Mais est-ce vraiment politiquement, économique et, à terme, écologiquement possible? On craint d'avoir à répondre non. Nous pensons que l'heure des grands choix a sonné à l'occasion du démantèlement néo-libéral de la Politique Agricole Commune: on ne saurait aider de la même manière un petit maraîcher bio à la recherche de nouvelles terres et le Prince de Monaco qui se fait une fortune personnelle dans la betterave sucrière picarde. Et ne parlons même pas de ce promoteur immobilier qui s'est reconverti dans les étables pour mille vaches!

Ces modèles agricoles sont différents: la bio et la conventionnelle (pour simplifier) s'opposent totalement ou presque. Sauf que la première, à l'occasion de la crise profonde actuelle, est en train de remporter la bataille des idées, que cela plaise ou non: la demande sociale s'amplifie, les Français découvrent, peu à peu, la nécessité urgente de reconquérir le pouvoir par l'assiette pour leur santé et celle de leurs enfants mais aussi pour garder des paysans, des paysages et de l'eau potable au robinet (ça c'est pour la Bretagne) mais aussi pour défendre le terroir et la vraie gastronomie (ça c'est pour la Normandie).

Quand après avoir subi les lazzi des adhérents déséspérés (et quelque peu déséspérants) de la FNSEA au salon de l'Agriculture ce samedi 27 février 2016, François Hollande aurait pu aller se mettre à l'abri sur le stand de la Normandie. Il alla voir celui de la bio car il sent bien que les électeurs sont comme les vaches... Ils ruminent de plus en plus et ils voudraient manger de plus en plus bio. Sauf que l'empire foncier de la FNSEA oblige la France à importer la majeure partie de ce qu'elle consomme en bio! Avec seulement 5% de la SAU reconvertie en bio, la France, première puissance agro-alimentaire mondiale, est une très très mauvaise élève: l'Autriche, l'Espagne, l'Italie, le Portugal ou les pays scandinaves font bien mieux (plus de 10% par exemple). 

La Hollande a dit que le bio était une bonne idée de diversification pour une agriculture française qui sombre dans le polder agro-chimique.

Nous, nous affirmons au contraire que le retour maîtrisé vers l'agro-écologie de proximité est la seule alternative pour sauver l'agro-alimentaire national en faisant le pari volontariste de la qualité la plus exigeante possible pour inverstir au niveau mondial un nouveau créneau de marché: le luxe alimentaire.

Répétons-le! La Normandie qui gère directement désormais comme toutes les autres régions françaises, les fonds européens FEADER / FEDER, devrait montrer l'exemple!

Mais on craint d'avoir ici raison trop tôt... Hélas!


 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/les-agriculteurs-bio-devant-l-hotel-de-region-pour-reclamer-leurs-aides-939992.html

Les agriculteurs bio devant l'hôtel de région pour réclamer leurs aides !

Près d'une centaine d'agriculteurs biologiques ont improvisé un pique-nique devant l'Hôtel de région, à Caen. Une manière plutôt conviviale d'aborder un sujet qui fâche : Les aides à la conversion en bio programmées par les Régions tardent à arriver.

Près d'une centaine d'agriculteurs biologiques de La Manche, l'Orne et le Calvados a été reçue à l'Hôtel de région

Les agriculteurs biologiques sont inquiets au sujet des aides à la conversion et au maitien de l'agriculture bio  :

"Depuis mai dernier, et la saisie de nos déclarations, nous n'avons reçu aucune réponse. Le paiement de toutes les aides à la conversion et au maintien des systèmes d'agriculture biologique est bloqué, sans encore aucune date annoncée pour le versement effectif de ces aides."

Ces aides s'élèvent à 25 millions d'euros pour l'ex-Basse-Normandie et sont habituellement versées entre janvier et mars. Programmées par la Région, elles sont versées par l'Union Européenne à l'Etat, qui se doit ensuite de les redistribuer.

Ces aides au maintien représente en moyenne 8000 euros par ferme et par an, pendant 5 ans. Ce qui n'est absolument pas négligeable. "Le risque, c'est que cela puisse remettre en question nos fermes et toutes les filières qui sont en train de s'organiser sur le lait, la viande et les céréales. Et ce, malgré la stabilité des prix et la stabilité économique des fermes. Si on souffre d'un manque de soutien politique, on risque d'avoir un gros souci de conversion en bio et de mettre à mal les emplois qui en découlent" Gaël Avenel, président d'AgroBio Basse-Normandie.

