Nous avions vu passer cet article dans l'édition du 11 avril 2017 de la lettre Eco Normandie publiée chaque vendredi par le quotidien Paris-Normandie, mais nous n'avions pas encore eu l'occasion de le mettre en ligne ici: la tendance se confirme et c'est l'avenir ou, plutôt, le retour à une situation "normale" ou, dumoins, plus harmonieuse avec l'environnement car il s'agit de clore une période qui sera regardée par les historiens du futur comme une désastreuse anomalie dans la longue histoire de l'agriculture et de la ruralité. L'explosion, entre les années 1950 et les années 2000, d'un modèle agricole industriel intensif fondé sur l'alliance du pétrole, de la chimie de synthèse et de la mécanisation.

A l'heure d'une pollution généralisée des eaux des nappes phréatiques, de l'appauvrissement de tous les biotopes, de la simplification, de la banalisation des paysages (ne parlons même pas de leur enlaidissement), de l'artificialisation des sols ou de leur stérilisation, ou encore de l'effondrement inquiétant des populations d'oiseaux ou d'insectes ou de la multiplication d'espèces végétales ou animales invasives exogènes achevant de déstabiliser l'environnement déjà fragilisé de nos campagnes, le basculement le plus rapide possible de la plupart des exploitations agricoles vers un modèle plus respectueux de l'environnement ou redécouvrant l'évidence ce qui n'aurait jamais dû être abandonné est la seule solution possible: le retour à l'agronomie classique, l'agro-foresterie, les circuits courts, la polyculture intensive, la diversité des variétés et des espèces, l'économie circulaire.

Bref !  Toutes ces nouveautés "écolo-bobo" qu'on trouvait déjà dans les traités des moines bénédictins et cisterciens des XIIe et XIIIe siècles...

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