Erik Orsenna ou la bouche d'or officielle du régime...

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Il vient de l'ouvrir à nouveau pour claironner l'évidence:

"Le port du Havre c'est évidemment le port de Paris". Le Général de Gaulle, lui-même, n'avait-il pas dit aussi: "Je salue Fécamp, port de mer et qui entend le rester"

Bref! ça ne mange pas de pain, mais...

Une fois de plus, il faut d'urgence que les Normands soient capables de penser la Seine depuis la Normandie car la Nature a horreur du vide! Et ce vide normand date de l'après 1944 par la nationalisation d'une Normandie en ruines à reconstruire dans la division et la subordination à l'Etat central parisien.
Depuis 1965 et le plan Delouvrier d'aménagement de la Basse Seine, on a ce triste fantôme qui plane sur la vallée de la Seine: étendre la région parisienne jusqu'à la mer avec un corridor urbain et industriel zone de sous-traitance maltraitée au seul service de la mégalopole parisienne.

Concrètement, cela a conduit à tuer la ville de Rouen en tant que métropole régionale: en 1965, dans la liste des métropoles d'équilibre françaises, il y a un trou normand entre Lille Rennes et Nantes. L'ancienne seconde ville de France devait disparaître de la carte.

C'est ce qu'Antoine Grumbach, Jacques Attali et Erik Orsenna veulent encore nous imposer et il se trouve encore quelques décideurs rouennais à être encore tentés par le suicide qu'on leur propose pour leur plus grand bien!

En octobre 2009 lors de la présentation à la cité de l'architecture du palais de Chaillot du projet Grumbach-Orsenna- Attali de "Seine Métropole" qui captait pour le seul profit de la Ville Lumière une Normandie utile et séquanienne laissant le reste dans la nuit, nous avions distribué un tract dont le contenu avait été repris par Le Monde avec ce slogan: "avaler la Seine aval sans l'aval des Normands".

http://agglobuzz.blogs.com/bloc_notes/2009/05/le-projet-grumbach-suscite-lire-des-normands.html

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/15/l-homme-du-fleuve_1254406_3244.html

En 2016 la donne a quelque peu changé: la Normandie est réunifiée, elle renaît, Caen Rouen et Le Havre découvrent qu'il faut créer une coopérative urbaine régionale pour survivre.

Mais surtout, à l'opposé de tous les beaux discours enfumés de MM Grumbach et Orsenna, la région parisienne et l'Etat central parisien démontrent tous deux qu'ils préfèrent dépenser 5 milliards pour creuser un canal artificiel vers un port belge plutôt que de valoriser le canal naturel vers un port normand!

Bref! comme d'habitude, charité bien ordonnée devrait commencer par soi-même!

Normands et Normandie d'abord... Le Grand Paris passera après! Car il n'y a que les Normands qui pourraient expliquer à Paris l'intérêt d'un grand port maritime (et non l'inverse...)


 

http://www.normandie-actu.fr/le-port-de-paris-c-est-bien-sur-le-havre-erik-orsenna-reinvente-la-ville_201664/comment-page-1/#comment-216629

Le Havre « Le port de Paris, c'est évidemment Le Havre ». Erik Orsenna réinvente la ville

L'académicien et conseiller d'État, Erik Orsenna, invité sur Europe 1, a plaidé pour un Grand Paris, intégrant Le Havre et Rouen, et appelé à une collaboration entre les villes.

Erik Orsenna, président du GIP Normandie impressionniste, plaide pour un Grand Paris, intégrant Le Havre et Rouen, et jouant pleinement la carte de la Seine. (Photo : Fabien Massin)

Erik Orsenna (à droite), président du GIP Normandie impressionniste, plaide pour un Grand Paris, intégrant Le Havre et Rouen (Seine-Maritime), et jouant pleinement la carte de la Seine. (Photo : Fabien Massin)

Académicien et conseiller d’État, Erik Orsenna, est aussi le président du GIP (Groupement d’intérêt public) Festival Normandie Impressionniste, qui invite, jusqu’au 26 septembre 2016, à remonter la Seine au fil des trésors impressionnistes. Dimanche 8 mai 2016, l’écrivain était l’invité d’Europe 1, dans l’émission C’est arrivé demain. Fin connaisseur de la Normandie, Erik Orsenna y a plaidé pour une intégration du Havre et de Rouen (Seine-Maritime) dans le Grand Paris. Explications.