Intervenants :
Clothilde Eudier, Vice-présidente du conseil régional de Normandie
Gaël Avenel, Président AgroBio Manche Orne Calvados

Quelques chiffres :

Au niveau national : Les surfaces engagées en agriculture bio ont bondi de 17  % en un an, pour atteindre 1,3  million d'hectares fin 2015. Sur cette seule année, 220 000  hectares sont passés en conversion. Même si cela ne représente encore que 4,9  % du territoire agricole en France."

En Basse-Normandie en 2015 : (Chiffres Inter Bio)
La Basse-Normandie, en progression constante sur le bio depuis plusieurs années, a franchi le cap des 1000 fermes en agriculture biologique en décembre 2015. Les surfaces cultivées en agriculture biologique s'élevent à 57 000 hectares et occupent plus de 5% de la surface agricole utile (SAU) de Basse-Normandie. 150 exploitations se sont converties au Bio en 2015.

Haute-Normandie en 2015 : (Chiffres Inter Bio)
En  Haute-Normandie, on compte 250 fermes bio. Les surfaces cultivées en agriculture biologique s'élevent à 8 000 hectares et occupent 1% de la surface agricole utile.


 

Commentaire de Florestan:

LA NORMANDIE EST AVANT DERNIERE EN FRANCE POUR LA SURFACE AGRICOLE UTILE EN BIO !

Pourtant, les agriculteurs normands qui ont fait leur conversion vers la bio avant la crise actuelle sont plutôt contents et poussent un ouf! de soulagement:

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/crise-des-eleveurs/il-faut-accepter-de-produire-moins-comment-deux-normands-ont-evite-la-crise-grace-a-l-agriculture-bio_1316387.html

"Il faut accepter de produire moins" : comment deux Normands ont évité la crise grâce à l'agriculture bio

Dans le département de la Manche, les frères Gosselin ont fait le pari d'une agriculture biologique, et de l'autonomie. En pleine crise agricole, ils ne le regrettent pas.

Vincent Gosselin et sa chienne de berger, Ibra, mènent le troupeau de vaches laitières au pré, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.Vincent Gosselin et sa chienne de berger, Ibra, mènent le troupeau de vaches laitières au pré, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

 

 
Au bord de son bureau encombré, casquette sur le crâne et lunettes sur le nez, Vincent est plongé dans la facturation des commandes qui défilent sur son écran d'ordinateur. Derrière sa barbe de trois jours, Christophe, lui aussi, s'affaire : il a de la viande à livrer dans des restaurants de la région, et doit encore préparer le départ pour la vente directe sur Paris. Les deux frères sont pourtant sereins et souriants.

Dans leur ferme de Fervaches, à quelques minutes de Saint-Lô, dans la Manche, les Gosselin ont misé sur l'agriculture biologique, dans une région encore dominée par le système intensif. Un choix payant. Alors que des milliers d'agriculteurs continuent de mener des actions partout en France pour dénoncer la chute des prix et la crise agricole qui les prend à la gorge, leur petit élevage normand de vaches laitières et de cochons se porte bien.

"On travaillait énormément et on ne gagnait pas un rond"

Il n'en a pas toujours été ainsi. Lorsque les deux frères ont repris l'exploitation familiale au début des années 1990, ils ont fait comme les voisins. "On a investi et intensifié encore plus, parce que c'est ce qu'on nous avait appris à l'école. On travaillait énormément et on ne gagnait pas un rond", se souvient le cadet, Christophe, 48 ans, qui s'occupe des cochons, tandis que Vincent, l'aîné, 51 ans, prend soin des vaches.

Christophe Gosselin devant son étable de vaches laitières, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Christophe Gosselin devant son étable de vaches laitières, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

Au début des années 2000, c'est la révélation.

On a rencontré des paysans qui avaient des fermes deux fois moins grandes, qui produisaient deux fois moins, mais qui dégageaient deux fois plus de revenu !

Christophe Gosselin, agriculteur

Les Gosselin décident de changer de modèle. "Ça nous a demandé un effort d'adaptation." Les deux frères commencent par réduire la taille de leur cheptel de vaches à lait, diminuent la part de fourrage – "le maïs ensilage qui coûte un bras" –, et augmentent celle de pâture dans l'alimentation de leurs animaux. Peu à peu, leurs charges se mettent à diminuer quand leur revenu, lui, reprend des couleurs. "Surtout, on réduisait notre déficit de trésorerie. On avait entre 30 et 40 000 euros de découvert autorisé, on vivait avec ça depuis des années. Quand on a fermé cette ligne de crédit à la banque, on s'est senti plus légers", se souvient Christophe. Mais ils traînaient toujours comme un boulet leur élevage intensif de porcs. A l'orée des années 2010, ils ont franchi le pas : ils ont fermé leur porcherie et passé leur ferme en bio. La conversion réussie, ils ont pu reprendre l'élevage porcin.

"Ça nous permet de vivre notre métier autrement"

"L'agriculture durable est basée sur trois piliers : le social, l'économique et l'environnemental. Chacune de nos décisions doit correspondre à ces trois critères et n'en dégrader aucun", explique Christophe. Avec son frère, ils ont aussi pu embaucher deux employés qui les aident à s'occuper de leurs 80 hectares, 70 vaches et 55 truies.

"Ça nous permet de dégager du temps et de vivre notre métier autrement", vante Christophe. Les deux frères ne travaillent plus "que" 60 heures par semaine et un week-end sur trois, et peuvent même prendre trois à quatre semaines de vacances par an. Le cadet part ainsi dans quinze jours randonner en raquettes à la montagne. "En agriculture conventionnelle, une ferme comme la nôtre parvient tout juste à faire vivre un couple", avance l'éleveur.

Christophe Gosselin devant ses cochons dans son élevage de Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Christophe Gosselin devant ses cochons dans son élevage de Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

L'équation exposée par Christophe est simple : "On a moins de charges, donc on a besoin de moins de production pour dégager un même revenu ; et pour générer un même volume de production, il faut donc plus d'actifs." C'est le discours qu'il tient aux élus locaux, alors que "la Manche perd depuis plus d'une décennie 650 actifs agricoles par an". "Si vous voulez plus d'emplois dans le secteur agricole, il faut le réorienter vers une agriculture durable", plaide-t-il.

C'est un modèle qui protège l'environnement, qui crée de l'emploi et qui permet de vivre décemment.

Christophe Gosselin

Leur choix n'a cependant pas été compris par tous et leur a valu bien des moqueries. "Ils vont peut-être s'en mordre les doigts", prédit Christophe. "Quand je regarde les agriculteurs manifester, je vois le poids de leur déficit de trésorerie dans leurs yeux. Ça me rend triste de voir des paysans qui ne sont pas heureux dans leur métier, qui ne gagnent pas leur vie et qui se mettent la corde au cou. C'est une catastrophe sociale."

Christophe, lui aussi, a participé à des manifestations, mais aux côtés des écologistes, contre la future centrale nucléaire de Flamanville et la ligne électrique à très haute tension. Les lettres EPR et THT sont encore peintes sur le mur de l'étable. Un souvenir des banderoles qu'ils avaient préparées là.

"Il faut accepter de produire moins"

"Je ne leur jette pas la pierre. C'est aussi un problème philosophique : il faut accepter de produire moins", souligne l'éleveur, alors qu'avec la fin des quotas laitiers qui limitaient la production depuis plus de trente ans, les producteurs de lait ont vu l'opportunité de produire encore et toujours plus, noyant le marché. "Certains arrivent à tirer leur épingle du jeu, parce qu'ils sont de très bons éleveurs", reconnaît toutefois l'agriculteur, quand d'autres fermes vivent sous perfusion des aides européennes de la PAC.

Des porcelets nouveau-nés en couveuse dans la ferme des frères Gosselin à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Des porcelets nouveau-nés en couveuse dans la ferme des frères Gosselin à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

"Mais ce qui me dérange encore plus, c'est que notre agriculture laisse un environnement dégradé aux générations futures." Dans l'élevage intensif voisin, la montagne de fumier déborde et l'éleveur a sorti son épandeur. Les champs gorgés d'eau des pluies des jours passés ne risquent pas de retenir les nitrates qui vont rouler jusqu'à la rivière en crue. Christophe dénonce "ce système qui marche en dépit du bon sens". "Il faut changer nos modes de consommation. On consomme beaucoup trop de protéines animales. Les paysans doivent l'accepter."

"Si l'agriculture intensive était capable de nourrir l'humanité, depuis cinquante ans qu'elle existe, elle y serait arrivée. Seule l'agro-écologie peut le faire."

Christophe Gosselin

Un maître-mot : l'autonomie

Chez les Gosselin, l'autonomie est le maître-mot. "Une agriculture durable, c'est une agriculture autonome et économe", formule Christophe. Il cite les préceptes d'André Pochon, ce paysan breton chantre de l'agriculture durable, le scénario Afterres2050 bâti par l'association Solagro, et se désole de devoir encore acheter des céréales pour ses porcs. Le bois des haies sert à chauffer la maison. Les toits seront bientôt couverts de panneaux solaires pour alimenter la ferme en électricité. "C'est un investissement un peu militant" mais les deux frères "assument". Et suivent des formations pour répondre à tous leurs besoins : comptabilité, médecine vétérinaire, boucherie...

