Elle est première vice-présidente de sa chère Normandie réunifiée.

C'est rare et nous pesons nos mots: elle méritait vraiment de l'être car elle a toujours refusé de faire "carrière dans un trou normand". Puisqu'elle fut, avant son élection, une authentique partisane et militante de la réunification normande. Parce qu'au début, elle n'y croyait pas parce qu'elle ne s'y intéressait pas plus que cela. Mais surtout parce qu'elle a découvert la question normande qui l'a mise en rogne, en colère parfois, après avoir relié patiemment depuis sa mairie de Dozulé, dans le Pays d'Auge, le coeur vert de la Normandie, tous les tenants et les aboutissants de la question, en bossant avec détermination et opiniâtreté les dossiers les plus difficiles, ceux de l'Axe Seine par exemple, lorsque la maire de Dozulé, autrefois lancée en politique par Xavier Bertrand, siégeait dans une opposition régionale toujours constructive au ci-devant conseil régional de Basse Normandie dès qu'il s'agissait de défendre les intérêts de la Normandie.

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Et pour preuve irréfutable de ce que nous avons affirmé plus haut, à savoir qu'une élue "normande" le soit véritablement, authentiquement, nous révélons que Sophie Gaugain fut la seule responsable politique à venir plus de... deux fois à nos séances publiques de notre séminaire "Normandie" de l'université populaire de Caen que nous organisons depuis 2008!


 

  • La feuille d'informations Normandie XXL consacre un joli portrait à Sophie Gaugain, à lire ci-après:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1430

Sophie Gaugain : au cœur du réacteur normand

Dernière mise à jour 13/04/2016

Sophie Gaugain dans son bureau au Conseil Régional

People. Avec des ancêtres qui depuis 1740 sont dans le pays d’Auge, Sophie Gaugain, Vice-Présidente du développement économique au Conseil Régional, profondément enracinée en Normandie, s’implique corps et âme dans le combat pour l’essor économique de la Région. Si bien qu’en 2015, lors de la campagne électorale, nous avions rencontré une candidate bien discrète et en 2016 retrouvons une élue qui a pris un poids politique considérable.

Sa passion pour la Normandie s’est encore amplifiée et elle se dit : « heureuse de travailler avec un Président de Région qui connaît si bien les dossiers car il les a préparés de longue date et arrive avec des solutions, alors que les autres Régions sont encore souvent dans le questionnement. » Elle sait que les autres Régions vont être de redoutables concurrentes car la loi NOTRe favorise la compétitivité et il faut se battre non seulement à l’intérieur la Région pour mettre en place des structures favorables au dynamisme, mais aussi à l’extérieur pour attraper les crédits européens, séduire les entreprises qui souhaitent s’implanter en France ou capter les manifestations porteuses d’activités.

La passion de l’aménagement du territoire

L’itinéraire de cette dozuléenne s’inscrit dans une démarche imprégnée d’un féminisme constructif, loin de la récrimination, elle prouve la dynamique féminine par l’action.

Elle reconnaît s’être toujours intéressée à la politique alors que rien dans sa famille ne l’y incitait (son père était assureur) mais « plus que la politique, ma vocation c’est l’aménagement du territoire » reconnaît-elle. Dès sa première recherche d’emploi après son DESS de droit public à Caen, c’est du côté des collectivités locales qu’elle cherche du travail.

En 1999, elle devient assistante de Nicole Ameline alors députée d’Honfleur qui deviendra en 2002 secrétaire d’Etat à la mer dans le gouvernement Chirac. Sophie Gaugain la suit dans ces nouvelles fonctions ; en 2005, elle rejoint Xavier Bertrand ministre de la Santé puis ministre du travail en 2007. « Une rencontre déterminante qui m’a apporté une connaissance en profondeur du fonctionnement de la République aux côtés d’un élu que j’apprécie ». La seule photo qui se trouve dans son bureau, situé dans les combles de l’Abbaye aux Dames, est celle d’une image de groupe où elle figure aux côtés de son mentor.

Le passage par les urnes

Pas de carrière politique sans le suffrage électoral, en 2008 elle devient maire de Dozulé (2.200 habitants) puis présidente de Copadoz Communauté de communes du pays d’Auge dozuléen. Elle est élue Conseillère Régionale (UMP) de Basse-Normandie en 2010, une expérience qu’elle juge : « capitale » car elle lui permet d’être très au fait des enjeux normands ; elle connaît les dossiers que les élus précédents n’ont pas traités ou esquivés, et elle regrette par exemple qu’aucune action sérieuse n’ait été entreprise quand le Canal Seine Nord pointait son nez. « J’étais exaspérée de voir l’inaction de l’équipe précédente sur des sujets cruciaux » se souvient-elle.

L’élue est restée aussi une militante politique engagée, d’abord au sein de l’UMP, présidente du groupe les républicains en 2014, elle est désormais Secrétaire Nationale du Handicap chez LR.

