Notre inquiétude grandit: La France devient une cour de récré nationale avec le match nul gouvernement vs Gilets Jaunes qui voit danser le couple infernal violence vs répression sur la petite musique aussi sordide qu'irresponsable d'une stratégie gouvernementale de la tension, de la division et du pourrissement du mouvement: c'est très dangereux!
Macron, hélas, est, jusqu'à présent, trop orgueilleux  pour oser penser contre lui-même la seule solution politique possible pour sortir de la crise: écouter le peuple, tenir compte de ses revendications et les mettre authentiquement en oeuvre quitte à changer de politique. Mais le jeune homme superbe prend le risque de ne pas le faire et si d'aventure il le faisait, il ne le ferait que trop tard, une fois de plus qui pourrait être la dernière.
Le fameux fumeux grand débat part en couille avant même son lancement!
Chantal Jouano, présidente de la Commission Nationale du Débat Public, jette l'éponge: 14000€ l'éponge pour organiser un débat avec des smicards en GJ c'était effectivement indécent mais aussi parce que Jouano n'avait toujours pas la garantie de l'Elysée que le grand débat pouvait être autre chose qu'un suppositoire émollient.
Par ailleurs, les préfets font la gueule car ils ont été exclus de l'organisation tandis que les maires et les élus locaux rechignent à faire le SAV démocratique de Jupiter.
Le débat doit être encadré au niveau départemental par des députés LREM: c'est le meilleur moyen de l'enterrer!  Plus que jamais, on peut craindre les salles vides et les émeutes à l'extérieur des salles vides.
Macron vient en Normandie, sera-ce le voyage de la dernière chance?
Nous avons appris, en outre, que le week-end du 8/9 décembre 2018 (le plus violent des actes de mobilisation des Gilets Jaunes) la base aérienne 105 d'Evreux avait été consignée et mise en alerte maximum avec un avion militaire prêt à décoller hors de la France métropolitaine: c'était, paraît-il, pour se préparer à exfiltrer de France un Macron exfiltré de l'Elysée par hélicoptère.
Ainsi, la seule solution raisonnable c'est la dissolution de l'Assemblée Nationale et la convocation de nouvelles élections législatives pour un autre agenda politique que celui d'un candidat Macron qui n'a jamais été élu pour appliquer son programme!
Il semble qu'Hervé Morin, le président de la Normandie pense la même chose...

https://actu.fr/societe/gilets-jaunes-violences-normandie-herve-morin-pressent-dissolution-assemblee-nationale_20680936.html?fbclid=IwAR0ck4R8Sf-y1VzlDhktTG1icAKlGE8S9raFso2-ZogXb4g1NbcHSRNiw-g

Gilets jaunes. Après les violences, Hervé Morin pressent « la dissolution de l’Assemblée nationale »

Le président de la Région Normandie appelle au calme après les violences de l'acte VIII des Gilets Jaunes. Il pressent surtout la dissolution de l'Assemblée nationale. Détails.

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Samedi 5 janvier 2019, l’acte VIII des Gilets jaunes s’est transformé après une manifestation pacifique en des scènes de guérillas urbaines. Caen n’a pas été épargnée et le président de Région craint que le mouvement perdure. (©Jérémy Bonnet/Normandie-actu))

Il n’a jamais revêtu le Gilet jaune mais est allé à leur rencontre dès le début du mouvement, samedi 17 novembre 2018 à Beuzeville, dans son fief de l’Eure. Depuis il dit recevoir des délégations régulièrement au siège de la Région Normandie. Hervé Morin, président de Région, appelle « au calme et au dialogue » du bout des lèvres, après les violences perpétrées à Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime), samedi 5 janvier 2019, à l’occasion de l’acte VIII. Car ce qu’il pressent surtout c’est un mouvement qui va perdurer : « Et nous n’aurons pas d’autres choix que la dissolution de l’Assemblée nationale. »

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« La multiplication des annonces ne va rien changer »

« Je pense que nous allons vers une multiplication des revendications sociales, catégorielles, des manifestations en tous genres qui risquent de dégénérer comme on l’a vu ce week-end en Normandie. » Mais officiellement, Hervé Morin appelle au calme et au dialogue :

J’ai reçu vendredi encore une délégation de Gilets jaunes et je leur ai dit que maintenant il était temps de s’asseoir pour discuter et accepter le dialogue.

Mais l’analyse d’Hervé Morin est sans appel : « La multiplication des annonces ne va rien changer. Si le mouvement perdure, alors il faut s’en remettre au suffrage universel, et on n’aura pas d’autres choix que la dissolution de l’Assemblée nationale. » 

Selon Hervé Morin le sentiment de « haine » est maintenant beaucoup trop important :

 Les gens avaient de la haine pour Sarko, du mépris pour Hollande, mais jamais ça n’a atteint ce point… Je pense vraiment que l’erreur d’Emmanuel Macron c’est d’avoir voulu s’adresser uniquement à ceux qui réussissent. La « mondialisation heureuse » oublie un élément qui constitue une grosse part de la société française. 

Celui qui a commencé sa carrière politique comme maire à Épaignes, « sais d’où [il] vien[t] » et sait « qu’il ne faut jamais commettre cette erreur en politique ».

« Ils sont en train de bâtir un vrai parti » 

« Ils ne comptent pas en rester là, ceux que j’ai vu vendredi pensent d’ailleurs que s’ils stoppent les manifestations, ça sera fini, mais ce que je vois, c’est justement le contraire. » En décembre, Hervé Morin a rencontré le porte-parole des Gilets jaunes de Rouen : « Quand on rencontre ces personnes, on se rend bien compte qu’ils sont en train de bâtir un vrai parti, de se structurer et de s’organiser. » 

En pleine crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron a choisi la Normandie pour démarrer sa tournée des maires des 13 régions de France. Le président de la Région « attend de voir comment ça va se passer, mais je ne suis pas certain que réunir des maires dans une salle va ramener le pays au calme ».  

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