Ils vendent leur viande à la coopérative d'éleveurs bio Unebio et se sont lancés dans la vente directe pour "ne pas mettre tous les œufs dans le même panier". C'est Vincent qui cuisine. L'aîné a mis au point ses recettes de pâtés, terrines et rillettes.

Avec une quinzaine de producteurs bio de Normandie réunis au sein du groupement Bio Divers Cités, ils viennent tous les week-ends en région parisienne. Une solution qui leur permet de fixer eux-mêmes leurs prix en fonction de leurs coûts de production et non de la loi du marché. Et s'il le faut, ils sont prêts à réduire leur production, quitte à se séparer de quelques bêtes pour maintenir les prix.

Christophe Gosselin devant les vaches laitières de son élevage à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Christophe Gosselin devant les vaches laitières de son élevage à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

A Fervaches, toutes les vaches ont un nom. "Quand on ne gère plus que des numéros, ça n'a rien d'intéressant", commente Vincent, qui mène le troupeau au pré. Le sol est encore boueux et les sabots glissent et s'enfoncent. La chienne de berger, Ibra, se charge de faire presser le pas aux retardataires.

Chaque vache a son carnet de santé pour un meilleur suivi. Vincent stocke dans une grande boîte en carton les flacons d'huiles essentielles. Antidouleur, anti-inflammatoire... Il y en a une pour chaque pathologie. Cinq gouttes sur l'encolure suffisent. Pas besoin d'antibiotiques. "Le lendemain, à la traite, le lait est parfumé", assure l'éleveur qui n'utilise pas de robot de traite pour "ne pas perdre le contact avec les animaux".

Pour faire ses fourrages, Vincent fauche en fonction du calendrier lunaire. "Ça se ressent sur les bêtes qui mangent mieux", affirme-t-il. "Des animaux qui vivent dehors sont en meilleure santé et coûtent moins cher. Ils produisent peut-être moins, mais la qualité est meilleure. De toute façon, tout ce qui est performance, je laisse ça de côté."

Vincent Gosselin et sa chienne de berger, Ibra, mènent le troupeau de vaches laitières au pré, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016.
Vincent Gosselin et sa chienne de berger, Ibra, mènent le troupeau de vaches laitières au pré, à Fervaches (Manche) le 11 février 2016. (BENOIT ZAGDOUN / FRANCETV INFO)

Dans la porcherie, il n'y a plus que 40 cochons, là où Christophe en entassait 100 auparavant. Les courettes ont été agrandies et les caillebotis remplacés par de la paille. "Le cahier des charges de l'agriculture biologique est complètement logique, commente l'éleveur. Il est interdit de laisser un animal seul, sauf en cas de pathologie grave et de risque de contagion, parce que les animaux ont besoin de vivre ensemble. Et les cochons doivent avoir de la paille avec laquelle jouer, sinon ils s'ennuient."

"Notre ferme a de l'avenir"

Si Vincent et Christophe comptent encore travailler une bonne quinzaine d'années, cela ne les empêche pas de préparer le futur. L'aîné a trois enfants, le cadet deux, "mais ils ne sont visiblement pas intéressés par le métier de paysan", glisse le cadet. Pourtant, la ferme des Gosselin "a de l'avenir". "A partir du moment où on a une certification bio, les portes ne se ferment plus, elles s'ouvrent." Mieux, l'exploitation est "transmissible", avancent-ils. Les deux frères ont fait réaliser une étude pour s'en assurer.

Les fermes intensives de leurs voisins sont souvent trop grandes et donc trop chères pour être reprises. La leur étant plus modeste, le coût d'installation sera limité. "Et notre système humainement soutenable permet aussi à des jeunes de s'installer", estime Christophe, qui ajoute : "Des jeunes qui fondent des familles entretiennent le milieu rural. La transmissibilité, c'est un autre facteur important d'une agriculture durable." Les Gosselin sont membres d'un réseau de fermes de démonstration, ils reçoivent les élèves du collège voisin et surtout ceux des lycées agricoles de la région. Ils leur montrent qu'une autre agriculture est possible. Un modèle qui séduit de plus en plus d'agriculteurs en pleine crise agricole.


 

 

  • Et pendant ce temps-là, la FNSEA s'enfonce dans la crise. Rappel des manifestations organisées fin février 2016 à Rouen à deux jours de l'ouverture du salon de l'Agriculture avec une petite visite organisée au restaurant administratif de Saint Sever...

FDSEA_76_en_crise

  • En revanche, la Confédération Paysanne est en train de remporter la bataille des idées et de l'opinion publique avec le retour de "label évidence normande": laisser brouter les vaches dans leurs prés c'est ce que l'on peut faire de mieux en Normandie! Non?

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