L'université populaire de Caen est populaire partout sauf à l'université de... Caen!

Cela devient pénible d'être toujours considéré comme le prophète à rejeter du pays!  Quid de la part de responsabilité prise dans cette décision minable par Pierre Denise l'actuel président de l'université de Caen, qui plus est, doyen d'une faculté de médecine qui vient de s'illustrer tristement dans la presse nationale ? L'accueil du séminaire de philosophie de Michel Onfray dans l'amphithéâtre de médecine aurait permis de relever le niveau et de redorer un sceau universitaire passablement sali par les pratiques infâmes et dégoûtantes d'une corpo de carabins que Monsieur Denise connaît bien au point d'avoir supprimé (c'était une bonne mesure) toutes les opérations d'intégration prévues par les associations étudiantes de l'université de Caen tant qu'un code de bonne conduite ne sera pas respecté!

En traitant l'université populaire de Caen de la même manière qu'une vulgaire corpo de carabins alcoolisés s'assemblant autour d'un tutoriel porno, Pierre Denise et son conseil d'administration commettent plusieurs graves erreurs: celle de refuser une belle opportunité de faire parler en bien une Alma mater normande qui n'est pas si pure que cela... et celle, beaucoup plus grave de refuser l'occasion d'une réflexion philosophique humaniste qui aurait pu accompagner la formation des futurs professionnels qui devront s'occuper de nos corps et de nos âmes lorsque nous sommes jetés par la maladie dans le dénuement, la misère et la souffrance!

http://www.caensavezvous.fr/?p=43443

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Caen savez-vous ? Justement... Cet amphithéâtre flambant neuf de 1000 places et au son "impeccable" (au sens étymologique: "sans tache, sans péché") aurait servi de lieu de tournage de vidéo à caractère pornograhique dans le cadre d'une soirée d'intégration (sic!) organisée par la corporation des  étudiants en médecine (les tristement célèbres "carabins")...

Voici la brève que Ouest-France avait fait paraître en fin de semaine dernière:

Caen. Michel Onfray de nouveau privé d’amphi 

Dernière minute​.Un temps pressenti pour accueillir les conférences du philosophe normand dans le cadre de l’Université populaire de Caen, la faculté de médecine refuse finalement de lui louer son amphithéâtre.   

Après le théâtre d’Hérouville et le Zénith, et avant la construction d’un site sur la Presqu’ïle de Caen, l’amphithéâtre du pôle de formation et de recherche en santé (PFRS) de Caen avait été sollicité pour accueillir les conférences de philosophe données par Michel Onfray dans le cadre de son université populaire pour la saison 2017-2018. La possibilité d’une location de l’amphithéâtre de 1 000 places (qui accueille les étudiants en Paces, première année commune aux études de santé), pour 12 séances, a été soumise au conseil d’administration du PFRS ce vendredi 8 décembre 2017. Qui a finalement refusé la proposition, qui bénéficiait pourtant du soutien de la Ville de Caen et de la Région, à l’issue d’un long débat.

Retour donc au point de départ pour le philosophe normand (et ses fidèles auditeurs) de nouveau privé d’amphithéâtre.

Lire, ci-après, la réaction cinglante du célèbre philosophe normand dans cet article de Ouest-France:

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-l-universite-de-caen-refuse-d-accueillir-michel-onfray-5437571

Alors qu’une nouvelle collaboration avec le Zénith n’a pas été possible, quelle était la solution envisagée pour vous permettre d’assurer dans le cadre de cette nouvelle saison de l’Université populaire, votre séminaire de philosophie ?

La ville de Caen et la Région Normandie, du moins Joël Bruneau, Hervé Morin et une majorité des leurs, soutiennent vraiment l’aventure collective de l’Université Populaire. Je vous rappelle qu’elle est animée par 21 personnes et que c’est donc une aventure collective… Il n’y a aucun problème pour héberger tous les amis qui enseignent à l’UP mais j’en rencontre pour ma part car ma jauge se trouve aux alentours de mille personnes. Or, il n’y a pas trente-six salles sur Caen susceptibles d’accueillir autant de public.

Il était donc question depuis plusieurs mois que nous louions un amphithéâtre à la faculté de médecine. Chaque séance nous aurait été a priori facturée 10.000 euros, et comme j’avais prévu 14 séances, c’était une facture de 140.000 euros qu’il nous aurait fallu débourser. Ce qui est beaucoup trop pour nous… Nous avons donc sollicité un tarif association (car l’UP est une association 1901 dans laquelle aucun enseignant, moi compris, n’est payé). Après de nombreux échanges, il avait été prévu un tarif réduit, mais qui s’élevait tout de même à 60.000 euros pour l’année.

Que s’est-il passé ? 

  Notre demande a été présentée le vendredi 8 décembre au Conseil d’Administration de l’Université de Caen qui a majoritairement voté contre. Je pensais que l’Université accepterait de gagner cet argent honnêtement en louant un bâtiment qui a été construit avec de l’argent public, pour la bonne et simple raison que la faculté de médecine s’est fait connaître il y a peu nationalement parce qu’on y organisait depuis des années des soirées bizutages dans lesquelles se déroulaient des « scènes d’humiliation souvent à caractère sexiste », voire « des agressions sexuelles ou des incitations à en commettre » (Ouest-France, 23 octobre 2016). On a même pu entendre sur une radio nationale que : «  ça va jusqu’à la réalisation d’un film porno » (Europe 1, 24 octobre 2016).

Comme mon cours est moralement très en deça de ce genre de performance, j’ai eu la faiblesse de croire que notre demande aurait pu être acceptée… Mais ça n’a pas été le cas.


 Commentaire de Florestan:

L'UNIVERSITE DE CAEN EST MINABLE !