Pour une fois, même s'il faut, évidemment, rester encore prudent, le vent semble souffler dans la bonne direction à savoir un consensus politique sur l'intérêt national d'une Normandie région des énergies utiles à la transition énergétiques et écologiques.

Pour une fois, le vent de Monsieur Mayer-Rossignol n'est pas un vent mauvais, même s'il faut, évidemment, rester encore prudent...

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http://nicolasmayer.parti-socialiste.fr/2017/04/04/usine-de-pales-a-cherbourg-permis-de-construire-deposes-au-havre-leolien-normand-est-dans-le-vent/

Usine de pales à Cherbourg, permis de construire déposés au Havre : l’éolien normand est dans le vent !

Même s’il faut évidemment rester encore prudent, car le chemin jusqu’à l’activité pérenne et aux emplois durables est encore long, on peut se féliciter de ces deux bonnes nouvelles pour la Normandie. Nous les devons, d’abord, aux compétences, aux savoir-faire industriels et portuaires des salariés Normands.

Je tiens aussi à saluer le rôle décisifs des élus locaux, je pense en particulier à Alain Le Vern, Catherine Troallic, Estelle Grelier et Guillaume Bachelay en ex-Haute-Normandie, à Laurent Beauvais, Benoît Arrivé, Geneviève Gosselin, Jean-François Le Grand et Bernard Cazeneuve en ex-Basse-Normandie. Des investissements publics importants et une action collective de longue haleine, à laquelle j’avais également contribué en 2013-2015, aujourd’hui poursuivie par la nouvelle majorité régionale et je m’en réjouis, en étroite collaboration avec l’Etat, les Départements, les collectivités locales et les acteurs économiques (sans oublier ceux de la formation) concernés.

Certains, notamment à droite et à l’extrême-droite, ont cru bon de fustiger notre volonté d’investir dans l’éolien offshore en Normandie. Qualifiant ces investissements publics d' "inutiles", « imprudents ». Aujourd’hui, la démonstration du contraire est en train d’être apportée: oui, il est urgent d’accélérer notre transition énergétique; oui, l’éolien marin a un bel avenir en Normandie; oui, la Normandie peut devenir la première Région de France pour les Energies Marines Renouvelables. Continuons d’amplifier cette belle dynamique, ensemble.

Nicolas Mayer-Rossignol

Président du groupe Socialistes, Radicaux et Citoyens à la Région Normandie


 Commentaires de Florestan:

Sur le fond, s'il y a beaucoup de retard à l'allumage pour les éoliennes marines normandes (ne parlons pas des éoliennes terrestres qui sont catastrophiques pour le paysage patrimonial et touristique de notre région), c'est que nous avons à subir une conjonction inédite entre un refus social des riverains et des usagers et une incompétence de la technocratie de l'Etat central, la seconde alimentant largement la première, notamment sur la question centrale de l'absence de toute culture de toute véritable expérience de gestion de projets selon les principes de la maîtrise d'usage démocratique (par ex: les éoliennes au large du Tréport imposées sans tenir assez compte des craintes et des propositions des pêcheurs).

N'évoquons pas aussi le bras-de-fer permanent entre le tout puissant ministère du Rabot national (Bercy) et le pauvre ministère de l'Environnement qui n'a même pas sa propre administration centrale pour se faire respecter des autres administrations centrales: le rapport de force est souvent défavorable. Que l'on se souvienne de la catastrophique renégociation du prix de rachat du kilowattheure éolien qui avait semé le trouble dans toute une filière industrielle qui dépend fondamentalement des subventions publiques pour exister...

En outre, il faut aussi tenir compte pour le dossier au large de Courseulles de la crainte d'un télescopage possible entre deux intérêts fondamentalement divergents et dont personne ne parle sauf ici:

La création d'un site du patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO pour les plages du Débarquement de 1944 serait-elle compatible avec la création d'un paysage industriel d'éoliennes marines au large desdites plages?

Nous nous posons la question d'autant plus que l'UNESCO avait menacé, il y a quelques temps, de retirer son précieux label au site de la baie du Mont-Saint-Michel dont les horizons étaient menacés par de multiples projets éoliens...

Sur la forme, on se permettra d'être très réservé, par principe, sur toute allusion à Alain Le Vern quand on se prétend au service de l'intérêt général normand depuis des années, c'est-à-dire, avant la... réunification dont ledit Le Vern était l'adversaire farouche!

Sur la forme, enfin, on notera, de façon subliminale, dans la mosaïque d'images normandes proposées par le site officiel de Monsieur Mayer-Rossignol, qu'il manque toujours un léopard normand à l'appel, que les vaches qui paissent ne sont pas normandes et que le pont dit de Normandie n'a, finalement, qu'une seule fonction pour un ex-Haut-Normand longtemps frileux avec l'idée d'unité normande: aller en week-end ou en vacances outre-l'eau à Portbail (Manche) ou encore plus loin dans l'Ouest (Bretagne) pour parler non pas comme Paris-Normandie mais comme Ouest-France...

Moralité: l'espace vécu régional de celui qui désire être mieux connu de tous les Normands n'est pas encore vraiment... réunifié!