Billet de Florestan

Albert CAMUS disait: "la bêtise insiste toujours"...

Nouvelle preuve avec ce nouveau cas de journalisme estival en vacance cérébrale... Au coeur d'un mois d'août libéré de la densité politico-médiatique parisienne, s'évapore avec la chaleur estivale selon les fluctuations de la météo (ah! les fameuses valeurs saisonnières...) l'intérêt du journaliste de permanence (qui devrait prendre des vacances... en Bretagne puisque c'est bien connu, la Bretagne est LA destination touristique de masse pour les journalistes en vacances... toute l'année!) doit trouver les stimulations quotidiennes suffisantes pour tenir le coup lors de cette traversée du désert, ce Carême médiatique qui commence avec l'arrivée du Tour de France sur les Champs-Elysées et le retour du conseil des Ministres à l'Elysée dans la dernière quinzaine d'août (pour préparer la rentrée... scolaire):

La chronique des chiens écrasés sur la plage et autres accidents de baignade ou de plaisance parfois tragiques (on l'a vu, hélas, récemment sur le littoral du Cotentin) n'y suffisant pas, il faut un bon vieux "marronnier" avec encore toutes ses feuilles (malgré la canicule) pour mettre la cervelle du journaliste qui roupille bien à l'ombre.

En l'occurrence, dans la Normandie des journalistes, on se permettra d'appeler "pommier" le marronnier, cet arbre de toutes les idées reçues (autrefois pourfendues par Flaubert avec sa grande méchanceté talentueuse) qui cache la vraie forêt normandes des urgences médiatiques et politiques...

Dans un billet précédent nous avons vu l'un de ces pommiers médiatiques normands soigneusement cultivés et dont le fruit peut toujours servir: la relance de la querelle du "train-train" normand sur fond de crise du service public ferroviaire normand depuis plus de trente ans permet à certains de continuer à exister pendant les grandes vacances...

Ces grandes vacances n'allaient pas s'achever, bien entendu, sans que n'apparaisse l'autre grand "pommier" des clichés normands qui font, immanquablement bourdonner la Toile comme des frelons autour de fruits pourris déjà tombés dans l'herbe:

En cette fin de mois d'août 2019 plutôt tranquille, avant la rentrée, ça vous dit de vous reprendre un coup de Mont-Saint-Michel en... Bretagne?

Visiblement, et c'est heureux, plus personne ne veut boire à nouveau de cette liqueur frelatée... Sauf aux Etats-Unis où un journaliste étranger en vacances en France pourrait s'excuser de son manque de culture générale lessivée par la propagande touristique très active d'une région voisine qui associe en permanence le Mont-Saint-Michel normand à Saint-Malo, Fougères, Rennes ou Nantes puisque ces destinations touristiques bretonnes à la traîne ou trop franco-française ont besoin de la locomotive internationale montoise (près de 3 millions de visites annuelles) pour... exister:

Un vrai travail de journalisme supposerait d'enquêter, enfin! sur les réalités de fond d'un enjeu touristique qui ressort de la géopolitique infra-nationale et qui met à mal la valorisation et la conservation d'un patrimoine naturel, culturel et spirituel exceptionnel.

D'où cette ultime remarque: "le journalisme est la seule profession intellectuelle qui s'autorise le droit de travailler avec ses préjugés". Ils appellent ça: "avoir un angle".

Un angle mort... Plutôt! Dès qu'il s'agit du "trou normand"!


 

https://actu.fr/insolite/quand-new-york-times-place-mont-saint-michel-bretagne-internautes-se-rebellent_26640384.html

Quand le New York Times place le Mont-Saint-Michel… en Bretagne, les internautes se rebellent

Dans un post Instagram lundi 19 août 2019, le New York Times a placé le Mont-Saint-Michel en Bretagne, au lieu de la Normandie. Les internautes n'ont pas tardé à le remarquer.

MONT-SAINT-MICHEL

Sur le réseau social Instagram, le New York Times a placé le Mont-Saint-Michel en Bretagne, lundi 19 août 2019. (©Archives/La Gazette de la Manche)