Le grand branle bas de combat de 2016

La responsable du développement économique est entourée de deux personnes : Christiane Vulvert (Conseillère Régionale de la Manche) en charge des entreprises en difficulté et Lynda Lahalle (Conseillère Régionale du Calvados) qui se consacre à l’économie sociale et solidaire.

« On procède actuellement à un travail de construction participatif pour se rapprocher des collectivités afin que les Normands s’approprient leur nouveau territoire » voilà pour l’essentiel de la méthode qui dans tous les secteurs (apprentissage, sport etc.) se veut co-constructif.

Simultanément l’action passe par la construction des filières, un travail qui sera présenté en septembre, on peut déjà citer : le numérique, la logistique, les matériaux, l’énergie…mais la liste n’est pas définie car la méthode suppose d’innombrables consultations.

Au menu aussi, Sophie Gaugain rappelle : « il faut retravailler le Schéma Régional de Développement Economique, créer des ateliers thématiques pour élaborer le schéma en lien avec l’Etat, le Ceser et les collectivités territoriales …les travaux seront ouverts à tous. »

Et puis il y a le cœur du réacteur l’Agence de Développement de Normandie (ADN) dont la concrétisation est proche puisque son lancement officiel est prévu pour le 19 avril et que les premiers crédits pourraient être attribués courant mai.

Un ADN bipède

« Le développement économique de la Normandie avance sur deux pieds » explique Sophie Gaugain. Il y a d’une part l’Agence, que dirige Alexandre Wahl, ex directeur de la Miriade dont la structure sert de coquille pour l’Agence. A côté de l’Agence « Normandie Participations », est un fonds financier avec une structure de SAS. Ces deux organismes constituent la structure fondamentale pour stimuler le développement économique de la Région, ils se substituent à 3 organismes redondants : Normandie IncubationSeinari et Miriade.

- L’Agence, structure administrative, rassemble autour du président Hervé Morin un conseil d’administration de 26 membres dont 14 élus et des chefs d’entreprise, assisté d’un directoire consultatif de chefs d’entreprises présentes en Normandie et d’un conseil territorial avec des représentants des EPCI et des CCI. C’est là que se définissent les lignes stratégiques du développement économique normand (choix des axes prioritaires de développement, lignes directrices pour l’export etc.) mais ce n’est pas l’Agence qui attribue les financements.

- Le Fonds Normandie Participations sera à terme doté de 100 millions d’euros s’en est déjà vu attribuer 14 millions, lors de la dernière séance plénière. Le président sera entouré d’un comité de chefs d’entreprises. A ses côtés agissent des organismes comme la BPI, NCI, des Business Angels, des fonds de participations comme Siparex. Le Fonds examine les dossiers et donne un avis soumis au conseil d’administration.

Le démarrage s’amorce déjà

L’originalité de cette forme d’aide est qu’elle prend en compte toutes les étapes de la vie de l’entreprise amorçage - innovation, développement, transmission, retournement (offre inexistante actuellement sur le territoire normand), création alors qu’auparavant ces interventions, quand elles existaient, relevaient d’organismes différents.

« L’Agence du développement de la Normandie commence déjà à avoir un effet sensible et elle a été bien identifiée par les entreprises car tout un travail préparatoire a déjà été mené en amont par Hervé Morin notamment avec les syndicats de chefs d’entreprises ou les CCI, les dossiers commencent déjà à arriver et l’agence sera opérationnelle début juin » se réjouit Sophie Gaugain.

Le pilotage de ce réacteur s’avère d’autant plus délicat que, comme le rappelle notre interlocutrice : « il faut harmoniser les démarches de la haute et de la basse Normandie. » Par exemple dans l’exportation la Haute Normandie fonctionnait avec un contrat d’objectif qui donnait lieu à une subvention, la Basse Normandie donnait des prêts à taux zéro sur les projets, une région avait une approche plus globale, l’autre une approche ponctuelle. La  co-construction doit trouver la méthode qui répond au mieux aux besoins des chefs d’entreprise.  

Ajoutons à cela que dans son cher territoire on procède comme partout en Fiance au rapprochement des Communautés de Communes à la Copadoz s’ajoute la CCED (Estuaire – Dives) l’ensemble devient Capalor communauté du pays de l’Orne. « Cet ensemble forme le cœur du pays d’Auge où le tourisme tient une place de choix » affirme la militante dozuléenne…


  • L'évidence normande est en marche... Tandis qu'ailleurs dans les autres machins néo-régionaux des questions ubuesques encombrent l'agenda régional et paralyse l'action des nouveaux conseils régionaux.
Voir aussi l'entretien accordé par Sophie Gaugain pour le site "Parcoursfrance.com" un site spécialisé dans le suivi de la question régionale: