On pourrait résumer le problème ainsi:

1° Vous êtes trop arrogants pour admettre que vous vous trompez...

2° Donc... Laissez-nous faire!

Face à la tentative en cours de la haute-fonction publique d'Etat (celle des quatre grands corps: inspection des finances, conseil d'Etat, Cour des Comptes et ingénieurs des Mines) de reprendre totalement la main ou presque sous prétexte que l'un des leurs est assis dans le fauteuil présidentiel de l'Elysée selon la vieille logique technocratique "saint-simonienne" de "remplacer le gouvernement des hommes (la classe politiques des élus) par le gouvernement des choses (la technocratie)", il faut, d'urgence des contre-pouvoirs: cette caste qui nous gère plus qu'elle nous gouverne est devenue folle comme un Ancien régime à la veille d'une révolution. Un livre enquête impitoyable écrit par un journaliste sérieux (Vincent Jauvert, du Nouvel observateur) vient d'en révéler les frasques: des salaires annuels jusqu'à 400 000 euros, une impunité totale, de l'incompétence et un effondrement de l'éthique du service public désintéressé de l'Etat avec la généralisation de la pratique d'optimiser sa carrière personnelle en abusant de son carnet d'adresse, en passant dans le "privé" pour mieux détruire l'Etat (en livrant à l'ennemi toutes les informations pour profiter des défauts de la cuirasse fiscale) et... revenir dans son corps d'origine.

Face à cette caste et tant que le "primus inter pares" n'aura pas nettoyé les écuries, il faudra établir tous les contre pouvoirs nécessaires: la République, ils en usent et ils en abusent...

Pour la sauver, voire, pour que la caste puisse se sauver d'elle-même il va falloir faire, à nouveau, de la politique depuis les territoires et faire le siège de Paris pour que ça change. Etablir un nouveau rapport de force: c'est l'idée d'un "pacte girondin" à partir du fait régional pour faire ce que les arrogants "intouchables de l'Etat" ne savent, finalement, plus faire...

http://regions-france.org/actualites/actualites-nationales/herve-morin-voeux-pacte-girondin-2018/

Hervé Morin appelle de ses voeux un “pacte girondin” en 2018

Hervé Morin et les Présidents de Région ont présenté des voeux 2018 placés sous le signe de la culture lors d’une réception au Centre Pompidou mardi 23 janvier. Devant 250 invités dont 4 membres du gouvernement, le Président de Région de France a exposé les principaux chantiers des Régions pour cette année: Europe, apprentissage, ouverture à la concurrence des TER et “pacte girondin” avec l’Etat.

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“Quelle que soit notre famille politique nous n’avons qu’un seul souhait: que la France réussisse!”, a lancé Hervé Morin devant les ministres Françoise Nyssen (Culture), Jacques Mézard (Cohésion des territoires), Jacqueline Gourault (ministre auprès du ministre de l’Intérieur) et Olivier Dussopt (secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics), le président de l’Association des maires de France François Baroin, et les présidents François Bonneau, Renaud Muselier et Gilles Simeoni.

Revenant sur les premiers pas du Président Macron, Hervé Morin a rappelé que “les collectivités ont eu le sentiment de ne pas avoir été assez aimées par le nouveau président de la République”. “On ne nous a pas assez ‘calculés’ pendant les trois-quatre premiers mois du quinquennat”, a lancé le Président de Régions de France, évoquant notamment le contentieux sur les finances des Régions. Ainsi, et malgré l’engagement pris par Edouard Philippe le 29 novembre dernier, “nous n’avons eu aucune proposition de Matignon pour traiter le trou d’air budgétaire des Régions suite à la suppression du fonds de compensation de 450 M€”.

Un pacte girondin avec l’Etat

Malgré ces débuts difficiles, le Président de Régions de France a manifesté sa volonté de dépasser les malentendus et de conclure en 2018 un “vrai pacte girondin” avec l’Etat. Car “c’est par la différenciation des territoires que le pays s’en sortira enfin et trouvera des solutions adaptées à chaque territoire”. Dans ce cadre, “les Régions peuvent être des alliés du gouvernement, des moteurs dans la transformation du pays”. De par leur proximité avec les citoyens, les entreprises et tous les porteurs de projet, mais aussi leur réactivité et leur pratique ancienne du consensus politique.  Régions de France présentera dans les prochaines semaines une feuille de route pour mettre en place cette nouvelle gouvernance pour le pays.

