Aucune surprise électorale à attendre, si ce n'est le niveau de l'abstention des Normands qui se désintéressent massivement d'une campagne électorale qui ne parle TOUJOURS PAS de la Normandie et de ses enjeux particuliers...

Le 13 décembre 2015...

Résultat de recherche d'images pour     OU  Résultat de recherche d'images pour   ?

Au second tour, le 13 décembre 2015, il y aura très certainement une triangulaire MORIN (UDI/LR) MAYER-ROSSIGNOL (PS PRG EELV) BAY(FN). Avec le Front National en arbitre de l'absence des élégances normandes et le risque d'avoir un président de région arrivé premier dans un concours de circonstances: on a déjà vu ça deux fois au conseil régional de Haute Normandie avec l'élection de Charles Revet (élu avec les voix du FN) dans les années 1990 et surtout avec la démission d'Antoine Rufenacht en 1998 refusant l'apport du FN ce qui a donné le droit à TOUTE la Normandie de subir pendant 15 ans la catastrophe LE VERN.

La crainte d'Hervé MORIN pour l'instant donné favori dans les sondages est de revivre le même cauchemar. L'espoir secret de MAYER ROSSIGNOL est de repasser dans le même déplorable petit trou de souris que son prédécesseur LE VERN.

Si la campagne avait débuté plus tôt dans la... campagne normande en évitant de prendre les citoyens normands pour des veaux (les médias régionaux sont tout autant responsables que des états-majors politiques nationaux qui découvrent en catastrophe en quelques semaines une matière normande que nous pratiquons ici depuis plus de ... dix ans), on aurait pu peser sur cette variable de l'abstention qui seule, nous permettrait d'éviter une triangulaire incertaine au second tour!

Reconquérir les abstentionistes en leur parlant peut-être un peu plus de Normandie par exemple! ça pourrait fonctionner notamment à gauche où l'on part au combat dans la division (on verra au second tour) alors que c'est la gauche qui historiquement a mis fin à la division de la Normandie: un comble!

Comme l'a dit ici très clairement Michel PATIN co-fondateur de l'Etoile de Normandie, les Normands qui aiment sincèrement leur Normandie et qui s'inquiètent de son avenir ne doivent pas s'abstenir ! Les élections de décembre 2015 sont les PREMIERES ELECTIONS GENERALES NORMANDES de l'Histoire!


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/4297140/newsletters/regionales-2015--herve-morin-udi-lr-donne-gagnant-en-normandie-par-bva#.Vin0MSuD3v3

Régionales 2015 : Hervé Morin (UDI-LR) donné gagnant en Normandie par BVA

Publié le 22/10/2015 á 22H22

A six semaines du premier tour des élections régionales (6-13 décembre), Paris-Normandie, Le Havre-Presse, Havre Libre et Le Progrès de Fécamp publient le premier volet d’un sondage BVA sur les intentions de vote.

Sans surprise, il faut s’attendre à une triangulaire au second tour comme dans les douze autres régions. Selon l’institut de sondage, Hervé Morin est en capacité de l’emporter en Normandie.

Mais le match s’annonce assez serré avec Nicolas Mayer-Rossignol et Nicolas Bay. L’extrême droite serait en capacité de diriger une, voire deux des treize nouvelles régions. La gauche en conserverait trois, le reste allant au centre et à la droite. Petit tour d’horizon du pays en général, et de trois régions limitrophes de la Normandie, en particulier.

Régionales 2015 : Hervé Morin (UDI-LR) donné gagnant en Normandie par BVA

- Bretagne, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais-Picardie: le sondage région par région est à découvrir en page 4

- A suivre dans les éditions de demain, les Normands et la nouvelle région

La Haute-Normandie, à gauche depuis 1998, et sa voisine la Basse-Normandie, à gauche depuis moins longtemps, 2004, donneront-elles naissance à une nouvelle région... de gauche au soir du dimanche 13 décembre ? A ce jour, l’hypothèse semble peu probable. C’est l’un des enseignements du sondage BVA réalisé du 6 au 14 octobre par internet auprès d’un échantillon de 800 personnes dans la région. La Normandie pourrait donc basculer à droite et porter Hervé Morin à la tête d’un nouveau territoire de 3,3 millions d’habitants.

Au premier tour, la liste conduite par le député de l’Eure virerait en tête (32 %) selon BVA avec cinq points d’avance (27 %) sur Nicolas Bay, le candidat du FN.

