Une fidèle lectrice de l'Etoile de Normandie a attiré notre attention sur cette réalité inquiétante qui risque d'exploser prochainement et qui démontre une fois encore l'INUTILITE sinon la NOCIVITE d'une agence régionale de la Santé qui dépend non pas du ministère de la Santé mais du Premier ministre via la préfecture régionale, donc du gouvernement en général donc, très concrètement, des RABOTEURS de BERCY!

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C'est ainsi qu'on apprend que le numerus clausus étant plus favorable à l'université de Caen qu'à Paris ou d'autres facs de médecine, il y a quantité d'étudiants non Normands qui déboulent à Caen et qui, bien sûr, quittent la Normandie dès qu'ils le peuvent. Résultat, ceux qui seraient restés restent sur le carreau non pas par incompétence mais en raison de ce système jacobin de concours national où le niveau entre le 200ème n'est pas beaucoup plus élevé que le 300ème... 

Par contre, parmi les Normands qui réussissent le concours d'entrée à la faculté dentaire de Rennes (faute d'en avoir une en Normandie) beaucoup restent... outre-Couesnon: notre "élite" n'a pas beaucoup plus de cervelle ou de goût que ceux qui sont obligés de rester...
Sur le projet de créer une faculté dentaire en Normandie où en sommes-nous depuis 2016?

En guise de confirmation, on lira avec inquiétude cet article plutôt pertinent proposé par Marion Loubet sur le site de Normandie actu (31 octobre 2018):

Santé. Face à un nouveau projet de loi, les hôpitaux de Normandie tirent la sonnette d’alarme

Face au nouveau projet de loi santé, les représentants des hôpitaux publics normands sont inquiets. Les déficits ont doublé en un an et le manque de professionnels est préoccupant.

Publié le 31 Oct 18 à 15:46

Le bureau de la Fédération Hospitalière de France (FHF) de Normandie exprime sa grande préoccupation et son inquiétude après le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019 à l’Assemblée Nationale, mardi 30 octobre 2018.

Des chiffres vertigineux

Le texte prévoit un retour au vert des comptes de la Sécurité sociale, pour la première fois depuis 2001, au prix de 5,7 milliards d’euros d’économies, dont 3,8 milliards pour la santé et 1,8 milliard dans le champ social du fait d’une revalorisation des prestations (retraites et allocations familiales).

Des chiffres vertigineux qui font réagir la Fédération Hospitalière de France (FHF) de Normandie. Dans un communiqué de presse, la Fédération pousse un véritable cri d’alarme face à la situation des hôpitaux publics normands. 

En 2018, la quasi-totalité des hôpitaux normands ont vu réapparaître ou augmenter leur déficit « malgré des efforts de gestions indéniables et continus ne laissant pratiquement aucune marge de manœuvre aujourd’hui », précise la FHF. Le déficit cumulé des hôpitaux normands a doublé d’une année à l’autre passant de 48 millions d’euros en 2017 à environ… 90 millions d’euros en 2018 !

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Les pénuries médicales augmentent les déficits des hôpitaux

Des déficits expliqués en partie par la pénurie de professionnels médicaux, très prégnante en Normandie. 

Concernant la démographie médicale, les départements ruraux de la région (Orne, Manche et Eure) accusent un important déficit de médecins généralistes : de l’ordre de 72-74 médecins pour 100 000 habitants. Au total, il faudrait 259 médecins généralistes supplémentaires dans ces départements pour qu’ils atteignent la densité nationale.

Autre exemple, « il faudrait augmenter les effectifs normands de chirurgiens-dentistes de deux tiers pour atteindre une densité similaire à celle de l’hexagone ». Cette pénurie médicale normande oblige les établissements à recourir à « l’intérim médicale qui coûte extrêmement cher », assure Claire Duconget, de la Fédération Hospitalière de France (FHF).

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La baisse des tarifs des actes étrangle les hôpitaux

La baisse des tarifs des actes est également dénoncée par la FHF  : « C’est contradictoire. D’un côté, le ministère impose une baisse importante des tarifs des actes (le principal revenu des hôpitaux, ndlr), en expliquant que cela sera compensé par la hausse du nombre d’actes. Mais, de l’autre, le ministère demande aux hôpitaux de développer l’activité ambulatoire qui a vocation, elle, à réduire la durée des séjours. Les tarifs vont donc encore baisser en même temps que vont baisser les volumes et que le coût des charges augmentent. »

Une situation qui étrangle les hôpitaux. « Prenez l’exemple d’une maternité. Si on leur demande de faire trois accouchements par jour et que dans le même temps, on baisse la tarification des accouchements, les établissements ne pourront plus s’y retrouver car ils auront toujours les mêmes charges de fonctionnement. Le déficit va forcément se creuser. Il deviendra alors quasiment impossible d’avoir des établissements à l’équilibre. »

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Les Normands dans une situation précaire

La mise en œuvre de ce projet de loi pourrait avoir de graves conséquences sur le service public de santé du territoire normand, alors que les Normands sont déjà dans une situation précaire au niveau de la santé. "Le taux de suicide est très élevé en Normandie, l’alcool tue plus qu’ailleurs en France et le cancer est première cause de mortalité dans le Calvados, l’Eure, l’Orne et la Seine-Maritime".

Nous avons une obligation de service public et de continuité des soins, précise Claire Duconget. Mais si ça continue comme cela, le niveau de prise en charge des patients se dégradera.

335 députés ont voté pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale, 190 contre et 33 se sont abstenus, la FHF Normandie appelle solennellement les pouvoirs publics à envoyer sans attendre un signal politique fort et surtout concret à l’ensemble des professionnels hospitaliers, « avant d’atteindre le point de non-retour ».

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Qu’est-ce que la Fédération Hospitalière de France (FHF) de Normandie ?


Cette fédération regroupe tous les représentants des établissements de santé publics normands, mais aussi des médecins, des élus… « Nous sommes les représentants des établissements publics auprès de l’Agence régionale de santé (ARS), mais aussi dans les relations des établissements avec les Départements, la Région Normandie… », précise Claire Duconget.


Les deux co-présidents de la FHF de Normandie sont Emmanuèle Jeandet-Mengual, présidente du Conseil de surveillance du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rouen et Philippe Duron, membre du Conseil de surveillance de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de Caen.


 

Commentaire de Florestan:

Un rendez-vous entre un ancien président de région normand et l'actuel s'avère urgent!