Passant en revue les principaux chantiers des Régions en 2018, Hervé Morin a insisté sur la réforme de l’apprentissage. Il a assuré que les Régions pourraient sortir “de tout dispositif sur l’apprentissage” si le gouvernement décidait d’en confier le pilotage au Medef et à l’UIMM. “Nous n’accepterons pas d’être les complices d’un système qui rendrait totalement déserts des pans entiers de notre territoire, qui dans quelques années n’auraient plus aucune offre par alternance à proposer à nos jeunes compatriotes”, a-t-il lancé sous les applaudissements.

Le président de Régions de France a également évoqué les négociations sur le prochain cadre financier européen. “Toutes les Régions françaises doivent rester éligibles aux fonds européens”, a-t-il martelé, précisant qu’une déclaration franco-allemande associant Régions et Länder serait publiée dans les semaines qui viennent.

Autre chantier prioritaire, l’ouverture des TER à la concurrence se fera autour de trois principes de progressivité, de souplesse et de transparence. Il a confirmé que chaque Région avancerait à son rythme.

Les Régions collectivités de la création

Avant les discours de voeux, les Présidents et la Ministre de la Culture ont visité les galeries du 4e étage du Centre Pompidou, qui accueillent 23 oeuvres des Fonds régionaux d’art contemporain (FRAC). Organisée pour le 40e anniversaire du Centre Pompidou, cette exposition se poursuivra jusqu’en juin 2018.

Dans son mot d’accueil, Françoise Nyssen a salué “l’engagement des Régions dans le champ culturel”. “Les Régions sont et resteront des collectivités de la création. Parce que nous avons envie que nos Régions restent des terres d’humanisme accueillantes aux différences, nous misons sur la culture”, lui a répondu Hervé Morin.


 

Dans l'édition du 25 janvier 2018 de Ouest-France, un Breton (forcément...) faisait part de ses réflexions sur l'idée régionale: bien entendu, elles ne sont pas les nôtres!

Comme d'habitude, certains régionalistes Bretons n'ont aucun sens de la mesure et confondent l'idée régionale avec revendication nationalitaire: Ouest-France donne une nouvelle fois la parole à un idiot utile du centralisme jacobino-parisien pour mieux ainsi discréditer tous ceux qui font de l'idée régionale une idée sérieuse utile à notre pays.

La Normandie ne sera jamais une arme pour défaire la France et si un jour les Bretons voulaient faire un autre "Brexit" on aura alors le droit de leur crier: "I want my money back!"

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Commentaire de Florestan:

La démonstration du rédacteur en chef de Paris-Match (un organe de presse qui est une référence intellectuelle mondiale...) est fausse. Le risque du chauvinisme se présente devant chaque frontière quelle que soit la taille du territoire.

Ainsi, les Bretons nous reprochent de leur avoir volé le Mont St Michel...

Tout l'enjeu de l'identité régionale au XXIème siècle est, justement, de ne pas sombrer dans un chauvinisme nationalitaire (voire nationaliste) à une échelle plus petite que celle des grands états nations qui ont causé deux guerres mondiales: les Bretons ont été copieusement bombardés en 1944 et 1945 tout comme les Normands qui font l'effort de s'en souvenir et d'en tirer quelques conséquences pour ce qui est des valeurs politiques d'une identité normande spécifique, une identité non identitaire, plus individuelle et existentielle que communautaire ou ethnique...

On aimerait que certains régionalistes Bretons fissent de même sauf qu'ils ne le feront pas car il leur faudrait enfin regarder droit dans les yeux l'histoire peu ragoûtante du régionalisme breton entre 1940 et 1944...

http://transparenceverite.over-blog.com/2016/04/la-veritable-origine-du-drapeau-breton-invente-en-1923-par-morvan-marchal-qui-a-publiquement-reconnu-qu-il-etait-une-copie-du-drapea

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