Retour grâce à Paris-Normandie sur la visite présidentielle d'Emmanuel Macron à Rouen le 5 avril dernier et confirmation que ce fut une journée placée sous le signe de l'autisme présidentiel et jacobin dès qu'il s'est agi des sujets les plus sensibles et essentiels pour l'avenir de la Normandie...
On se demande bien où est passé le "pacte girondin" du candidat Macron alors que le président de la République le plus néo-centralisateur qu'on ait vu depuis des lustres accordait à des élus locaux "triés sur le volet" une  audience à la préfecture de Rouen, capitale normande du jacobinisme d'Etat, le temps d'un jour...

Ce qu’Emmanuel Macron est venu dire aux élus locaux à la préfecture de Rouen

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Coulisses. Le président de la République a profité de sa visite à Rouen, jeudi, pour rencontrer une vingtaine d’élus à la préfecture. Les dossiers locaux étaient au cœur de l’échange d’une heure et demie.
En quittant le CHU de Rouen, puis la crèche Graffiti’s, jeudi en tout début d’après-midi, la Vel Satis d’Emmanuel Macron n’a pas mis le cap sur l’Elysée. Le chef de l’État s’est accordé un moment à la préfecture où il a rencontré, à huis clos pendant une heure et demie, une poignée d’élus triés sur le volet. (sic!) « Il y avait toutes les tendances politiques », confie l’un des participants.

D’Yvon Robert, le maire PS de Rouen, à Pascal Martin, le président UDI du Département de la Seine-Maritime, en passant par le président de la Région, Hervé Morin, celui de Métropole Rouen Normandie, Frédéric Sanchez, les maires de Buchy, Etretat, Hautot-sur-Seine et Déville-lès-Rouen, et une dizaine de parlementaires (PCF, LREM, Agir et Les Centristes), le président de la République a trouvé face à lui des interlocuteurs en attente de réponses. « On a parlé de tous les sujets », témoigne le député Damien Adam (LREM). « Chacun a pu aborder les sujets qu’il voulait. C’était une discussion à bâtons rompus », ajoute Agnès Firmin-Le Bodo (Agir). « Aucune thématique n’a été mise de côté », note Syra Silla (LREM).

(commentaire de Florestan: vraiment?)

Au menu notamment, le contournement Est de Rouen. Emmanuel Macron a annoncé aux élus présents à la préfecture - dont certains sont des opposants historiques comme les communistes Hubert Wulfranc et Thierry Foucaud - que la décision de réaliser cet équipement, qui sera annoncée en juin, privilégiera le scénario 2 du rapport du Conseil des orientations des infrastructures. Un scénario qui stipule une réalisation à l’horizon 2022.

(commentaire de Florestan: avec quels financements puisque ce projet autoroutier indispensable au désenclavement normand est ignoré par le CPIER Vallée de la Seine...)

Autre sujet abordé, celui des mineurs non-accompagnés auxquels sont confrontés les Départements. Emmanuel Macron a annoncé aux élus - particulièrement Pascal Martin, qui doit gérer ce dossier délicat - que des mesures seront très prochainement dévoilées. « Les financements seront repris par l’État et les Départements continueront de traiter les dossiers », souligne Damien Adam.

Actualité oblige, le train a été au cœur des discussions également. À Hervé Morin, qui proposait une ouverture à la concurrence des infrastructures ferroviaires, Emmanuel Macron a répondu par la négative. Tout comme il a « fermé la porte », selon un participant, à l’idée d’une régionalisation des Grands ports maritimes du Havre et de Rouen.

(commentaire de Florestan: fallait-il se risquer à parler régionalisation normande à un président néo-jacobin en déplacement pour l'autisme à Rouen?)

Le chef de l’État a promis de jeter un œil sur le dossier de création d’une Faculté dentaire à Rouen, un dossier défendu par Damien Adam. Quant à Xavier Batut, il a évoqué les fermetures de classes et les aides pour la ruralité. « Il est un président qui connaît ses dossiers et qui veut agir pour la ruralité, estime le député de la majorité. Il nous a écoutés, on a échangé, je crois en sa volonté d’agir pour le monde rural », ajoute Gérard Colin, le président de la Communauté de communes de la Côte d’Albâtre.

(commentaire de Florestan: c'est fou ce que l'on peut écouter quand on vient en province pour combattre l'autisme!)