Le président sortant, Nicolas Mayer-Rossignol, à la tête d’une liste PS-PRG, arriverait en troisième position avec 23 % des voix. Le benjamin des présidents de Région, qui a succédé à Alain Le Vern il y a tout juste deux ans, ne semble pas recueillir les fruits de son travail et de la bonne gestion de la collectivité régulièrement soulignée par les autorités compétentes. En effet, seuls 38 % des haut-Normands se disent satisfaits du bilan du conseil régional sortant. « NMR » présente un autre handicap par rapport à ses deux principaux concurrents : son manque de notoriété. Même s’il sillonne la Normandie sept jours sur sept, il demeure moins connu qu’Hervé Morin, qui, au titre de ses fonctions d’ancien ministre de la Défense, dispose de plateaux ouverts sur les chaînes d’info continue et sur les ondes dès que surgit un événement international. Quant à Nicolas Bay, ce n’est pas son mandat de député européen qui lui donne une notoriété mais ses fonctions de bras droit de Marine Le Pen. Lui aussi est régulièrement invité sur les plateaux et dans les studios.

Voilà pour le trio de tête, qui devrait logiquement se retrouver au second tour dans une triangulaire, dans le même ordre qu’en 2010. Et là, rien n’est joué. Compte tenu de la marge d’erreur admise pour une strate de 800 sondés - 2,5 % - rien n’est définitif en Normandie, un sondage n’étant qu’une photographie à un moment donné. A 27 % au premier tour, le FN pourrait grimper à 30 %, bénéficiant d’un report de voix des électeurs du Front de gauche (6 %) et, plus curieusement, de ceux d’Europe Ecologie-Les Verts (12 %), une frange du corps électoral en général peu attirée par le programme de l’extrême droite. (sic !!!!) A 30 % des voix, le FN doublerait son score par rapport aux Régionales de 2010.

Hervé Morin gagnerait quatre points entre les deux tours. Pour cela, il devra aller puiser chez les abstentionnistes (pour le premier tour, 33 % des sondés n’ont pas exprimé d’intention de vote). Toutefois, il serait en tête du second tour, deux points devant Nicolas Mayer-Rossignol. Si le président sortant est crédité de 23 % au premier tour, il gagnerait neuf points entre les deux dimanches. Mais selon BVA, il ne bénéficierait pas d’un report complet des voix du Front de gauche ni d’Europe Ecologie-Les Verts puisque 24 % des électeurs de ces deux listes-là au premier tour choisiraient l’abstention au second. Pourtant, que ce soit la liste du Front de gauche conduite par le maire de Dieppe, Sébastien Jumel, ou celle des écologistes menée par Yanic Soubien, toutes deux seraient en capacité de rejoindre celle de Nicolas Mayer-Rossignol au second tour. Avec plus de 5 % des intentions de vote, les listes peuvent en effet se fondre dans l’entre-deux tours, comme au printemps 2010.

S’il veut gagner, c’est donc dans le camp des abstentionnistes que Nicolas Mayer-Rossignol - tout comme son concurrent Hervé Morin - devra aller chercher les voix qui pourraient lui faire défaut. L’élu eurois bénéficie d’un petit avantage cependant : selon BVA, 33 % des sondés en Normandie souhaitent une victoire de la droite dans la région ; ils seraient 25 % à souhaiter une victoire de la gauche et autant une victoire du FN.

Il reste six semaines avant le premier tour. Un laps de temps que les candidats vont mettre à profit pour développer le critère principal qui déterminera le vote :

selon BVA, les Normands choisiront en fonction des enjeux régionaux plus que pour sanctionner ou soutenir le président de la République.

La campagne ne serait donc pas nationale. Mais bien régionale. Un critère qui vaut peut-être stratégie.

Stéphane Siret

s.siret@presse-normande.com


 

Au lendemain du 13 décembre, jour du second tour des élections régionales, la gauche française pourrait se réveiller avec une sacrée gueule de bois. Elle qui règne depuis cinq ans sur l’intégralité des vingt-deux régions, à l’exception de l’Alsace, pourrait se retrouver à la tête de trois régions sur les treize qu’elle a fait naître au travers la réforme territoriale.

Conséquence : le Centre et la Droite pourraient diriger huit à neuf régions selon les résultats du Front national. Car, pour la première fois, le parti d’extrême droite est potentiellement en mesure de remporter Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un seul point sépare au second tour Marion Maréchal-Le Pen de Christian Estrosi. Toutefois, avec 31 % des sondés n’ayant pas exprimé leur intention de vote, rien n’est sûr et la situation est sur la corde raide.

