Nouvelle assemblée plénière du conseil régional de Normandie ce lundi 18 mars 2019 à Rouen sur le site de la caserne Jeanne d'Arc.

Assemblée plénière du 18 mars 2019

Le 15 mars 2019

L’assemblée plénière de la Région Normandie se réunit lundi 18 mars 2019, à partir de 9h30, à Rouen, sous la présidence d’Hervé Morin.
De l'ordre du jour, compte tenu des sujets traités récemment sur l'Etoile de Normandie, on retiendra ce plan régional pour une Normandie Apprenante qui ne saurait être mis en oeuvre qu'avec la carte régionale des formations indispensables et utiles aux différents bassins d'emplois de la région. La présence du recteur Monsieur Rolland est attendu lors de l'assemblée plénière.
Parmi les sujets à l'ordre du jour : 
Pacte régional des innovations pour la réussite des jeunes normands, Stratégie régionale de la diffusion de la culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI), dispositif IDEE Action "Réduction et valorisation des déchets", premier bilan de l'Agence d’Attractivité Normande, politique en faveur des aéroports, protocole d’accord entre les Régions Grand Est et Normandie portant sur le transfert des trains TER 2N NG et leur remplacement par des REGIO 2N, carte des formations professionnelles pour la rentrée scolaire 2019 et plan nautique normand.

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Pour consulter l'ordre du jour complet:

https://www.normandie.fr/sites/default/files/documents/region/conseil-regional/odj_ap_18-03-2019.pdf

Pour suivre les débats de l'assemblée plénière en direct:

https://www.youtube.com/watch?v=Xb-E6FjjYgI

Dans la discussion de politique générale ouvrant la séance, la situation de la sucrerie de Cagny a été évoquée: Hervé Morin a dénoncé un plan de restructuration d'un grand groupe allemand qui se fait sur le dos de la France et qui s'oppose à tout projet de reprise. Hervé Morin envisage de monter un dossier de reprise avec les bettraviers français. François Dufour appelle à la création d'une filière normande du sucre.

Après un débat plutôt consensuel sur la démocratisation de la culture scientifique et technique en Normandie depuis le Dôme de Caen et l'Atrium de Rouen, Hubert De Jean de la Bâtie présente le projet maritime normand qui réaffirme, dans sa présentation, que la Normandie, contrairement à ce que dit Ouest-France, est bien la première région française pour l'économie maritime. Dans le débat, Monique Bruslin (PCF) se réjouit que la région "abandonne sa prétention à la régionalisation des grands ports maritimes dont le destin se joue dans les terres bien loin de la Normandie...": doit-on vraiment s'en réjouir car c'est encore l'argent de la région normande que l'Etat, mauvais gestionnaire, ira chercher, notamment pour financer la fameuse chattière. Enfin, la création du parlement normand de la Mer est salué par tous.

Laëtitia Sanchez (EELV) déplore, quant à elle, une vision conquérante sinon guerrière et productiviste du développement du potentiel maritime normand. Elle s'inquiète aussi des conséquences sur la pêche normande d'un Brexit dur.

Estelle Grelier (PS) plaide pour mieux coordonner l'activité de Ports de Normandie avec les deux GPM du Havre et de Rouen.

Jean-Jacques Noël (RN) approuve le projet mais déplore l'absence de mesures concrètes. Cet élu de Cherbourg déplore que l'on persiste dans la poursuite de chimères coûteuses avec les hydroliennes et dénonce l'absence de toute mention de l'électro-nucléaire alors qu'il contribue, de fait, à la transition énergétique. Il déplore enfin le déficit d'image de la Normandie: la mer est associée à la Bretagne dans l'esprit du grand public. Il plaide pour la création d'un pôle normand du nautisme professionnel de haut niveau.

Réponses de Jean-Baptiste Gastinne, vice-président en charge des transports et de l'Axe Seine: le canal Seine-Nord n'est pas prêt de se faire, son financement est à la peine. La ligne ferroviaire Serqueux-Gisors est en cours d'achèvement: on échappera ainsi au tout camion. Fluvial: la chattière pour le GPM du Havre est indispensable pour sa compétitivité future vis-à-vis des ports concurrents de la rangée Nord européenne, la région va financer. La question de l'émission de gaz polluants par le trafic maritime dans les ports normands est évoquée: les contraintes écologiques sont très fortes sur le port du Havre. Brexit: on se prépare depuis des mois en Normandie. Le port de Cherbourg s'apprête à devenir la porte de l'Irlande, il faut séparer les flux. L'opportunité de capter de nouveaux flux avec l'Angleterre va se présenter: on s'y prépare notamment sur la question de la dématérialisation des procédures douanières, un sujet sur lequel les Normands sont en pointe.

