La grande ambition nationale de l'Axe Seine au lieu de faire puissamment redécouvrir à la France les grandes vertus de l'air du large en pariant sur un développement territorial, à la fois métropolitain et maritime à l'instar d'Anvers, Rotterdam ou Hambourg, est en train de devenir une "vaste blague" comme le dirait notre ami Yves Loir de l'Union pour la région normande... Une vaste blague bien française car de l'Axe Seine certains en parlent trop pour surtout ne rien en faire!

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L'ambition maritime de l'Axe Seine, selon Anne Hidalgo...

Après l'épidémie de "colloquite" frénétique des années 2009 /2013, suivi par quelques années d'enfumage par un centralisme parisien ayant opté pour d'autres priorités pour des raisons partisanes (un Axe Nord artificiel et coûteux au détriment d'un Axe Seine naturel mais trop... sarkozyste), nous voici plongés depuis peu en pleine cacophonie sur le thème de:

"Quand le chat n'est pas là, les souris dansent". Et en l'occurence, le chat ou les chats sont normands. Voilà l'autre grand dossier essentiel pour la Normandie sur lequel on attend Hervé MORIN de pied ferme:

Comme il avait pu être capable d'une initiative courageuse sur la question ferroviaire au printemps 2016, on attend donc la même chose de la part d'Hervé Morin sur l'urgente nécessité de relancer l'ambition de l'Axe Seine, non pas depuis un amont parisien qui n'en strictement rien à faire mais depuis l'aval maritime normand en s'appuyant sur les grands ports maritimes normands (HAROPA) et un réseau métropolitain normand (CAEN ROUEN LE HAVRE) et avec comme modèle non pas le centralisme autoritaire et monopolistique parisien mais le modèle "hanséatique" du réseau de villes qui a fait la fortune des grandes villes portuaires du Nord de l'Europe: la Normandie appartient à cette géographie là... Et c'est une exception française. Tout notre malheur (mais aussi notre avantage) vient de là.


  • Lire ci-après, cet article des Echos (31/08/16):

http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/0211180610224-axe-seine-voit-le-jour-sans-paris-2023819.php#

Axe Seine voit le jour… sans Paris
Cinq Départements, dont les Yvelines, viennent de créer l’association Axe Seine, pour favoriser le développement touristique et industriel autour du fleuve. Mais Paris n’y participe pas.

 

L'idée de doter le Grand Paris d'une fenêtre maritime est ancienne... Mais elle chemine lentement. Cinq Départements veulent aujourd'hui pousser des projets concrets. C'est en tout cas la feuille de route de la nouvelle association Axe Seine qui réunit les quatre fondateurs (Yvelines, Hauts-de-Seine, Eure et Seine-Maritime), rejoints par le Val d'Oise. « Le Calvados a fait part de son intérêt. L'association a aussi pour vocation d'intégrer d'autres acteurs clefs du sujet, comme VNF (Voies navigables de France) ou Haropa Ports de Paris », ajoute Marie-Célie Guillaume, vice-présidente du Conseil départemental des Yvelines. Pour démarrer le plus vite ­possible, l'association (qui sera présidée pour la première année par Sébastien Lecornu, président du Conseil départemental de l'Eure) entend s'appuyer sur le tourisme. « Les sociétés de tourisme fluvial sont en demande d'étapes pour enrichir leurs catalogues. Il existe un véritable potentiel de développement », note un élu francilien qui cite par exemple Mantes-la-Jolie et sa splendide collégiale. Cette dernière pourrait ainsi devenir une étape sur le parcours Le Havre/Paris.

Rivaliser avec les ports du Nord

Car si le tourisme fluvial se développe, il profite pour l'instant assez peu aux territoires qu'il traverse. Dans le même ordre d'idée, il est envisagé d'aménager des circulations douces (randonnée, vélos...) dans toute la vallée de la Seine. Il existe déjà de nombreux itinéraires. Mais ils sont fragmentés et peu ou mal ­connectés. Reste le gros dossier du développement industriel : la vallée de la Seine a beaucoup souffert de la désindustrialisation, même s'il existe encore des fleurons, notamment dans l'automobile, l'aéro­nautique, l'éco-construction, etc. Le fleuve présenterait un avantage stratégique majeur pour ces activités industrielles. « Mais si nous voulons rivaliser avec les ports du Nord (Anvers, Rotterdam, etc.), il faut installer des infrastructures à la hauteur, à travers tout le territoire traversé jusqu'au Havre », rappelle un expert économique des Yvelines. Le Département souhaiterait notamment miser sur le développement d'une logique multimodale (fer, route, fluvial...) pour réindustrialiser son territoire. Sur ce sujet, Axe Seine reste encore modeste, avec une première étape prévue dans la feuille de route : « Observation et connaissance des territoires sous l'angle économique ». Autre problème, Paris fait bande à part. Surfant sur le succès de l'appel à projet « Réinventer Paris », la capitale vient de lancer « Réinventer la Seine » avec Le Havre et Rouen mais sans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. « Paris n'a pas souhaité nous associer à sa démarche. C'est hélas un travers récurrent de la politique parisienne, comme on l'a constaté avec la fermeture des voies sur berge décidée sans concertation », regrette Marie-Célie Guillaume. L'élue, qui « ne souhaite pas de conflit avec la capitale », se dit toutefois prête à nouer des partenariats avec Paris.

À noter

Axe Seine mettra en commun les moyens des conseils départementaux.

Alain Piffaretti

Commentaire de Florestan:

Mettre en commun les moyens des souris? Pourquoi pas... Mais les souris n'iront pas loin: il suffit de rappeler dans quel état sont les finances des départements aujourd'hui après plusieurs années de baisse drastique de la DGF.

Paris confirme son snobisme dès lors qu'il s'agit de parler sérieusement du développement économique de la vallée de la Seine: cela confirme notre opinion. La dynamique, celle d'une économie maritime, logistique et métropolitaine doit venir de l'aval (des ports et des villes de Normandie) et non pas de l'amont parisien et on ira jusqu'à dire que le mépris parisien est préférable à tout intérêt de la part de Paris pour nous Normands, car quand Paris s'intéresse à la Normandie ce fut toujours catastrophique pour la Normandie (ex: division de la région normande en deux pour mieux sucer le tuyau de l'Axe Seine).

Enfin, l'article, symptomatiquement, ignore les deux grandes puissances qui sont absentes du dossier et qui devraient, au contraire, le piloter: la région Normandie et la région Ile de France (encore plus évanescente que la ville de Paris).

La seule solution sérieuse est donc celle d'un co-pilotage direct de l'Axe Seine entre la région Normandie et l'Etat central: il faut donc attendre après le 7 mai 2017.