> Lire aussi : Normandie Impressionniste. Lancement à Rouen, avec Audrey Azoulay et Laurent Fabius

Réinventer la ville

Invité à réfléchir sur le concept de ville, Erik Orsenna rappelle qu’un être humain sur deux vit en ville. Bientôt, deux personnes sur trois résideront dans l’espace urbain. Une urbanisation croissante, qui implique de réfléchir à la capacité qu’ont les villes « à accueillir, à enchanter, à apaiser. » S’appuyant sur les exemples de villes comme Montréal (Canada) et Hambourg (Allemagne), qui ont su intégrer leur activité maritime à la vie économique et sociale, l’académicien insiste sur la nécessité de repenser la gouvernance des villes. « Et si le bon espace, c’était, comme au Moyen Âge, celui des villes et non celui des nations ? », interroge Erik Orsenna, qui plaide pour un nouvel aménagement du territoire et la mise en mouvement des villes.

> Lire aussi : « Réinventer la Seine ». La maire de Paris présente le projet d’aménagement des bords de Seine, à Rouen

« Le Grand Paris est beaucoup trop petit »

Si Montréal a su inclure le fleuve dans sa dynamique, l’écrivain, critique, s’interroge sur le Grand Paris, un projet qui ne s’appuie pas sur Le Havre et Rouen :

Dans un poème, Victor Hugo écrivait que la rue principale de Paris, c’est la Seine. Le port de Paris, ce n’est pas Gennevilliers, mais c’est bien sûr Le Havre. Quand je vois qu’on n’a pas intégré ce port magnifique… Le Grand Paris est beaucoup trop petit. Le diamètre d’une mégalopole aujourd’hui, ça peut être 200 km. Or, on met plus de temps pour aller du Havre à Paris qu’en 1930. Les conteneurs arrivent certes au Havre, mais le réseau ferroviaire est dramatique.

Pour donner une vraie chance au Grand Paris de se développer, il faudrait donc miser sur une vraie collaboration entre les grandes villes actrices de ce nouveau territoire. « Il faut fusionner Anne Hidalgo, Valérie Pécresse, Édouard Philippe, le maire du Havre, et Rouen, en même temps. Le Havre a un port magnifique. Rouen, au milieu, grande cité dynamique, est le premier port d’exportations céréalières. » Ce sont tous ces atouts qui doivent être mis en commun et valorisés pour faire exister le Grand Paris.

(Commentaire de Florestan: Monsieur Orsenna... La Normandie ça existe!)

Paris est en retard. Ce n’est pas possible qu’on oublie la mer. Il y a une envie de ville, mais aussi de littoral. La connectique et les réseaux, ce sont certes les nouvelles technologies, mais aussi les réseaux physiques, comme l’eau.
(Commentaire de Florestan: ce n'est pas aux Parisiens de penser à la mer. C'est surtout aux Normands!)

> Lire aussi : Ports du Havre, Rouen, Paris. 2015, année record pour Haropa. 500 millions d’euros investis en 2016

Qu’est-ce qu’une bonne ville ?

Erik Orsenna donne en exemple des villes comme Lyon, Toulouse, ou  encore Montpellier, qui ont su tisser des liens avec les villes de l’agglomération, créant ainsi une véritable dynamique. Selon l’écrivain, trois critères permettent de définir une bonne ville. Une bonne ville, c’est une ville où les services sont offerts et fonctionnent (eau, énergie, santé), un endroit dynamique (où il y a des emplois, de la culture), mais aussi un lieu de tissage, où le lien social et la mobilité sont encouragés. Si le Grand Paris veut rayonner, il appartient aux différentes villes situées le long de l’axe Seine de collaborer ensemble pour créer un vaste territoire structuré autour de l’eau, voie d’échanges et de richesses. Et si la démocratie se jouait dans les villes plutôt qu’à l’échelle d’un état ?

(Commentaire de Florestan: ce "vaste territoire structuré autour de l'eau" existe déjà et il porte un nom, c'est la Normandie. Le territoire séquanien dont rêve Orsenna n'existe pas puisque l'expérience régionale haut-normande a été, globalement, un échec. Ce qui doit exister c'est une coopération équilibrée entre le Grand Paris et la Normandie)