Disparition ce 12 mars 2021 d'une figure caennaise éminente de la Résistance et de la Libération en Normandie lors de la Seconde-Guerre mondiale. Janine HARDY n'est plus...

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Caen. Janine Hardy, une vie au service des victimes de guerre

Figure locale de la Résistance, Janine Hardy est décédée ce vendredi 12 mars 2021, à l’âge de 100 ans. Elle s’était engagée dans les équipes d’urgence dès les premiers combats et bombardements à la Libération

« Moralement, c’est difficile. Je vois tous mes amis partir les uns après les autres. Je suis la dernière survivante… » Voici ce que confiait Janine Hardy à Ouest-France il y a seulement quelques semaines de cela par téléphone. Ce vendredi 12 mars 2021, c’est l’ensemble du monde combattant qui pleure cette figure caennaise de la Résistance. Elle s’est éteinte à l’âge de 100 ans.

Née à Cléville, petite commune du Calvados, le 1er septembre 1920, Janine Hardy a, pour ainsi dire, toujours vécu dans le quartier du Vaugueux, à Caen. C’est à l’école de la rue Buquet qu’elle obtient son certificat d’études. Pendant l’Occupation, elle travaille comme vendeuse chez des amis dans son quartier. Elle est poussée vers la Résistance pour laquelle elle transmet de faux papiers à Paris.

« Des tonnes de bombes nous sont tombées dessus »

Engagée dans les équipes d’urgence pour évacuer les victimes dès les premiers combats à la Libération, Janine Hardy est profondément marquée par la destruction de Caen lors des bombardements, le 6 juin 1944. « Tout tremblait, c’était indescriptible, témoignait-elle dans Ouest-France , en mai 2014, à quelques jours du 70e anniversaire du Débarquement. La rue du Vaugueux, la rue de Geôle, le boulevard des Alliés, la place Courtonne : tout a été labouré en très peu de temps. Des tonnes de bombes nous sont tombées dessus. »

Après avoir tout perdu, elle se réfugie dans l’îlot sanitaire du lycée Malherbe. Elle voue désormais son existence aux anciens combattants et aux victimes de guerre. Elle leur vient notamment en aide en s’engageant dans des associations patriotiques.

Citons pêle-mêle Ceux de Verdun, Ceux de la Bataille de Normandie, le Souvenir français, le Comité de coordination des associations patriotiques et amicales de Caen dont elle a été secrétaire pendant plus de soixante ans. Un autre combat intimement lié à l’engagement de son père comme volontaire pendant la Première Guerre mondiale et à celui de son frère dans les rangs de la 2e DB du Général Leclerc.

« Je rends hommage à une femme à la volonté de fer et à la détermination sans faille qui a toujours œuvré au service des autres et qui fait la fierté des Caennaises et des Caennais, souligne Joël Bruneau, maire de Caen. Son engagement et sa ténacité restent un exemple pour les jeunes générations. » Janine Hardy avait été décorée des insignes de Chevalier dans l’ordre national du mérite, le 22 mars 2002, à l’hôtel de ville de Caen.


 

Commentaire de Florestan:

Puisque des féministes nous font régulièrement la leçon sur le manque de visibilité des femmes dans l'espace public à Caen, je propose deux possibilités:

Soit de renommer du nom de Janine HARDY le quai du bassin Saint-Pierre, là où se trouve la médiathèque Alexis de Tocqueville aujourd'hui improprement nommé "François Mitterrand" ce président de la République soi-disant de gauche qui porta avec fierté la francisque pétainiste sous l'Occupation nazie.

Soit de renommer du nom de Janine HARDY l'actuelle rue du "Général Giraud" (entre la rue de Bernières et la banque de France) qui commémore le souvenir d'un képi qui mit sa gloire au service d'une soumission au plan américain de mise sous tutelle de la France après sa Libération.