L'Etoile de Normandie salue une belle expérience, intelligente et efficace, menée par la société civile normande. "Laissez-nous faire!" le slogan libertaire girondin est celui de notre époque, notamment en Normandie.

Exemple avec la question de réduire la fracture numérique entre la Normandie des villes et la Normandie des champs à l'aide d'un bus: initiative d'une association basée à Bernay (Eure):

http://www.paris-normandie.fr/ouverture/un-bus-des-technologies-sur-les-routes-normandes-pour-reduire-la-fracture-numerique-EB8524413?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=f5dd743040-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-f5dd743040-137315997

Un bus des technologies sur les routes normandes pour réduire la fracture numérique

Le bus numérique partira en tournée en mars pour 150 dates

Une association euroise a mis au point et testé en 2016 le bus des technologies. Ce véhicule chargé de réduire la fracture partout en Normandie partira en tournée en mars.

Connu en Normandie pour être le patron d’une entreprise innovante - Neo Digital - basée à Bernay (Eure), Basile Bohard est aussi le fondateur du bus des technologies et le président de l’association Digitaliz qui porte ce projet. C’est en revenant du salon CES de Las Vegas, en 2015, que Basile Bohard a eu l’idée de créer cet outil encore « unique en France ». « On parle beaucoup de fracture numérique, explique Basile Bohard. Alors, on a racheté un bus normal de 12 mètres de long et nous l’avons totalement réaménagé avec des postes de travail. L’enjeu, c’est d’être aussi réactif que les évolutions technologiques. »

L’association euroise a conclu des partenariats avec des entreprises qui inventent de nouveaux objets connectés. Et ces objets sont présentés dans le bus des technologies avant leur mise en vente sur le marché.

Digitaliz vise trois publics avec son bus : les commerçants, les TPE et les PME. « L’objectif est de leur montrer ce que la transformation digitale est capable de leur apporter. C’est une étape de sensibilisation », décrypte Basile Bohard.

La deuxième cible est le monde de l’éducation, de la maternelle jusqu’à l’université. « Nous pouvons par exemple accompagner les enseignants car les pratiques éducatives évoluent avec une intégration de plus en plus importe du numérique dans les apprentissages ».

Troisième public visé par le bus : le citoyen. « Les communes, les collectivités peuvent réserver le bus pour expliquer aux habitants les enjeux par exemple du très haut débit, du wifi... »

Un calendrier de 150 dates en 2017

La médiatrice engagée par l’association a pour mission de rendre accessible un monde ultramoderne qui, pour beaucoup, peut être hermétique ou ésotérique. « Quels usages peut-on faire au quotidien des technologies qui débarquent ? Nous apportons les réponses », poursuit Basile Bohard qui a prévu de sortir le bus du garage début mars 2017. « Nous avons un calendrier avec 150 dates. 20 % de ces dates ont déjà été bloquées par des entreprises, des collectivités ou des organisations professionnelles comme la Fédération française du bâtiment, le Medef, l’UNM... »

D’autres acteurs de l’économie normande sont déjà séduits par le bus des technologies : Dassault, Altitude infrastructure, Intel, Parrot, la Région Normandie, la CCI Normandie, la fondation F2i, la fondation Caisse d’Épargne et la Fondation de France.

Il suffit d’aller sur le site de l’association pour réserver des dates. Au cours de tournée 2017, Digitaliz invitera également des experts qui développent un sujet précis : la réalité augmentée, l’impression 3D, l’e-sécurité, le Big data, le drone.

L’initiative est normande mais les fondateurs de Digitaliz espèrent que le bus des technologies sera dupliqué ailleurs en France.

Plus d’infos sur www.lebusdestechnologies.fr

  Thierry RABILLER