Alors que Ouest (F)Rance se vautre en ce jeudi 25 février 2016 dans son indécrottable britannotropisme, les lecteurs caennais de l'hebdomadaire gratuit métropolitain "Tendance Ouest" pouvaient prendre connaissance d'un dossier spécial consacré au sauvetage de la langue normande grâce à la mobilisation de la toute nouvelle fédération régionale des associations promouvant la langue normande (FALE).

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Enfin, à Caen, Le Havre et Rouen les lecteurs de cette brochure gratuite d'informations normandes hebdomadaires pouvaient apercevoir ce placard publicitaire 100% NORMAND:

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Commentaire de Florestan:

Un joli coup de griffe normande contre le symbole de l'empire du soleil couchant...

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 Dans la partie orientale de la Normandie, et contrairement à Ouest-France, on notera que le parler normand (le cauchois en l'occurence, mais pas seulement) suscite l'intérêt médiatique: une émission sur la "chaîne normande" et un article qui vient de paraître dans Paris-Normandie:

http://www.lachainenormande.tv/Replay/informations/la-quotidienne/Editions-Pucheux-aPBuwCWuwA.html

http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/5167090/edite-chez-le-pucheux-comme-disait-ma-grand-mere-recueille-450-expressions-normandes-a-l-esprit-malicieux#.VtAzSEAtEox

Edité chez Le Pucheux, «Comme disait ma grand’mère» recueille 450 expressions normandes à l’esprit malicieux

Publié le 23/02/2016 á 23H05

 http://www.paris-normandie.fr/documents/10157/0/image_content_general_20169347_20160223231322.jpg

Livre. Déjà 4 000 exemplaires vendus pour ce recueil de 450 expressions normandes savoureuses, cocasses et malicieuses.

La foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit. Sauf sur l’éditeur régionaliste Le Pucheux, à Fontaine-le-Bourg. «En 2006, paraît le Dictionnaire du parler rouennais. Peu d’écho jusqu’à un article enthousiaste de Paris-Normandie.» Les ventes montent à 6 500 exemplaires et sauvent l’entreprise de Denis Ducastel. Combien d’écrivains se contenteraient d’un tel tirage !

Gilles Maugier reprend ce chemin du succès avec la publication de Comme disait ma grand’mère. Un recueil de 450 expressions normandes, vachement bien illustré par Christophe Billard. «Ça donne un coup de jeune à ce type de publication», reconnaît l’auteur né dans une boucherie à Conteville en 1947, membre actif de La Chouque, à Saint-Philbert-sur-Risle, association valorisant le patrimoine normand où il anime la section langue normande. Une autorité qui alimente la rubrique J’aime à revoir ma Normandie dans l’hebdomadaire L’Éveil de Pont-Audemer.

Plus vieille que le français

«Ce sont majoritairement les expressions de ma grand-mère et de ma mère qui les employaient au quotidien», raconte l’ancien gamin qui assistait à la louée, sous la halle au blé, près de la place au Pilori, dans la Venise normande...

«Cette campagne est un pays de cocagne, un grand terrain de jeux. Le normand est une langue plus ancienne que le français. Vivante car beaucoup la parlent sans s’en rendre compte.»

Une langue fleurie comme un pommier en avril, cocasse comme une oie qui se dandine, malicieux comme un Brayon escroquant un Cauchois, imagée comme la tapisserie de Bayeux.

PHILIPPE TUAL

p.tual@presse-normande.com

Gilles Mauger, Comme disait magrand’mère, 450 expressions normandes, Le Pucheux, illustré par Christophe Billard, 144 pages, 16€.

Allez, boujou !
 I dancherait touot d’bout eud dans la butte d’un four, il danserait debout dans un four à pain: de petite taille.
Fié couomme eun pou su eune tringue à rideaux, fier comme un coq sur une tringle à rideaux: arrogant.
Avei toujours eun os au cu qui prend l’iao, avoir toujours uno sau cul qui prend l’eau: avoir un pet de travers.
Torner en rond couomme eune pie qu’a mal au cul, tourner en rond comme une pie qu’a mal au cul: nepas tenir en place.

Ete couomme eun bulot qu’a raté la marée: étonné, sidéré, éberlué...