En revanche, le cas du Nord-Pas-de-Calais-Picardie semble réglé à la lecture du sondage BVA. Historiquement ancrée dans la gauche ouvrière et populaire, la région ferait le grand écart en donnant une confortable avance à Marine Le Pen (42 % au premier tour, 46 % au second) devant Xavier Bertrand.

Manuel Valls a beau claironner que tout sera fait pour barrer la route du FN, même en cas de retrait du candidat PS qualifié au second tour, l’extrême droite l’emporterait. Évidemment, le sondage n’est qu’une photographie à plus d’un mois et demi du scrutin. De fait, avec les faibles écarts au second tour (parfois deux points comme en Normandie, en Bourgogne et en Ile-de-France) et compte tenu de la marge d’erreur (2,5 %), tout semble encore ouvert.

ST. S.

s.siret@presse-normande.com


 

NORD-PICARDIE: Marine Le Pen l’emporterait

Le FN emmené par Marine Le Pen sortirait gagnant du second tour quelle que soit sa configuration.

Le sondage indique 42 % d’intentions de vote au premier tour pour la liste soutenue par le Front national et conduite par Marine Le Pen, loin devant celle de Xavier Bertrand (LR-UDI-CNPT) avec 25 %, distançant les troupes de Pierre de Saintignon (PS-PRG-MRC) avec 15 %. Europe Ecologie-Les Verts (EELV), avec 8 % d’intentions, devancerait le PC de Fabien Roussel (5 %).

Au second tour, dans l’hypothèse d’une triangulaire, le FN emporterait la région avec 46 % des intentions de vote, la liste de Xavier Bertrand en totalisant 29 %. Dans l’hypothèse d’un duel droite-extrême-droite, le FN l’emporterait avec 52 % des intentions, la liste de Xavier Bertrand atteignant 48 %. Cette dernière hypothèse montre un leadership inédit pour le FN, alors que les analyses électorales montrent régulièrement la difficulté du parti à remporter des scrutins en dehors de triangulaires. Ce résultat s’explique notamment par un très faible report des voix vers la liste de Xavier Bertrand de la part des électeurs de gauche.

M. B.

m.braun@presse-normande.com


 

Ce qu’il faut savoir sur le mode de scrutin:

Le mode de scrutin des Régionales est très particulier et ressemble surtout à un vrai casse-tête.

Il s’agit d’un scrutin de liste à deux tours avec représentation proportionnelle à la plus forte moyenne. Que c’est abscons ! Sans entrer dans le détail du calcul très mathématique, la liste qui arrive en tête du second tour obtient un quart des sièges (26 dans le cas de la Normandie). Les autres sièges sont répartis à la proportionnelle. Autrement dit, la liste arrivant en tête est quasiment assurée d’avoir la majorité (52 dans le cas de la Normandie).

En 2010, en Haute-Normandie, le second tour s’était déroulé sous la forme d’une triangulaire. Alain Le Vern, à la tête d’une liste PS-EELV-PRG-PCF, avait recueilli 55,10 % des suffrages exprimés au second tour, soit 37 sièges sur 55. Bruno Le Maire (UMP-Centre) avait obtenu 30,70 % des voix pour 12 sièges et Nicolas Bay (FN), avec 14,20 % des voix, avait décroché 6 sièges. En Basse-Normandie, pas de triangulaire au second tour en 2010. Laurent Beauvais (PS-PRG-EELV-PCF) avait obtenu 60 % des voix, soit 32 des 47 sièges. Jean-François Legrand (UMP-Centre) avait obtenu 15 sièges avec 40 % des voix.

Qui peut se maintenir au second tour ? Les listes qui ont obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés peuvent rester en compétition. Ce fut le cas en 2010 pour Nicolas Bay avec 11,79 % au premier tour. Ce qui, compte tenu de l’évolution des résultats électoraux, promet des triangulaires dans toutes les régions cette année. Les listes qui obtiennent entre 5 et 10 % des suffrages exprimés peuvent fusionner. C’était le cas en 2010 en Haute-Normandie : la liste PCF de Sébastien Jumel avait obtenu 8,39 % des voix et celle de Claude Taleb (EELVC), 9,12 %. Après d’âpres négociations menées, côté PS, par Guillaume Bachelay et Laurent Logiou, ces deux listes avaient pu en constituer une nouvelle avec celle d’Alain Le Vern arrivée en tête du premier tour (34,87 %).