Marie-Agnès Poussier-Winsback présente la stratégie nautique normande: elle dénonce les propos de Jean-Jacques Noël sur l'absence de pôles nautiques d'excellence en Normandie alors qu' existent ceux du Havre et de Granville (CRNG).

Marie-Jeanne Gobert (PCF) dénonce un certain manque d'ambition... Il manque surtout une coordination entre la région et les trois départements côtiers qui présentent à tour de rôle leurs propres plans nautiques: il n'y a aucune vision d'ensemble!

Valérie Gibert- Thieulent (PS) déplore que les jeunes Normands ne connaissent pas assez la mer. Il manque un soutien financier plus fort pour les activités sportives nautiques ou pour initier les lycéens Normands aux pratiques sportives nautiques. Problème de formation aussi: il manque des moniteurs. Il faut associer toutes les collectivités territoriales concernées.

Réponses de Marie-Agnès Poussier-Winsback: on a travaillé pendant deux ans avec tous les acteurs de la filière pour faire l'état des lieux. Les partenariats avec la Région ont été renforcés et complétés. On vient d'intégrer le nautisme dans la promotion touristique régionale. La région vient d'entrer dans le tour de table de la Transat Jacques Vabre au Havre. On va développer l'initiation aux sports nautiques à l'école: il y avait du retard dans l'ex Basse-Normandie, par exemple. L'élaboration d'un label normand pour des ports de plaisance propres est, aussi, à l'étude.


Les réactions des élus de l'assemblée régionale:

https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-des-questions-sur-l-agence-d-attractivite-au-conseil-regional-6268330

Normandie. Des questions sur l’agence d’attractivité au conseil régional

Des élus régionaux ont émis des doutes sur l’impact de Normandie attractivité, ce lundi 18 mars, lors de la session du conseil régional, à Rouen.

« Faire rayonner la Normandie en tant que région-monde. » Tel est l’objectif fixé à l’agence Normandie attractivité. Marie-Agnès Poussier-Winsback, vice-présidente de la Région en charge du tourisme, en a présenté le bilan d’activité, ce lundi 18 mars, lors de l’assemblée plénière du conseil régional. « Son action a permis de mobiliser plus de 6 000 personnes au cours d’enquêtes, de forums, d’entretiens, compte la vice-présidente. Elle a aussi permis de créer 25 clubs à l’international et de recruter 5 000 ambassadeurs. » L’une des premières actions de l’agence a été la création d’un logo, fer de lance d’une marque de territoire.

« Une stratégie de long terme »

Ce bilan a laissé sur leur faim plusieurs élus. Marie-Jeanne Gobert (PCF) s’étonne de l’absence de grandes institutions régionales dans le réseau des partenaires de l’agence : « Le Haras du Pin ou le Mémorial de Caen n’en font pas partie, dommage ? » L’élue critique « une vision trop mercantile de l’attractivité ».

Nicolas Mayer-Rossignol (PS) regrette « l’absence d’un outil de mesure de l’impact de l’action de l’agence » et s’interroge sur « son rôle de coordination en matière de marketing territorial ».

Hervé Morin, président de la Région, défend le travail de Normandie attractivité : « On sait parfaitement que sur ces questions d’attractivité, il s’agit d’une stratégie de long terme. Pour que Lyon réussisse à imposer sa marque territoriale, il a fallu des années. J’ai le sentiment que la Normandie est de plus en plus présente et l’on parle de nous. » Tout en reconnaissant qu’il « restait du chemin à faire ».


Audition du recteur Denis Rolland par l'assemblée régionale:

https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-reforme-du-bac-les-inquietudes-des-elus-regionaux-6268231

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Normandie. Réforme du bac : les inquiétudes des élus régionaux

Denis Rolland, recteur des académies de Caen et Rouen, est intervenu, ce lundi 18 mars, devant le conseil régional.

Large tour d’horizon des enjeux de l’éducation en Normandie, ce lundi 18 mars, au conseil régional. Le recteur des académies de Caen et Rouen, Denis Rolland, est intervenu devant l’assemblée plénière, à Rouen.

La réforme du baccalauréat figure en bonne place parmi les interrogations des élus régionaux. Avec deux inquiétudes principales. Tous les territoires auront-ils la même offre de spécialités dans la nouvelle formule du baccalauréat ? Et comment va être financé l’achat des nouveaux manuels scolaires ?

Des parcours « plus originaux »

Denis Rolland défend la réforme en notant qu’elle « permettra à nos élèves d’avoir des parcours un peu différents, plus originaux ». Pour l’égalité entre les établissements, il précise que chaque structure proposera un minimum de sept spécialités sur les douze possibles.

Pour l’achat des manuels, le recteur annonce que « le ministère réfléchit à la manière d’aider les collectivités qui soutiennent les familles pour cette dépense » . Le développement des manuels numériques est également une réponse à développer, selon Denis Rolland.