A l'occasion du débat public organisé en juin 2013 autour du projet de parc éolien au large de Courseulles sur Mer, le collectif "Bienvenue en Normandie" associé à la Société Protectrice des Paysages et Esthétique de la France (SPPEF) avait rédigé un cahier d'acteurs pour le moins prémonitoire: déjà, nous posions la question que personne ne voulait à l'époque poser.

Le classement UNESCO du site historique des plages du Débarquement de 1944 pourrait être incompatible avec le projet de parc d'éoliennes marines situées à 11km des plages.

A l'époque Laurent Beauvais, président de la région Basse-Normandie, nous avait avoué que cela pourrait se finir à "plus fort la pouque" dans la conduite des agendas de chaque projet: en clair, le projet qui serait le plus avancé dans sa préparation l'emporterait sur l'autre. D'où l'idée de mettre les bouchées doubles dans l'instruction du dossier de la création d'un site UNESCO patrimoine mondial de l'Humanité pour les plages du débarquement pour ne jamais voir des éoliennes dans la ligne d'horizon sur laquelle, il y a 70 ans, des milliers de navires se trouvaient au petit matin du 6 juin 1944...

Eoliennes_DDay

Source: Ouest France, édition caennaise, 12/10/15

Pour mémoire, le texte du cahier d'acteur du collectif BEN / SPPEF rendu public en juin 2013:

http://normandie.canalblog.com/archives/2013/06/15/27434749.html